Concert Chant A Capella : "Figure Humaine" Francis Poulenc

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Marie-Octave MONOD, une femme libre (1876-1966)

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Léonard Limosin, mythes et réalités : l'image de l'émailleur au XIXe siècle

Spécialiste des arts décoratifs, de l'histoire de la porcelaine et de l'émail, Jean-Marc Ferrer fondateur de la maison d'édition "Les Ardents Editeurs" est venue le 4 février nous faire une conférence passionnante sur "LEONARD LIMOSIN et l'image de l'émailleur au XIX siècle" . Cette conférence a été suivie par de nombreuses lycéennes du #LYCEUM_CLUB_INTERNATIONAL_DU_LIMOUSIN.

Après avoir rappelé que Léonard Limosin, né à Limoges en 1505 a été un émailleur de renom,

peintre du roi François Ier puis Henri II, il souligne le fait qu'il est tombé dans l'oubli en même

temps que se perdait la technique de l'émaillage, que bien souvent on le confondait avec un autre

Léonard, Vinci celui-là et que Bernard Palissy a souvent pris le pas sur Léonard Limosin. Ainsi

jusqu'au milieu du XIXème siècle, l'émailleur n'était connu que d'un petit cercle d'érudits. Puis, peu

à peu, à partir de cette époque, on redécouvre les émaux qu'on refabrique à Limoges et Léonard

Limosin redevient célèbre au point qu'on imite sa technique et qu'on le copie. Enfin, la ville le met à

l'honneur puisqu'un des quatre médaillons de la façade de la mairie, inaugurée en 1883, le

représente et qu'une toile, peinte par Henri-Paul Motte et représentant l'atelier de Léonard, orne le

palier du premier étage du bâtiment. Juste retour des choses pour cette grande figure limousine...

Texte de Nicole Labbe,
Photos de Béatrice Theillaud


"Marius" Théâtre de l'Union

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Conférence du Pr. Stéphane MOREAU "LA FIN DE VIE"

Le 23 février 2025, une quarantaine de lycéennes du #LYCEUM_CLUB_INTERNATIONAL_DU_LIMOUSIN se sont réunies à Polaris pour écouter le professeur Moreau sur le

thème : « La fin de vie : on n'aime pas en parler et pourtant...Retour sur les lois encadrant les droits

des malades et la fin de vie : entre méconnaissance et perspectives ».

Après avoir souligné les contradictions de notre société qui vit plus longtemps mais voudrait

effacer les effets de l'âge, qui se réjouit des progrès de la médecine mais craint son hyper-technicité,

le conférencier analyse chaque loi sur la fin de vie.

Depuis la loi Kouchner en 2002, en passant par la loi Léonetti en 2005, la loi de 2016 et

celle de 2022, le professeur Moreau souligne la place de plus en plus grande accordée à la volonté

du malade, donc son consentement ou son refus des traitements proposés et dûment expliqués par

le médecin. De là ont vu le jour, la notion de personne de confiance désignée par le malade dans

son environnement familial ou non et qui doit à l'heure actuelle signer son engagement, mais aussi

la notion de directives anticipées (orales ou écrites, sur papier libre daté et signé, ou sur formulaire

ad hoc). Celles-ci sont à présent contraignantes et non plus consultatives, valables jusqu'à la mort et

non plus 3 ans, susceptibles d'être modifiées en cours de route par la volonté du malade.

Enfin, la notion de collégialité est affirmée. Ainsi sera prise la décision d'arrêter un traitement actif,

de répondre à la demande de sédation profonde et continue jusqu'au décès et ce dans l'intention de

soulager non de faire mourir. En effet, sont réitérées le refus de l'obstination déraisonnable et

l'opposition de l'aide active à mourir.

Faut-il faire évoluer la loi sur l'aide médicale à mourir ? Peut-il y avoir une légitimité à l'aide

à mourir ? Les travaux de la Convention Citoyenne sur la fin de vie ont été arrêtés en juin 2024.

Quoiqu'il en soit, il faut absolument trouver le courage de parler de ses desiderata avec avec ses

proches ou une personne de confiance .

Texte de Nicole LABBE
Photos Béatrice Theillaud


Les reliquaires au coeur des ostensions limousines

Les ostensions septennales limousines sont entrées au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco en 2013. L'Association Ostensions septennales limousines- patrimoine culturel immatériel de l'Unesco tient à faire connaître entre autres les reliquaires qui sont un élément central de celui-ci en relation directe avec les reliques des saints proposés à la dévotion des fidéles. Ces reliquaires nous ont été présentés par Françoise Maison, historienne d'art et secrétaire générale de l'association chez Anne-Marie Dumas, past-présidente, qui accueillait une trentaine de lycéennes.
C'est au 13ème siècle que les reliquaires sont exposés au public . On distingue plusieurs sortes de reliquaires :
1 les reliquaires d'autel : en bois, en plomb, en émail "Oeuvre de Limoges" , en forme d'église, en pacotille. Les plus grandes chasses sont celles de St.Martial et de St. Etienne de Muret, abbaye de Grandmont. Léa Sham et Pierre Duban ont fait une chasse comtemporaine pour Pierre Dumoulin Borie.

