Vannes, visites commentées




La ville de Vannes nous a livré ses secrets au cours de deux visites dans la vieille ville et au cœur des remparts.
La cité tire son nom des Vénètes, battus par les Romains qui la construisirent à la fin du 1er siècle avant JC. Très prospère au Moyen Age grâce à sa position stratégique et à son port, elle en a conservé de nombreuses maisons à pans de bois qu’on découvre au détour des ruelles. La maison où mourut Saint-Vincent Ferrier -dont les reliques sont conservées à la Cathédrale Saint-Pierre- nous rappelle que la ville fut un lieu de pèlerinage sur le chemin de Tro Breiz. Le passage de la Cohue était un lieu commerçant très fréquenté dont l’étage supérieur a abrité le Palais de justice.
François 1er séjourna à Vannes pour y préparer le traité d’union entre la France et la Bretagne. Près de 150 ans plus tard, l’exil des parlementaires rennais à Vannes donna à la ville un nouvel essor, dont témoignent les riches hôtels particuliers construits à cette époque, embellis de matériaux nobles comme le tuffeau du Val de Loire. La fondation de Lorient et l’envasement du port signent le déclin de la ville jusqu’à l’installation de régiments au XIXe siècle puis le renouveau touristique après la Seconde Guerre mondiale.
Vannes conserve aujourd’hui les trois-quarts de son enceinte fortifiée, dont les premières pierres remontent à l’époque gallo-romaine. Le point de vue le plus spectaculaire est situé du côté des jardins. Près de l’hôtel Lagorce, bâti sur les ruines du château de l’Hermine, on admire l’imposante tour du Connétable, à la fois tour de défense et résidentielle. La Porte Prison, dont il ne reste qu’une tour, fut un sinistre lieu d’enfermement à la fin du XVIIIe siècle. La visite se termine par la belle découverte du bastion de Gréguennic, caché par les habitations, à deux pas du port.
Texte de Françoise Bocquillon
Visite de Nantes sous la pluie
Comme une double illustration de la belle de ville de Nantes : la pluie battante sous les rafales de vent, et l’exposition de peinture rendant hommage à l’eau venue du ciel.
Dans sa présentation, Le Musée d’arts de Nantes consacre cette exposition « à la représentation, la sensibilité et l’imaginaire de la pluie qui émergent à la fin du 18e siècle. Sujet littéraire, objet d’études scientifiques, apprivoisée par les citadins dans des villes modernisées, la pluie devient un motif pour les peintres, les photographes, les cinéastes jusqu’aux artistes contemporains. »
Accompagnées d’une guide, et équipées d’audiophones, nous avons déambulé dans les salles du musée, pour nous pencher vers des peintures de bord de mer ou de mer démontée, des pavés parisiens, des vitres dégoulinantes et des parapluies retournés, des jupons qui se soulèvent et une mini-collection de parapluie aux manches sculptés.
Certaines œuvres ont suscité plus de commentaires et d’explications que d’autres. Notamment celles que notre guide replaçait dans leur contexte historique. Ainsi, le couple de bourgeois devant lesquels un passeur pose une planche à travers la chaussée pour éviter qu’il se salisse. La dame porte son petit chien de manchon, et la servante le bébé du couple. « Passez payez » crie les décrotteurs parisiens pendant les années qui suivent la Révolution, chaque fois qu'il pleut, ils posent une planche à travers la chaussée pour les passants qui souhaitent traverser sans s'enfoncer dans la boue et veulent bien leur verser en contrepartie un droit de passage.
Après le déjeuner, toujours sous une pluie cinglante, notre guide nous a mené au château des Ducs de Bretagne Construit au 13e siècle sur la muraille gallo-romaine – encore visible – de la cité des Namnètes. Le premier château ducal disparaît au 15e siècle pour laisser place à l’actuel monument.
Celui-ci est l’œuvre de François II, dernier duc de la Bretagne indépendante qui veut faire du Château des ducs de Bretagne une forteresse militaire défensive face au pouvoir royal et le lieu de résidence principale de la cour ducale.
Les travaux d’embellissement sont poursuivis par sa fille la duchesse Anne de Bretagne, deux fois reine de France par ses mariages successifs à Charles VIII et Louis XII.
En témoignent différents décors sculptés (lucarnes du Grand Logis, blason, loggias de la tour de la Couronne d’or) marqués par les premières influences de la Renaissance italienne.
Après le rattachement de la Bretagne à la France en 1532, le Château des ducs de Bretagne devient aux 16e et 17e siècles le logis breton des rois de France, puis caserne, arsenal militaire et prison. Il subit pendant trois siècles maintes transformations ainsi que différents dommages : fortifications, incendie en 1670, construction du bâtiment du Harnachement pour le stockage du matériel d’artillerie, explosion en 1800…
Proche du château, nous avons pu visiter la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul, édifice religieux catholique datant du XVe siècle.C’est un quatrain gravé à l’arrière des portes qui rappelle que sa première pierre fut posée en 1434. Un des plus longs chantiers de l’architecture religieuse en France commençait alors, pour s’achever en 1893. Après l’incendie dévastateur de 1972, d’importants travaux de restauration ont rendu au bâtiment toute sa splendeur. Derrière une façade à deux tours en pierre blanche et non en granit comme généralement dans l’ouest du pays, se dressent des voûtes plus hautes que celles de Notre-Dame-de-Paris, à 37,5 m. L'incendie de juillet 2020 a détruit le grand orgue, des stalles et la grande verrière. Les travaux de restauration sont en cours de finition.
Continuant la déambulation notre guide a mené les plus courageuses d'entre-nous vers le passage Pommeraye, galerie commerçante emblématique construite entre 1840 et 1843.
Extraits descriptifs des lieux, choisis sur le site www.levoyageanantes.fr









