L'INCONNUE DU PORTRAIT - Camille Peretti

« La toile vibrait de beauté. Elle en avait le souffle coupé et se noyait dans l’œil bleu ciel piqueté de vert. Est-ce qu’elle était réellement le sosie de cette inconnue ? »
Peint à Vienne en 1910, le tableau de Gustav Klimt Portrait d’une dame est acheté par un collectionneur anonyme en 1916, retouché par le maître un an plus tard, puis volé en 1997, avant de réapparaître en 2019 dans les jardins d’un musée d’art moderne en Italie.
Aucun expert en art, aucun conservateur de musée, aucun enquêteur de police ne sait qui était la jeune femme représentée sur le tableau, ni quels mystères entourent l’histoire mouvementée de son portrait.
Des rues de Vienne en 1900 au Texas des années 1980, du Manhattan de la Grande Dépression à l’Italie contemporaine, Camille de Peretti imagine la destinée de cette jeune femme, ainsi que celles de ses descendants.
Une fresque magistrale où se mêlent secrets de familles, succès éclatants, amours contrariées, disparitions et drames retentissants. L’Inconnue du portrait offre un bonheur de découverte permanent.
C’est un véritable thriller pictural, aussi énigmatique que le tableau de Klimt, la légende plus forte que la réalité.
Camille de Peretti remplit d’une fiction lumineuse les zones d’ombre de l’histoire de l’art.
Collectes scientifiques ou pillages archéologiques ? Le trafic des biens culturels autochtones en Amérique au XIXe siècle
Le 20 mai, lors d’un café gourmand chez une lycéeenne, Marilou Renard, lauréate de l’école de printemps, nous a présenté un des aspects de sa thèse de doctorat soutenue brillamment cet hiver, dans le cadre du partenariat avec la faculté de Nanterre. Ce mécénat est représentatif du Lyceum : soutien de femmes dans le cadre d’un parcours universitaire exemplaire, rayonnement culturel et moment d’amitiés.
À l’aube du XIXe siècle, les anciennes colonies espagnoles en Amérique prennent leur indépendance et ouvrent leurs frontières. Les voyages d’exploration se multiplient. Scientifiques missionnés, diplomates passionnés et aventuriers solitaires collectent des objets pré-hispaniques. Ils extraient aussi crânes et momies, répondant au désir des musées qui souhaitent développer leur collection anthropologique, suivant la vision raciologique de l’époque. La raciologie, traite de « variantes » existant entre les hommes, c'est-à-dire de caractères superficiels (volumes, couleurs) par rapport aux caractères universels de l'espèce dont s'occupent l'anatomie, la psychologie. Pourtant, certains pays, tels le Pérou et le Mexique, encadrent déjà sévèrement la collecte et l’exportation de leur patrimoine, qui joue un rôle clef dans la création d'une identité nationale. Dès lors, quel regard poser sur ces collectes ?



Soirée œnologie : les vins du Languedoc
Une dizaine de Lycéennes se sont retrouvées pour une soirée sympathique autour des vins du Languedoc, présentés par un caviste.
Le vignoble du Languedoc est constitué de 20 Appellations d’Origine Protégée et 13 dénomination régionales ou complémentaires.
Ce vignoble immense s'étale le long du littoral méditerranéen, de Leucate, à l'ouest, jusqu'à Nîmes et la Camargue, à l'est, puis couvre les contreforts des Cévennes aux portes de Carcassonne. Il parcourt trois départements : l'Aude, le Gard et l'Hérault. Il offre une diversité de paysages et une mosaïque de terroirs entre mer et montagne (Corbières), sous influence climatique méditerranéenne, à l'origine d'une vaste palette de vins rouges, blancs et rosés, de vins doux naturels et d'effervescents. Des vins, qui après avoir été longtemps assimilés à la viticulture de masse, font l'objet d'un renouveau constant depuis près de trente ans.

Nos Lycéennes ont dégusté sept différents vins, dans une ambiance détendue et joyeuse.



Le 15 mai, pour une soirée découverte, qui sera renouvelée et le 27 mai dans l’après-midi, la conférencière Marie de Leusse, a guidé les lycéennes à la découverte de cette très belle exposition, si particulière présentée au Musée du quai Branly. Du Maghreb au Japon, une fabuleuse traversée dans le temps et l'espace, à la découverte de l'origine mystérieuse et fascinante de l'or et de son mariage avec les arts textiles.
Des premiers ornements cousus sur les vêtements des défunts aux robes flamboyantes de l'artiste contemporaine chinoise Guo Pei, des soieries tissées d'or des mondes indien et indonésien aux kimonos scintillants de l'ère Edo, l'exposition déroule l'histoire millénaire de l'or dans les arts textiles. En s’appuyant sur les découvertes scientifiques et les perspectives artistiques, elle dévoile l'éblouissante beauté, la diversité, la technicité et la richesse des costumes d'une vaste région allant du Maghreb au Japon en passant par les pays du Moyen-Orient, l'Inde et la Chine.















16 mai 2025









