Exposition Gabriele Münter : peindre sans détour
Gabriele Münter figure majeure de l’expressionnisme allemand, est encore trop peu connue en France. L’histoire de l’art l’a trop
longtemps laissée dans l’ombre de Kandinsky, dont elle fut l’élève et la compagne durant les années du Blaue Reiter (Cavalier Bleu),
ce groupe avant-gardiste munichois dont elle fut l’une des fondatrices. Artiste polyvalente, elle peignit durant six décennies et
pratiqua également la broderie, la photographie et, surtout, la gravure sur bois avec un immense talent. Qu’elle s’adonne à la nature
morte, au paysage ou au portrait, Münter adopte toujours un style très personnel et une couleur aussi subtile que puissante : avec
près de 170 oeuvres annoncées, cette première rétrospective de l’artiste allemande en France au musée d'Art Moderne est donc comme un véritable feu
d’artifice.
Les lycéennes du LCIP ont eu l'opportunité de découvrir cette exposition le 22 mai, accompagnées du conférencier Guillaume Peigné. Cela a été une véritable découverte et un moment passionnant.









Collectes scientifiques ou pillages archéologiques ? Le trafic des biens culturels autochtones en Amérique au XIXe siècle
Le 20 mai, lors d’un café gourmand chez une lycéeenne, Marilou Renard, lauréate de l’école de printemps, nous a présenté un des aspects de sa thèse de doctorat soutenue brillamment cet hiver, dans le cadre du partenariat avec la faculté de Nanterre. Ce mécénat est représentatif du Lyceum : soutien de femmes dans le cadre d’un parcours universitaire exemplaire, rayonnement culturel et moment d’amitiés.
À l’aube du XIXe siècle, les anciennes colonies espagnoles en Amérique prennent leur indépendance et ouvrent leurs frontières. Les voyages d’exploration se multiplient. Scientifiques missionnés, diplomates passionnés et aventuriers solitaires collectent des objets pré-hispaniques. Ils extraient aussi crânes et momies, répondant au désir des musées qui souhaitent développer leur collection anthropologique, suivant la vision raciologique de l’époque. La raciologie, traite de « variantes » existant entre les hommes, c'est-à-dire de caractères superficiels (volumes, couleurs) par rapport aux caractères universels de l'espèce dont s'occupent l'anatomie, la psychologie. Pourtant, certains pays, tels le Pérou et le Mexique, encadrent déjà sévèrement la collecte et l’exportation de leur patrimoine, qui joue un rôle clef dans la création d'une identité nationale. Dès lors, quel regard poser sur ces collectes ?



Le 15 mai, pour une soirée découverte, qui sera renouvelée et le 27 mai dans l’après-midi, la conférencière Marie de Leusse, a guidé les lycéennes à la découverte de cette très belle exposition, si particulière présentée au Musée du quai Branly. Du Maghreb au Japon, une fabuleuse traversée dans le temps et l'espace, à la découverte de l'origine mystérieuse et fascinante de l'or et de son mariage avec les arts textiles.
Des premiers ornements cousus sur les vêtements des défunts aux robes flamboyantes de l'artiste contemporaine chinoise Guo Pei, des soieries tissées d'or des mondes indien et indonésien aux kimonos scintillants de l'ère Edo, l'exposition déroule l'histoire millénaire de l'or dans les arts textiles. En s’appuyant sur les découvertes scientifiques et les perspectives artistiques, elle dévoile l'éblouissante beauté, la diversité, la technicité et la richesse des costumes d'une vaste région allant du Maghreb au Japon en passant par les pays du Moyen-Orient, l'Inde et la Chine.















