La maison d'Auguste Comte
Le 1er avril (non ce n'est pas un poisson! ), a eu lieu la visite de la maison d'Auguste Comte avec la conférencière Marie-Odile Vivet.
La Maison d’Auguste Comte est un appartement musée dans lequel vécut le philosophe et mathématicien français Auguste Comte (1798-1857). Situé au 10 rue Monsieur le Prince, dans le 6e arrondissement de Paris, il s’agit du dernier domicile qu’il occupa, de 1841 jusqu’à sa mort en 1857. Par la suite, ses disciples veillèrent à conserver la demeure qui avait vu naître sa philosophie, respectant par-là les dernières volontés de leur maître. Devenu musée, l’appartement, désormais propriété d’une Association internationale consacrée à Auguste Comte, est ouvert à la visite. Une fois passé le seuil de la porte, le visiteur découvre le domicile du philosophe qui est resté tel qu’il l’a connu, avec son mobilier d’origine et les objets lui ayant appartenu. Le parcours thématique mis en place, par le biais d’un dispositif muséographique qui préserve l’authenticité du lieu, renseigne le visiteur sur la philosophie d’Auguste Comte.
On peut y voir les pièces suivantes :
L’entrée : Carrelée en pierre de liais, avec un poêle en faïence.
La cuisine et l’office : la cuisine, donnant sur le vestibule, a gardé son fourneau et sa cheminée, à nouveau visibles dans leur état d’origine depuis 2014. Une cloison vitrée sépare la cuisine d’une petite pièce, l’office, qui servait de logement à la domestique, Sophie Bliaux.
La salle à manger : Les dix chaises en bois d’acajou, recouverts d’Utrecht rouge, la table à manger ronde et le buffet étagère en bois d’acajou ont été achetés par Comte lui-même. La balance en cuivre, qui lui servait à peser ses aliments, se trouve toujours en place sur la cheminée en marbre noir.
Le salon : Comte recevait ici ses invités et, parmi eux, Clotilde de Vaux dont on a, selon les volontés mêmes du philosophe, conservé le fauteuil sur lequel elle venait s’asseoir lorsqu’elle lui rendait visite. Dans ce salon furent également administrés, du temps d’Auguste Comte et de son successeur Pierre Laffitte, les sacrements de la religion de l’Humanité.
Le cabinet de travail : Cette pièce abrite le bureau en bois, recouvert de basane, sur lequel Comte conçut son deuxième grand ouvrage, le Système de politique positive. Il recevait dans cette pièce les membres de la Société Positiviste, créée en 1848. Les deux bibliothèques contiennent les livres personnels du philosophe. Sur la cheminée, une « tête phrénologique » indiquant les fonctions des parties du cerveau selon la doctrine du médecin F. Gall que Comte admirait.
Le couloir et la salle des portraits : On passe ensuite par un couloir orné, depuis 2014, de quatre grandes tentures consacrées à quelques grandes figures liées au positivisme : Mill, Gambetta, Ferry et Clemenceau. Maintenant consacrée au rayonnement du positivisme dans le monde, une salle intermédiaire, dont les murs sont ornés des portraits de disciples positivistes de tous les pays. Enfin, un drapeau du Brésil, sur lequel figure la devise comtiste « Ordre et progrès » traduite en portugais (« Ordem e progresso ») rappelle les liens ténus existant entre la doctrine positiviste et ce grand pays d’Amérique Latine.
La salle de cours : C’est ici que le philosophe donnait ses cours particuliers de mathématiques. Le tableau noir sur lequel il officiait a été conservé en l’état. Les globes terrestre et céleste sont d’origine et illustrent son grand intérêt pour l’astronomie. Cette salle rappelle la vocation d’enseignant d’Auguste Comte.
La chambre à coucher (10) : Le lit d’Auguste Comte est niché dans une alcôve avec deux rideaux jaunes. On peut aussi voir le secrétaire et la corbeille en fleurs artificielles offerte par Clotilde de Vaux. Depuis 2014 figure également la redingote d’Auguste Comte, restaurée et en bon état. Le seul vêtement du philosophe conservé depuis sa mort. C’est dans sa chambre qu’est mort Auguste Comte le 5 septembre 1857, probablement d’un cancer à l’estomac.






