
La traite des êtres humains faite à des fins lucratives concerne 49,6 millions de personnes chaque jour ( 25 % de plus qu’en 2016 ) malgré la convention signée par 130 Etats à Palerme en 2000 .
Ce trafic touche à la dignité des êtres humains et aucune région du monde n’est épargnée . Les personnes concernées le sont à des fins de travail , de mariage forcé, de trafic de drogue, d’exploitation sexuelle . La technologie actuelle facilite le trafic : les réfugiés, les migrants sont des proies faciles . Le tiers des victimes sont des enfants et parmi eux, une majorité de filles .
En Europe 70 % des victimes sont des Européens (beaucoup d’Ukrainiens) . Une grande partie du trafic se fait par l’Autriche . La France compte 7000 victimes en 2024 dont plus de 4800 femmes à des fins d’exploitation sexuelle pour 86 % d’entr’elles . . La plupart sont mineures au moment de leur recrutement qui souvent, est le fait de la famille et même du conjoint ( 44 % ) .
Un 3 ème plan de lutte a été mis en place en 2024 . Les biens confisqués sont affectés aux associations qui aident les victimes . La traite en figure pas dans le droit pénal international et n’est pas reconnue comme crime contre l’humanité .
Quelle différence entre traite et trafic ? le trafic concerne le migrant car il est consentant . JP Laborde conclut son exposé par cette phrase tirée des Châtiments de Victor Hugo : « Ceux qui vivent sont ceux qui luttent » .
Sophie MARIAUX


