Conférence : "nutrition et poids de forme"

Une vingtaine de Lycéennes avaient répondu présentes pour assister à la conférence « Nutrition et Poids de forme » animée par Xavier Bigard, professeur agrégé du Val de Grâce, conseiller scientifique à l'Agence française de lutte contre le dopage et président de la Société française de médecine, de l'exercice et du sport.
C'est dire que le sujet était d'importance car comme nous l'a rappelé Marijke, notre Présidente : "ce qui touche à la nourriture est une passion française".
Durant une heure trente, M. Bigard, clair et pédagogue, a charmé son auditoire,
exclusivement féminin, sur son sujet.
Qu'est ce que le poids de forme? Quelles difficultés pour l'obtenir et le maintenir?
Le poids de forme c'est la corpulence correspondante avec le maintien d'un bon état de santé. Il réside dans un équilibre entre alimentation et activité physique.
Le calcul de l'Indice de Masse Corporelle (IMC) est un moyen pour évaluer notre corpulence. Quelques chiffres pour se situer : on parle d'une corpulence normale pour un IMC de 18,5 à 25, d'un surpoids pour un IMC de 25 à 30, d'une obésité sévère pour un IMC supérieur à 35.
En deçà de 18,5 on parle de maigreur.
Le génome humain porte l'héritage de l'alternance de période de famine et d'opulence
d'alimentation, ce qui a permis la survie de l'espèce humaine.
Actuellement, il n'y a plus de phases de famine, les chasseurs cueilleurs ont disparu, et avec les progrès modernes, on note une baisse importante de nos dépenses énergétiques.
Il faut juste garder à l'esprit que tout ce qui ne va pas être dépensé va être stocké.
Pour garder un bon équilibre pondéral, il convient d'équilibrer les entrées et les sorties
(dépenses d'énergie) en contrôlant ses entrées et en augmentant ses dépenses
Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) mis en place au milieu des années 2000, met l'accent sur le contrôle quantitatif de nos apports alimentaires. Il est important de savoir appliquer ces recommandations qui sont la base fondamentale de l'alimentation. Ce sont des recommandations générales; les recettes sont à élaborer en fonction de ses goûts et de ses habitudes.
La balance énergétique, entrées d'énergie (alimentation) et dépenses d'énergie, est
extrêmement compliquée à maintenir.
Une activité physique régulière à répéter tous les jours active des mécanismes par lesquels l'exercice corrige le stockage d'énergie en libérant les acides gras.
Pour terminer ces propos, Xavier Bigard nous recommande : des activités physiques
régulières, des déplacements actifs, des exercices à domicile, des activités sportives ou de loisirs...
L'idée est d'être actif chez soi et de combattre la sédentarité avec environ 30 minutes actives par jour, 5 jours sur 7.
Les régimes sont nécessaires en surpoids important.
Ils doivent être raisonnables avec des objectifs accessibles, limités dans le temps et
accompagnés par une activité physique adaptée.
Les régimes proposés par certains médias ou par des non-professionnels de la santé n'ont généralement aucune efficacité à long terme, ils peuvent provoquer des déséquilibres nutritionnels, des frustrations.
Il est important de conserver le plaisir du repas.
Les nombreuses questions qui ont suivi l'exposé ont montré tout l'intérêt de l'auditoire pour ce thème.
Un grand merci à notre conférencier pour la clarté de ses propos et la pertinence de sa présentation. Faisons en sorte que le thème de cette conférence raisonne en nous au cours de notre vie quotidienne.
F.L. le 17.02.2017


