Le 20 mai, lors d’un café gourmand chez une lycéeenne, Marilou Renard, lauréate de l’école de printemps, nous a présenté un des aspects de sa thèse de doctorat soutenue brillamment cet hiver, dans le cadre du partenariat avec la faculté de Nanterre. Ce mécénat est représentatif du Lyceum : soutien de femmes dans le cadre d’un parcours universitaire exemplaire, rayonnement culturel et moment d’amitiés.

À l’aube du XIXe siècle, les anciennes colonies espagnoles en Amérique prennent leur indépendance et ouvrent leurs frontières. Les voyages d’exploration se multiplient. Scientifiques missionnés, diplomates passionnés et aventuriers solitaires collectent des objets pré-hispaniques. Ils extraient aussi crânes et momies, répondant au désir des musées qui souhaitent développer leur collection anthropologique, suivant la vision raciologique de l’époque. La raciologie, traite de « variantes » existant entre les hommes, c’est-à-dire de caractères superficiels (volumes, couleurs) par rapport aux caractères universels de l’espèce dont s’occupent l’anatomie, la psychologie. Pourtant, certains pays, tels le Pérou et le Mexique, encadrent déjà sévèrement la collecte et l’exportation de leur patrimoine, qui joue un rôle clef dans la création d’une identité nationale. Dès lors, quel regard poser sur ces collectes ?