Visite du Dauphiné Libéré

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Belle soirée que cette visite des locaux du Dauphiné Libéré en compagnie
de Jean Pierre Souchon, rédacteur en chef du journal.
Au cours d'un exposé vivant et passionnant, Jean Pierre nous a conté avec
brio l'histoire, l'évolution et le s problématiques actuelles du journal, liées
à l'évolution des besoins et des nouveaux modes de consommation de
l'information.
Une trentaine de Lycéennes accompagnées de quelques époux ont suivi
avec intérêt cette "conférence" et n'ont pas manqué au moment
importun de poser leurs questions. Rencontre placée sous le signe de la
communication, de l'échange, de la bonne humeur, ponctuée par les
anecdotes rapportées par notre hôte.
Quelques points d'histoire
Le Dauphiné Libéré appartient au groupe EBRA dont l'actionnaire est
Crédit Mutuel CIC à Strasbourg.
Initialement installée avenue Alsace Lorraine à Grenoble, la structure s'est
installée en 1977 à Veurey-Voroize à l'initiative du propriétaire du site et
maire de la commune. M. Louis Richerot était-il visionnaire pour imaginer
qu'un jour ce site soit situé tout près des entrées d'autoroute ?
Le DL est le troisième quotidien régional derrière Ouest Franc e et
Sud ouest.
Il couvre neuf départements sur le territoire. Sa zone de diffusion
se concentre sur les départements de l'Isère, la Savoie, la Haute-
Savoie, la Drôme, l'Ardèche, les Hautes-Alpes, l’Ain (Pays de
Gex), le Vaucluse, ainsi que dans la vallée de l'Ubaye dans
les Alpes de Haute Provence.
100 millions de pages sont lues chaque jour dont 30% sur
Facebook.
Le DL doit faire face à plusieurs types de difficultés.
II est un des rares journaux en France à ne pas avoir d'identité.
Trop d'identités pour un quotidien régional et peu de points
communs entre les régions. Comment agréger cette identité
qu’on n’a pas ?
SOIREE SINGULIERE : le Lyceum investit les locaux du célèbre journal
LE LYCEUM CLUB DE GRENOBLE , invité par le directeur JP Souchon….
En trouvant quelques idées transverses pour les nouvelles nationales et le sport, mais surtout en faisant des multi départementaux devant la difficulté à faire un régional. Au niveau du quotidien, ce sont donc 33 éditions qui sortent par jour pour aller au plus proche du lecteur.
Le modèle économique sur papier enregistre 7 à 8% de perte. Les ventes sont globalement en baisse et la publicité qui représente 40% des revenus est le premier budget sur lequel rognent les annonceurs.
Difficulté du DL à aller chercher l'info à la source. C'est un devoir vis à vis des lecteurs que l'info soit juste sous peine de voir les lecteurs s'informer ailleurs.
A l'heure d'un monde ouvert où l'information circule vite avec de nombreux sites qui se montent de partout à peu de frais, quel modèle économique mettre en place sur le digital ? Les nouvelles technologies vont trop vite, on n'a plus le temps de se poser pour faire une réforme du journal
papier.
Actuellement, le DL est un journal de masse. Demain ce sera un journal personnalisé
répondant aux attentes des lecteurs. L'idée est de faire du tracking (profilage des
lecteurs) et de pousser les infos qui les intéressent sur leurs smartphones.
Ce procédé est source de revenus pour le DL car les annonceurs de publicité sont intéressés par les fichiers de clients qu'ils vont pouvoir démarcher.
L'idée est de faire dans une forme digitale une matinale dès 6 heures du matin, en agrégeant tous les services pour faire une conciergerie regroupant les informations de la nuit et du serviciel : météo, point pollution, bouchons ... Un journal fonctionne grâce à la valeur ajoutée apportée par la rédaction et la valeur d'usage, infos pratiques, info service.
Quelques chiffres :
Le Dauphiné Libéré est une usine, une grosse machine industrielle dont le coeur du réacteur est la proximité.
Actuellement, le DL compte 857 salariés dont 300 journalistes et un peu plus de 2000 correspondants répartis sur l'ensemble du territoire. La zone comprend 2225 communes. Difficultés à trouver des correspondants. Leurs missions se déroulent plutôt les week-ends et le soir. Ce sont des activités très contraignantes et "très mal payées" !!
