De Kandinsky aux plus hauts sommets
De Kandinsky aux plus hauts sommets,
avec nos amies Lyonnaises
Adoptons la « fashion altitude » !
Attirées par l’exposition Kandinsky, nos amies Lyonnaises ont profité de leur visite pour nous rejoindre et partager un déjeuner avec quelques-unes d’entre nous au « 5 », restaurant du musée.
Nous leur avons ensuite fait « prendre de la hauteur », en visitant avec elles l’exposition Glénat : Fashion altitude, qui retrace l’évolution de la mode en montagnes.
Le temps de nous imprégner de quelques gravures, tableaux ou mannequins en tenue de ski et nous avons très vite atteint les plus hauts sommets
A Grenoble, nous connaissons bien l'histoire des sports de montagne et l'engouement pour le ski. Les J.O. de 1968 ont donné un essor tout particulier à la ville. Avec cette exposition nous découvrons comment les hommes ont peu à peu apprivoisé cette "montagne diabolique". Ils en ont gravi les pentes et su, aussi, au fil des ans, adapter leur corps et leurs vêtements pour profiter de ce lieu admirable de beauté. A partir du XXème siècle c’est devenu un endroit branché où s'est développé le tourisme.
Les photos de J.H.Lartigue nous montrent Michelle Morgan, Coco Chanel, et d’autres, se rendant à la montagne.
Si au XIXème siècle, des femmes en crinoline affrontaient la neige, Henriette d'Angeville, en 1838, est la première femme à atteindre le sommet du Mont blanc, en s’inspirant des habits des chasseurs. Elle porte une robe assez longue, en toile très épaisse, accompagnée d'un pantalon de même texture.
1910 : Madeleine Namur porte la première …un pantalon
1924 : Chamonix, premiers Jeux d'hiver
A partir des années 30, Hermès, Jean Patou dessinent des tenues élégantes pour l'après-ski.
1931 : Pierre Allain invente la première doudoune
1952 : Entreprise Moncler (à Monestier de Clermont)
1969 : Après la conquête de la lune , tout le monde porte des Moon Boots
Aujourd'hui , Rossignol, Fusalp découvrent de nouvelles matières, entièrement synthétiques. On parle même de "vêtement intelligent" qui garde la chaleur...
Après des couleurs classiques, le bleu, le noir, le rouge des moniteurs, la mode revient aujourd'hui aux couleurs vives, flashy même. Mais ce qui est sûr, c'est qu'on a dompté le froid et atteint un confort formidable...
Nous quittons nos amies lyonnaises sans trop de regret, car nous allons les revoir bientôt, à Lyon à l’occasion de l’exposition Matisse.
27.01.2017- A.O.
Soirée des voeux
Rencontre festive et culturelle
« Elle, Lui : A Cœur et à Cris »
A l’origine de cette rencontre littéraire et musicale, il y a 3 lectrices férues de littérature : Adélina, Nicole et Véronique, qui veulent faire connaître la culture populaire italienne, celle de leurs origines. Après avoir choisi comme thème fédérateur, l’exil, elles s’orientent ensuite vers celui des relations homme/femme.
Mais il manquait une dimension à ce projet littéraire : la musique !
Par hasard, par chance et par bonheur, il y a Lucien et sa guitare. Lucien, c’est la musique incarnée !
Et puis, il y a Patrizia à la voix puissante, colorée, chaude et vibrante. L’ensemble était constitué !
Franck et son accordéon, Nino et son piano électrique les rejoignent bientôt ainsi que d’autres lecteurs. Antoine, Geneviève et Michel, séduits par leur projet, complètent ce groupe d’amateurs passionnés.
Ce sont donc 10 intervenants qui, en cette soirée des vœux, nous ont parlé, à travers la littérature et la musique, d’amour et « d’un rêve de complétude à jamais impossible ».
A travers des auteurs comme Quignard, Ernaux, De Lucca, Cohen, Ferney, Pagano, Singer, Roth, Reza, Grenouillet et d’autres, ils ont évoqué explicitement ou en filigrane les tourments, les dérives ou les joies de l’amour. La vision proposée, avec ses bonheurs et ses peines, n’était pas toujours très optimiste, mais chacun sait qu’« on ne met pas l’amour dans une boîte » , comme l’a déclaré avec beaucoup d’humour une Lycéenne.
