LES REPETITIONS DE L'ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

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Règlement intérieur 2025

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Caen : son château et le Millénaire 2025

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Conférence Anthony Cardoso:"Pierre Paulin sous les ors de la République"

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Conférence d'Olivier Mignon "L'épopée des Terre-Neuvas" l'histoire de la pêche francaise sur le grand banc

Quelle meilleure date que le 1er avril pour suivre la conférence d'Olivier Mignon sur la pêche française sur le grand Banc ?
Après avoir situé géographiquement l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, le conférencier en
retrace l'histoire : d'abord habité par les Béothuks, ensuite découvert au XVI ème siècle par Joao
Alvarez, il est lieu de pêche privilégié des basques, bretons et normands tant le poisson abonde et
devient possession française sous François Ier. Mais des conflits incessants opposant Français et
Anglais, la possession du territoire et des zones de pêche fluctue fréquemment. Finalement,
l'archipel devient département français d'outre-mer en 1976 et collectivité territoriale en 1985.
La saison de pêche durait de fin février à septembre. Trois techniques étaient utilisées : la pêche
sédentaire où on séchait le poisson à terre sur les graves, la pêche errante à la morue verte se
pratiquant au large avec des lignes tirées depuis le bateau et la pêche errante avec de petits bateaux
à fond plat appelée doris dont les deux hommes à bord relevaient les lignes deux fois par jour. Cette
dernière était la plus dangereuse car les doris étaient de véritables coquilles de noix perdues dans
l'agitation de la mer et parfois le brouillard.
La vie à bord était extrêmement dure : crasse, odeur pestilentielle, froid, violence, danger constant,
labeur incessant (18 heures de travail par jour avec le seul 15 août comme jour de congé) ne
pouvaient se supporter que grâce à l'alcool et la promesse d'un salaire trois fois plus élevé que sur
un navire marchand.
L'âge d'or de la pêche au cabillaud, le XIX ème siècle, est révolu : la surpêche avec des chalutiers
« râcleurs d'océan » et désormais interdits ainsi que le changement climatique signent la fin de la
grande pêche qui fut une grande aventure humaine.
Et grand merci à Catherine pour son accueil chaleureux !

Texte de Nicole Labbe
Photos de Brigitte Pénicaut et de Josette Lapouge


GAZETTE N° 24

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Visite du Cimetière Russe

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La maison d'Auguste Comte

Le 1er avril (non ce n'est pas un poisson! ), a eu lieu la visite de la maison d'Auguste Comte avec la conférencière Marie-Odile Vivet.

La Maison d’Auguste Comte est un appartement musée dans lequel vécut le philosophe et mathématicien français Auguste Comte (1798-1857). Situé au 10 rue Monsieur le Prince, dans le 6e arrondissement de Paris, il s’agit du dernier domicile qu’il occupa, de 1841 jusqu’à sa mort en 1857. Par la suite, ses disciples veillèrent à conserver la demeure qui avait vu naître sa philosophie, respectant par-là les dernières volontés de leur maître. Devenu musée, l’appartement, désormais propriété d’une Association internationale consacrée à Auguste Comte, est ouvert à la visite. Une fois passé le seuil de la porte, le visiteur découvre le domicile du philosophe qui est resté tel qu’il l’a connu, avec son mobilier d’origine et les objets lui ayant appartenu. Le parcours thématique mis en place, par le biais d’un dispositif muséographique qui préserve l’authenticité du lieu, renseigne le visiteur sur la philosophie d’Auguste Comte.

On peut y voir les pièces suivantes :

L’entrée : Carrelée en pierre de liais, avec un poêle en faïence.

La cuisine et l’office : la cuisine, donnant sur le vestibule, a gardé son fourneau et sa cheminée, à nouveau visibles dans leur état d’origine depuis 2014. Une cloison vitrée sépare la cuisine d’une petite pièce, l’office, qui servait de logement à la domestique, Sophie Bliaux.

La salle à manger  : Les dix chaises en bois d’acajou, recouverts d’Utrecht rouge, la table à manger ronde et le buffet étagère en bois d’acajou ont été achetés par Comte lui-même. La balance en cuivre, qui lui servait à peser ses aliments, se trouve toujours en place sur la cheminée en marbre noir.

Le salon : Comte recevait ici ses invités et, parmi eux, Clotilde de Vaux dont on a, selon les volontés mêmes du philosophe, conservé le fauteuil sur lequel elle venait s’asseoir lorsqu’elle lui rendait visite. Dans ce salon furent également administrés, du temps d’Auguste Comte et de son successeur Pierre Laffitte, les sacrements de la religion de l’Humanité.

Le cabinet de travail  : Cette pièce abrite le bureau en bois, recouvert de basane, sur lequel Comte conçut son deuxième grand ouvrage, le Système de politique positive. Il recevait dans cette pièce les membres de la Société Positiviste, créée en 1848. Les deux bibliothèques contiennent les livres personnels du philosophe. Sur la cheminée, une « tête phrénologique » indiquant les fonctions des parties du cerveau selon la doctrine du médecin F. Gall que Comte admirait.

Le couloir et la salle des portraits : On passe ensuite par un couloir orné, depuis 2014, de quatre grandes tentures consacrées à quelques grandes figures liées au positivisme : Mill, Gambetta, Ferry et Clemenceau. Maintenant consacrée au rayonnement du positivisme dans le monde, une salle intermédiaire, dont les murs sont ornés des portraits de disciples positivistes de tous les pays. Enfin, un drapeau du Brésil, sur lequel figure la devise comtiste « Ordre et progrès » traduite en portugais (« Ordem e progresso ») rappelle les liens ténus existant entre la doctrine positiviste et ce grand pays d’Amérique Latine.

La salle de cours  : C’est ici que le philosophe donnait ses cours particuliers de mathématiques. Le tableau noir sur lequel il officiait a été conservé en l’état. Les globes terrestre et céleste sont d’origine et illustrent son grand intérêt pour l’astronomie. Cette salle rappelle la vocation d’enseignant d’Auguste Comte.

La chambre à coucher (10) : Le lit d’Auguste Comte est niché dans une alcôve avec deux rideaux jaunes. On peut aussi voir le secrétaire et la corbeille en fleurs artificielles offerte par Clotilde de Vaux. Depuis 2014 figure également la redingote d’Auguste Comte, restaurée et en bon état. Le seul vêtement du philosophe conservé depuis sa mort. C’est dans sa chambre qu’est mort Auguste Comte le 5 septembre 1857, probablement d’un cancer à l’estomac.