Le musée du chocolat, à Paris

Nous étions 11 Lycéennes parisiennes, vendredi 17 mars après-midi, pour visiter le musée gourmand du chocolat, sis 28 boulevard Bonne-Nouvelle, dans le Xe arrondissement.

Grâce à la fois à la présentation très didactique du musée et à notre conférencière Florence de Thé (cela ne s’invente pas…), nous sommes maintenant très calées sur le sujet…

L’histoire du cacao commence voilà près de 4 000 ans au Mexique. 

Tout vient du cacaoyer, arbre qui aime la chaleur et l’humidité, mais craint le vent et le soleil. 

On compte 3 grandes variétés de fèves de cacao : 

  • le criollo, variété très fragile qui donne l’arôme le plus fin et représente 5 % de la production mondiale ;
  • Le forastero, qui représente 80 % de la production mondiale ;
  • Le trinitario, hybride des deux précédents, qui est moins fragile que le criollo et possède un arôme relativement puissant.

Le fruit du cacaoyer, la cabosse, est une sorte de grande noix. Chaque arbre porte de 20 à 30 cabosses, et chaque cabosse contient de 20 à 40 fèves.

En moyenne, un cacaoyer produit un kilo de cacao par an, ce qui donne 2 kilos de chocolat. C’est vraiment peu !

Actuellement, les principaux pays producteurs de cacao sont la Côte d’Ivoire (34 %) et le Ghana (20 %).

L’utilisation des fèves de cacao : de la boisson à la monnaie !

Des recherches archéologiques ont permis d’établir que les pré-Olmèques élaboraient des  boissons à base de cacao vers 2 000 avant JC. C’était alors une boisson épicée, faite à base de cacao et de maïs, additionnée de piments, de poivre du Mexique et de vanille. 

Les fèves de cacao étaient également offertes aux dieux adorés par les Mayas : elles étaient alors mélangées à du sang (l’une des offrandes les plus importantes) obtenu par incision de la langue ou d’un lobe d’oreille.

Le dieu Quetzalcoatl, dieu du cacao, était représenté comme un serpent à plumes.

Les fèves de cacao ont aussi été utilisées, en Amérique centrale, comme  moyen d’échange puis comme monnaie à part entière: on pouvait acheter un lapin pour 10 fèves de cacao !

L’évolution de la boisson cacaotée: vers le début des années 1500, des religieuses espagnoles établies au Mexique ont l’idée d’ajouter du sucre (de canne, bien évidemment !), des clous de girofle et de la cannelle, et en font ainsi une boisson sucrée. 

La découverte du cacao par les Européens

Il a fallu attendre le débarquement de Cortez au Mexique en 1519 pour que le cacao connaisse un développement international… 

Il semblerait que Cortez ait été très bien accueilli au Mexique, car, avec son armure et son chapeau à plumes, on a cru au retour du dieu Quetzalcoatl ! Dans une lettre adressée à Charles Quint en 1520, Cortez écrit : « Les fèves de cacao sont comme des amandes. Les Indiens les utilisent comme monnaie et comme boisson, qui donne de la force à l’organisme et le protège contre la fatigue. »

La boisson cacaotée se répand dans toute l’Europe…

Vers 1528, Cortez repart vers l’Espagne avec une cargaison de fèves et le matériel nécessaire pour préparer la boisson cacaotée.

Progressivement, la consommation de la boisson cacaotée sucrée va se répandre dans tout le continent européen, sous l’impulsion des relations commerciales et culturelles, mais aussi à la suite de certains mariages royaux. 

En France, la boisson fait son apparition au début des années 1600 : Anne d’Autriche, fille du roi d’Espagne, épouse Louis XIII et arrive en France avec une servante experte dans la préparation de la boisson cacaotée… Marie-Thérèse d’Autriche, mariée à Louis XIV, appréciait également beaucoup cette boisson.  

Progressivement, la consommation de la boisson chocolatée devient une habitude à la cour royale. 

