Les seniors et la route
La conférence que nous fit M. Moulin, ancien officier supérieur de l'armée de terre et actuellement directeur de la commission de la Prévention routière, fut très pédagogique, agrémentée d'une projection de documents clairs et illustrés, autour du thème :" la sécurité routière", pour les jeunes et les "moins jeunes" que nous sommes au Lyceum !
Cette commission fonctionne avec environ 150 000 membres en France (dont beaucoup de bénévoles) et 101 comités départementaux. Promouvoir, prévenir, et initier sont les trois grandes lignes directrices de leur action, aussi bien dans les milieux scolaires que dans les entreprises, clubs et associations.
Le rôle de la commission est particulièrement important auprès des jeunes, d'abord à l'Ecole primaire (CM1, CM2) puis dans les collèges (6 e 5 e et 3 e ) où les élèves subissent des tests obligatoires, leur donnant le droit de conduire un vélomoteur, après délivrance d'un document de la Sécurité Routière et, plus tard, celui de passer leur permis de conduire après attestation obligatoire exigée par l'Education Nationale.
Elle peut même organiser des stages de récupération de points, pour les adultes, et travaille en liaison avec les gendarmerie, préfecture et police.
Après avoir énuméré les principales causes d'accidents routiers, M. Moulin aborde, avec humour, le problème des seniors au volant, moins attentifs, moins vigilants, avec des problèmes de mémoire (ceinture oubliée) de vue diminuée, ou de médication créant des états de somnolence …
Une révision des panneaux de signalisation et d'exemples illustrés de cas de priorité (ou de non priorité) nous montre que le code de la route évolue avec notre vie moderne, et qu'il ne serait pas inutile pour certaines d'entre nous de le réviser un peu ! Quant à la petite flûte de champagne à l'apéritif et au bon verre de vin pendant le repas, c'est tout juste si nous pouvons nous le permettre si nous devons conduire ensuite ! Selon le poids et la taille, certaines d'entre nous sont même déjà au-delà de la limite autorisée ! Dans ce cas, qui est le mien, je ne prends que de l'eau et me sacrifie pour ramener la voiture et le mari (qui a bien profité de la soirée).
Remercions le Président pour le Calvados, M Bernard Legrand, mari d'une lycéenne, qui a organisé avec une autre lycéenne, Nicole Trautvetter, cette réunion bien présentée et bien utile.
Exposition Fragonard
Nous étions 22 sous la direction de Madame LE BIGRE, notre conférencière, qui nous présenta Fragonard. Né à Grasse, en 1732 dans une famille modeste, il les suivit à Paris où on le plaça chez un notaire. Il s'y ennuyait tellement qu'il dessinait des caricatures en marges des actes ! Il est donc renvoyé. Sa mère essaye de le faire entrer chez Boucher mais ce dernier déclare que le jeune homme ne connaît rien au dessin et n'a aucune base. Toutefois, il l'envoie chez Chardin qui lui apprend l'effet d'ombre et de lumière. Il retourne alors chez Boucher qui, sidéré par ses progrès, le prend, non pas comme élève, mais comme collaborateur.
Il se présente au prix de Rome (sans être passé par l'Académie, ce qui était extrêmement rare). Lauréat, il préfère aller se perfectionner chez Van Loo et ce n'est qu'après qu'il passera 6 ans à la Villa Médicis.
Il se marie avec Marie-Anne Gérard (sœur de Marguerite, dont on a pu admirer les œuvres au Musée Cognacq-Jay l'année dernière) et a deux enfants que l'on retrouve souvent dans ses peintures.
Outres ses tableaux il fit aussi l'illustration des contes de La Fontaine. Il fut ensuite conservateur au Louvre et meurt, pratiquement oublié, en 1806.
Cette collection a été présentée au musée des Beaux-Arts de Besançon en 2006, et à cette occasion, Pierre Rosenberg, de l’Académie Française, éminent spécialiste de l'artiste, en a rédigé le catalogue, aboutissement d’un travail scientifique très poussé, somme d’études et de recherches sur chacune des œuvres. Il accompagne naturellement l'exposition de Caen et se termine par : . Reprenons à notre compte l'exclamation de ses contemporains : "Jean-Honoré Fragonard, Gens, honorez Fragonard"
C'est grâce à Pierre-Adrien PARIS qui fit cadeau de sa collection de Fragonard (une centaine environ) à sa ville natale, que nous avons pu admirer les œuvres prêtées par Besançon. Essentiellement des sanguines. Notons au passage que cet ancien dessinateur de la Chambre et du Cabinet du roi se retira, pendant une longue période, en Normandie chez son ami Fouache, le propriétaire de la "Maison de l'Armateur" au Havre (nous l'avons visitée en juin dernier !). On peut admirer "Le triomphe de Vénus" utilisé par le collectionneur comme un décor de plafond.