75 % de l'information est faite par les correspondants.
Le tirage d'un journal est limité à 40 pages. Ce sont 410 pages éditées chaque nuit,
9600 sujets traités et 5000 photos utilisées.
Qui sont les lecteurs ? 12 % des lecteurs achètent le journal pour les avis de décès. Ce sont principalement des banquiers, médecins et notaires ; 6 à 7% pour les pages
courses, 95% pour les nouvelles locales. Le lecteur type est dans la fourchette 30 à 35 ans pour une première lecture. Les lecteurs commencent généralement à acheter un journal lorsqu'ils fondent un foyer. Les jeunes sont tous sur leurs smartphones.
Il y a 30 ou 40 ans, le DL était le quotidien de l'immédiateté. Aujourd'hui l'information dite "chaude" est sur le net.
Le groupe développe parallèlement aux journaux des revues et des magazines mensuels ou trimestriels, entre autres : Dauphiné saveurs d'ici, Alpes Loisirs, Rugby, TV magazine, Nationale 7, Grenoble en résistance ..., mais également des livres (Jean Ferrat) ainsi que des grands formats dont le prochain à venir : "50 ans de jeux de Grenoble".
Ce sont environ 300 suppléments par an.
Toutes les éditions sont fabriquées sur le site. Les journaux préparés dans les départements par les journalistes délocalisés sont également imprimés à Veurey-Voroize.
Après cette belle présentation, les échanges ont continué autour d'un buffet qui nous a réjouis tant sur le plan visuel que gustatif.
La seconde partie de soirée à été consacrée à la visite des différents services, du Secrétariat Général de la rédaction, au Service des Sports national et International, aux Informations Nationales, à l'Espace technique, Service informatique, jusqu'à la salle des rotatives.
Irène nous a accueillis au Secrétariat Général de la rédaction. Elle est journaliste. Ce poste est le plus important. C'est un poste de pilotage, de
responsabilité qui nécessite une présence jusqu’à environ 3 heures du matin. Le "chemin de fer" qui est la représentation du journal page à page lui permet, sur l'écran de l'ordinateur de vérifier que toutes les pages sont abouties et que le journal ne sera pas en retard.
Bras droit de JP.S Christophe et Olivier, dans le bureau des Informations Nationales gèrent la première et dernière page.
Plusieurs réunions dans l'après midi sont nécessaires pour déterminer le choix de la Une. C'est la vitrine du journal, un équilibre entre informations régionales et Informations Nationales.
L'illustration a aussi toute son importance. Dans l'espace technique, les dactylos veillent à la mise en page, l'ergonomie des pages et le confort de lecture pour que les lecteurs se reconnaissent. Elles sont un support à la rédaction. Le service informatique régule les informations .22h30, moment magique où les rotatives dans un bruit sourd et accéléré se mettent en marche pour les premières éditions qui partiront vers 22h30. Elles tournent à 50/60 kilomètres à l'heure et peuvent imprimer 80 000
exemplaires par heure. Pilotes et techniciens de maintenance sont vigilants et prêts à intervenir au moindre problème.Au sous-sol, des robots transportent les rouleaux de papier pour les installer dans les rotatives.
Nous suivons ensuite la distribution robotisée via les bandes de roulement d'expédition. Entre temps, les journaux ont été automatiquement triés, emballés, étiquetés, dirigés vers leurs points de départ.
Chaque soir, 30 camions de 10/12 tonnes partent distribuer les journaux dans 3500 points de vente, à partir de 22H30 pour les premières éditions jusqu'à environ 3h du matin pour les dernières livraisons.
Au final, la sortie du journal est une course quotidienne contre la montre, un travail en linéaire où tous les rouages doivent fonctionner en même temps. L'heure de
chacune des éditions est à la minute près. Mais il est cependant nécessaire d'avoir une très bonne réactivité en cas d'actualité dramatique. La journal ne parvient pas à l'heure.
Un grand merci à Jean Pierre pour avoir partagé sa culture journalistique, son goût pour sa profession et nous avoir ouvert à travers ses propos et ses anecdotes une petite fenêtre sur le quotidien du grand journal qu'est le Dauphiné Libéré.
Merci à Véronique, son épouse, d'avoir eu l’initiative de cette visite.


