Accord à coeur
Nous avons passé un moment privilégié, hors du temps, en ce jeudi frileux de février, avec mes amis du 3ème étage : Véronique et Marcel KLAJNBERG.
Marcel, guitariste de talent, accompagne avec beaucoup de sensibilité, depuis 10 ans, Françoise DESLANDE, une partenaire complice et facétieuse.
Ce concert privé correspond à leur 4ème programme, le précédent étant consacré à Jean Ferrat.
La titre du spectacle est révélateur du contenu : « Accord à cœur » puisque tous les textes parlent d’amour.
Dans ce cadre, ils nous ont offert 15 superbes chansons : de pures merveilles !
Souvenez-vous de : Au pays de ton corps… Que serais-je sans toi… L’arrière-saison… La nuit… Chanson pour toi… Le poète et la rose (Les enfants terribles)…
Et bien d’autres encore, empruntées au répertoire de Serge Reggiani, Barbara, Catherine Le Forestier, Maurice Fanon et, bien sûr, Jean Ferrat…
Nous avons rêvé… Nous aurions bien dansé…
C’était magique !
Merci, merci Françoise et Marcel !
Exposition, centre du graphisme
Quelle étrange exposition, un vrai kaléidoscope !
En fait, c’est un très sympathique propos qui nous emmène en voyage dans le temps, les cinquante dernières années, entre France, Grande Bretagne, et Etats unis. C’est aussi la première exposition de ce type, en France, fruit de la passion de Michel Bouvet , son créateur, pour le rock progressiste !
Voilà pour le contexte.
Aux murs, plus de 1300 pochettes de disques, de CD et enfin de néo Vinyles, en couleurs ou en noir et blanc, sobres ou psychédéliques, exprimant l’extraordinaire diversité de la création qui associe musiciens, graphistes, directeurs artistiques, photographes, producteurs et amateurs.
L’objet pochette a pris une extraordinaire ampleur à partir de cette fameuse année 1967 qui a vu éclore une nouvelle culture libérée et libératrice, à la recherche de tous les codes, de tous les possibles. Mais aussi chaque pochette raconte une histoire, une chanson, un procédé technique, des souvenirs, les nôtres, ceux de nos enfants et ceux de nos petits enfants.
Objet artistique, témoin d’une époque, de nouvelles techniques, ces 1300 pochettes nous parlent, nous font réfléchir et rêver, et s’associent ainsi parfaitement à toutes les possibilités musicales et graphiques qui ont marqué ces cinquante dernières années.
C’est peut être là une clef de cette expo : se laisser emporter dans ce monde foisonnant, une fantastique façon de nous ré-enchanter ! L.B.
A travers l'oeuvre de Dezeuze
Tel est le cheminement du visiteur qui s’aventure dans les méandres du parcours de cet artiste contemporain, né à Alès en 1942, aussi original qu’atypique !18 salles du musée de Grenoble lui sont consacrées pour une rétrospective d’envergure.
La formation de l’artiste est académique ; il possède de solides bases en dessin et en histoire de l’art. D’esprit cosmopolite, il se fait le défenseur du nomadisme et se nourrit d’influences diverses : espagnole, mexicaine, canadienne et américaine.
La question qu’il pose n’est pas nouvelle : L’art est-il bien une fenêtre ouverte sur le
monde ?
Le Châssis de bois vide, appuyé contre un mur donne le ton de sa recherche.
Le support de la toile est une création en soi, dans la mesure où il sous-tend l’oeuvre exposée. L’oeil garde sa liberté, traverse le cadre, comme on traverse le miroir pour entrer dans un autre univers.
Création de l’homo faber, il est la structure indispensable à toute existence, comme l’est le squelette au corps.
Daniel Dezeuze assume l’impopularité de cette création, comme celle des Echelles
modulables en bois souple, métaphores de la quête de l’homme et de l’artiste. Graphies dans l’espace, elles nous interrogent sur le pouvoir du vide, souvent générateur d’angoisse La Canisse enroulée, étalée sur le sol, enduite de bitume de Judée, nous laisse un peu perplexes.
