Le 23 février 2025, une quarantaine de lycéennes du #LYCEUM_CLUB_INTERNATIONAL_DU_LIMOUSIN se sont réunies à Polaris pour écouter le professeur Moreau sur le
thème : « La fin de vie : on n’aime pas en parler et pourtant…Retour sur les lois encadrant les droits
des malades et la fin de vie : entre méconnaissance et perspectives ».
Après avoir souligné les contradictions de notre société qui vit plus longtemps mais voudrait
effacer les effets de l’âge, qui se réjouit des progrès de la médecine mais craint son hyper-technicité,
le conférencier analyse chaque loi sur la fin de vie.
Depuis la loi Kouchner en 2002, en passant par la loi Léonetti en 2005, la loi de 2016 et
celle de 2022, le professeur Moreau souligne la place de plus en plus grande accordée à la volonté
du malade, donc son consentement ou son refus des traitements proposés et dûment expliqués par
le médecin. De là ont vu le jour, la notion de personne de confiance désignée par le malade dans
son environnement familial ou non et qui doit à l’heure actuelle signer son engagement, mais aussi
la notion de directives anticipées (orales ou écrites, sur papier libre daté et signé, ou sur formulaire
ad hoc). Celles-ci sont à présent contraignantes et non plus consultatives, valables jusqu’à la mort et
non plus 3 ans, susceptibles d’être modifiées en cours de route par la volonté du malade.
Enfin, la notion de collégialité est affirmée. Ainsi sera prise la décision d’arrêter un traitement actif,
de répondre à la demande de sédation profonde et continue jusqu’au décès et ce dans l’intention de
soulager non de faire mourir. En effet, sont réitérées le refus de l’obstination déraisonnable et
l’opposition de l’aide active à mourir.
Faut-il faire évoluer la loi sur l’aide médicale à mourir ? Peut-il y avoir une légitimité à l’aide
à mourir ? Les travaux de la Convention Citoyenne sur la fin de vie ont été arrêtés en juin 2024.
Quoiqu’il en soit, il faut absolument trouver le courage de parler de ses desiderata avec avec ses
proches ou une personne de confiance .








Texte de Nicole LABBE
Photos Béatrice Theillaud