54ème A.G.N. sur les pas de Jeanne d’Arc

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Sous la bannière du club d’Orléans, à savoir un superbe kakemono flambant neuf, nous étions environ 250 réunies pour l’A.G. annuelle.
Isabelle Bertrand, présidente du LCIO et Véronique Mattéoli, présidente du FFLCI nous ont accueillies avant de céder le micro à Olivier Carré, maire d’Orléans.
Tous les 3 se sont accordés pour rappeler le rôle déterminant de la femme dans la société et dans son évolution. Jeanne d’Arc est un glorieux exemple de cette détermination, acceptant de défendre ses idées au péril de sa vie.
Les vitraux de la superbe cathédrale Sainte-Croix témoignent de son combat. « Pugnacité, vivacité et acuité » caractérisent la femme, si l’on en croit M. Carré.
Elle est au cœur de tous les combats parce que c’est elle qui porte et donne la vie.
Orléans, ville où il fait bon vivre, nous a séduites tant par la politique active de restauration (sur la liste du patrimoine mondial en 2000) que par sa propreté. Les ravalements des immeubles, plus blancs que blancs, et les 300 maisons à pans de bois en témoignent. Orléans est aussi une ville libérée qui a lutté constamment pour cette liberté retrouvée. « Les Voix d’Orléans » traduisent cette volonté de se faire entendre et de défendre ses valeurs.

D. V.D.B. 11 et 12 Octobre 2018


Expédition en Vercors

pont_en_royans.jpgEn effet nous étions neuf à parcourir avec enthousiasme le merveilleux parc-atelier, au pied du Vercors, "Les Rochemuses" de 3 hectares de Tineke Bot. Aventure passionnante !
Passionnante par ses plantations d'orangers, de citronniers, de palmiers, qui poussent allègrement grâce au microclimat du lieu. Passionnante surtout pour ses nombreuses sculptures en bronze qui ornent ce parc. Tineke est une artiste très recherchée aux Pays-Bas, où ses statues décorent des lieux publics, mais aussi en France. Les Frères Montgolfier l’ont choisie à Annonay.
Les sculptures d'animaux : coqs, aigles, aiglons, moutons la motivent énormément, les sculptures sur l'harmonie des masses et des formes "Symbiose" aussi.
Mais le talent de Tineke s 'exerce aussi dan s la peinture à l'huile. Les paysages colorés des bords de l'Ebre, en Catalogne l'inspirent.

C'est à regret que nous la quittons pour rejoindre le Musée de l'Eau, à Pont-en-Royans, musée à sensations fortes, grâce aux lunettes 3D. Nous nagions au milieu de requins et de serpents marins venimeux !

Pour nous remettre, le Bar à Eaux nous a désaltérées, spécialement l'eau de Chateldon, eau gazeuse ouvrant les papilles gustatives avant un repas gastronomique. Elle était appréciée en particulier à la Cour du roi Louis XIV !

Ce fut une merveilleuse journée pleine d'émotions !
O.S. 18.9.17


Sortie de fin d'année au lac d'Aiguebelette

aiguebelette.jpgChez Danielle et Alain, les bons génies du lac !