Si l’on sait que ce novateur est à l’origine du mouvement Supports er Surfaces (1968-1972), on comprend mieux ce souci de liberté, d’absence de cadre, de limite, cette transgression permanente. Il s’inscrit dans une recherche de déconstruction de l’objet-tableau, à la fois peinture et sculpture. Les Portes, symboles de liberté ou d’enfermement, dégradées par ses soins, témoignent de cette volonté de revisiter notre quotidien avec notre besoin de sécurité ou d’évasion…
Il utilise successivement et indistinct échelles, claies, gazes, tarlatane, objets de
récupération tronqués et meurtris,réceptacles, valises... Que voi (que vois semble-t-il
demander à son interlocuteur-visiteur ? Est-ce une invitation au voyage artistique,
métaphysique ou spirituel ?
Il nous plonge avec la même facilité dans l’univers éthéré des gazes que dans celui plus destructeur des arcs et des arbalètes à la fois symboles de tension et de désastre.
Tension et dé-tension se répondent, comme se répondraient liberté et détention.
Cette oeuvre est extrêmement déroutante, elle nous oblige à remettre en cause nos valeurs et nos certitudes.
Le jeu des contradictions est permanent. Dezeuze se joue du vide et du plein, du léger et du dense, de la couleur et de l’aspect brut des objets.
S’inspirant du moyen-âge il explore le monde des laboratores avec
les objets de cueillette, des bellatores avec les armes et aussi des oratores avec les peintures qui perlent.
Notre oeil et notre esprit voltigent, hésitant à se fixer, comme les papillons et pavillons de cet esthète, aussi déstabilisant qu’imaginatif.
Si nous avons fait un détour Par une forêt obscure et si nous nous sommes parfois égarés dans le labyrinthe de Dezeuze, nous avons toujours perçu cette ouverture lumineuse que constitue la Création !
D.VDB
LE 24.01.2018
Accompagnement psychologique de victimes en cas d'attentat ou de catastrophe
Nous étions plus de 20 Lycéennes, accompagnées de quelques maris, à assister à la conférence du docteur Patrice Baro, psychiatre à l'hôpital de Grenoble et responsable de la cellule d'urgence médico-psychologique de l'Isère.
Comment traiter l'aide psychologique apportée aux victimes et proches, lors d'attentats ou de catastrophes, tel était le propos du conférencier, impliqué en première ligne lors de drames imprévisibles.
En France on s'est inspiré des pratiques des médecins militaires, spécialisés dans les névroses de guerre (Vietnam) et aussi de Freud (conversion hystérique)
En Isère, les risques sont importants : industriels (usine seveso), nucléaires, avalanches et autres…
Lors d'un attentat on vit le réel de la mort et il faut prendre en compte la
souffrance psychologique de chacun. L’important est de rassurer la victime d'abord par une présence même silencieuse, puis lui permettre de verbaliser son mal-être. Il est opportun de s'occuper des plus fuyants qui sont souvent les plus atteints. La première écoute s’avère primordiale.
Dans chaque département la présence d'une cellule médico-psychologique a été mise en place, doublée d’une cellule de crise au Ministère de la Santé.
Au quotidien on vit inconsciemment avec le sentiment d’immortalité. Et les victimes sont bouleversées par un terrible constat : la mort ne se maîtrise pas.
Cette cellule d'urgence agit comme interface avec la traumatologie de l'Arc Alpin. On peut citer pour mémoire l’avalanche qui s’est produite aux Deux-Alpes où 2 lycéens ont trouvé la mort.
Tous sont stressés, mais grâce à la parole libérée, on peut éviter des blessures sur le long terme.
Il faut noter le rôle actif de bénévoles formés à cet effet, car dans ce genre de situation la solidarité humaine est un puissant recours.
L'accompagnement humain, discret et professionnel constitue une aide inestimable.
C'est sur cette note d’espoir que s’est achevée la soirée par un
chaleureux apéritif dans le salon accueillant de Nadine.