Exposition MATISSE

matisse-2.jpg…en noir et blanc ou en couleur ?
Une belle journée printanière, une route ensoleillée, des bavardages amicaux ; quel agréable préambule à l’exposition Matisse !
Au Musée des Beaux-Arts, nous retrouvons nos amies lyonnaises et, munies de nos audio-guides, nous plongeons pendant presque deux heures dans « le laboratoire
intérieur de Matisse ».
Comme chez beaucoup d’autres peintres, le dessin précède l’élaboration de l’oeuvre, mais il est, chez Matisse, création indépendante et existe par lui-même. L’intérêt de cette exposition est justement de montrer les rapports et les correspondances entre peinture, sculpture et art graphique.
De « la grammaire des poses », où l’artiste recherche son propre langage pictural, à la chapelle du Rosaire de Vence, nous cheminons en 14 étapes, dans les méandres de sa quête.
Les aller-retours et les correspondances entre le dessin, la peinture, le noir et le blanc, la couleur, le pinceau, le fusain, les papiers découpés et la sculpture sont ici illustrés de façon aussi surprenante qu’éblouissante. Il est, cependant bien difficile de trouver un fil conducteur, autre que chronologique, entre toutes les productions offertes à notre regard.
« Matisse rend fou » disait de lui Dorgelès tant le peintre était mal compris de ses contemporains. Il est vrai qu’il nous entraîne avec « La Danse » dans une ronde voluptueuse de nus colorés où s’exprime « Le bonheur de vivre » à l’état pur ! Les visages épurés, tracés au pinceau, trait noir sur 16.02.2017 fond blanc, n’en sont que plus saisissants, tant la quête de vérité spirituelle de Matisse semble évidente. « Ce qui frappe le plus, peutêtre, c’est la capacité de la ligne noire à moduler la surface blanche et à lui procurer ainsi une qualité lumineuse presque colorée. Ce pouvoir s’exerce tout particulièrement dans « Madame Matisse en Kimono » ou « … à l’éventail ».
Profondément attaché à la ville de Lyon, ville de sa « résurrection » après une très grave opération, il fera de multiples legs au musée, ce qui explique aussi cette rétrospective. Notre visite nous a semblé bien courte tant il y avait à voir. Nous gardons ainsi le désir de revoir à Grenoble « Intérieur aux aubergines », à Nice le Musée Matisse, à Paris l’éblouissante exposition Chtchoukine et à Vence
l’incomparable Chapelle du Rosaire.
Matisse n’a pas fini de nous surprendre et de nous émerveiller !
D.VDB
Yvonne Landsberg


I love Japan : graphisme et modernité

japon_1.jpgComment éduquer notre regard à la communication ?
Grâce à l’heureuse initiative d’Emma, 15 d’entre nous ont pu profiter de l’exposition quelque peu confidentielle, mais tout à fait remarquable : « I love Japan : graphisme et modernité ».
Nous l’avons découverte avec surprise dans un lieu improbable : l’ancienne mairie d’Echirolles, où 27 graphistes, vivant à Tokyo, exposent des œuvres aussi séduisantes qu’originales. Trois salles totalement réhabilitées, inaugurées en novembre dernier, permettent d’approcher l’univers graphique japonais. Les supports sont multiples : affiches publicitaires, tracts, objets, enseignes, journaux… Tout est objet de recherche graphique et de design au Japon, tout est signe et raffinement. Les créateurs sont profondément imprégnés par l’art de l’estampe et de la calligraphie. Cette culture nous fascine, nous occidentaux, par sa très grande modernité et son irréductible tradition !
Nous avons d’abord été séduites par le travail de Ken Miki qui rend la montagne et la neige presque tangibles et palpables à travers le graphisme du mot « SNOW » revisité à l’aide de l’ordinateur. Sur une autre affiche, le cône, utilisé comme symbole de l’univers typographique, recouvert de hiéroglyphes ou de signes aztèques, semble servir de porte-voix au « roseau pensant » qu’est l’homme. La disproportion entre l’homme (minuscule) et l’objet rend ainsi plus saisissantes la force de son cri et aussi la puissance du graphisme.
L’utilisation des couleurs de Takafumi Kusagaya rend le noir « lumineux ». Cela fait écho, pour nous, à l’œuvre de Soulages. Que dire de l’explosion de bleu de la fleur de Kazuo Kuribayashi, qui fait référence au pouvoir de la nature, à la puissance de l’éclosion et à la beauté pure ?
Au Japon, le lien entre le passé et le présent, l’homme et la nature est indissociable.
Le design se met ainsi au service des grandes causes de la façon la plus poétique qui soit avec des commentaires comme ceux de Norito Shinmura : « Les poissons de mer sont élevés par la forêt » / « L’algue est le nid de la mer » / « La lessive qui nettoie pollue la mer » / « Même les jeunes poissons sont pêchés avant de grandir »
La recherche esthétique se fait tout à la fois : graphique, picturale et didactique.
Mais le graphiste n’occulte pas les souvenirs douloureux. A travers l’image revisitée de l’explosion d’Hiroshima, symbolisée par le miroir éclaté, il fait resurgir des images enfouies au fond des mémoires dans un kaléidoscope ou un puzzle toujours bouleversés, toujours à revisiter.
Parmi les affiches réalisées chaque année à la demande de la JAGDA (Japan Art Association Graphic Designer) dans l’esprit d’Hiroshima Appeals, je retiendrai celle de 1983, la première. Il s’agit de papillons colorés qui virevoltent dans l’air embrasé telles des torches incandescentes.