La soirée s’est déroulée fort agréablement, autour d’un somptueux buffet. Françoise et Bernard Grand-Dufay nous avaient ouvertes toutes grandes les portes de leur maison, avec la générosité et l’élégante simplicité qui les caractérisent. L’amitié et le champagne ont favorisé des discussions chaleureuses et animées sur quantité de sujets, y compris les choix de textes et leur tonalité.
Puisse notre année lycéenne être à l’image de cette soirée ; à la fois festive, amicale, culturelle, riche d’échanges et de découvertes !
D VDB – le 17.01.17
Soirée de Noël
Dans une douce atmosphère, pas moins de 37 Lycéennes ont merveilleusement rajeuni en revivant, en ce mercredi 14 décembre, une soirée de Noël à l’image de celles de leur enfance.
Tour à tour, anges, pastoureaux ou rois mages, elles ont entonné avec bonheur : Douce Nuit dans toutes les langues possibles (et même en tchèque par MaO ou en mandarin par Françoise), suivie de la Marche des Rois, la Légende de St Nicolas ou Mon beau sapin…..chants merveilleusement accompagnés par Agnès, malgré son attelle !
Enveloppées dans un cocon chaleureux, elles ont écouté avec la même émotion que lorsqu’ elles étaient petites : le conte de La petite fille allumettes , suivi de celui, plus philosophique, des Quatre bougies symbolisant : la Paix, la Foi, l’Amour et l’Espérance.
Puis ce fut le moment de l’échange des cadeaux, symboles d’amitié et de partage.
Dissipée l’ambiance magique, les conversations reprennent. Et c’est dans un brouhaha sympathique et amical que va se poursuivre la soirée autour d’un buffet copieux et festif.
Un grand Merci à notre petite troupe lycéenne qui a si bien organisé cette soirée, aux interprètes, aux conteuses et un triple Merci à Agnès et Laurent, qui nous ont non seulement ouvert leur maison et leur piano mais aussi régalé d’un bien joyeux apéritif, au milieu de nos chants. Nous garderons de cette soirée un souvenir merveilleux.
Et comme nous l’a suggéré MaO, mettons-nous avec Noël, sous le signe de l’Espérance.
JOYEUSES FETES de NOËL
M.A.
« LA BEAUTE SAUVERA LE MONDE »
Tel est du moins l’état d’esprit de tous ceux qui ont contribué, sous la houlette du père GASO, et dans l’esprit de Joseph VIALLET, premier prêtre de cette paroisse, à la rénovation de la basilique du Sacré-Cœur de Grenoble.
C’est son petit-neveu : Michel VIALLET qui nous raconte l’histoire de cette basilique dite « mineure » et de sa « résurrection ». La première pierre de l’édifice, provenant de Notre Dame de la Salette, fut posée en 1922. Le gros de l’œuvre est terminé en 1940 avec une charpente métallique, de type Eiffel, et une couverture de cuivre.
L’église est consacrée en1943 et érigée en basilique, de vocation plus universelle, en1952. Elle peut accueillir 1499 fidèles assis ! (La réglementation devenant tatillonne à partir de 1500 !)
La forme de l’édifice de style néo-romano-byzantin, par son absence de transept, rappelle celle des églises d’Orient. Dans la crypte sont enterrés Joseph VIALLET, le père PARIGOT et monseigneur CAILLOT qui ont œuvré à sa réalisation.
Un très beau vitrail de Jacques Le Chevallier fait face à l’autel.
En 2010 se pose le problème du devenir de ce sanctuaire, très laid de l’avis général, qui ne répond plus aux normes actuelles, et dont le chauffage est défaillant.
Un projet de réhabilitation, de rénovation et de restructuration est étudié. On le chiffre à 11 millions d’euros, il sera financé par des dons.
Des vitraux sont commandés à Arcabas et réalisés par le maître verrier : Berthier. Six viennent d’être posés, douze sont encore à réaliser… Ils contribuent pour une grande part, avec le blanchiment des murs, à la transfiguration de l’édifice.
L’intérêt de cette rénovation consiste surtout dans la restructuration de l’ensemble et dans son ouverture sur le monde. Outre les lieux destinés à la prière, nous avons pu visiter un espace réservé aux familles, un auditorium ouvert à tous, des salles de réunion, un lieu d’exposition et de convivialité, appelé « Le piano », et un restaurant tenu par « Les apprentis d’Auteuil » dénommé « La salle à manger » où nous nous sommes retrouvées pour le déjeuner !