O.S
16.01.2018.
Soirée des voeux
« Grivoises, volages, bourgeoises, épouses, maîtresses, canotières : les femmes et MAUPASSANT »
Quand on évoque Maupassant, quelques titres viennent à l’esprit : La Maison Tellier 1881, Une Vie 1883, Le Horla 1887… romans ou nouvelles dans lesquels se côtoient naturalisme et fantastique.
Mais c’est dans un autre univers que nous plonge la compagnie Créabulle en cette soirée de janvier 2018, réservée aux vœux.
Anne-Sophie Galinier et Stéphanie Maurin, comédiennes professionnelles, nous entraînent dans le monde de ce disciple de Flaubert et de Schopenhauer, à la fois léger et caustique, sensible et pessimiste. La ronde des femmes se forme sous nos yeux, dans toute sa diversité et sa complexité, avec leurs obligations, leurs désirs et leurs besoins, souvent contradictoires.
Se succèdent trois tableaux révélateurs de cette fin du XIXème siècle : les bourgeoises dans leur souci de respectabilité et de passion, les filles de petite vertu dans leur recherche du plaisir, et les canotières à la fois grivoises et avant-gardistes par leur appétit de la vie.
Ce qui les rapproche, c’est tout à la fois leur quête d’amour souvent déçue et leur mépris ou leur dégoût des hommes. « J’ai besoin d’être aimée, ne serait-ce que par un chien » dira l’une d’elles.
Tous les textes proposés sont extraits des œuvres de Maupassant, vaste puzzle savamment recomposé et éclairé avec talent par les soins du régisseur. La musique, le choix des costumes et les voix off enregistrées nous aident à resituer chaque saynète dans un univers spécifique.
Mais outre l’aspect plaisant et sarcastique du propos, on se rend compte que Maupassant pose des questions très actuelles.
Les femmes sont-elles des poulinières ?
Ont-elles droit au plaisir ?
Peuvent-elles dire non ?
Comment réussissent-elles à concilier respectabilité et passion, désir et mépris ?
L’amour et le plaisir sont au cœur du spectacle et traduisent bien les besoins du jouisseur et du bon vivant qu’était Maupassant.
Mais c’est à d’autres plaisirs que s’adonneront les Lycéennes à la fin du spectacle, se retrouvant devant un buffet raffiné pour échanger de bons voeux. Elles deviseront à loisir sur leur condition, leurs projets, leurs soucis et aussi leurs joies.
Tout cela, orchestré avec maestria par Catherine, notre hôtesse, aussi attentive qu’efficace.
Cela nous permet, pour illustrer cette soirée consacrée à Maupassant, de souscrire à la formule de Julien Clerc :
« Femmes, je vous aime ! »
D.VDB

Activités physiques et cancer
A-Xavier Bigard, professeur agrégé au Val-de-Grâce, est venu nous rappeler, à la Table ronde, les bienfaits du sport sur la santé et ses effets bénéfiques sur certains cancers.
L'activité physique AP est la thérapeutique non-médicamenteuse la plus
efficace pour contribuer à l’amélioration et la prévention du cancer. Quand on
parle d'AP, cela peut concerner tous les mouvements de la vie quotidienne.
Dans l’idéal, il faudrait faire 3 footings par semaine et au minimum 1/2 h de marche active par jour ! Sans oublier quelques exercices de renforcement
musculaire (1 par semaine minimum).
En revanche, on considère qu’il y a sédentarité lorsque le temps passé en dépense énergétique, proche de celui du repos, dépasse 7-8 h par jour.
L'inactivité est la 4ème cause de mortalité dans le monde et génère 5 millions
de décès par an.
En 2012, en France on a déploré 200.000 nouveaux cas de cancers chez les
hommes (prostate et colorectaux) et 155.000 chez les femmes (sein et colorectaux).
I. Prévention primaire des cancers
A-X. Bigard nous montre, s’appuyant sur de très nombreuses études, que pour certains cancers, l'AP régulière permet de réduire de 24% le risque de survenue de cancer du colon et du sein mais non pour celui du rectum.