En mai 1659, Louis XIV accorde à David Chaillon le privilège exclusif pour une durée de 29 ans de « produire et vendre un mélange que l’on appelle chocolat, soit en liqueur ou pastilles ou telle autre manière qu’il lui plaira et faire venir pour cet effet des pays étrangers les choses nécessaires pour la composition dudit chocolat »

En 1800, Sulpice Debauve ouvre à Paris une boutique qui marque l’évolution du chocolat thérapeutique, vendu surtout par les apothicaires, vers le chocolat de douceur.

En 1825, Jean Antoine-Brutus Menier, fabricant de poudres pharmaceutiques, se lance dans la confection du chocolat à Noisiel.

En 1847, Victor-Auguste Poulain s’installe confiseur à Blois. En 1862, il ouvre une usine à la Villette, où il installe en 1872 des machines à vapeur permettant de broyer des quantités plus importantes de fèves. Il crée la société du chocolat Poulain en 1893.

Une collection de ravissants objets

La collection du musée nous permet de découvrir divers gobelets et récipients très anciens (notamment un gobelet aztèque en bois), des chocolatières et différentes tasses en service à compter du milieu du XVIIe siècle, dont la Mancerina, invention du vice-roi du Mexique, le marquis de Mancera (le gobelet se pose dans un anneau fixé à la sous-tasse l’empêchant de se renverser), la « trembleuse » (la tasse s’emboîte dans la soucoupe, ce qui évite de renverser le liquide), la tasse moustache, permettant aux messieurs moustachus de boire proprement leur boisson, et la chocolatière égoïste (pour une seule personne). 

Le sous-sol du musée abrite de superbes compositions faites en chocolat : une tour Eiffel, un arc de triomphe et des vêtements de mannequins.

Et la visite se termine par le visionnage d’un film présentant la fabrication de chocolats par deux meilleurs ouvriers de France, dont nous dégustons ensuite le travail.

Bref, un délicieux moment !

Du cacao au chocolat 

La récolte a lieu deux fois par an. Les cabosses sont coupées à l’aide d’un couteau attaché à un long manche. Immédiatement après la récolte, les cabosses sont tranchées en deux. Les fèves et la pulpe sont retirées et entassées. Elles sont recouvertes pendant 4 jours de grandes feuilles de bananier pour les faire fermenter, ce qui permet aux fèves d’avoir un goût moins amer et un meilleur arôme. On fait ensuite sécher les fèves au soleil : le taux d’humidité tombe de 60 % à 6 %, ce qui permet une meilleure conservation. Les fèves séchées sont alors emballées dans des sacs en jute. Puis interviennent différentes opérations permettant de passer du cacao au chocolat :  la torréfaction (on fait chauffer les fèves à 200-250°C) pendant 15 à 20 minutes), l’émondage (on enlève la pellicule entourant les fèves), le broyage jusqu’à obtention d’une pâte, le mélange avec du sucre, du lait en poudre et du beurre de cacao dans les proportions voulues en fonction du type de chocolat souhaité, l’affinage, le conchage pour éliminer les arômes indésirables ; enfin, en fonction de l’utilisation qui en sera faite, le chocolat doit être plus ou moins liquide, et on ajoute un peu de beurre de cacao ou de lécithine pour arriver au chocolat prêt à être utilisé.

Françoise WIART


Concert " Trois petites liturgies de la Présence Divine", olivier Messiaen

Maîtrise Notre-Dame de Paris, chœur d'enfants et jeune ensemble, Orchestre du Conservatoire de Paris

Lundi 13 mars 2023, à Saint-Eustache, magnifique concert auquel plusieurs lycéennes du Club International de Paris ont pu assister.
Bravo à la Maîtrise Notre Dame de Paris et à l’orchestre du Conservatoire de Paris.
Moment de très grande qualité technique et harmonique.

Geneviève Sabet


Conférence, jeudi 9 mars

Le Japon et la France en Indochine pendant la Seconde Guerre mondialepar Jean-Jacques Bonnaud.

Cette conférence est basée sur le livre, publié en mars 2022 (éditions Temporis) : Prisonniers du Mikado: Survivre.