16 mai 2025
Conférence : Madeleine Fourcade, résistante et chef de réseau militaire
Cette conférence, organisée lors d'un déjeuner au Royal Saint Honoré à Paris, était animée par Sylvette Dionisi.
Sylvette Dionisi, juriste de formation et fiscaliste d'exercice, a occupé différents postes au ministère de l'économie. Elle est également présidente-fondatrice de l'association Res Femina. Elle s'est passionnée pour le destin de Madeleine Fourcade et a écrit un livre sur sa vie, "Libre et résistante Marie-Madeleine Fourcade, l'inclassable".
En effet, le destin de Madeleine Fourcade est passionnant. Née en 1909 à Marseille, sa famille fait partie de la haute bourgeoisie. Elevée au couvent des oiseaux à Neuilly/Seine, c'est également une pianiste avertie. Mariée avant sa majorité à un officier, elle prend rapidement sa liberté. Elle mène une vie très indépendante, et travaille comme journaliste. Mère de 2 fils, elle les confie à leur grand mère, et se sépare de son mari quand celui-ci est muté au Maroc. En 1936, elle rencontre deux camarades de son beau frère : Charles de Gaulle et Georges Loustanau-Lacau, pour qui elle travaillera comme chef de publication. Au début de la deuxième guerre mondiale ce dernier prend contact avec les services secrets britanniques et avec l'organisation montée par son ami de Gaulle (mais les relations avec ce dernier se distendent). Marie-Madeleine organise alors ses troupes pour monter un réseau de renseignements : recrutement et orientation des nouveaux arrivants, quadrillage de la zone libre, préparation de filières de passage ... Fin 1940, l'organisation passe en complète clandestinité. A la suite d'arrestations (loustanau-Lacau, le commandant Faye, avec lequel elle aura un enfant en 1943, le Général Baston), elle décide de prendre seule la tête du réseau. Celui-ci prend de l'ampleur, les membres s'identifient sous des pseudo animaliers : elle sera "Hérisson".
Du fait de risques très importants pour elle, elle est envoyée à Londres. Elle assistera par procuration à la multiplication d'arrestations au sein de son réseau, et à l'annonce de la mort de nombreux amis, dont Faye. Elle retournera en France en juin 44. Mais elle est arrêtée à Aix en Provence. Elle parvient à s'évader de manière rocambolesque. Elle continue de collecter des informations au profit des Alliés. Elle retourne un court moment à Paris où elle reçoit l'ordre de l'Empire Britannique.
La seconde guerre mondiale terminée, Marie-Madeleine continuera à assumer des responsabilités de chef de réseau. . Elle assurera la présidence de l'Association Amicale Alliance.
Elle se remarie en 1947 avec le Français libre Hubert Fourcade, dont elle aura trois autres enfants. Elle fondera avec lui la Convention Républicaine. Elle jouera un rôle politique, candidate aux élections législatives à trois reprises. Elle figure en 1979 sur la liste gaulliste menée par Jacques Chirac, intitulée "Défense des intérêts de la France en Europe " pour les toutes premières élections européennes.. Elle est députée européenne de 1980 à 1982.
Marie-Madeleine meurt à 79 ans en 1989 à Paris. Le gouvernement Français et les derniers survivants du réseau lui rendent un hommage solennel à l'occasion de ses obsèques. Elle est la première femme honorée aux Invalides.
C'est une personnalité exceptionnelle et tout à fait hors normes que les Lycéennes ont eu le plaisir de découvrir avec Madame Dionisi.






Le requiem de Mozart à la cathédrale Notre Dame de Paris
Le 13 mai, les Lycéennes du LCIP ont eu la chance de pouvoir assister à un concert à la cathédrale de Paris, événement qui était à guichets fermés par son caractère exceptionnel.
Était également interprété par la maîtrise de Notre Dame de Paris et l'orchestre national Auvergne Rhône Alpes, l'Ave Verum Corpus, toujours de Mozart, une partition pour cœur mixte, cordes et orgue. Petit motet devenu célèbre, il nous a fait entrer dans l'atmosphère d'apaisement du Requiem.
Nimbé de légendes en raison de la mort du génie qui vint interrompre sa composition, le Requiem de Mozart a toujours fasciné le grand public. La commande fut faite par le comte Franz von Walsegg pour honorer la mémoire de sa jeune épouse défunte. L'écriture de Mozart se termine avec le Lacrimosa. C'est probablement un de ses élèves, mandé par Constance, l'épouse de Mozart, Franz Xaver Süssmayer, qui compléta les ébauches restantes de Mozart et termina l'œuvre.
Dans cette cathédrale magnifiquement restaurée, cette musique nous a transportées, et nous a fait vivre un moment rare.