Comment interpréter ce lumineux symbole ?
Sont-ils, comme le Phénix qui renaît de ses cendres, le symbole de la résistance, de la créativité, de la force de vie du Japon ?
DVDB


De Kandinsky aux plus hauts sommets

fashion.jpgDe Kandinsky aux plus hauts sommets,
avec nos amies Lyonnaises
Adoptons la « fashion altitude » !
Attirées par l’exposition Kandinsky, nos amies Lyonnaises ont profité de leur visite pour nous rejoindre et partager un déjeuner avec quelques-unes d’entre nous au « 5 », restaurant du musée.
Nous leur avons ensuite fait « prendre de la hauteur », en visitant avec elles l’exposition Glénat : Fashion altitude, qui retrace l’évolution de la mode en montagnes.
Le temps de nous imprégner de quelques gravures, tableaux ou mannequins en tenue de ski et nous avons très vite atteint les plus hauts sommets
A Grenoble, nous connaissons bien l'histoire des sports de montagne et l'engouement pour le ski. Les J.O. de 1968 ont donné un essor tout particulier à la ville. Avec cette exposition nous découvrons comment les hommes ont peu à peu apprivoisé cette "montagne diabolique". Ils en ont gravi les pentes et su, aussi, au fil des ans, adapter leur corps et leurs vêtements pour profiter de ce lieu admirable de beauté. A partir du XXème siècle c’est devenu un endroit branché où s'est développé le tourisme.
Les photos de J.H.Lartigue nous montrent Michelle Morgan, Coco Chanel, et d’autres, se rendant à la montagne.

Si au XIXème siècle, des femmes en crinoline affrontaient la neige, Henriette d'Angeville, en 1838, est la première femme à atteindre le sommet du Mont blanc, en s’inspirant des habits des chasseurs. Elle porte une robe assez longue, en toile très épaisse, accompagnée d'un pantalon de même texture.

premier_pantalon_de_ski.jpg1910 : Madeleine Namur porte la première …un pantalon

skieuse_chamonix.jpg1924 : Chamonix, premiers Jeux d'hiver
A partir des années 30, Hermès, Jean Patou dessinent des tenues élégantes pour l'après-ski.
1931 : Pierre Allain invente la première doudoune
1952 : Entreprise Moncler (à Monestier de Clermont)

1969 : Après la conquête de la lune , tout le monde porte des Moon Boots
Aujourd'hui , Rossignol, Fusalp découvrent de nouvelles matières, entièrement synthétiques. On parle même de "vêtement intelligent" qui garde la chaleur...
Après des couleurs classiques, le bleu, le noir, le rouge des moniteurs, la mode revient aujourd'hui aux couleurs vives, flashy même. Mais ce qui est sûr, c'est qu'on a dompté le froid et atteint un confort formidable...
Nous quittons nos amies lyonnaises sans trop de regret, car nous allons les revoir bientôt, à Lyon à l’occasion de l’exposition Matisse.
27.01.2017- A.O.