Il y a réduction du risque, quelle que soit l'AP. Celle-ci est plus importante si l'AP est plus intense, mais pour le cancer du sein, on ne note pas de réduction du risque si la masse corporelle est excessive. L’obésité reste donc un risque majeur de survenue de cancer, non modifiable par l’AP.
L'AP permet également d’envisager des réductions importantes de dépenses de santé !
II. Effets de l'AP si le cancer est déclaré
1. Correction du déconditionnement (augmentation de la capacité cardio-respiratoire et amélioration de la qualité musculaire)
2. Correction de la composition corporelle (diminution de l'obésité)
3. Effets métaboliques (augmentation de la sensibilité à l'insuline, limitation du gain de poids)
4. Effets sur la fatigue (réduction de 23% du niveau de fatigue liée au cancer)
5. Effets positifs sur la qualité de vie
6. Impacts sur certains effets secondaires des traitements suivis
7. Impacts sur la survie et les risques de récidives
Il est donc important de limiter le temps de sédentarité et de maintenir un mode de vie actif pendant la radiothérapie et les traitements médicaux. Mais il peut y avoir des contre-indications temporaires. Et il faut
favoriser l'engagement durable dans les pratiques, ce qui est souvent difficile, surtout chez les hommes !
C'est la seconde fois que A-X. Bigard nous prouve, avec brio et chiffres à l’appui, l'importance de l'activité physique pour notre santé, et même notre survie !
Alors, à quand un club sportif au Lyceum ?
C.S
Assemblée Générale du club de Grenoble
Notre assemblée générale s’est tenue ce mardi 21 novembre, accueillie comme
à l’accoutumée dans l’élégant hôtel Lesdiguières.
Nous étions quarante-deux autour de Marijke dont c’était la première assemblée générale en tant que présidente.
Chaque responsable de club a commenté son rapport d’activité : rando, cinéma, lecture, bridge et le petit dernier, art-partage, créé cette année.
Ensuite Marijke a présenté avec humour un diaporama attractif, bilan des nombreuses activités proposées par notre club au cours de cette année 2017.
Caroline nous a alléchées en évoquant un projet de voyage à Aix-en- Provence les 25 et 26 avril 2018.
Puis le bilan financier 2017 et le budget 2018, établis par notre trésorière Béatrice, nous ont montré des comptes en parfait équilibre.
Rapport moral et rapport financier ont été votés d’un seul élan, à l’unanimité, par l’assemblée générale.
A noter :
des mouvements au C.A. avec le départ de Caroline et deNadine. Toutes deux ont été très applaudies et remerciéeschaleureusement pour tout le travail qu’elles ont fait,
avec leur enthousiasme, leur créativité, leur talent et leur disponibilité.
Une Assemblée Générale rondement menée !
Danièle Vandenbussche et Jacqueline Franco ont été élues au C.A. à l’unanimité. Merci pour leur engagement au service du Lyceum.
Merci également à Marijke et au C.A. pour la belle année qu’elles nous ont permis de vivre. Bravo aussi pour cette A.G. très enlevée, bien huilée et si sympathique !
Au cours de l’apéritif nous avons eu la joie d’introniser deux nouvelles lycéennes : Agnès et Suzanne, présentées par leur marraine. Bienvenue à elles deux !
La soirée s’est terminée par un dîner placé au moyen d’un tirage au sort littéraire. Avec le titre de l’ouvrage, chacune devait retrouver la place au nom de son auteur.
Une belle et douce soirée, pleine d’amitié et de découvertes. MEE
Rembrandt à la loupe
Munies de loupes et accompagnées de notre guide Caroline R. nous avons la chance de disposer pour nous seules du couvent Sainte-Cécile en ce petit matin frileux. Nous pouvons admirer à loisir les 68 oeuvres tirées sur papier du célébrissime aquafortiste : Rembrandt.
Maître du graphisme et de la lumière, peintre universellement reconnu, il nous raconte une époque, un univers, une culture permettant d’appréhender les Pays-Bas du XVIIème siècle.