Si vous additionnez : une superbe journée ensoleillée, une petite route escarpée dans les collines, un lac émeraude, une nouvelle construction à la vue imprenable, des hôtes aussi dynamiques qu’accueillants, vous avez un aperçu de la délicieuse journée passée à Aiguebelette chez Danielle et Alain B.
L’histoire commence, il y a 7 ans, l’âge de la déraison, dans une famille qui veut une maison capable de réunir commodément tous ses membres. (20 personnes environ, excusez du peu !)
Dans ce jeu on demande : la fille et voilà l’architecte, le père, arrive le spécialiste en électricité et en plomberie, la mère, s’avance discrètement la reine des enduits et des parquets, des petites mains, et voilà que se proposent quelques bonnes volontés qui contribuent à l’avancée des travaux !
« Ici tout marche ! »
Nous en avions souvent entendu parler de cette maison, concrétisation de beaucoup de rêves, d’aspirations tant écologiques qu’esthétiques ou humaines.
Ce qui frappe dès l’entrée, ce sont les volumes et les hauteurs sous plafond. En principe il ne devait y avoir ni étage, ni élévation, ni toit ! Mais il a fallu composer.

Les matériaux respectent, autant que faire se peut, les critères écologiques : le béton armé et le bois règnent en maîtres. Les poutres sont apparentes, les murs, bruts de décoffrage.
Cette demeure est manifestement un vrai foyer où il fait bon vivre et s’évader ! En témoignent la longue-vue dirigée vers le lac, le poêle à convexion, énorme, avide de bûches de 50 cm et les velums, grandes voiles tendues au-dessus de la terrasse qui nous emportent vers un ailleurs de rêve…
La matinée de cette belle journée a été consacrée, grâce à la Maison du Lac, à la découverte de l’environnement. Pour les frileuses, sachez que l’eau peut atteindre 28 degrés et qu’il n’y a jamais de vent ! Les pêcheurs, les randonneurs et tous trouvent ici de quoi satisfaire leur passion.

taxidermie.jpgAprès un buffet somptueux dont les Lycéennes ont le secret, nous attendaient une visite au caractère quasi confidentiel et un personnage étonnant nous évoquant son métier à l’approche si originale : la taxidermie ; ce fut une découverte passionnante pour nous toutes.

A Aiguebelette, nous étions 28 et nous avons vogué de concert, tranquillement et harmonieusement, toutes voiles dehors, au-dessus « des belles petites eaux » de ce lieu enchanteur… aiguebelette_2.jpg
D.VDB-08.16.17


visite du MIN

Visite du" Marché de Gros Lille "

C' est le 2ème Marché d’Intérêt National en fruits, légumes et fleurs après Rungis En 2015, il a commercialisé, 185.000 tonnes de marchandises en provenance de la Région, de France et du monde entier, pour un chiffre d’affaires de plus de 191 millions d’euros.
Situé au carrefour de l’Europe, il a un accès direct vers la Belgique et sa situation lui permet d’être facilement accessible des Pays-Bas, de l’Allemagne voire même du Royaume-Uni.
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.
Sur le "MIN" travaillent quotidiennement plus de cinq cent personnes (environ soixante grossistes et trente producteurs qui louent une ou plusieurs "cases" selon leurs besoins.).
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Toutes les lycéennes ont apprécié et manifesté beaucoup d'interêt pour les explications très claires de nos guides. Ces derniers n'hésitaient pas à nous faire goûter fruits et légumes afin d'y remarquer des goûts différents suivant les variétés, comme les tomates qui, coupées dans un sens ou dans un autre, ont une saveur différente.
Depuis notre visite, nous serons plus attentives à la provenance de nos achats.
Michèle Joire et Christina Six