De l’Empire maintenu aux indépendances en Indochine; J.J. Bonnaud a relaté ses souvenirs de Français d’Indochine victime du coup de force japonais de mars 1945 et sa captivité sous la férule japonaise, puis l’occupation chinoise jusqu’en 1946 après la décision des Alliés à Potsdam, sans la France. Il nous a décrit ainsi les conditions chaotiques, peu connues en France, de la création de deux Etats rivaux sur le même territoire à l’origine de la Guerre d’Indochine. Ces souvenirs sont replacés dans le contexte historique et géopolitique de la guerre du Pacifique et de ses enjeux pour la France, son empire colonial asiatique, et ses positions actuelles en Indo-Pacifique.

Nous étions presque 60 à l'écouter avec beaucoup d'intérêt, puis nous avons poursuivi la soirée en partageant un apéritif très agréable dans un des magnifiques salon du Cercle de l'Union Interalliée.


La possible échappée

« La Possible Echappée »

Le 1er décembre 2022, le Lyceum Club de Paris a organisé son Goûter de l'Avent à l’Hôtel Kergorlay  Langsdorff et a choisi d'attribuer le bénéfice de la brocante caritative à l' association « La Possible Echappée »

Kathy Mepuis, à l'origine de cette association créée en 2007, est venue présenter son action.  Kathy, chorégraphe, danseuse, pédagogue, a voulu que toute personne en situation de handicap physique ou psychique puisse accéder à la danse, au théâtre, à la musique.

Elle a ouvert des ateliers pédagogiques et collabore avec des établissements spécialisés. Elle est assistée de professionnels du spectacle, dont certains viennent de l'Opéra de Paris. Elle permet ainsi à des personnes handicapées de découvrir les disciplines nouvelles. Kathy nous convainc rapidement que tout est possible, que le handicap n'interdit rien et surtout pas l'accès à la culture.

Elle a également créé, en 2016, une compagnie de danse « Regards en ligne » , qui associe  danseurs confirmés et danseurs en situation de handicap. Kathy a ainsi monté un spectacle avec des personnes en fauteuil roulant.

Trois d 'entre nous ont eu la chance d'assister au « filage » ou répétition du spectacle de danse «Esquisses » qui aurait dû être présenté le mardi 7 février 2023, après 18 mois de répétitions. Il a malheureusement été reporté en raison des grèves.

Ce fut pour nous une très belle et émouvante expérience. Trois jeunes danseuses professionnelles ont accompagné cinq jeunes danseurs handicapés. Nous avons été très sensibles à la qualité de l'interprétation et à l'originalité de la chorégraphie et avons admiré un très beau « pas de deux ». Mais ce qui nous a surtout touchées, c'est la complicité qui unit ces danseurs, la bienveillance qui entoure ces danseurs handicapés et le bonheur évident qu'ils éprouvent sur scène.

Le souhait de Kathy est réalisé, on oublie le handicap. On ne voit que des danseurs qui expriment leur plaisir et s'échappent par le mouvement.

L'enthousiasme de Kathy Mepuis, son énergie à intégrer ces personnes nous ont séduites. Le profit de la brocante, augmenté de nombreux dons personnels de lycéennes, permet d’apporter un soutien à l'association.

Elle nous est très reconnaissante de l'accueil reçu lors du goûter de l'Avent et nous charge de vous exprimer sa profonde gratitude. Le Lyceum de Paris se réjouit aussi de ce choix.

Nous vous ferons part des prochaines dates de ses spectacles et vous encourageons très vivement à les découvrir.

Sabine Bouillon


Eugène Delacroix à Paris

"La piéta" E.Delacroix / Saint-Denys-du-Saint-Sacrement Paris 3ème

Le vendredi 13 mai 2022, nous nous sommes mises en route sur les pas de Delacroix, considéré comme le principal représentant du romantisme. Tout d'abord, dans l’Eglise St Denys du St Sacrement, rue de Turenne, nous avons pu admirer sa Pieta, récemment restaurée ; dans l’église St Paul et St Louis, nous avons vu le Christ au Jardin des Oliviers, une des ses rares oeuvres religieuses. Sur le côté de l'Hôtel de Ville, une statue lui rend hommage. Après avoir traversé la Seine, nous avons fait une halte souvenir à son atelier, Place Fürstenberg, puis un long arrêt à la chapelle des Anges de St Sulpice, où notre conférencière nous a décrypté les oeuvres de la chapelle des Anges, et le secret des anges combattants. Enfin, la promenade s'est terminée au jardin du Luxembourg, devant la fontaine monumentale érigée par Jules Dalou, hommage public offert à Delacroix après sa mort, sous les ombrages près de l'Orangerie. Une pause admirative bienvenue !


