CHÂTEAUX CATHARES : MYTHOLOGIE TOURISTIQUE OU RÉALITÉ HISTORIQUE ?

1. Les protagonistes

Qui sont les cathares ? De bons chrétiens, dits « parfaits », ayant subi des accusations d’hérésie. Ce nom leur a été donné tardivement (vers 1950), au départ il s’agit « d’hérésie albigeoise ».

Au Moyen Age, de nombreux mouvements se font jour pour réformer l’Église et revenir à une doctrine plus stricte, surtout dans le Sud de la France.

Cette forme de christianisme est qualifiée d’hérésie, et est violemment combattue (bûchers). Cette tâche est confiée aux cisterciens.

Par la suite, le Pape Innocent III lance en 1208 la première croisade contre les albigeois (ou cathares), qui durera jusqu’en 1229.

Simon IV de Montfort en est le chef.

En 1209 la population de Béziers est massacrée. En 1211 le comte de Toulouse Raymond IV est excommunié, Simon de Montfort en profite pour attaquer son fief. Pierre d’Aragon s’allie au Comte de Toulouse, qui sera tué pendant le siège de Toulouse en 1212.

En 1216 le conflit reprend, en 1218 nouveau siège de Toulouse, qui capitule en 1224.

En 1229 : traité de Meaux entre Raymond VII de Toulouse et le roi Louis IX : fin de la croisade et paix.

Le Pape autorise l’Inquisition en 1233 : emprisonnements, questionnements, …

La fin des cathares est officiellement fixée au siège de Montségur en mars 1244, qui se termine par un bûcher où meurent 220 personnes.

2. les châteaux

Il s’agit à proprement parler de forteresses royales, bâties par Louis IX à l’issue de la croisade contre les albigeois (après 1240).

Certains avaient déjà été le lieu d’habitat villageois.

Ils peuvent encore être visités aujourd’hui, plus ou moins en ruine ou restaurés.

- PUIVERT : assiégé en 1210 par Simon de Montfort. Constitue une défense avancée contre le royaume d’Aragon, comme celui de

-QUERIBUS : accueille les responsables cathares en 1254.

- PEYREPERTUSE : cédé à Louis IX en 1239 après la chute de Carcassonne. En 1258 la frontière est fixée au sud de ce lieu, qui devient chargé de la défense jusqu’à la Révolution.

- Château comtal de Toulouse ou château narbonnais : a totalement disparu, actuellement sous le palais de justice les vestiges sont encore visibles. Sera la tête de pont pour prendre la ville, puis logera le sénéchal à partir de 1271 quand Toulouse est intégrée au Royaume de France.

- MONTSEGUR : a abrité les cathares échappés de l’Inquisition, dans un village au sommet, enserré de fortifications et surplombé d’une tour de guet. Après 3 sièges infructueux (1212, 1213, 1241), celui de 1243 fait tomber la barbacane, et le 16 mars 220 habitants périssent sur un bûcher (les « parfaits » n’ayant pas renié leur religion).

Ces lieux sont l’objet de rumeurs et croyances (trésor, …)

Toutes ces forteresses royales ont déposé leur candidature pour être inscrites au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Marie MAIRE


Faire moderne ! 1925, Limoges Arts Déco.

Le 19 janvier plus de quarante lycéennes se sont retrouvées au musée des Beaux-Arts pour une visite privée de l'exposition « Faire moderne 1925, Limoges Arts Déco » sous la houlette de Jean-Marc Ferrer. Vidéo à l'appui, il nous a fait découvrir le pavillon de Limoges, alors fer de lance de la 7ème région économique allant de la Creuse aux Charentes Maritimes. Le pavillon fut créé pour la grande exposition internationale qui devait avoir lieu en 1914 et fut reportée plusieurs fois avant d'ouvrir en 1925. Le mot d'ordre était de « faire moderne », rompant ainsi avec l'esthétique de l'Art Nouveau. A la suite du conférencier, nous admirons les œuvres des porcelainiers, services de table et très grands vases souvent créés d'après les dessins de René Crevel, des émailleurs comme Henriette Marty, Jeanne Soubourou, Jules Sarlandie et Paul Bonnaud, des peintres tels Eugène Alluaud ou Jean Gabriel Domergue. Ou les baies et portes du maître-verrier Chigot. De tapisseries d'Aubusson il n'y en a aucune qui date de l'exposition car elles ont toutes été vendues sur place ; ne restent que quelques beaux pares-feux. Nous apprenons que la maison Dony, bien connue des limougeauds, avait créé les tenues des gardiens et jardiniers de l'exposition. Enfin, nous découvrons l'existence de femmes étonnantes comme Germaine Coupet dite Existence, passée d'une vie de servitude misérable en Creuse à celle de modèle pour les peintres parisiens avant de devenir elle-même artiste et dont on admire le buste crée par Cecil Howard ; ou bien Jenny Sacerdote, à la tête d'une grande maison de couture parisienne rivale de Coco Chanel.

A partir de cette exposition de 1925 et grâce à l'influence des grands magasins, explose cette nouvelle esthétique moderne qu'on appellera Art Déco à partir de 1966 seulement. De grands collectionneurs comme la famille Monteux ou Hélène Rochas se passionneront pour ce mouvement.

Belle exposition et visite passionnante ...

Texte Nicole Labbe
Photos Béatrice Roussille, Brigitte Pénicaut et Josette Lapouge


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