Cette réalisation vaut surtout par l’esprit qui l’anime. Elle se veut lieu d’ouverture, convivial et bienveillant, ouvert au dialogue. Il doit permettre, en ces temps troublés, de vivre la fraternité, de servir, annoncer, célébrer, accompagner et former.
Le père VIAN, « en tenue de travail » comme il le dit avec humour, témoigne de cette volonté d’être là, présent et disponible pour ceux qui le souhaitent.
Nous sommes reparties enthousiasmées par ce havre de paix, lieu de rayonnement et de beauté.
D.D. avec la complicité de D.VDB
Formes et couleurs de l'Ardèche
C’est sous ce thème prometteur que s’est déroulée cette sympathique journée, à deux bonnes heures de Grenoble, qui a réuni seize d’entre nous et un mari !
La Caverne du Pont d’Arc présente une reconstitution exacte de la Grotte Chauvet, découverte il y a plus de 20 ans, à 2km à vol d’oiseau, quelques mètres au dessus d’une arche naturelle qui enjambe l’Ardèche. L’architecture, la mise en scène, les animations digitales nous emmènent 36 000 ans en arrière au cœur de la vie des Aurignaciens. Ces Homo Sapiens semi-nomades partageaient une immense grotte avec les ours qui y hibernaient. L’été, nos semblables l’occupaient pour y dessiner ce qui est considéré comme le premier chef-d’œuvre de l’humanité, 18 000 ans avant Lascaux.
Si l’on ignore encore la fonction précise de ce lieu dédié uniquement aux dessins, on ne peut qu’admirer le tracé qui donne une vie extraordinaire aux animaux que ces hommes côtoyaient : ours, chevaux, lions des cavernes, panthères d’hiver, rhinocéros laineux, bouquetins, bisons, aurochs, chouettes semblent y vivre depuis le temps lointain où ils apparurent sur ces parois. Quelques mystérieux signes abstraits ponctuent les scènes animales.
L’utilisation du relief et des motifs pariétaux donnent vie à ces créatures monochromes, rouges, noires ou blanches, selon le matériau utilisé et témoignent de l’étonnante capacité à conceptualiser de ces chasseurs, cueilleurs, collecteurs, artisans. Ainsi la modernité esthétique et les innovations graphiques justifient les expressions d’« artistes » et de « chefs-d’œuvre » pour qualifier ces œuvres et leurs créateurs.
Après le déjeuner, les rives de l ‘Ardèche et des falaises la dominant ont donné un écrin naturel à notre imagination, là où se situe La Grotte Chauvet à laquelle très peu de personnes accèdent.
La dernière escale est la charmante ville de Bourg St Andéol, au bord du Rhône. Nous poursuivons notre voyage à travers les siècles en découvrant les charmes et secrets du Palais des Evêques : depuis plus de 10 ans un couple de propriétaires, aidés de nombreux bénévoles passionnés par cette aventure patrimoniale, le restaurent et redonnent vie aux peintures du XVIIème siècle.
Merci aux deux Caroline, notre vice-présidente et notre guide, qui ont organisé cette journée, harmonieusement colorée par la douceur automnale et l’esprit lycéen.
L.B.

Aquapôle
De quoi s’agit-il ? Nous étions bien 16 à désirer en savoir plus !!!
Après un déjeuner un peu arrosé à la « Queue de Cochon », au Fontanil, une heure d’explications savantes données par un ingénieur-type allait en entraîner quelques unes vers une ‘’petite sieste’’ bien pardonnable ! Heureusement la visite des installations allait nous réveiller : la vue de ces bassins bouillonnants dans lesquels les eaux usées, mêlées à l’azote devaient se libérer de bien des déchets … ce n’est pas certes le Palais des parfums !
Mais les grandes cuves où la boue stagne par millions de tonnes, les bâtiments administratifs élégants et cachés dans les arbres, les kilomètres de tuyaux allaient toutes nous interpeller.
Bref, AQUAPOLE, c’est l’Unité de Traitement des Eaux Usées de l’agglomération grenobloise ! AQUAPOLE, c’est là où l’on dépollue, c’est l’assainissement des eaux usées.
