La Terre d'aprés le roman d'Emile ZOLA au Théâtre de l'Union le 6 Mars 2026

Une dizaine de lycéennes est venue assister à l'adaptation d'Anne BARBOT qui plonge le spectateur dans les bouleversements du monde agricole au 19ème siècle en suivant l'histoire d'un patriarche qui décide de léguer sa ferme à ses trois enfants.
Cette réflexion sur les enjeux agricoles rejoint des préoccupations contemporaines et fait ainsi de la pièce un véritable hommage au monde agricole dans notre société actuelle.


Conférence de Jean-Paul LABORDE sur la lutte contre le crime organisé le 26 Février 2026

La traite des êtres humains faite à des fins lucratives concerne 49,6 millions de personnes chaque jour ( 25  % de plus qu’en 2016 ) malgré la convention signée par 130 Etats à Palerme en 2000 .

Ce trafic touche à la dignité des êtres humains et aucune région du monde n’est épargnée . Les personnes concernées le sont à des fins de travail , de mariage forcé, de trafic de drogue, d’exploitation sexuelle . La technologie actuelle facilite le trafic : les réfugiés, les migrants sont des proies faciles . Le tiers des victimes sont des enfants et parmi eux, une majorité de filles .

En Europe 70 % des victimes sont des Européens (beaucoup d’Ukrainiens) . Une grande partie du trafic se fait par l’Autriche  . La France compte 7000 victimes en 2024 dont plus de 4800 femmes à des fins d’exploitation sexuelle pour 86 % d’entr’elles . . La plupart sont mineures au moment de leur recrutement  qui souvent, est le fait de la famille et même du conjoint ( 44 % ) .

Un 3 ème plan de lutte a été mis en place en 2024 .  Les biens confisqués sont affectés aux associations qui aident les victimes . La traite en figure pas dans le droit pénal international et n’est pas reconnue comme crime contre l’humanité .

Quelle différence entre traite et trafic ? le trafic concerne le migrant car il est consentant . JP Laborde conclut son exposé par cette phrase tirée des Châtiments de Victor Hugo : «  Ceux qui vivent sont ceux qui luttent » .

Sophie MARIAUX


Sacré Choeur : Concert du choeur de Limoges en l'église du Sacré-Coeur le mardi 24 Février 2026

Plusieurs lycéennes sont venues écouter un concert exceptionnel produit par le choeur de l'Opéra de Limoges sous la direction de Arlinda Roux Majolari avec Olivier Salandini à l'orgue.

Lors de cette soirée, la musique slave a été mise à l' honneur avec la messe en ré majeur op.86 pour choeur et orgue du tchèque Antonin Dvoràk ainsi que la messe brève pour choeur et orgue du hongrois Zoltàn Kodàly.


Concert symphonique à l'Opéra Théâtre de Limoges le 6 Février 2026

Une dizaine de lycéennes est venue entendre la symphonie n°5 en ut dièse mineur de Gustav Malher interprétée par l'orchestre symphonique de l'opéra de Limoges sous la direction de Pavel Baleff.

Malher est à l'apogée de son génie lorsqu'il écrit sa 5ème symphonie qui est sa plus impétieuse. Cette oeuvre sera ensuite popularisée par Visconti dans son film Mort à Venise


Conférence de Marc Wilmart sur la cinémathèque de la Nouvelle-Aquitaine le 29 Janvier 2026

Une bonne trentaine de lycéennes a assisté le jeudi 29 janvier à une conférence donnée par Marc Wilmart, fondateur de la cinémathèque du Limousin devenue celle de Nouvelle-Aquitaine, et d' une partie de son équipe. La cinémathèque a pour rôle de collecter les films, professionnel et amateurs, de les documenter, les préserver et les numériser pour enfin les diffuser. Ainsi a-t-elle effectué tout ce travail pour sauver de l'oubli et de la destruction le fond Charles Arambourou légué par les archives de Chatellerault. On a donc pu voir des films très courts, qu'on appelait plutôt à l'époque –fin XIXème siècle – images animées, tournés par ce Charles Arambourou, photographe de métier né à St Junien, vivant à Chatellerault, et passionné par cette nouvelle technique du cinématographe.

Ont été projetés également des films tournés à Oradour en 1943 puis en 1945 ainsi qu'à Limoges au moment de la Libération. Ils sont témoins de l'Histoire avec un grand H mais aussi des histoires particulières car le film est un outil de mémoire.
Chacune est repartie avec ce conseil en tête : ne jetez pas vos films amateurs car ils de précieux
témoins d'une époque révolue ! Donnez-les à la cinémathèque !

Texte: Nicole LABBE Crédit photo : Béatrice THEILLAUD


Faire moderne ! 1925, Limoges Arts Déco.

Le 19 janvier plus de quarante lycéennes se sont retrouvées au musée des Beaux-Arts pour une visite privée de l'exposition « Faire moderne 1925, Limoges Arts Déco » sous la houlette de Jean-Marc Ferrer. Vidéo à l'appui, il nous a fait découvrir le pavillon de Limoges, alors fer de lance de la 7ème région économique allant de la Creuse aux Charentes Maritimes. Le pavillon fut créé pour la grande exposition internationale qui devait avoir lieu en 1914 et fut reportée plusieurs fois avant d'ouvrir en 1925. Le mot d'ordre était de « faire moderne », rompant ainsi avec l'esthétique de l'Art Nouveau. A la suite du conférencier, nous admirons les œuvres des porcelainiers, services de table et très grands vases souvent créés d'après les dessins de René Crevel, des émailleurs comme Henriette Marty, Jeanne Soubourou, Jules Sarlandie et Paul Bonnaud, des peintres tels Eugène Alluaud ou Jean Gabriel Domergue. Ou les baies et portes du maître-verrier Chigot. De tapisseries d'Aubusson il n'y en a aucune qui date de l'exposition car elles ont toutes été vendues sur place ; ne restent que quelques beaux pares-feux. Nous apprenons que la maison Dony, bien connue des limougeauds, avait créé les tenues des gardiens et jardiniers de l'exposition. Enfin, nous découvrons l'existence de femmes étonnantes comme Germaine Coupet dite Existence, passée d'une vie de servitude misérable en Creuse à celle de modèle pour les peintres parisiens avant de devenir elle-même artiste et dont on admire le buste crée par Cecil Howard ; ou bien Jenny Sacerdote, à la tête d'une grande maison de couture parisienne rivale de Coco Chanel.

