Soirée oenologie "accord vins et fromages"

Les participantes du cercle oenologie ont eu le plaisir de se retrouver chez une de nos lycéennes.

Notre caviste oenologue leur a présenté six vins : quatre blancs (Chablis, Saint Peray, Santenay blanc, vin du Jura Savagnin), un rouge (vin d'Arbois) et un moelleux (Coteaux-du-Layon). Assortis à du valençay, du camembert, du munster, du comté, du morbier et de la fourme d'Ambert.

Cette soirée a été instructive, intéressante, mais aussi gourmande et très gaie!


Conférence : Afghanistan, le pays des rêves brisés

Une conférence passionnante a réuni les Lycéennes au Cercle Interallié, sur le thème de l'Afghanistan, exposant en particulier le sort des femmes Afghanes.

La conférencière, Margaux Benn, est grand-reporter au service international du Figaro et réalisatrice de documentaires. Elle a travaillé plusieurs années pour l'Agence France-Presse, et a aussi longtemps été journaliste indépendante en Afrique de l'Est et Centrale, ainsi qu'en Afghanistan, pour des chaînes télévisées, journaux, magazines et radios francophones et anglophones. Depuis février 2022 elle couvre la guerre en Ukraine, tout en continuant dès qu'elle le peut à se rendre en Afghanistan. En France, elle s'investit de manière bénévole dans des programmes d'éducation aux médias, et a cofondé le collectif Accueillir les Afghanes, qui milite pour que la France accorde l'asile systématique, en raison de leur genre, aux femmes désirant fuir le régime des mollahs. Son travail a été récompensé, entre autres, par le prix Albert-Londres, le prix Bayeux des correspondants de guerre, le prix italien Marco Luchetta, et une Étoile de la Scam. 

Margaux Benn, après un historique du retour des Talibans au pouvoir, a dressé la situation telle qu'elle existe aujourd'hui pour les femmes en Afghanistan : un recul immense des libertés, notamment celles des femmes et des jeunes membres de la génération ayant pu accéder à des études, des postes, rêves rendus accessibles par la démocratisation du pays post-2001 et les fonds considérables injectés par la Communauté Internationale pour des projets de développement du pays. Aujourd’hui, Human Rights Watch considère qu’en Afghanistan se déroule la plus grave crise du droit des femmes au monde.

Les secteurs de la recherche, de l’éducation, de la culture, des médias ont été anéantis. Destruction d’instruments de musique, décapitation de mannequins, plus de musique en voiture sur la route, barbes obligatoires pour les chauffeurs de taxi…

En novembre 2022, le chef suprême des talibans a ordonné aux juges d’appliquer la charia, et les exécutions et flagellations en public ont débuté.

L’essentiel des restrictions concernent les femmes.Les talibans ont supprimé presque toutes les institutions mises en place par le gouvernement précédent pour lutter contre les violences fondées sur le genre : restrictions vestimentaires ; pancartes sur les places publiques encourageant les femmes à porter la burqa. Des femmes et des filles accusées de porter des vêtements colorés ou des voiles pas assez couvrants ont été emmenées de force dans des véhicules de police et accusées de porter un « mauvais hijab » et détenues au secret dans des espaces surpeuplés dans les commissariats de police, ne recevant qu'un seul repas par jour, et certaines d'entre elles auraient été soumises à des violences physiques, à des menaces et à des intimidations. La libération des femmes ne se fait que si un membre masculin de sa famille fournit une assurance, souvent par écrit, qu'elles respecteront dorénavant le code vestimentaire prescrit par les Talibans.

Exclusion du monde du travail. Interdiction pour les femmes de voyager plus de 75Km sans un homme de leur famille proche, elles ne peuvent donc pas non plus prendre l’avion seules ou sans être accompagnées par un homme de leur famille proche. Interdiction pour les femmes de participer à des compétitions sportives, et même de pratiquer du sport de manière générale puisque même les gymnases leur sont aujourd’hui interdits

interdiction pour les femmes de conduire, de passer le permis, et même de s’asseoir à l’avant d’une voiture, même en tant que passagères. Etc, etc...