Une trentaine d’agents répartis en 4 pôles vont traiter l’eau, les boues, les épurer pour finir par les rejeter dans l’Isère : dégrillage, décantation lamellaire, bio filtration … Tout ceci est très technique mais aussi instructif pour nous qui sommes incapables d’imaginer tout cela lorsque nous lavons nos radis !
Cette usine ne cesse de se moderniser : traitement des odeurs, traitement des boues qui, grâce à la méthanisation, fabriquera du biogaz lequel, aujourd’hui, alimente 2 500 foyers. Cette grande installation d’épuration est la 2ème de France. 84 millions de tonnes d’eau reçues sont transformées en boues, puis en méthane et renvoyées en biogaz vers le réseau « Gaz de France ».
Cette usine perdue dans les arbres, invisible et si active, est un modèle pour préparer notre avenir écologique. Merci à Caroline de nous avoir fait découvrir ce lieu essentiel à nos vies.
A.O.
"Elsa a retrouvé le sourire"
C’est sur cette voie, à la croisée de l’histoire et de la fiction, que Gabriel Berthod, nous emmène dans son roman Elsa a retrouvé le sourire, récemment paru.
La première pierre de ce long cheminement est son origine iséroise, où, très jeune, notre invité découvre Rose Valland, laquelle est originaire de St Etienne de Saint Geoirs .
Gabriel Berthod, passionné d’histoire et d’art contemporain, nous a ainsi expliqué son parcours qui, de Vinay à Bruxelles, en passant par l’IEP de Grenoble, l’a amené à rendre hommage à la femme la plus décorée de France, Rose Valland . Historienne d’art, résistante et capitaine de l’armée française, cette humble Iséroise a participé au sauvetage et à la récupération de plus de 45 000 œuvres d’art, avec la complicité du directeur des Monuments Nationaux, Jacques Jaujard.
Avec autant de simplicité que d’aisance, sans déflorer son roman, G. Berthod évoque le contexte historique de l’occupation allemande et la volonté des nazis de se constituer un trésor de guerre pour financer leur armement.
Ce pillage qui commença par un espionnage systématique des œuvres d’art à Paris, centre mondial du marché d’art, fut suivi de destructions, confiscations et spoliations que Rose Valland notait secrètement la nuit.
Depuis plus de 70 ans, la quête des toiles se poursuit, menée par différentes institutions, comme les musées nationaux de récupérations (MNR), créés à la fin de la guerre et le Comité d’ Indemnisation des Victimes des Spoliations (CIVS)
Lire ce roman, c’est comprendre les dessous d’une extraordinaire histoire de spoliation et d’une exceptionnelle quête à la recherche des œuvres disparues.
L.B.
Soirée prestigieuse pour la rentrée lycéenne !
20 septembre : Florence et Thierry Experton nous accueillent à Cossey dans leur belle demeure du XVIIème. Pas moins de 50 personnes (dont 14 messieurs) se pressent autour de nos hôtes,admirant au passage les superbes jardins de la propriété et le fort Comboire. Le ciel est clair, la vue imprenable.
Le plaisir des retrouvailles est manifeste d’autant que nous avons la chance de compter parmi nous : Isabelle Guilbert, la fondatrice du club, et Henri-Pierre, son époux, tous deux reconvertis dans le Bordelais en vignerons émérites.
Mais place au spectacle ! L’heure du théâtre sonne et c’est avec Maupassant que nous entamons la saison 2016. Deux comédiennes pétillantes, appartenant à la troupe « Monnaie de singe » font resurgir pour nous l’univers du XIXème. Elles nous replongent avec tante Lison (dont on parlait comme d’ «une cafetière» ou d’ «un sucrier»), dans les intérieurs de l’époque. Elles mettent en lumière, avec humour, les travers et les critères sclérosés de la noblesse ou de la bourgeoisie provinciales. C’est drôle, c’est enlevé mais souvent grinçant ! L’univers de Maupassant est bien
caustique et nous rions, un peu jaune, des petitesses de l’humanité.
Vient alors le temps des agapes et de la dégustation de la cuvée Olympe, fruit du labeur de nos amis. Toutes papilles en alerte, nous nous émerveillons du résultat obtenu et nous réjouissons de cette belle réussite.
Il n’est si bonne compagnie qui ne se quitte et après les libations, nous redescendons de l’Olympe pour retrouver « Les lumières de la ville ».