Ces oeuvres monochromes, de très petite taille, préfigurent déjà ce que sera la bande dessinée où la précision du trait n’a d’égale que l’expressivité des visages.
Les 57 gravures du collectionneur anglais Neil Kaplan viennent en effet d’être acquises par le fonds Glénat où un cabinet Rembrandt sera bientôt installé à demeure. Ce sont maintenant 68 oeuvres, tout à fait exceptionnelles, que peut
découvrir le visiteur.
Ce qui attire et retient le regard, dès l’entrée, c’est la qualité et l’effet décoratif des
agrandissements de ces oeuvres souvent minuscules. Le talent et la virtuosité de
l’aquafortiste n’en sont que plus remarquables.
REMBRANDT à la loupe Ciselée à la pointe sèche et au burin, chaque plaque de cuivre peut être reprise jusqu’à 6 fois par le maître pour obtenir le rendu souhaité. Nous découvrons les outils qui donnent vie à ces merveilles, en particulier le brunissoir et l’ébarboir dont nous ignorions jusqu’au nom !
Rembrandt est surtout célèbre, si l’on excepte sa peinture, par ses autoportraits
où il accepte de mettre en scène une laideur expressive. Il choisit souvent comme modèles ses proches : son père, sa mère ou son épouse Saskia, tendrement
aimée.
Il se plaît à rendre saisissants les mendiants, les attrapeurs de rats, les petits métiers et les plus démunis dont la trogne est croquée avec bienveillance et générosité.
Rembrandt grave aussi dans le cuivre les scènes bibliques auxquelles il confère vie et
humanité par les attitudes, l’expressivité ou le jeu du clair-obscur.
Son talent est multiforme. On ne peut passer sous silence un très beau nu qui préfigure le tableau d’Ingres…
Il y aurait encore beaucoup à dire, mais il vaut mieux vous rendre compte de visu, tant le génie est indicible.
Cette exposition reste disponible chez Glénât jusqu’au 16 décembre.
Offrez-vous ce premier cadeau de Noël !
D.VDB- 20/11/2017
Visite du Dauphiné Libéré

Belle soirée que cette visite des locaux du Dauphiné Libéré en compagnie
de Jean Pierre Souchon, rédacteur en chef du journal.
Au cours d'un exposé vivant et passionnant, Jean Pierre nous a conté avec
brio l'histoire, l'évolution et le s problématiques actuelles du journal, liées
à l'évolution des besoins et des nouveaux modes de consommation de
l'information.
Une trentaine de Lycéennes accompagnées de quelques époux ont suivi
avec intérêt cette "conférence" et n'ont pas manqué au moment
importun de poser leurs questions. Rencontre placée sous le signe de la
communication, de l'échange, de la bonne humeur, ponctuée par les
anecdotes rapportées par notre hôte.
Quelques points d'histoire
Le Dauphiné Libéré appartient au groupe EBRA dont l'actionnaire est
Crédit Mutuel CIC à Strasbourg.
Initialement installée avenue Alsace Lorraine à Grenoble, la structure s'est
installée en 1977 à Veurey-Voroize à l'initiative du propriétaire du site et
maire de la commune. M. Louis Richerot était-il visionnaire pour imaginer
qu'un jour ce site soit situé tout près des entrées d'autoroute ?
Le DL est le troisième quotidien régional derrière Ouest Franc e et
Sud ouest.
Il couvre neuf départements sur le territoire. Sa zone de diffusion
se concentre sur les départements de l'Isère, la Savoie, la Haute-
Savoie, la Drôme, l'Ardèche, les Hautes-Alpes, l’Ain (Pays de
Gex), le Vaucluse, ainsi que dans la vallée de l'Ubaye dans
les Alpes de Haute Provence.
100 millions de pages sont lues chaque jour dont 30% sur
Facebook.
Le DL doit faire face à plusieurs types de difficultés.
II est un des rares journaux en France à ne pas avoir d'identité.
Trop d'identités pour un quotidien régional et peu de points
communs entre les régions. Comment agréger cette identité
qu’on n’a pas ?