Les ateliers-Musée de Chana Orloff

Le Torse 1911, ciment

Créée en 1926 par deux architectes, Auguste Perret et André Lurçat, la villa Seurat était conçue comme une cité d’artistes où se côtoyaient écrivains, peintres français et étrangers. C’est au milieu de cette charmante ruelle du 14ème arrondissement, au numéro 7bis, que Chana Orloff choisit d’y faire construire son atelier, devenu aujourd’hui un musée en son honneur sous la direction de son petit fils. 

Villa Seurat
Chana Orloff

Grâce à notre conférencière, Florence de Thé, nous découvrons le destin exceptionnel de Chana Orloff ainsi que ses œuvres dans les ateliers qui les ont vus surgir.

Chana Orloff est née en Ukraine en 1888. Lorsqu’en 1905 les pogromes menacent les Orloff, la famille décide de partir s’installer en Palestine. Chana a alors 17 ans et se lance dans la couture. Cinq plus tard, elle s’installe en France pour apprendre la mode. Elle est embauchée par la maison Paquin où ses talents artistiques sont repérés par ses employeurs qui l’encouragent à intégrer l’école des arts décoratifs.  A partir de ce moment-là, la vie de Chana va être transformée. Elle devient une artiste reconnue, exposant aux côtés de Matisse, rencontrant Modigliani, Picasso ou Apollinaire qui lui présentera son futur époux, Ary Justman. Elle devient une ‘pionnière’ dans son domaine, la portraitiste de l’élite de Paris qu’elle s’amuse à immortaliser non sans une petite touche humoristique. Lors de la seconde guerre mondiale, Chana et son fils, Elie, échappent à la Rafle du Vel d’Hiv et s’exilent en Suisse, emportant ses petites sculptures de poche qui les aideront à survivre.  A la libération, elle retrouve son atelier pillé et saccagé, sa sculpture en sera affectée. Elle remplace les formes lisses par des surfaces rugueuses et consacre un certain nombre de ses œuvres à l’histoire de son pays, Israël. Elle décède en 1968 lors de l’organisation d’une exposition rétrospective à Tel-Aviv.

Le musée rassemble plus de 200 de ses œuvres, des petites sculptures de poche aux immenses femmes sans oublier les nombreux portraits d’amis. Mais un thème semble dominer chez Chana : la maternité. Est-ce une hommage à sa mère et grand-mère qui ont toutes les deux exercé le métier de sage-femme, ou d'ultimes preuves d'affection pour son fils Elie? Nous repartons subjuguées par la grâce et le réalisme de ses œuvres.  

Lauriane Bradford


Visite de l'Hôtel de la Marine

Monument emblématique de la place de la Concorde, l’Hôtel de la Marine est un superbe ensemble architectural créé au XVIIIe siècle par Ange-Jacques Gabriel, Premier architecte du Roi. Il abrita jusqu’en 1798 le Garde-Meuble de la Couronne avant de devenir, pendant plus de deux-cents ans, le siège du ministère de la Marine.

Les appartements de l’intendant du garde meuble de la Couronne sont le témoignage exceptionnel de l’excellence de l’architecture et du décor à la française au siècle des Lumières et permettent d’admirer notamment du mobilier estampillé par les meilleurs ébénistes, dont Riesener, des soieries magnifiques restaurées ou reproduites à l’identiques.

Les salons d’apparat qui bordent la loggia ont quant à eux été maintenus dans le décor voulu par le Ministère de la Marine au milieu du XIXe siècle.
 

Une visite passionnante, animée par notre conférencière, qui a également permis de découvrir de la loggia la place de la Concorde sous un magnifique soleil hivernal. 

