Cité Royale de Loches

Jeudi 12 Juin 2025, le lendemain du déjeuner de fin d’année avec une chaleur caniculaire, nos courageuses lycéennes sont allées à la Cité Royale de Loches pour avoir une conférence et admirer l’exposition célébrant le centenaire de la mort de l’explorateur et archéologue Louis Delaporte, qui révéla le site cambodgien d’Angkor, en 1866, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’exposition présente des collections du Musée Guimet et permet, de suivre le parcours exceptionnel de cet explorateur, navigateur, très bon dessinateur et aquarelliste, souvent méconnu

Le déjeuner s’est poursuivi par une visite guidée de la ville de Loches dont le patrimoine est très riche et elles ont pu se faire conter au Logis Royal l’histoire de Charles VII et d’Agnès Sorel.

Texte de Brigitte Bigot
Photos de Béatrice Roussille


Conférence de Lise Rathonie : l'Art de l'Email

Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :



CLOVIS, Roi des Francs

– Clodomir ? Ragnacaire ? Gondevaud ? Vous connaissez ?
– Pas vraiment ….
– Wisigoths, Burgondes, Vandales, Ostrogoths ?
– Euh….des barbares grossiers peut-être…ou des injures du capitaine Haddock …
Ainsi, pour éclairer notre lanterne, Jean-Jacques Charrière nous a-t-il plongées dans l'univers du
Vème siècle en présentant Clovis, roi des Francs, le 27 mai, au cours d'une conférence au rythme
enlevé.
Fils de Childeric et petit-fils peut-être de Mérovée, né en 466 à l'époque où l'empire romain
devient déliquescent, Clovis hérite à 15 ans du petit royaume Franc situé en Belgique Seconde
allant des Flandres à la vallée de la Somme. Pendant les 30 ans de son règne, Clovis n'aura de cesse
d'agrandir son royaume. Il le fera soit par l'assassinat pur et simple de ses opposants comme
Ragnacaire, Carari, Renomer et bien d'autres, soit par des pactes comme avec les Bretons ou des
alliances matrimoniales : sa sœur épousera Théodric roi des Ostrogoths et lui-même épousera en
secondes noces Clothilde princesse Burgonde. Enfin, bien sûr, la guerre permet d'étendre son
territoire. Il va vaincre Syagrius, roi du dernier bastion romain, lors de la bataille de Soissons, les
Alamans à Tolbiac et les Wisigoths à Vouillé près de Poitiers. Quand il meurt en 511 il a étendu son
royaume de la Belgique aux Pyrénées, excluant Bretagne, pourtour méditerranéen et vallées du
Rhône et de la Saône.
La particularité de cette époque tient à la coexistence de plusieurs cultures (les peuplades
barbares venues du Nord ou d'Europe Centrale s'étaient sédentarisées et imprégnées de culture
romaine) et de plusieurs religions : les dieux romains existaient toujours mais les peuples du Nord
révéraient Wotan dont le fils est Thor (c'est le cas de Clovis) et le christianisme était traversé par
des hérésies, principalement l'arianisme adopté par les Wisigoths, opposé au christianisme nicéen
adopté par les Burgondes …dont Clothilde !
Clovis se convertira après le serment de Tolbiac, peut-être un peu plus lentement que ne le dit la
légende, pressé par son conseiller Remi évêque de Reims, soucieux de la protection de ce guerrier
intrépide et désireux de convertir un peuple qui échapperait ainsi à l'influence arienne et poussé
aussi par Clothilde, sa femme chrétienne nicéenne.
La légende s'est emparée de l'histoire de Clovis. Les sources de l'époque sont en effet
rarissimes et c'est à Grégoire de Tours qu'on doit le récit de ces années mais il a vécu près de 30 ans
après les faits ! De plus, la datation des événements telle qu'on la pratique (en fonction de la
naissance du Christ) ne date que du VII ème siècle de sorte que la date précise des éléments de la
vie de Clovis est impossible à donner. C'est le cas de son baptême dont l'année fluctue de 496 à
506!!! Cet épisode célèbre de même que celui du vase Soissons laissent ainsi la place à
l'enjolivement dû au désir apologétique de faire de ce premier roi franc baptisé une figure
fondatrice.
Il n'empêche que son règne met en place des éléments importants : sacre à Reims, liens entre
monarchie et clergé, choix de Paris comme capitale. Ainsi, depuis ce haut Moyen-Age s'est forgée
notre histoire nationale.