Aquapôle

De quoi s’agit-il ? Nous étions bien 16 à désirer en savoir plus !!!
Après un déjeuner un peu arrosé à la « Queue de Cochon », au Fontanil, une heure d’explications savantes données par un ingénieur-type allait en entraîner quelques unes vers une ‘’petite sieste’’ bien pardonnable ! Heureusement la visite des installations allait nous réveiller : la vue de ces bassins bouillonnants dans lesquels les eaux usées, mêlées à l’azote devaient se libérer de bien des déchets … ce n’est pas certes le Palais des parfums !
Mais les grandes cuves où la boue stagne par millions de tonnes, les bâtiments administratifs élégants et cachés dans les arbres, les kilomètres de tuyaux allaient toutes nous interpeller.
Bref, AQUAPOLE, c’est l’Unité de Traitement des Eaux Usées de l’agglomération grenobloise ! AQUAPOLE, c’est là où l’on dépollue, c’est l’assainissement des eaux usées.
Une trentaine d’agents répartis en 4 pôles vont traiter l’eau, les boues, les épurer pour finir par les rejeter dans l’Isère : dégrillage, décantation lamellaire, bio filtration … Tout ceci est très technique mais aussi instructif pour nous qui sommes incapables d’imaginer tout cela lorsque nous lavons nos radis !
Cette usine ne cesse de se moderniser : traitement des odeurs, traitement des boues qui, grâce à la méthanisation, fabriquera du biogaz lequel, aujourd’hui, alimente 2 500 foyers. Cette grande installation d’épuration est la 2ème de France. 84 millions de tonnes d’eau reçues sont transformées en boues, puis en méthane et renvoyées en biogaz vers le réseau « Gaz de France ».
Cette usine perdue dans les arbres, invisible et si active, est un modèle pour préparer notre avenir écologique. Merci à Caroline de nous avoir fait découvrir ce lieu essentiel à nos vies.
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De Kandinsky aux plus hauts sommets

fashion.jpgDe Kandinsky aux plus hauts sommets,
avec nos amies Lyonnaises
Adoptons la « fashion altitude » !
Attirées par l’exposition Kandinsky, nos amies Lyonnaises ont profité de leur visite pour nous rejoindre et partager un déjeuner avec quelques-unes d’entre nous au « 5 », restaurant du musée.
Nous leur avons ensuite fait « prendre de la hauteur », en visitant avec elles l’exposition Glénat : Fashion altitude, qui retrace l’évolution de la mode en montagnes.
Le temps de nous imprégner de quelques gravures, tableaux ou mannequins en tenue de ski et nous avons très vite atteint les plus hauts sommets
A Grenoble, nous connaissons bien l'histoire des sports de montagne et l'engouement pour le ski. Les J.O. de 1968 ont donné un essor tout particulier à la ville. Avec cette exposition nous découvrons comment les hommes ont peu à peu apprivoisé cette "montagne diabolique". Ils en ont gravi les pentes et su, aussi, au fil des ans, adapter leur corps et leurs vêtements pour profiter de ce lieu admirable de beauté. A partir du XXème siècle c’est devenu un endroit branché où s'est développé le tourisme.
Les photos de J.H.Lartigue nous montrent Michelle Morgan, Coco Chanel, et d’autres, se rendant à la montagne.

Si au XIXème siècle, des femmes en crinoline affrontaient la neige, Henriette d'Angeville, en 1838, est la première femme à atteindre le sommet du Mont blanc, en s’inspirant des habits des chasseurs. Elle porte une robe assez longue, en toile très épaisse, accompagnée d'un pantalon de même texture.

premier_pantalon_de_ski.jpg1910 : Madeleine Namur porte la première …un pantalon

skieuse_chamonix.jpg1924 : Chamonix, premiers Jeux d'hiver
A partir des années 30, Hermès, Jean Patou dessinent des tenues élégantes pour l'après-ski.
1931 : Pierre Allain invente la première doudoune
1952 : Entreprise Moncler (à Monestier de Clermont)