Geneviève Sabet


Visite théâtralisée du Musée Nissim de Camondo

Le musée est un hôtel particulier qui a été conservé dans son intégrité et il permet de comprendre le fonctionnement d’une maison particulière de la plaine Monceau au début du XXe siècle. Il a été construit par l'architecte René Sergent en 1914, inspiré du Petit Trianon de Versailles, et il est parfaitement adapté aux exigences modernes de confort de cette époque (chauffage à air pulsé, ascenseur...). 

Moïse de Camondo, banquier et amateur d'art, l'a fait construire pour abriter une collection exceptionnelle de mobilier et d'objets d'art du XVIIIe siècle français. 

Une visite théâtralisée : quelle surprise nous attend ? Nous sommes guidés par Pierre Godefin, maître d’hôtel du comte Moïse de Camondo et nous le suivons dans l'organisation d’une journée de réception qui eut lieu le mardi 3 juin 1930. Le maître d’hôtel affairé annonce le menu du déjeuner dans les cuisines puis nous entraîne dans les préparatifs nécessaires à cet événement. Il ne manque pas de nous faire visiter les lieux dont il connaît tous les secrets. Un moment d'exception qui permet de remonter le temps.

Armelle de Coudenhove


Julie Manet, la mémoire impressionniste

Le mercredi 2 février 2022, au musée Marmottan Monet, notre conférencière Mme Marie de Leusse, nous a retracé l’incroyable destin de Julie Manet, fille unique fille de Berthe Morisot et nièce d’Edouard Manet.

Tout d’abord, elle nous a commenté les tableaux représentant Julie peinte par sa mère à tous les âges dans son cercle familial et amical, très attentionnée aux visages, à la nature et à la lumière, puis Julie enfant modèle posant pour nombre d’artistes de son temps : Claude Monet, Edgar Degas, Camille Pissarro Auguste Renoir.

Ensuite, elle a évoqué la destinée de Julie Manet, orpheline à 16 ans, qui reçoit en héritage l’ensemble de l’œuvre de sa mère, mais aussi celle de son oncle, Édouard Manet, dont elle est l’unique nièce. Les peintres amis deviennent alors sa seule « famille » et le poète Stéphane Mallarmé son tuteur, jusqu’à son mariage avec Ernest Rouart en 1900.

Enfin elle nous a fait découvrir l’œuvre de collectionneurs de Julie Manet et de son mari qui ont consacré toute leur vie à faire connaître l’œuvre de Berthe Morisot par des expositions et des donations aux musées. Pratiquant la peinture et amateurs avertis, ils ont également constitué une importante collection des œuvres de Nicolas Poussin à Paul Gauguin en passant par Hubert Robert, Eugène Delacroix, Camille Corot et Edgar Degas ou encore par l’acquisition des grands panneaux des Nymphéas de Monet. C'est ce précieux fonds impressionniste constitué par Julie et Ernest Rouart qui aujourd’hui est mis en lumière. L’hommage qui leur est rendu est d’autant plus émouvant qu’il se déroule là où ils furent présents lors de l’inauguration du Musée Marmottan en avril 1934.


L ALTO

Café Gourmand musical sur l’Alto – jeudi 27 janvier 2022

Dans un orchestre, on n’entend pas l’Alto isolément, puisque le rôle de cette sorte de « gros violon » est principalement de créer du lien entre les aigus - les violons, et les basses - les violoncelles et les contrebasses. On dit qu’il est au cœur de l’harmonie, et on dit parfois moins gentiment que c’est le « ventre » de l’orchestre.

Et pourtant, de nombreux compositeurs, Mozart le premier, se sont attachés à mettre en valeur le chant de cet instrument : tour à tour chaud, grave, mélancolique, mais pouvant atteindre dans l’aigu des notes délicieuses et brillantes.

Un parcours d’extraits musicaux allant de JS Bach à Tchaikowsky nous a permis de découvrir l’alto, à travers des compositions – ou des adaptations – somptueuses, notamment la Sonate Arpeggione » de Schubert.

Nous avons aussi découvert le grand talent de ses interprètes, également peu connus, Tabea Zimmermann en tête, ou le français Gérard Caussé.

Un grand merci à Caroline Thouard dont le savoir-faire nous a permis de profiter d’un montage techniquement impeccable !