Texte de Nicole Labbe
Photos Béatrice Theillaud et Josette Lapouge


Opéra-bouffe de Francis POULENC "Les Mamelles de Tirésias"

Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :



Conférence de Diane de Selliers, éditrice de livres d'art

Diane de Selliers, éditrice d'art, est venue faire une conférence fort appréciée de la quarantaine de
lycéennes venues l'écouter présenter son travail mené avec passion. Depuis plus de trente ans et
avec trente-cinq titres à son actif, Diane de Selliers s'attache à établir des correspondances entre les
grands textes littéraires et les grands peintres. Son premier essai fut, en 1992, la parution des 245
Fables de La Fontaine magistralement illustrées par Oudry, suivi des Contes illustrés par Fragonard.
Mais un de ses plus grands succès fut la parution de La Divine Comédie de Dante illustrée par des
dessins de Botticelli sur lesquels le peintre a travaillé à la fin de sa vie mais qui n'avaient jamais été
reproduits jusque là. Si beaucoup étaient sceptiques, ce fut pourtant un vrai succès d'édition : la
symbolique de ces dessins – pourtant parfois très abîmés – permet de mieux « se promener » dans
un texte fort, certes, mais aussi ardu et même déroutant. D'ailleurs, se promener avec humilité dans
ces textes fondateurs comme L'Apocalypse de Saint Jean ou Le Cantique des Oiseaux du persan
Attar, lire et relire en se laissant approcher peu à peu par le sens, tel est le conseil de lecture de cette
éditrice exceptionnelle. Si la Renaissance a une place importante dans la collection avec Les
Triomphes de Pétrarque illustrés par le vitrail de l'Aube, le Décaméron de Boccace par les peintres
de la Renaissance florentine, L'Eloge de la Folie d'Erasme par les peintres du Nord, Diane de
Selliers n'hésite pas à faire appel à des artistes contemporains. Ainsi Gérard Garouste a-t-il illustré
Don Quichotte, Pat Andrea Alice au Pays des Merveilles et le photographe Jean-Christophe Ballot
L'Epopée de Gigalmesh. Le dernier livre à paraître bientôt est la poésie d'Emilie Dickinson,
poétesse contemporaine de Victor Hugo, illustrée par la peinture moderniste américaine.
Ainsi Diane de Selliers, à la recherche de la beauté et de la vérité et en mettant en jeu son
instinct, sa culture et ses compétences techniques comme celles de ses collaborateurs, crée-t-elle
une bibliothèque de patrimoine.

Texte de Nicole Labbe
Photos de Brigitte Pénicaut


La céramique en ville : visite du Square des Emailleurs

Le 16 avril, une bonne vingtaine de lycéennes se sont retrouvées Square des Emailleurs pour une
visite/conférence du quartier édifié vers 1860 sur des terres agricoles dont la viabilisation avait été
confiée à Ernest Ruben entrepreneur, mécène et émailleur. Déambulant dans les rues portant le
noms d'émailleurs limougeauds (Pénicaud, Courteys, Laudin, Magadoux) chacune a pu admirer les
différentes générations de constructions : façades granitiques à l'ordonnance symétrique, art
nouveau aux céramiques turquoises, style villégiature aux pans de bois peints, style castel avec son
crénelage, style cottage avec ses bow-window, les garages remplaçant peu à peu les écuries. Au fil
de la promenade, on égrène les noms des architectes Gonthier, Sautour, Laforgue (frère du poète)…
Le temps de jeter un coup d'oeil à la maison où a vécu Georges-Emmanuel Clancier en haut de la
rue des Pénitents Rouges et nous nous sommes toutes réunies chez Dominique autour d'un
plantureux et délicieux goûter !