Et, bien sûr : l’Afghanistan est devenu le seul pays au monde à interdire l’éducation pour les filles au-delà de l’école primaire.

En ce qui concerne les garçons et les jeunes hommes: les programmes scolaires collent à la ligne talibane, et de nombreuses matières et sujets ne sont plus enseignés, remplacés par des cours de religion qui collent à la lecture ultra rigoriste du Coran des Talibans. RESULTAT : Toute une génération, voire deux puisqu’on parle d’enfants comme d’étudiants, n’a pas accès à l’éducation, et baigne dans un milieu empreint d’idéologie extrémiste. Après une période de 20 ans pendant lesquels garçons et filles pouvaient aspirer à des espaces de liberté.

Depuis le retour au pouvoir des Taliban, environ 500,000 Afghans ont fui le pays. D’abord, bien sûr, dans la folie qui a suivi immédiatement l’arrivée au pouvoir des Talibans ; Puis au compte-goutte, essentiellement vers l’Iran et le Pakistan.

Pour l’heure, le caractère particulièrement vulnérable des femmes afghanes seules, et la particularité des dangers qu’elles ont fui en Afghanistan en raison de leur genre, ne sont pas reconnus par les gouvernements étrangers ; Et les consulats sont dépassés.

Ce témoignage, très émouvant a fait prendre conscience de la vulnérabilité et des difficultés extrêmes des Afghans et encore plus, des Afghanes, qu'ils soient encore dans leur pays, ou dans un pays qui les a accueillis.


Exposition : "le Paris de la modernité : de 1905 à 1925"

Le 31 janvier, les lycéennes ont pu découvrir au Petit Palais le 3ème volet de la très belle exposition sur le « Paris de la modernité » couvrant les années de la Belle époque aux années folles de l’après-guerre, avec la conférencière Marie de Leusse.

Une magnifique et vivante collection qui montre la créativité rayonnante de Paris, au travers de la mode (Poiret, Jeanne Lanvin), la création de bijoux (Cartier), le cinéma, la photographie, la peinture, la sculpture, le dessin – pour beaucoup artistes du bateau lavoir (Robert Delaunay, Sonia Delaunay, Marcel Duchamp, Marie Laurencin, Fernand Léger, Tamara de Lempicka, Amedeo Modigliani, Chana Orloff, Pablo Picasso, Marie Vassilieff,…). Et, aussi la danse des cabarets de Joséphine Baker, à la création « scandaleuse » du Sacre du Printemps de Stravinsky et Nijinski au Théâtre des Champs Élysées, théâtre construit en 1913 par les frères Perret en collaboration avec Antoine Bourdelle.

A voir également les développements des techniques et l’industrie, bien sûr avec une maquette d’un aéroplane en bois et cuir qui semble prêt à décoller.

Pour compléter :

https://www.petitpalais.paris.fr/expositions/le-paris-de-la-modernite


Vittore Carpaccio, Chantre de Venise

Le 23 janvier, dans le cadre des conférences d’histoire de l’art, en partenariat avec l’École de Printemps, Natacha Pernac, nous a fait découvrir les liens profonds unissant Carpaccio et la Sérénissime. Natacha Pernac est maître de conférence à l’Université Paris-Nanterre.

Vittore Carpaccio un des peintres les plus célébrés du Cinquecento vénitien, à côté de Bellini et de Giorgione, a légué à la postérité l’œuvre d’un observateur attentif et sagace de Venise et de ses habitants. Nous avons découvert des aspects méconnus de sa peinture et du lieu de son élaboration. Une magistrale leçon d’histoire de l’art qui donnait envie de retourner explorer la Lagune. Le bon dîner qui a suivi a été l’occasion d’échanger dans un cadre très apprécié.