Soirée des voeux

Rencontre festive et culturelle
« Elle, Lui : A Cœur et à Cris »

A l’origine de cette rencontre littéraire et musicale, il y a 3 lectrices férues de littérature : Adélina, Nicole et Véronique, qui veulent faire connaître la culture populaire italienne, celle de leurs origines. Après avoir choisi comme thème fédérateur, l’exil, elles s’orientent ensuite vers celui des relations homme/femme.
Mais il manquait une dimension à ce projet littéraire : la musique !
lucien.jpgPar hasard, par chance et par bonheur, il y a Lucien et sa guitare. Lucien, c’est la musique incarnée !
patrizia.jpgEt puis, il y a Patrizia à la voix puissante, colorée, chaude et vibrante. L’ensemble était constitué !
nino.jpgFranck et son accordéon, Nino et son piano électrique les rejoignent bientôt ainsi que d’autres lecteurs. Antoine, Geneviève et Michel, séduits par leur projet, complètent ce groupe d’amateurs passionnés.
Ce sont donc 10 intervenants qui, en cette soirée des vœux, nous ont parlé, à travers la littérature et la musique, d’amour et « d’un rêve de complétude à jamais impossible ».
A travers des auteurs comme Quignard, Ernaux, De Lucca, Cohen, Ferney, Pagano, Singer, Roth, Reza, Grenouillet et d’autres, ils ont évoqué explicitement ou en filigrane les tourments, les dérives ou les joies de l’amour. La vision proposée, avec ses bonheurs et ses peines, n’était pas toujours très optimiste, mais chacun sait qu’« on ne met pas l’amour dans une boîte » , comme l’a déclaré avec beaucoup d’humour une Lycéenne.
La soirée s’est déroulée fort agréablement, autour d’un somptueux buffet. Françoise et Bernard Grand-Dufay nous avaient ouvertes toutes grandes les portes de leur maison, avec la générosité et l’élégante simplicité qui les caractérisent. L’amitié et le champagne ont favorisé des discussions chaleureuses et animées sur quantité de sujets, y compris les choix de textes et leur tonalité.
Puisse notre année lycéenne être à l’image de cette soirée ; à la fois festive, amicale, culturelle, riche d’échanges et de découvertes !
D VDB – le 17.01.17


Soirée de Noël

Dans une douce atmosphère, pas moins de 37 Lycéennes ont merveilleusement rajeuni en revivant, en ce mercredi 14 décembre, une soirée de Noël à l’image de celles de leur enfance.
Tour à tour, anges, pastoureaux ou rois mages, elles ont entonné avec bonheur : Douce Nuit dans toutes les langues possibles (et même en tchèque par MaO ou en mandarin par Françoise), suivie de la Marche des Rois, la Légende de St Nicolas ou Mon beau sapin…..chants merveilleusement accompagnés par Agnès, malgré son attelle !
Enveloppées dans un cocon chaleureux, elles ont écouté avec la même émotion que lorsqu’ elles étaient petites : le conte de La petite fille allumettes , suivi de celui, plus philosophique, des Quatre bougies symbolisant : la Paix, la Foi, l’Amour et l’Espérance.
Puis ce fut le moment de l’échange des cadeaux, symboles d’amitié et de partage.
Dissipée l’ambiance magique, les conversations reprennent. Et c’est dans un brouhaha sympathique et amical que va se poursuivre la soirée autour d’un buffet copieux et festif.
soiree_de_noel.jpgUn grand Merci à notre petite troupe lycéenne qui a si bien organisé cette soirée, aux interprètes, aux conteuses et un triple Merci à Agnès et Laurent, qui nous ont non seulement ouvert leur maison et leur piano mais aussi régalé d’un bien joyeux apéritif, au milieu de nos chants. Nous garderons de cette soirée un souvenir merveilleux.
Et comme nous l’a suggéré MaO, mettons-nous avec Noël, sous le signe de l’Espérance.
JOYEUSES FETES de NOËL
M.A.


« LA BEAUTE SAUVERA LE MONDE »