A partir de cette exposition de 1925 et grâce à l'influence des grands magasins, explose cette nouvelle esthétique moderne qu'on appellera Art Déco à partir de 1966 seulement. De grands collectionneurs comme la famille Monteux ou Hélène Rochas se passionneront pour ce mouvement.

Belle exposition et visite passionnante ...

Texte Nicole Labbe
Photos Béatrice Roussille, Brigitte Pénicaut et Josette Lapouge


Concert symphonique à l'Opéra Théâtre de Limoges le 9 Janvier 2026

Concert symphonique
Haydn
Mozart
Vaughan Williams sous la direction de Pavel Baleff

Photo Béatrice Theillaud
Texte Béatrice Theillaud


Voyage à Vienne en Décembre ....!!!

Une vingtaine de Lycéennes se sont rendues du 6 au 10 décembre 2025 pour admirer la capitale de l'Autriche et s'imprégner de l'atmosphère des marchés de Noël autrichiens

Texte de Béatrice Theillaud
Photos de Josette Lapouge


Opéra de Limoges "La Belle au bois dormant"

A l'Opéra-Théâtre de Limoges, des lycéennes du Lyceum Club International du Limousin ont pu assister à l'opéra "La Belle au Bois Dormant" sur une chorégraphie et une mise en scène de Marcos Morau. Que découvrirait-elle si elle se réveillait de son long sommeil aujourd'hui ? Attiré par le détournement de l’imaginaire des contes, le chorégraphe catalan Marcos Morau a condensé le matériau du récit.

Il a conçu un spectacle comme un terrain de jeu propice aux relectures, permettant de tisser de nouvelles ramifications entre le conte, la musique de Tchaïkovski, l’esthétique du Ballet et les représentations contemporaines soulevées par cette histoire. Les mythes et légendes débrident l’imagination.(Opéra de Lyon 2022)

Texte Béatriice Theillaud
Photos Béatrice Theillaud


Mardi 18 novembre 2025 : Conférence de Flavie Durand-Ruel "Mary Cassat et son marchand Paul Durand-Ruel, fervents défenseurs de l'impressionnisme"

Devant une assemblée attentive d'une soixantaine de lycéennes, Flavie Durand-Ruel
a présenté la carrière de Mary Cassatt, impressionniste américaine, et ses liens avec le marchand
d'art Paul Durand-Ruel dont la conférencière est l'arrière-arrière petite-fille.

Née en 1844 en Pennsylvanie dans une famille américaine fortunée d'origine française, Mary Cassatt va vivre entre France et Etats-Unis. Elle se formera à la Pennsylvania Academy of the Fine Arts mais aussi à Paris. Exposée aus Salons de 1872 et 1874, elle est refusée à ceux de 1875 et 1877. C'est alors que Degasqui l'a remarquée, l'encourage à exposer à la 4ème exposition des peintres impressionnistes en 1879. Comme Berthe Morisot, elle se rapprochera alors de ce mouvement artistique. Elle fait également la rencontre de Paul Durand-Ruel qui défend l'école de Barbizon et est persuadé du talent des impressionnistes. Il leur achètera d'ailleur quelque 400 tableaux.
Mary Cassatt s'illustre dans les portraits d'enfants souvent avec leur mère et elle excelle à sublimer la quotidienneté des scènes par sa touche spontanée et sa science des couleurs. A ceux qui critiquent la banalité voire la miévrerie des tableaux, on peut objecter que, forte de son féminisme, elle présnte la femme comme transmettrice du savoir ainsi que le montre la fresque du Pavillon des Femmes, hélas perdue aujourd'hui, dans laquelle les femmes cueillent les fruits de la connaissance .
Fascinée par les estampes japonaises, elle se formera également à la gravure dans les années 90. Elle va jouer aussi un rôle de passeur entre France et Etats-Unis et cherche à faire rentrer les tableaux - pas seulement les impressionnistes - dans les musées américains
C'est alors qu'elle introduit Paul Durand-Ruel dans le milieu des rciches industriels qu'elle connait, relançant la carrière du marchand d'art une galerie à New-York. Par exemple, c'est grâce à eux et à leurs conseils avisés, que la richissime Madame Havemeyer, amie d'enfance de mary, va constituer sa collection. Charles Haviland, bien connu des Limougeauds, achètera quant à lui, en 1884 le tableau intitulé "Bonne et enfant au jardin" lequel sera exposé à New-York en 1895. Les relations entre la peintre et le marchand d'art, si elles connaissent parfois des tensions, resteront néanmoins empreintes d'amitié jusqu'à la fin.
Malheureusement, Mary va predre peu à peu la vue et elle séteindra dans sa propriété de l'Oise au Mesnil-Théribus en 1926.

Texte de NIcole Labbe
Photos de Béatrice Theillaud