L'exposition :
Variété des sujets traités, large éventail des techniques, du tout petit croquis à la scène composée et achevée, caractérisent l'ensemble des feuilles présentées. Une partie des dessins de la collection a été réalisée lors des deux voyages en Italie : personnages, portraits, scènes de rue, ruines antiques, paysages de la campagne romaine (croqués sur le vif en utilisant plusieurs moyens graphiques, pierre noire, sanguine, plume ou lavis) et la célèbre série des "sanguines de la Villa d’Este" à Tivoli, authentique joyau qui passe à juste titre pour l’une des plus éblouissantes réussites de l’art du dessin au XVIII e siècle.
Différents types de dessins et de sujets sont présents : copies d’après les maîtres, croquis très rapides, dessins composés, achevés, contre-épreuves.
En résumé : exposition très riche et très intéressante pour suivre l'évolution du talent de Fragonard.
ChG
La Serva Amorosa au Théâtre Hébertot
Le vieil Ottavio, riche à craquer mais au bord de la tombe, a épousé en secondes noces Béatrice, une intrigante de première catégorie, bien plus jeune mais veuve comme lui. Celle-ci a mis à la porte l'aimable Florindo, fils du premier lit d'Ottavio, car, tout naturellement, elle désire accaparer tout l'héritage pour elle et son imbécile de fils chéri. Même les conseils du brave Pantalon n'arrivent pas à raisonner Ottavio. Mais Coraline, une simple servante, a quitté la maison d'Ottavio pour suivre Florindo dans son malheur et décide de rétablir le jeune homme dans ses droits. Au péril de sa réputation, sollicitant ressources inattendues et subterfuges inespérés, Coraline ramène l'ordre dans les familles et ... l' amour dans les coeurs.
De Carlo Goldoni
Mise en scène de Christophe Lidon
Avec Claire Nadeau , Benjamin Boyer , Guilhem Pellegrin , Manuel Durand , _ Thierry Monfray, Clémentine Célarié , Pierre Zaoui , Denis Berner , Robert Hirsch , Emilie Chesnais
Les abeilles
Notre conférencière, Josette Bénard, agrégée de sciences naturelles, est une des femmes les plus décorée de Caen (Rosette de la Légion d'Honneur – Mérite National – Palmes académiques – Mérite Agricole). Parmi ses autres titres, on peut mentionner qu'elle fut co-fondatrice de la FNE (Fédération Nature Environnement)
Les abeilles, qui nous donnent le miel, la cire et la gelée royale, ont un comportement social complexe auquel on ne peut pas toujours donner d'explication.
Elles sont, malheureusement en grand danger du fait de la diffusion des insecticides, et des pesticides, mais aussi de la monoculture qui ne leur fourni pas une assez grande variété de protéines.
Elles vivent dans le noir, à l'intérieur des ruches mais, grâce à la lumière rouge, on peut les observer sans qu'elles en soient dérangées.
La ruche se compose :
- d'une seule reine , la plus grosse, nourrie à la gelée royale, qui pond environ 2000 oeufs par jour. Elle vit entre 4 et 5 ans. Elle est fécondée au cours d'un seul vol nuptial et garde les spermatozoïdes dans sa "spermathèque". Elle produit des phéromones qui obligent les ouvrières à s'occuper d'elles. Ces phéromones ont aussi pour mission de bloquer le fonctionnement des ovaires des ouvrières.
- de mâles (une centaine) sont issus d'œuf non fécondé. Ils se laissent vivre ! Ils n 'ont pas de dard. Ils peuvent partir avec d'autres abeilles pour fonder une nouvelle ruche (essaimage). A noter que lorsque la reine n'a plus de spermatozoïde elle ne pond que des œufs non fécondés qui ne donnent que des mâles (ruche bourdonneuse)
- d'ouvrières qui sont chargées de fabriquer les alvéoles (hexagonaux)
- après 3 jours, si elles sont nourries convenablement, elles peuvent devenir reine, sinon elles sont ouvrières et vivent de 40 jours à 7 mois.