Tel est du moins l’état d’esprit de tous ceux qui ont contribué, sous la houlette du père GASO, et dans l’esprit de Joseph VIALLET, premier prêtre de cette paroisse, à la rénovation de la basilique du Sacré-Cœur de Grenoble.
le_sacre_coeur.jpgC’est son petit-neveu : Michel VIALLET qui nous raconte l’histoire de cette basilique dite « mineure » et de sa « résurrection ». La première pierre de l’édifice, provenant de Notre Dame de la Salette, fut posée en 1922. Le gros de l’œuvre est terminé en 1940 avec une charpente métallique, de type Eiffel, et une couverture de cuivre.
L’église est consacrée en1943 et érigée en basilique, de vocation plus universelle, en1952. Elle peut accueillir 1499 fidèles assis ! (La réglementation devenant tatillonne à partir de 1500 !)
La forme de l’édifice de style néo-romano-byzantin, par son absence de transept, rappelle celle des églises d’Orient. Dans la crypte sont enterrés Joseph VIALLET, le père PARIGOT et monseigneur CAILLOT qui ont œuvré à sa réalisation.
Un très beau vitrail de Jacques Le Chevallier fait face à l’autel.
En 2010 se pose le problème du devenir de ce sanctuaire, très laid de l’avis général, qui ne répond plus aux normes actuelles, et dont le chauffage est défaillant.
Un projet de réhabilitation, de rénovation et de restructuration est étudié. On le chiffre à 11 millions d’euros, il sera financé par des dons.
vitreaux.jpgDes vitraux sont commandés à Arcabas et réalisés par le maître verrier : Berthier. Six viennent d’être posés, douze sont encore à réaliser… Ils contribuent pour une grande part, avec le blanchiment des murs, à la transfiguration de l’édifice.
L’intérêt de cette rénovation consiste surtout dans la restructuration de l’ensemble et dans son ouverture sur le monde. Outre les lieux destinés à la prière, nous avons pu visiter un espace réservé aux familles, un auditorium ouvert à tous, des salles de réunion, un lieu d’exposition et de convivialité, appelé « Le piano », et un restaurant tenu par « Les apprentis d’Auteuil » dénommé « La salle à manger » où nous nous sommes retrouvées pour le déjeuner !

Cette réalisation vaut surtout par l’esprit qui l’anime. Elle se veut lieu d’ouverture, convivial et bienveillant, ouvert au dialogue. Il doit permettre, en ces temps troublés, de vivre la fraternité, de servir, annoncer, célébrer, accompagner et former.
Le père VIAN, « en tenue de travail » comme il le dit avec humour, témoigne de cette volonté d’être là, présent et disponible pour ceux qui le souhaitent.
Nous sommes reparties enthousiasmées par ce havre de paix, lieu de rayonnement et de beauté.
D.D. avec la complicité de D.VDB


Formes et couleurs de l'Ardèche

C’est sous ce thème prometteur que s’est déroulée cette sympathique journée, à deux bonnes heures de Grenoble, qui a réuni seize d’entre nous et un mari !
La Caverne du Pont d’Arc présente une reconstitution exacte de la Grotte Chauvet, découverte il y a plus de 20 ans, à 2km à vol d’oiseau, quelques mètres au dessus d’une arche naturelle qui enjambe l’Ardèche. L’architecture, la mise en scène, les animations digitales nous emmènent 36 000 ans en arrière au cœur de la vie des Aurignaciens. Ces Homo Sapiens semi-nomades partageaient une immense grotte avec les ours qui y hibernaient. L’été, nos semblables l’occupaient pour y dessiner ce qui est considéré comme le premier chef-d’œuvre de l’humanité, 18 000 ans avant Lascaux.
Si l’on ignore encore la fonction précise de ce lieu dédié uniquement aux dessins, on ne peut qu’admirer le tracé qui donne une vie extraordinaire aux animaux que ces hommes côtoyaient : ours, chevaux, lions des cavernes, panthères d’hiver, rhinocéros laineux, bouquetins, bisons, aurochs, chouettes semblent y vivre depuis le temps lointain où ils apparurent sur ces parois. Quelques mystérieux signes abstraits ponctuent les scènes animales.
L’utilisation du relief et des motifs pariétaux donnent vie à ces créatures monochromes, rouges, noires ou blanches, selon le matériau utilisé et témoignent de l’étonnante capacité à conceptualiser de ces chasseurs, cueilleurs, collecteurs, artisans. Ainsi la modernité esthétique et les innovations graphiques justifient les expressions d’« artistes » et de « chefs-d’œuvre » pour qualifier ces œuvres et leurs créateurs.
Après le déjeuner, les rives de l ‘Ardèche et des falaises la dominant ont donné un écrin naturel à notre imagination, là où se situe La Grotte Chauvet à laquelle très peu de personnes accèdent.
La dernière escale est la charmante ville de Bourg St Andéol, au bord du Rhône. Nous poursuivons notre voyage à travers les siècles en découvrant les charmes et secrets du Palais des Evêques : depuis plus de 10 ans un couple de propriétaires, aidés de nombreux bénévoles passionnés par cette aventure patrimoniale, le restaurent et redonnent vie aux peintures du XVIIème siècle.