Déjeuner de rentrée au restaurant du Sénat

Le 15 janvier, les Lycéennes du club de Paris se sont réunies pour leur traditionnel déjeuner de rentrée.

C'est l'occasion pour notre Présidente, Pascale Anderson Mair d'accueillir les nouvelles (7 nouvelles et 4 membres associées à cette promotion), de prononcer des voeux de belle et heureuse année aux membres, en leur annonçant les nombreux événements à venir, de bons moments en perspective pour 2024!

Merci aux 7 nouvelles (Marie Fichter, Dominique Lévêque, Marie-Noëlle Maes, Véronique Mangin, Anne de Poncins, Kyra Tilquin, et Anne Vitry) de nous rejoindre, et nous nous réjouissons de votre participation à notre club

Nous avons aussi reçu plusieurs demandes de membres d’autres clubs de France et de l’étranger qui étant souvent à Paris pour des raisons personnelles ou professionnelles, souhaitent se joindre à nous lors de leurs passages dans la capitale.

C’est donc avec chaleur et amitié que nous accueillons donc aujourd’hui 4 nouveaux membres associés (Jacqueline Le Du du club de Bretagne Nord, Marie-Odile Mille du club de Bretagne Sud, Marguerite Mazière, de notre club jumeau à Bruxelles, et Lauriane Anderson Mair, du club de Londres ) .

En ce qui concerne les événements à venir :

L’assemblé générale du club aura lieu le jeudi 29 février à l’Interalliée.

Les journées multi-clubs dites de cohésion sont à Paris cette année le mardi 12 et mercredi 13 mars. Ce stage de formation est ouvert aux nouvelles entrantes et nous ferons signe dans les tous prochains jours à vous nouvelles entrantes.

Le mercredi 27 mars, Sabine Bouillon animera le zoom littéraire avec Rabat. Le livre « Le livre des secrets » de l’ auteur néozélandais Fiona Kidman. En effet, nous aurons tout au long de l’année des sujets sur la Nouvelle Zélande afin de préparer le congrès d’avril 2025 qui aura lieu à Tauranga.

Les rencontres culturelles des 28-30 mai auront lieu à Bordeaux cette année et nous espérons une nombreuse participation du club de Paris.

Nous sommes invitées par notre club jumeau de Bruxelles les 18 et 19 juin. Des lieux privés ou exclusifs nous seront ouverts à cette occasion.

Ensuite en septembre, nous recevrons nos amies de Bâle. Un jumelage de plus de 15 ans toujours bien vivant. Nos amies se joindront au déjeuner de rentrée du 17 septembre.

Enfin, notez bien l’Assemblée Générale de la Fédération Nationale du 1er au 3 octobre à Vannes. Là encore un temps fort de la vie de notre club.

Une année très riche en perspective et remplie d'amitié comme ce déjeuner où nous étions nombreuses à nous réunir !


Visite du Musée National de la Marine

Le 11 janvier, dans le cadre du programme "découverte" et accompagnées de la conférencière Catherine Coudert, nos Lycéennes ont fait une visite du musée National de la Marine à Paris, au Palais de Chaillot, qui vient de rouvrir après sept ans de fermeture. Ce musée a des antennes à Brest, Rochefort, Toulon, et Port-Louis.

Des oeuvres d'art, des maquettes, des pièces d'exception, des photographies... C"est un musée très riche avec des collections exceptionnelles, constituées dès 1752, et retraçant les histoires maritimes et navales françaises.

Le musée s'articule de manière thématique autour de plusieurs galeries présentant plus de 1000 pièces, toutes restaurées pendant la fermeture.

Le musée a développé un projet innovant pour faire de la visite une expérience sensible inspirée par l'océan : la création d'une signature olfactive maritime conçue par un maître parfumeur. L'architecture a également été repenséeavec des formes courbes et circulaires rappelant le mouvement de l'eau.