Visite de la Cité internationale universitaire de Paris, une cité d’artistes
Le 5 mai, nous avons eu l’occasion de visiter la citée universitaire, boulevard Jourdan à Paris. Ces visites sont rares et très intéressantes.
La cité est un patrimoine architectural exceptionnel, emblématique du XXe et du XXIe siècle, et encore très vivant. Riche des 47 maisons construites depuis 1925. Et qui accueillent les logements d’étudiants, un théâtre, des salles de conférences, et un magnifique parc. Régionalistes, classiques, modernes ou durables, ces demeures édifiées par des architectes prestigieux offrent une diversité de style unique à Paris. Cette visite nous permettra de découvrir l’intérieur et les décors de trois d’entre elles, imaginés par des architectes et designers de renom.














Soirée Théatre : Mon jour de chance
Ce mercredi 30 avril, les lycéennes se sont retrouvées pour une nouvelle soirée théâtrale placée sous le signe de l’humour et de la légèreté.
Elles ont assisté à la pièce Mon jour de chance, une comédie écrite et mise en scène par Patrick Haudecoeur, avec notamment Guillaume de Tonquédec dans le rôle principal. La représentation avait lieu au Théâtre Fontaine, situé dans le 9ᵉ arrondissement de Paris.
Cette pièce, rythmée, pleine de quiproquos et de rebondissements, a conquis les lycéennes par son énergie communicative et ses situations burlesques.
Un grand merci à toutes celles qui ont participé à cette belle sortie culturelle !


Visite du musée de la libération
Le musée de la Libération de Paris - musée du Général Leclerc - musée Jean-Moulin a été inauguré le 25 août 2019, sur la place Denfert Rochereau. Au sous-sol, le Colonel-Henri-Rol-Tanguy avait aménagé le PC militaire des FFI au moment de la libération pour diriger la résistance parisienne. Les salles sont accessibles pendant la visite.
Nous avons découvert ce lieu émouvant, de2 500 m2, le 9 avril, avec la conférencière Florence de Thé. Le musée expose la vie des hommes et des femmes remarquables, Henri Rol-Tanguy, bien sûr le maréchal Leclerc de Hauteclocque et Jean Moulin. Et des évènements peu connus, comme par exemple un bombardement rue du Cherche midi ou de la rue de Rivoli, et dans le nord de Paris …par les alliés. Une extraordinaire collection de photos, de Paris occupé, de l’exode, et de cette période sombre dont Paris a été libéré.