SOIREE SINGULIERE : le Lyceum investit les locaux du célèbre journal
LE LYCEUM CLUB DE GRENOBLE , invité par le directeur JP Souchon….
En trouvant quelques idées transverses pour les nouvelles nationales et le sport, mais surtout en faisant des multi départementaux devant la difficulté à faire un régional. Au niveau du quotidien, ce sont donc 33 éditions qui sortent par jour pour aller au plus proche du lecteur.
Le modèle économique sur papier enregistre 7 à 8% de perte. Les ventes sont globalement en baisse et la publicité qui représente 40% des revenus est le premier budget sur lequel rognent les annonceurs.
Difficulté du DL à aller chercher l'info à la source. C'est un devoir vis à vis des lecteurs que l'info soit juste sous peine de voir les lecteurs s'informer ailleurs.
A l'heure d'un monde ouvert où l'information circule vite avec de nombreux sites qui se montent de partout à peu de frais, quel modèle économique mettre en place sur le digital ? Les nouvelles technologies vont trop vite, on n'a plus le temps de se poser pour faire une réforme du journal
papier.
Actuellement, le DL est un journal de masse. Demain ce sera un journal personnalisé
répondant aux attentes des lecteurs. L'idée est de faire du tracking (profilage des
lecteurs) et de pousser les infos qui les intéressent sur leurs smartphones.
Ce procédé est source de revenus pour le DL car les annonceurs de publicité sont intéressés par les fichiers de clients qu'ils vont pouvoir démarcher.
L'idée est de faire dans une forme digitale une matinale dès 6 heures du matin, en agrégeant tous les services pour faire une conciergerie regroupant les informations de la nuit et du serviciel : météo, point pollution, bouchons ... Un journal fonctionne grâce à la valeur ajoutée apportée par la rédaction et la valeur d'usage, infos pratiques, info service.
Quelques chiffres :
Le Dauphiné Libéré est une usine, une grosse machine industrielle dont le coeur du réacteur est la proximité.
Actuellement, le DL compte 857 salariés dont 300 journalistes et un peu plus de 2000 correspondants répartis sur l'ensemble du territoire. La zone comprend 2225 communes. Difficultés à trouver des correspondants. Leurs missions se déroulent plutôt les week-ends et le soir. Ce sont des activités très contraignantes et "très mal payées" !!
75 % de l'information est faite par les correspondants.
Le tirage d'un journal est limité à 40 pages. Ce sont 410 pages éditées chaque nuit,
9600 sujets traités et 5000 photos utilisées.
Qui sont les lecteurs ? 12 % des lecteurs achètent le journal pour les avis de décès. Ce sont principalement des banquiers, médecins et notaires ; 6 à 7% pour les pages
courses, 95% pour les nouvelles locales. Le lecteur type est dans la fourchette 30 à 35 ans pour une première lecture. Les lecteurs commencent généralement à acheter un journal lorsqu'ils fondent un foyer. Les jeunes sont tous sur leurs smartphones.
Il y a 30 ou 40 ans, le DL était le quotidien de l'immédiateté. Aujourd'hui l'information dite "chaude" est sur le net.
Le groupe développe parallèlement aux journaux des revues et des magazines mensuels ou trimestriels, entre autres : Dauphiné saveurs d'ici, Alpes Loisirs, Rugby, TV magazine, Nationale 7, Grenoble en résistance ..., mais également des livres (Jean Ferrat) ainsi que des grands formats dont le prochain à venir : "50 ans de jeux de Grenoble".
Ce sont environ 300 suppléments par an.
Toutes les éditions sont fabriquées sur le site. Les journaux préparés dans les départements par les journalistes délocalisés sont également imprimés à Veurey-Voroize.
Après cette belle présentation, les échanges ont continué autour d'un buffet qui nous a réjouis tant sur le plan visuel que gustatif.
La seconde partie de soirée à été consacrée à la visite des différents services, du Secrétariat Général de la rédaction, au Service des Sports national et International, aux Informations Nationales, à l'Espace technique, Service informatique, jusqu'à la salle des rotatives.