- de 3 à 6 jours, elles sont nourrices. Elles apportent le miel et le nectar aux larves.
- de 6 à 14 jours, elles sécrètent la gelée royale pour nourrir la reine et les larves de moins de 3 jours, qui peuvent voir leur poids multiplié par 1000 en 3 jours, grâce à la gelée royale ! Celle-ci contient beaucoup de vitamines et d'antibiotiques.
- entre 14 et 18 jours, elles deviennent cirières
- ensuite magasinières. Elle assurent la réception du nectar et surveillent le mûrissement du miel. Lorsque le miel est prêt, elles cèlent les alvéoles avec un peu de cire. Elles stockent aussi le pollen.
- certaines sont ventileuse. Elles assèchent le nectar en battant des ailes afin qu'il devienne miel plus rapidement. Elles assurent aussi le rafraîchissement de la ruche.
- après le 20 e jour, elles deviennent soit, sentinelles, capables de sécréter une phéromones d'alarme, soit butineuses. Les unes pour le nectar, les autres pour le pollen. Elles stockent le pollen dans leur "corbeille", sous forme de pelote. Chaque pelote peut contenir 6 500 000 grains de pollen !
Mais le plus passionnant est leur façon de communiquer entre elles ! Elles sont capables de "dire" à leurs collègues où se trouve un champ intéressant. Une danse en rond indique que le champ est à moins de 100 mètres. 40 ronds, si plus de 100 m. 24 si plus de 500 m …Une agitation donne l'odeur de la plante. Elles laissent aussi des phéromones de passage pour que les autres ouvrières retrouve le chemin, ou des phéromones d'anti-passage pour qu'il n'y aient pas trop de butineuses.
Elles ont un rôle très important de pollinisation. A tel point qu'aux USA, qui ont utilisé beaucoup d'insecticides, des ruches itinérantes sont amenées sur place pour que les abeilles puissent remplir leur rôle.
Les ruches subissent des attaques multiples :
- les insecticides neurotoxiques participent au déclin des ruches qui n'ont aucune défense en ce qui les concerne - les insecticides des OGM - les acariens prédateurs - les champignons - les frelons asiatiques - le syndrome de l'effondrement de la colonie (les essaims disparaissent, sans laisser de cadavres…)
Mais, un rayon de soleil dans ce triste bilan: les ruches de ville !
En effet, elles trouvent une grande variété de plantes et fleurs, sans pesticides et sans insecticides, ce qui leur permet de fournir 4 miels dans l'année (1000 kg par ruche/an)
Madame Bénard nous rappelle que 2010 étant l'année de la biodiversité, il nous faut planter beaucoup de variété de fleurs dans nos jardins et sur nos balcons afin de nourrir les abeilles !
ChG
Concert du nouvel an
C'est toujours avec un immense plaisir que nous venons écouter un concert, de grande qualité, à Mézières, décor prestigieux où nous invitent les Crosnier. Nous étions heureux de nous retrouver ensuite pour déguster la traditionnelle galette des Rois.
Nicolas CELERO, pianiste d'origine à la fois napolitaine et andalouse, a reçu la médaille d'Or du Conservatoire de Versailles à 14 ans; Il a été diplômé du Conservatoire national supérieur de musique de Paris à 16 ans. C'est un virtuose qui compose et nous l'avons écouté avec enchantement. Au programme, La "sonate au clair de lune" de Bethoven, puis des études de Chopin; des oeuvres d' Isaac Manuel Francisco Albeniz et enfin une rhapsodie hongroise de Franz Litz avec la particularité d'une cadence composée par Nicola CELERO, notre pianiste.
"A la table des Présidents " Musée Maxim's
Le musée Maxim’s présente la première collection privée française d’art 1900 : plus de 750 meubles et objets d’art en situation dans un appartement de 350 m² sur deux étages. Les plus belles signatures de l’art nouveau s’y succèdent : Majorelle, Gaillard, Gallé, Guimard, Massier, Tiffany… et Toulouse-Lautrec.