La maison d'Auguste Comte
Le 1er avril (non ce n'est pas un poisson! ), a eu lieu la visite de la maison d'Auguste Comte avec la conférencière Marie-Odile Vivet.
La Maison d’Auguste Comte est un appartement musée dans lequel vécut le philosophe et mathématicien français Auguste Comte (1798-1857). Situé au 10 rue Monsieur le Prince, dans le 6e arrondissement de Paris, il s’agit du dernier domicile qu’il occupa, de 1841 jusqu’à sa mort en 1857. Par la suite, ses disciples veillèrent à conserver la demeure qui avait vu naître sa philosophie, respectant par-là les dernières volontés de leur maître. Devenu musée, l’appartement, désormais propriété d’une Association internationale consacrée à Auguste Comte, est ouvert à la visite. Une fois passé le seuil de la porte, le visiteur découvre le domicile du philosophe qui est resté tel qu’il l’a connu, avec son mobilier d’origine et les objets lui ayant appartenu. Le parcours thématique mis en place, par le biais d’un dispositif muséographique qui préserve l’authenticité du lieu, renseigne le visiteur sur la philosophie d’Auguste Comte.
On peut y voir les pièces suivantes :
L’entrée : Carrelée en pierre de liais, avec un poêle en faïence.
La cuisine et l’office : la cuisine, donnant sur le vestibule, a gardé son fourneau et sa cheminée, à nouveau visibles dans leur état d’origine depuis 2014. Une cloison vitrée sépare la cuisine d’une petite pièce, l’office, qui servait de logement à la domestique, Sophie Bliaux.
La salle à manger : Les dix chaises en bois d’acajou, recouverts d’Utrecht rouge, la table à manger ronde et le buffet étagère en bois d’acajou ont été achetés par Comte lui-même. La balance en cuivre, qui lui servait à peser ses aliments, se trouve toujours en place sur la cheminée en marbre noir.
Le salon : Comte recevait ici ses invités et, parmi eux, Clotilde de Vaux dont on a, selon les volontés mêmes du philosophe, conservé le fauteuil sur lequel elle venait s’asseoir lorsqu’elle lui rendait visite. Dans ce salon furent également administrés, du temps d’Auguste Comte et de son successeur Pierre Laffitte, les sacrements de la religion de l’Humanité.
Le cabinet de travail : Cette pièce abrite le bureau en bois, recouvert de basane, sur lequel Comte conçut son deuxième grand ouvrage, le Système de politique positive. Il recevait dans cette pièce les membres de la Société Positiviste, créée en 1848. Les deux bibliothèques contiennent les livres personnels du philosophe. Sur la cheminée, une « tête phrénologique » indiquant les fonctions des parties du cerveau selon la doctrine du médecin F. Gall que Comte admirait.
Le couloir et la salle des portraits : On passe ensuite par un couloir orné, depuis 2014, de quatre grandes tentures consacrées à quelques grandes figures liées au positivisme : Mill, Gambetta, Ferry et Clemenceau. Maintenant consacrée au rayonnement du positivisme dans le monde, une salle intermédiaire, dont les murs sont ornés des portraits de disciples positivistes de tous les pays. Enfin, un drapeau du Brésil, sur lequel figure la devise comtiste « Ordre et progrès » traduite en portugais (« Ordem e progresso ») rappelle les liens ténus existant entre la doctrine positiviste et ce grand pays d’Amérique Latine.
La salle de cours : C’est ici que le philosophe donnait ses cours particuliers de mathématiques. Le tableau noir sur lequel il officiait a été conservé en l’état. Les globes terrestre et céleste sont d’origine et illustrent son grand intérêt pour l’astronomie. Cette salle rappelle la vocation d’enseignant d’Auguste Comte.
La chambre à coucher (10) : Le lit d’Auguste Comte est niché dans une alcôve avec deux rideaux jaunes. On peut aussi voir le secrétaire et la corbeille en fleurs artificielles offerte par Clotilde de Vaux. Depuis 2014 figure également la redingote d’Auguste Comte, restaurée et en bon état. Le seul vêtement du philosophe conservé depuis sa mort. C’est dans sa chambre qu’est mort Auguste Comte le 5 septembre 1857, probablement d’un cancer à l’estomac.






La Cathédrale orthodoxe Saint- Alexandre Nevski
Ce 25 mars, sous un timide soleil parisien, Katarina de Vaucorbeil nous a fait découvrir l'histoire et la vie actuelle de cette belle cathédrale orthodoxe, au travers de rappels historiques et de vivantes anecdotes.
Dès le XIXe siècle de nombreux russes habitent Paris, la cathédrale consacrée en 1861 est le premier lieu de culte permanent, sa construction a été approuvée dans son style actuel par Napoléon III. Son financement doit beaucoup à l'intelligence l’aumônier de l’ambassade de Russie, le père Joseph Vassiliev qui obtint le financement par le tsar, Alexandre II et des souscriptions russes. En 1922, elle est fréquentée par les russes blancs, et reste aujourd'hui le siège de l'Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale dans la juridiction du Patriarcat de Moscou
De style Moscovite à l’extérieur, l’intérieur, régulièrement restauré, est de style Byzantin. Deux niveaux ont été aménagés. Le niveau d’entrée, aux couleurs de Ste Sophie (Constantinople), pour les cérémonies russes, et une « crypte » en sous sol pour les orthodoxes grecs, serbes, roumains, … Ici les fresques ont été restaurées et complétées au début du XXème siècle, les anges ont donc des apparences art déco.
Très belle visite, à recommander à toute et tous !