Irène nous a accueillis au Secrétariat Général de la rédaction. Elle est journaliste. Ce poste est le plus important. C'est un poste de pilotage, de
responsabilité qui nécessite une présence jusqu’à environ 3 heures du matin. Le "chemin de fer" qui est la représentation du journal page à page lui permet, sur l'écran de l'ordinateur de vérifier que toutes les pages sont abouties et que le journal ne sera pas en retard.
Bras droit de JP.S Christophe et Olivier, dans le bureau des Informations Nationales gèrent la première et dernière page.
Plusieurs réunions dans l'après midi sont nécessaires pour déterminer le choix de la Une. C'est la vitrine du journal, un équilibre entre informations régionales et Informations Nationales.
L'illustration a aussi toute son importance. Dans l'espace technique, les dactylos veillent à la mise en page, l'ergonomie des pages et le confort de lecture pour que les lecteurs se reconnaissent. Elles sont un support à la rédaction. Le service informatique régule les informations .22h30, moment magique où les rotatives dans un bruit sourd et accéléré se mettent en marche pour les premières éditions qui partiront vers 22h30. Elles tournent à 50/60 kilomètres à l'heure et peuvent imprimer 80 000
exemplaires par heure. Pilotes et techniciens de maintenance sont vigilants et prêts à intervenir au moindre problème.Au sous-sol, des robots transportent les rouleaux de papier pour les installer dans les rotatives.
Nous suivons ensuite la distribution robotisée via les bandes de roulement d'expédition. Entre temps, les journaux ont été automatiquement triés, emballés, étiquetés, dirigés vers leurs points de départ.
Chaque soir, 30 camions de 10/12 tonnes partent distribuer les journaux dans 3500 points de vente, à partir de 22H30 pour les premières éditions jusqu'à environ 3h du matin pour les dernières livraisons.
Au final, la sortie du journal est une course quotidienne contre la montre, un travail en linéaire où tous les rouages doivent fonctionner en même temps. L'heure de
chacune des éditions est à la minute près. Mais il est cependant nécessaire d'avoir une très bonne réactivité en cas d'actualité dramatique. La journal ne parvient pas à l'heure.
Un grand merci à Jean Pierre pour avoir partagé sa culture journalistique, son goût pour sa profession et nous avoir ouvert à travers ses propos et ses anecdotes une petite fenêtre sur le quotidien du grand journal qu'est le Dauphiné Libéré.
Merci à Véronique, son épouse, d'avoir eu l’initiative de cette visite.
54ème A.G.N. sur les pas de Jeanne d’Arc

Sous la bannière du club d’Orléans, à savoir un superbe kakemono flambant neuf, nous étions environ 250 réunies pour l’A.G. annuelle.
Isabelle Bertrand, présidente du LCIO et Véronique Mattéoli, présidente du FFLCI nous ont accueillies avant de céder le micro à Olivier Carré, maire d’Orléans.
Tous les 3 se sont accordés pour rappeler le rôle déterminant de la femme dans la société et dans son évolution. Jeanne d’Arc est un glorieux exemple de cette détermination, acceptant de défendre ses idées au péril de sa vie.
Les vitraux de la superbe cathédrale Sainte-Croix témoignent de son combat. « Pugnacité, vivacité et acuité » caractérisent la femme, si l’on en croit M. Carré.
Elle est au cœur de tous les combats parce que c’est elle qui porte et donne la vie.
Orléans, ville où il fait bon vivre, nous a séduites tant par la politique active de restauration (sur la liste du patrimoine mondial en 2000) que par sa propreté. Les ravalements des immeubles, plus blancs que blancs, et les 300 maisons à pans de bois en témoignent. Orléans est aussi une ville libérée qui a lutté constamment pour cette liberté retrouvée. « Les Voix d’Orléans » traduisent cette volonté de se faire entendre et de défendre ses valeurs.
D. V.D.B. 11 et 12 Octobre 2018