Présentée pour la première fois à Paris, provenant d'une collection privée, cet ensemble de menus de gala offerts au Palais de l'Elysée ou lors de déplacements officiels offre un éventail exceptionnel de l'évolution de la gastronomie à travers plus de 140 menus, du Président Sadi-Carnot au Président Nicolas Sarkozy. Illustrés par MUCHA, CHERET, CASSANDRE ou CHAGALL, sur papier ou sur soie, ces menus sont les témoins gourmands de notre histoire et des grands évènements qui ont marqué le siècle. Ils vous feront voyager en compagnie du Tsar de Russie, de Winston Churchill, d'Eva Péron, de John Kennedy, de Grace Kelly et des plus grands monarques reçus au Palais de l'Elysée.
Vous pourrez découvrir entre autres le menu offert au maréchal Pétain pour son anniversaire à Vichy, celui de l'inauguration du NORMANDIE, de la visite du Roi Alphonse XIII, de la réception de l'Equipe de France de Football, de celle du Shah d'Iran, de Georges Clémenceau, de Bokassa 1er, de Paul Bocuse avec sa fameuse soupe "VGE", de Brejnev, de Georges BUSH et de bien d'autres, présentés avec l'évolution des mœurs culinaires depuis plus de cent ans.
Exposition Tiffany Musée du Luxembourg
Le Musée du Luxembourg présente la première exposition monographique du célèbre créateur américain Louis Comfort Tiffany en Europe
(1848-1933).
Louis Comfort Tiffany (1848-1933), fils de Charles Lewis Tiffany, fondateur de la célèbre maison Tiffany & Co. à New York, figure incontestablement parmi les plus talentueux créateurs de tous les temps. Son regard de peintre en matière de couleur et de composition, sa passion pour l’exotisme et ses innovations dans le domaine du verre font de lui, dès 1900, un chef de file du design américain dont la réputation s’étend jusque dans les grandes capitales européennes : il rivalise avec les grands verriers européens de la fin du XIXe siècle.
L'ornementation somptueuse, le travail soigné, les effets spectaculaires et originaux de lumière et couleur qui caractérisent sa production verrière (vases en verre soufflé, vitraux, lampes et objets) le placent au cœur de nombreux mouvements artistiques de son époque, de l'Arts & Crafts et le Mouvement esthétique américain jusqu'à l'Art Nouveau et le Symbolisme. L’exposition rassemblera environ 160 œuvres (vitraux, vases, luminaires, objets, bijoux et mosaïques, dessins, aquarelles et photos d’époque) qui révèleront la remarquable contribution de ce créateur, tant à l’industrie du verre qu’à l’ensemble des arts décoratifs.
La Société Nationale d'Horticulture présente une exposition d'Art Floral " NOEL GIVRE" au 84 rue de Grenelle - Pour celles qui voudraient s'y rendre avant l'exposition Tiffany.
Journée parisienne
Matinée au Musée des Arts Décoratifs pour visiter l'exposition "Madeleine Vionnet" , avec une conférencière. Cette première rétrospective parisienne rend hommage à l'une des plus grandes couturières françaises du XXème siècle à travers 130 modèles de 1912 à 1939. Elle est une référence absolument incontournable pour les créateurs d'aujourd'hui. Elle a inspiré la vocation des dernières générations de "fashion people".
Après-midi au Musée du Louvre pour visiter l'exposition temporaire "Titien, Tintoret et Véronèse , rivalités à Venise". exposition sur la peinture vénitienne de la seconde moitié du XVIème siècle.
Musée Mallarmé à Vulaines
"Rien qu'un battement aux cieux ... l'éventail dans le monde de S. Mallarmé"
Dans les classes aisées, il n'est pas une femme qui n'ait son éventail"....l'art et la littérature de l'époque rendent largement compte de l'importance de cet accessoire de la mode féminine, omniprésent dans les bals, les salons et les théâtres. Loin de ces mondanités, l'éventail , "simulacre de vol vers un au-delà fictif" est, pour Mallarmé, un des avatars du Livre, de l'écriture absolue qu'il a recherchée tout au long de sa vie.
Cette exposition tentera de réconcilier ces deux visions. Elle montrera que cet objet, tout à la fois familier et raffiné, remis à la mode sous l'influence du japonisme et de l'hispanisme, a constitué une source d'inspiration majeure pour les artistes et les écrivains de cette époque, suscitant de nombreux chefs-d'œuvre.
La présentation s'appuiera sur des œuvres de Mallarmé et d'autres écrivains, sur des dessins,peintures,estampes de la période impressionniste et nabie qu'il a connus et fréquentés, ainsi que sur divers éventails fabriqués dans le dernier quart du XIX ème siècle .