Viva l'Opéra 4eme trimestre 2024

Les séances « Viva l’Opéra » à l’UGC Danton, suivies d’une discussion chez une lycéenne sont très suivies. Ce trimestre :

  • Madame Butterfly, de Giacomo Puccini, Festival de Bregenz, drame connu et opéra qu’on apprécie toujours grâce à ses airs magnifiques.
  • Le Comte Ory, de Gioachino Rossini, enregistré au Rossini Opéra Festival, les déboires d’un séducteur trop entreprenant au temps des croisades.
  • Turandot de G.Pucini, en direct de l’Opéra Bastille. La mise en scène de Robert Wilson emprunte son esthétique épurée au Théâtre Nô, de très belles images, une excellente interprétation.
  • Casse-noisette, Ballet de R.Noureev, en direct de l’opéra Bastille, magnifique ! A noter les décors, les pas de 2 et les scènes de gaité espiègle avec les enfants.

Goûter de Noël : "les Lycéennes ont du talent"

A l’occasion du traditionnel goûter de Noël du Lyceum club de Paris à l’hôtel Kergorlay Langsdorff,
nos Lycéennes, professionnelles ou amateurs, invitent à découvrir leurs oeuvres : arts plastiques, reliure, tapisserie, broderie et autres talents.

Beaucoup de créativité, du talent, et un moment convivial partagé!

Ci-dessous des exemples de création de nos amis lycéennes peintres.


Visite du Musée des Archives Nationales, Hôtel de Soubise

Cette visite a été réalisée avec la conférencière Séverine Delisle-Coignac.

L’hôtel de Soubise, dans le quartier du Marais à Paris, est la plus belle représentation de l’art rocaille à Paris. Acquis par l'état en 1808, et officiellement affecté aux Archives de l'Empire, il fait partie de l’ensemble architectural occupé par le Centre historique des Archives Nationales, qui conserve le plus grand fonds d’archives judiciaires au monde mais aussi les archives présidentielles, le trésor des Chartes … Le musée présente, dans ce décor splendide, un panorama d’une centaine de documents illustrant les différents types d’archives conservées par l’institution, allant des rouleaux de parchemin aux fichiers numériques.

Depuis plus de huit siècles, cet hôtel particulier fait partie du paysage de Paris, et a vécu à travers tous les conflits et bouleversements sociaux qui ont forgé la capitale.

L'Hôtel de Rohan, son voisin, est en cours de restauration.


Bibliothèque nationale de France - Site Richelieu

Plus de 20 lycéennes et amies de notre Club ont suivi avec intérêt la visite guidée par Catherine Coudert qui nous a offert une soirée très variée par l'architecture, la décoration et les collections d’objets, de livres, de médailles, affiches, cartes et de manuscrits… il n'y a pas que des livres à la BNF !

Toutes plus surprenantes les unes que les autres, les salles ont un fond muséal exceptionnel qui a traversé le temps, les crises, les révolutions et guerres.

Alors promenons-nous dans les 7 salles

- la salle des colonnes (Fondation Levy) et les premières traces d’écrits et alphabets 

- le cabinet précieux (salle Sisley d’Ornano) et le trésor d’argenterie de Berthouville

- la salle de Luynes et ses collections d’antiquités dont 7000 monnaies

- la salle Barthelemy aux cabinets de présentation des collections de monnaies et médailles emblématiques

- Le salon Louis XV, « périod room » du siècle des lumières

- la Rotonde dédiée aux costumes du spectacle

- la sublime galerie baroque mazarin qui porte bien son nom de « galerie des trésors »

Et pour finir car c’est aussi une bibliothèque, la salle ovale où 20 000 ouvrages sont en libre accès.

Nous nous y retournerons car c'était trop court pour profiter de la magie du site magnifiquement restauré. 

Vous aurez compris, on a beaucoup aimé