1969 : Après la conquête de la lune , tout le monde porte des Moon Boots
Aujourd'hui , Rossignol, Fusalp découvrent de nouvelles matières, entièrement synthétiques. On parle même de "vêtement intelligent" qui garde la chaleur...
Après des couleurs classiques, le bleu, le noir, le rouge des moniteurs, la mode revient aujourd'hui aux couleurs vives, flashy même. Mais ce qui est sûr, c'est qu'on a dompté le froid et atteint un confort formidable...
Nous quittons nos amies lyonnaises sans trop de regret, car nous allons les revoir bientôt, à Lyon à l’occasion de l’exposition Matisse.
27.01.2017- A.O.


Soirée des voeux

Rencontre festive et culturelle
« Elle, Lui : A Cœur et à Cris »

A l’origine de cette rencontre littéraire et musicale, il y a 3 lectrices férues de littérature : Adélina, Nicole et Véronique, qui veulent faire connaître la culture populaire italienne, celle de leurs origines. Après avoir choisi comme thème fédérateur, l’exil, elles s’orientent ensuite vers celui des relations homme/femme.
Mais il manquait une dimension à ce projet littéraire : la musique !
lucien.jpgPar hasard, par chance et par bonheur, il y a Lucien et sa guitare. Lucien, c’est la musique incarnée !
patrizia.jpgEt puis, il y a Patrizia à la voix puissante, colorée, chaude et vibrante. L’ensemble était constitué !
nino.jpgFranck et son accordéon, Nino et son piano électrique les rejoignent bientôt ainsi que d’autres lecteurs. Antoine, Geneviève et Michel, séduits par leur projet, complètent ce groupe d’amateurs passionnés.
Ce sont donc 10 intervenants qui, en cette soirée des vœux, nous ont parlé, à travers la littérature et la musique, d’amour et « d’un rêve de complétude à jamais impossible ».
A travers des auteurs comme Quignard, Ernaux, De Lucca, Cohen, Ferney, Pagano, Singer, Roth, Reza, Grenouillet et d’autres, ils ont évoqué explicitement ou en filigrane les tourments, les dérives ou les joies de l’amour. La vision proposée, avec ses bonheurs et ses peines, n’était pas toujours très optimiste, mais chacun sait qu’« on ne met pas l’amour dans une boîte » , comme l’a déclaré avec beaucoup d’humour une Lycéenne.
La soirée s’est déroulée fort agréablement, autour d’un somptueux buffet. Françoise et Bernard Grand-Dufay nous avaient ouvertes toutes grandes les portes de leur maison, avec la générosité et l’élégante simplicité qui les caractérisent. L’amitié et le champagne ont favorisé des discussions chaleureuses et animées sur quantité de sujets, y compris les choix de textes et leur tonalité.
Puisse notre année lycéenne être à l’image de cette soirée ; à la fois festive, amicale, culturelle, riche d’échanges et de découvertes !
D VDB – le 17.01.17


Or gris et Art Déco

Si on lève un peu les yeux lorsqu’on se promène à Grenoble, on ne peut qu’être séduit par le somptueux spectacle que constituent les montagnes. Mais c’est à une autre découverte que nous convie Caroline Roussel-Champetier, notre guide, à savoir l’Art Déco, style propre aux années 1920.

Nos amies lyonnaises nous rejoignent en début d’après-midi, après la visite de l’exposition Fantin-Latour et un déjeuner en terrasse au restaurant du musée.

Il s’agit, sous un soleil estival, d’observer l’architecture grenobloise. Nous déambulons d’un pas alerte, le nez en l’air, sous la houlette de notre guide.

Départ : Maison du tourisme. Arrivée : rue Thiers. Itinéraire : rue de la République, boulevards Rey et Gambetta et, bien-sûr, cours Jean Jaurès. C’est là qu’on trouve le plus de traces de l’Art Déco et aussi de l’Art Moderne.