Merci aux deux Caroline, notre vice-présidente et notre guide, qui ont organisé cette journée, harmonieusement colorée par la douceur automnale et l’esprit lycéen.

L.B.

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Aquapôle

De quoi s’agit-il ? Nous étions bien 16 à désirer en savoir plus !!!
Après un déjeuner un peu arrosé à la « Queue de Cochon », au Fontanil, une heure d’explications savantes données par un ingénieur-type allait en entraîner quelques unes vers une ‘’petite sieste’’ bien pardonnable ! Heureusement la visite des installations allait nous réveiller : la vue de ces bassins bouillonnants dans lesquels les eaux usées, mêlées à l’azote devaient se libérer de bien des déchets … ce n’est pas certes le Palais des parfums !
Mais les grandes cuves où la boue stagne par millions de tonnes, les bâtiments administratifs élégants et cachés dans les arbres, les kilomètres de tuyaux allaient toutes nous interpeller.
Bref, AQUAPOLE, c’est l’Unité de Traitement des Eaux Usées de l’agglomération grenobloise ! AQUAPOLE, c’est là où l’on dépollue, c’est l’assainissement des eaux usées.
Une trentaine d’agents répartis en 4 pôles vont traiter l’eau, les boues, les épurer pour finir par les rejeter dans l’Isère : dégrillage, décantation lamellaire, bio filtration … Tout ceci est très technique mais aussi instructif pour nous qui sommes incapables d’imaginer tout cela lorsque nous lavons nos radis !
Cette usine ne cesse de se moderniser : traitement des odeurs, traitement des boues qui, grâce à la méthanisation, fabriquera du biogaz lequel, aujourd’hui, alimente 2 500 foyers. Cette grande installation d’épuration est la 2ème de France. 84 millions de tonnes d’eau reçues sont transformées en boues, puis en méthane et renvoyées en biogaz vers le réseau « Gaz de France ».
Cette usine perdue dans les arbres, invisible et si active, est un modèle pour préparer notre avenir écologique. Merci à Caroline de nous avoir fait découvrir ce lieu essentiel à nos vies.
A.O.aquapole-2.jpg


"Elsa a retrouvé le sourire"

elsa_a_retrouve_le_sourire.jpgC’est sur cette voie, à la croisée de l’histoire et de la fiction, que Gabriel Berthod, nous emmène dans son roman Elsa a retrouvé le sourire, récemment paru.
La première pierre de ce long cheminement est son origine iséroise, où, très jeune, notre invité découvre Rose Valland, laquelle est originaire de St Etienne de Saint Geoirs .
Gabriel Berthod, passionné d’histoire et d’art contemporain, nous a ainsi expliqué son parcours qui, de Vinay à Bruxelles, en passant par l’IEP de Grenoble, l’a amené à rendre hommage à la femme la plus décorée de France, Rose Valland . Historienne d’art, résistante et capitaine de l’armée française, cette humble Iséroise a participé au sauvetage et à la récupération de plus de 45 000 œuvres d’art, avec la complicité du directeur des Monuments Nationaux, Jacques Jaujard.
Avec autant de simplicité que d’aisance, sans déflorer son roman, G. Berthod évoque le contexte historique de l’occupation allemande et la volonté des nazis de se constituer un trésor de guerre pour financer leur armement.

Ce pillage qui commença par un espionnage systématique des œuvres d’art à Paris, centre mondial du marché d’art, fut suivi de destructions, confiscations et spoliations que Rose Valland notait secrètement la nuit.
Depuis plus de 70 ans, la quête des toiles se poursuit, menée par différentes institutions, comme les musées nationaux de récupérations (MNR), créés à la fin de la guerre et le Comité d’ Indemnisation des Victimes des Spoliations (CIVS)
Lire ce roman, c’est comprendre les dessous d’une extraordinaire histoire de spoliation et d’une exceptionnelle quête à la recherche des œuvres disparues.
L.B.