Cercle cinéma
Deux films ont retenu l'attention du cercle cinéma, réuni à la Trinité sur Mer : La condition, réalisé par Jérôme Bonnell, inspiré du roman de Léonore de Recondo, intitulé "Amours" ; et Une enfance allemande - île d'Amrum, 1945, co-réalisé par l'acteur-réalisateur Hark Bohm, décédé le 14 novembre 2025, et Fatih Akin.


Il a été principalement parlé du film La Condition, et ce n'est pas LA condition, mais LES conditions qui ont été révélées par les personnages féminins et le principal personnage masculin du film, longuement analysés: Victoire, la maîtresse de maison posera elle-même plusieurs conditions, Céleste, la petite bonne abusée, logée sans confort, selon les conditions réservées aux gens de maison, mais qui ne dénonce pas les faits. C'est la condition pour garder son emploi-gîte et couvert, et son bébé; Huguette, la servante distante, qui prend soin à ne pas se mêler des affaires de Céleste, c'est la condition pour qu'elle garde son emploi, Mathilde la vieille-mère aux lourds secrets, dont la condition physique se détériore inexorablement. Un film qui a touché toutes les lycéennes.
Le film Une enfance allemande n'avait pas été vu par l'ensemble du groupe, mais l'enthousiasme de celles qui l'ont vu, et qui ont vanté, le jeu du jeune héraut, dans l'évolution de sa perception de l'aura de ses parents, la tension des personnages sur la défensive et la beauté de la nature de l'île, incitent à chercher la salle dans laquelle le film est encore programmé.
Conférence sur Toutankhamon, et cocktail de Noël


Le Lyceum de Bretagne Sud s'est réuni à l'Espace Montcalm de Vannes pour assister à la conférence de Fabienne Saiget, lycéenne, passionnée d'Egypte antique, avant de partager l'amical cocktail de fin d'année
Né vers 1345 av J.C. et mort avant d'atteindre ses 20 ans, en raison probablement de son court règne, Toutankhamon n'a pas été considéré, à son époque comme un grand pharaon. Il doit la notoriété que nous lui connaissons, au fabuleux trésor de sa sépulture découverte par l'archéologue britannique Howard Carter le 4 novembre 1922.