Pas moins de 2 heures à scruter, souvent en haut des façades : les balustres, les garde-corps, les ornements variés et les matériaux divers. Au passage, ne manquez pas la très belle façade de l’immeuble situé entre Monoprix et la place Grenette (même s’il s’agit d’un tout autre style) où l’on retrouve les têtes des propriétaires. Vanitas vanitatum…
C’est Louis Vicat, qui dès 1818 fait des recherches sur le ciment hydraulique, fasciné par les réalisations romaines. Le béton moulé et le béton armé, dont il modifie la composition, font bientôt la fortune et la renommée de la ville au début du siècle.
Nous observons, grâce à lui, de nombreuses nuances de gris (mais pas 50 !), puisque c’est bien d’or gris qu’il s’agit ici.

De l’Exposition universelle à Paris, à l’Exposition internationale sur la houille blanche et le tourisme à Grenoble, en 1925, il n’y a qu’un pas que nous franchissons allègrement.

Quatre réalisations restent emblématiques de la ville : le Garage hélicoïdal que nous avons la chance de visiter grâce à Christine C., la Tour Perret, le Palais des glaces et l’Immeuble du gymnase, devant lequel nous faisons une halte bienfaisante. Ce grand paquebot aux lignes arrondies, tout de blanc vêtu vient juste d’être réh abilité. Ces réalisations sont signalées comme appartenant au Patrimoine du XXème siècle.
A Grenoble tous les styles se côtoient et s’enchevêtrent. Mais ce qui permet d’identifier l’Art Déco, à coup sûr, ce sont, outre les matériaux disparates, les lignes arrondies et les pans coupés, les toits-terrasses, les bow-windows, les oculus et l’ornementation florale avec une prédilection pour les roses et les tournesols. Les ouvrages en ferronnerie, balcons et garde-corps, ainsi que les portes sont tout à fait remarquables.
Même les « vraies » Grenobloises sont étonnées par la richesse de leur ville en ce domaine.
Désormais lorsque nous nous promènerons en ces lieux, nous n’oublierons pas de lever la tête !
D.VDB avec la complicité de C.M. 16/05/2017


Rencontre avec Emma Louis

le-jour-ou-je-n-ai-pas-tue-mon-pere.jpgLE JOUR OU JE N' AI PAS TUE MON PERE UN RUDE ROMAN PSYCHOLOGIQUE

Pour la première fois le Lyceum accueillait, lors d'un petit déjeuner littéraire, Emma Louis.
Journaliste de talent, écrivain, poétesse, elle a plus d'une corde à son arc et a même écrit, en son temps, un opéra-ballet préfacé par Monseigneur Matagrin....
Elle nous présentait mercredi son dernier livre « le jour où je n'ai pas tué mon père » un rude roman psychologique.
Avec sa légendaire retenue et la passion qu'elle met en toute chose, Emma nous a embarquées dans son univers. Un univers fait de plongées au plus profond des ténèbres et de lumineuses renaissances.
Pour résumer en quelques mots son ouvrage, on peut dire qu'il a pour thème principal l'enfance maltraitée. Mais pas seulement. Certes le héros placé très jeune sous l'autorité de la Protection de l'Enfance, souffrira une bonne partie de sa vie de l'absence d'amour maternel. Il se fera du mal à lui même et... aux autres. Avant de trouver la rédemption.
Du livre il faut aussi retenir l'écriture au couteau d'Emma, qui ne cesse de tailler dans la vie, ses malheurs et ses bonheurs aussi.

Il faut du temps parfois pour apprivoiser Emma, souvent mystérieuse derrière ses verres teintés.
Mais quand elle découvre chez les autres, écoute et bienveillance, s'engage alors un échange fait de chaleur et de sincérité.
C'est ce que l'on a ressenti, semble-t-il, au cours du débat qui a permis à l'assistance d'entrouvrir un instant le monde de l'auteur.
V.S. - 12.05.2017