Escapade gourmande à Virieu
Dernière rencontre de la saison 2015/2016 : sortie champêtre et récréative, qui s’annonçait
malheureusement sous de très mauvais auspices ! Le ciel nous menaçait de ses foudres, mais, pluie
du matin n’arrête pas… les Lycéennes !
Nous étions donc 30 au rendez-vous de Virieu pour découvrir « Bigallet, le roi du citron pressé ».
Cette entreprise locale, vieille de 144 ans, est bien connue pour sa citronnade et ses sirops de qualité
appréciés jusqu’à Dubaï. Plus de 51 variétés s’offrent à nous.
16-06-16
Mais Bigallet est aussi liquoriste. Outre l’arquebuse et le génépi, les crèmes et alcools de fruits, nous
avons pu goûter le « china-china » liqueur d’orange découverte et mise au point par un liquoriste
amoureux qui avait oublié sur le feu, et pour les charmes de Dame China, son chaudron de cuivre !
L’amour fait des miracles, même dans les alambics !
Les effluves des cuves aromatiques avaient contribué à nous mettre en joie et en appétit et c’est
chez Patrick et Elisabeth Rigaux (ancienne Lycéenne) que nous nous sommes installées pour piqueniquer.
Le soleil, grand seigneur, contribua avec les hôtes de ces lieux, à rendre ce
moment délicieux.
Un grand merci à tous et à chacun de nous avoir permis de terminer cette année
lycéenne de si agréable manière. D. VDB

Mode et jeux d'apparence dans la Venise du XVIII ème
Soline Anthore Baptiste, doctorante en histoire moderne, passionnée de Venise et de tissus anciens a axé son propos et son exposé sur la mode féminine au XVIIIème siècle dans la Sérénissime. Trois bonnes raisons, parmi d’autres, de rassembler 24 Lycéennes, tout ouïe, dans la maison si accueillante de Françoise A. :
*La mode, quel meilleur stimulant pour les femmes que nous sommes !
*Le XVIIIème, siècle où les femmes ont joué un rôle particulièrement important dans les Salons !
*Venise, ville emblématique s’il en est, symbole de rêve, de mystère et de création !
A travers les regards croisés d’un dramaturge, Carlo Goldoni, et d’un peintre, Pietro Longhi, tous deux vénitiens, elle aborde de façon originale ce thème, lieu des stratégies féminines, et son rôle dans l’évolution des mentalités. La plume et le pinceau se croisent et se complètent pour brosser un tableau assez exact de ce qu’il convenait de porter.
« Panier » et « corps à baleine » étaient indispensables pour remodeler le corps féminin. Le cône affinait la taille, le panier donnait du volume et de l’assise à la silhouette. Il restait à ajuster « l’andrienne », robe emblématique du XVIIIème. Deux critères magnifiaient le tout : le noir et la référence à la France. Cette robe, sublime mais très mal commode, était remplacée par « la polverina » à capuchon pour le voyage.
Point d’élégance sans accessoires ! Citons « le golié », ruban d’étoffe pour le cou, la coiffe, et surtout les manchettes. La dentelle de Flandres avait toutes les préférences ! N’oublions pas les fleurs dans les cheveux ou à la naissance de la gorge (un petit flacon rempli d’eau les maintenait fraîches) et l’éventail de… France, comme il se devait !
Enfin le maquillage : très blanc pour le teint et rouge vraiment carmin pour les pommettes !
Il va de soi qu’une dame de qualité maîtrisait l’art de la conversation, révélateur d’un certain hédonisme. Elle devait être accompagnée dans ses déplacements par un sigisbée, sorte de chaperon masculin. Etre à la mode coûtait si cher que des lois somptuaires avaient été votées pour limiter les conséquences désastreuses des dépenses engagées.
Au-delà de ces critères ou de ces impératifs se joue bien autre chose : le besoin d’intégration, de reconnaissance et parallèlement celui de démarcation. Les femmes, comme les hommes, ont un curieux rapport à la mode ; elle leur confère un statut, leur permet à la fois de se fondre dans la masse et de se singulariser. Cela aurait-il beaucoup changé ?
Le bon sens populaire prétend qu’à la mode rien ne déguise, mais n’avons-nous pas besoin justement d’être déguisés pour jouer notre rôle dans la comédie humaine ? D.VDB