2 Les croix reliquaires ou staurothèques (reliquaires de la Vraie Croix) : il y a 13 croix en Limousin. Nous avons celles du Dorat, d'Eymoutiers, des Cars (Abbaye de Grandmont), croix de Gorre, et la croix reliquaire d'Aixe sur Vienne.
3 Les Chefs et les Bustes : Saint Etienne de Muret, Saint Victurnien, Solignac. Nous avons 9 chefs reliquaires en argent et 5 en cuivre. L'original de St Yrieix se trouve au Metropolitan Museum de New-York. St. Féréol de Nexon est en cuivre , Ste Valérie aussi. Les bustes reliquaires sont en bronze ou en bois : St. Victurnien, St. Amand, St. Théobald.
4 Les reliquaires de crâne sont en étain en cuivre : Le Dorat, St. Léonard, St. Victurnien, St. Loup, St. Faucher et St. Gaucher à Aureil.
Tous ces magnifiques reliquaires, oeuvres d'art, montrent bien l'ancrage des ostensions en Limousin : tradition religieuse et populaire.

Texte de Béatrice Theillaud
Photos de Brigitte Pénicaut et Béatrice Theillaud


27-28 NOVEMBRE 2024

Texte de Béatrice Theillaud, Photos de Marie-Jo Lapouge et de Dominique Bordesoulle


Le BELEM Conférence par Christelle Hugh de Larauze

Dans un amphithéâtre bien rempli par de nombreuses lycéennes, notre conférencière, Déléguée Générale de la Fondation Belem-Caisse d'Eparne, nous a retracé la vie de ce beau trois-mâts français construit en 1896 à Nantes avec une vocation de navire marchand pour les chocolats MENIER. BELEM signifie "Petite Bethléem". Il est resté navire de commerce et a été racheté par le Duc de Westminster qui l'a complétement transformé en yacht de luxe : cabines luxueuses avec salles de bain, salles de reception . Le brasseur GUINESS, marin passionné, en a fait un bateau pour des voyages au long cours avec sa famille. Il est désarmé en 1921. Puis en 1951, l'amateur d'art et historien Giorgio CINI en fait un navire école italien à Venise pour des jeunes orphelins. Il a été abandonné à l'Arsenal de Venise.

En 1979 , le Dr. Gosse, Président de la Fondation de Restauration des Voiliers et Jérôme Pichard, Action Mécénat de la Caisse d'Epargne le rachète et le font classer monument historique pendant l'Année du Patrimoine. C'est le début de la Fondation Belem- Caisse d'Epargne. C'est un navire école ouvert à tous et à des stages d'insertion de jeunes en difficulté (2.000 personnes par an), il a aussi pour vocation d'être un ambassadeur représentant la France : anniversaire de la statue de la Liberté à New-York, jubilé de la Reine d'Angleterre Elisabeth II à Londres et voyage de la flamme olympique d'Athènes à Marseille : 12 jours de traversée avec des jeunes de toutes les régions de France du 27 Avril au 8 Mai 2024.. C'est aussi un musée à quai : 80.000 visiteurs par an. La marque BELEM est déposée : le mécénat de la Caisse d'Epargne représente 50% de son financement, les restaurations coûtent très cher ainsi que l'équipage; En 2025 : une croisière du Maroc à la Scandinavie est prévue et en 2026 il sera présent au 250ème anniversaire des Etats-Unis.

Textes et photos de Béatrice Theillaud


Conférence du Professeur Richard TREVES "Peintures et politique"

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Hannah Arendt et le prix de l'indépendance : conférence de Jacques Marsat

Le jeudi 10 octobre, au Parvis des Clarisses, Jacques Marsat a présenté à une quarantaine de lycéennes une conférence sur Hannah Arendt (1906-1975) . Il retrace d'abord la biographie de cette femme née à l'aube du XXème siècle dans une famille bourgeoise, juive et laïque, ses rencontres avec les grands esprits de son temps Husserl, Heiddeger, Jaspers, sa vie sentimentale tumultueuse, son départ de l' Allemagne nazie pour la France d'abord puis pour les USA où elle finira sa vie en 1975.

Il met ensuite en lumière son travail sur le totalitarisme qui a tant marqué son époque. Cherchant à comprendre, Hannah Arendt montre que nazisme comme stalinisme utilisent les mêmes ressorts que sont l'idolâtrie d'un chef, un parti unique et la terreur qui fait oublier qu'on est un Homme. Comme journaliste elle va suivre le procès Eichmann et développer par la suite dans son livre Eichmann à Jérusalem la théorie, qui fut parfois très critiquée, de la banalité du Mal .

Le conférencier insiste sur deux points-clés de la pensée de notre philosophe : la conscience et la liberté qui conditionnent toutes les deux le fait d'être un Homme. Choisissant Kierkegaard plutôt que Hegel, elle insiste sur la découverte de la vie intérieure et le pardon libérateur qui rend l'action possible.

Chacune repart avec quelques ouvrages en tête qui pourraient permettre d'approfondir la connaissance de cette femme qui se voulait pourtant plus politologue que philosophe.

Texte Nicole Labbe
Photos Béatrice Theillaud