Texte de Nicole Labbe
Photos Brigitte Pénicaut, Josette Lapouge


Concert MOZART, POULENC, PROKOVIEF

Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :



Conférence d'Olivier Mignon "L'épopée des Terre-Neuvas" l'histoire de la pêche francaise sur le grand banc

Quelle meilleure date que le 1er avril pour suivre la conférence d'Olivier Mignon sur la pêche française sur le grand Banc ?
Après avoir situé géographiquement l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, le conférencier en
retrace l'histoire : d'abord habité par les Béothuks, ensuite découvert au XVI ème siècle par Joao
Alvarez, il est lieu de pêche privilégié des basques, bretons et normands tant le poisson abonde et
devient possession française sous François Ier. Mais des conflits incessants opposant Français et
Anglais, la possession du territoire et des zones de pêche fluctue fréquemment. Finalement,
l'archipel devient département français d'outre-mer en 1976 et collectivité territoriale en 1985.
La saison de pêche durait de fin février à septembre. Trois techniques étaient utilisées : la pêche
sédentaire où on séchait le poisson à terre sur les graves, la pêche errante à la morue verte se
pratiquant au large avec des lignes tirées depuis le bateau et la pêche errante avec de petits bateaux
à fond plat appelée doris dont les deux hommes à bord relevaient les lignes deux fois par jour. Cette
dernière était la plus dangereuse car les doris étaient de véritables coquilles de noix perdues dans
l'agitation de la mer et parfois le brouillard.
La vie à bord était extrêmement dure : crasse, odeur pestilentielle, froid, violence, danger constant,
labeur incessant (18 heures de travail par jour avec le seul 15 août comme jour de congé) ne
pouvaient se supporter que grâce à l'alcool et la promesse d'un salaire trois fois plus élevé que sur
un navire marchand.
L'âge d'or de la pêche au cabillaud, le XIX ème siècle, est révolu : la surpêche avec des chalutiers
« râcleurs d'océan » et désormais interdits ainsi que le changement climatique signent la fin de la
grande pêche qui fut une grande aventure humaine.
Et grand merci à Catherine pour son accueil chaleureux !

Texte de Nicole Labbe
Photos de Brigitte Pénicaut et de Josette Lapouge


Opéra TOSCA de Giacomo PUCCINI

Jeudi 20 mars 2025 Opéra-Théâtre de Limoges :
Opéra le plus fulgurant de PUCCINI, TOSCA , où le trio infernal exacerbé par le désir et la violence entame une infernale course à la mort. La jeune cantatrice Floria TOSCA est l'amoureuse jalouse du peintre Mario Cavaradossi, tandis que l'infâme Scarpia, chef de la police secréte, piège Tosca en lui promettant d'organiser la fuite de son amant alors en prison. Sylvia Paoli propose une mise en sène épurée pour souligner l'universalité des passions.

Texte de Brigitte Bigot
Photos de Béatrice Theillaud


Sortie culturelle de 48 h à LA ROCHELLE et à ROCHEFORT

19 et 20 mars 2025 : cap à l'ouest !

Première étape : La Rochelle, fière cité longtemps affranchie des tutelles féodales et asile des hugenots au XVIème siècle.
Le bateau nous faisant passer entre les célèbres tours Saint Nicolas, de la Chaîne et de la Lanterne nous débarque dans le
vieux port. Nous déambulons dans le quartier marchand médiéval puis admirons les hotels particuliers des armateurs qui ont fait la
richesse de la ville grâce au commerce avec le Canada et les Antilles.
Ensuite nous avons le privilège de visiter Le Belem à la suite de la déléguée générale de la Fondation Belem-Caisse d'Epargne et du
capitaine qui nous racontent son histoire mouvementée : Visite VIP
Deuxième étape : Rochefort. Après la visite de l'atelier Le Bégonia d'Or dirigé par par la seule Maître d'Art brodeuse en fil d'or de France, nous allons à l'Ancienne Ecole de Médecine Naval fondée
au XVIII ème siècle pour former les chirurgiens à bord des navires. Nous admirons la bibliothèque riche de 25000 volumes et découvrons, parfois avec étonnment, les diverses collections du
musée, tout cela ayant été réuni dans un but pédagogique pour les étudiants en médecine.

Ensuite nous visitons le Musée de la Marine implanté dans l'hôtel des Chausses où nous admirons, outre les belles boiseries des
salons, les modèles réduits de navires dits " petits modèles".
La journée se clôt par la visite de la Corderie Royale longue de 300 mètres où on nous explique les différentes étapes qui transforment le chanvre en cordage pour la marine.
Deux jours bien remplis et passionnants au cours desquels, comme toujours, la convivialité a été de mise !!
mise !

Texte de Nicole Labbe
Photos de Josette Lapouge, Béatrice Theillaud