La Cathédrale orthodoxe Saint- Alexandre Nevski
Ce 25 mars, sous un timide soleil parisien, Katarina de Vaucorbeil nous a fait découvrir l'histoire et la vie actuelle de cette belle cathédrale orthodoxe, au travers de rappels historiques et de vivantes anecdotes.
Dès le XIXe siècle de nombreux russes habitent Paris, la cathédrale consacrée en 1861 est le premier lieu de culte permanent, sa construction a été approuvée dans son style actuel par Napoléon III. Son financement doit beaucoup à l'intelligence l’aumônier de l’ambassade de Russie, le père Joseph Vassiliev qui obtint le financement par le tsar, Alexandre II et des souscriptions russes. En 1922, elle est fréquentée par les russes blancs, et reste aujourd'hui le siège de l'Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale dans la juridiction du Patriarcat de Moscou
De style Moscovite à l’extérieur, l’intérieur, régulièrement restauré, est de style Byzantin. Deux niveaux ont été aménagés. Le niveau d’entrée, aux couleurs de Ste Sophie (Constantinople), pour les cérémonies russes, et une « crypte » en sous sol pour les orthodoxes grecs, serbes, roumains, … Ici les fresques ont été restaurées et complétées au début du XXème siècle, les anges ont donc des apparences art déco.
Très belle visite, à recommander à toute et tous !














Ribera, ténèbres et lumières
L’exposition au Petit Palais a été l’occasion de découvrir ce peintre espagnol, Jusepe de Ribera (1591-1652), qui fit sa carrière en Italie, comme l'héritier du Caravage. Un des plus grands de l'école napolitaine de peinture et européenne du XVIIIe siècle Son style a évolué au fil du temps sous l'influence du classicisme néo-vénitien
C’est la première rétrospective française des œuvres de Ribera, une centaine de peintures, dessins et estampes, retrace l’ensemble de la carrière de Ribera : les années romaines, redécouvertes récemment, et la période napolitaine. Un parcours initiatique très intéressant de ces œuvres






Visite de la restauration de panneaux à Notre Dame de Paris
Une visite a été organisée au musée d'Orsay à l'exposition : « Notre Dame de Paris, un laboratoire pour la restauration des cathédrales » , avec le commissaire de l'exposition.
Car c'est grâce aux dons du Lyceum international de Paris que ces 2 imposants panneaux de 4 mètres de haut ont été restaurés en 2020 par l’intermédiaire de la SAMO ( Société des amis du musée d’Orsay). Depuis novembre dernier jusqu’au 2 mars 2025 ils ont été accrochés au musée d’Orsay dans une salle spéciale à l’aide d’une nacelle pour cette exposition. Ces grands dessins étaient un projet préparatoire de peinture murale de Viollet le Duc en 1867 pour la chapelle Saint Ferdinand dans le chœur nord de Notre Dame de Paris. Ce saint était le patron de Ferdinand Philippe, un des fils de Louis Philippe.
Ces dessins sont sous forme d’aquarelles sur papier contrecollé : le premier panneau représente notamment l’enfance au XIIème siècle de Ferdinand roi de Castille et de Léon, cousin de Saint Louis, auprès de sa mère Bérengère de Castille ; sur le deuxième panneau, le saint est agenouillé au pied de la Vierge Marie et Saint Pierre et Saint Paul sont au-dessus de cette scène.


La Chancellerie d'Orléans, Paris
Le 1er février 2025, les lycéennes ont découvert l’hôtel dit « de la Chancellerie d'Orléans » avec la conférencière Séverine Delisle-Coignac. Hôtel particulier, acquis le 24 juillet 1702, par Philippe d'Orléans, futur Régent, Il est situé au bord du jardin du Palais-Royal à Paris? C'est un attrait majeur car depuis la terrasse on accédait directement à l’un des plus vastes jardins de Paris.
En 1752, à la suite de la mort du duc d'Orléans, son fils Louis-Philippe en cède la nue-propriété au marquis de Voyer, et entre 1760 et 1772, ce dernier fait réaménager une grande partie de l'hôtel, par l'architecte Charles De Wailly. Il fût alors considéré́ comme l’un des hôtels particuliers parisiens les plus raffinés.
Démoli au début du XXe siècle, ses décors furent démontés pièce à pièce et conservés par la Banque de France, qui en était devenue propriétaire. Ces décors extraordinaires ont été remontés au rez-de-chaussée de l'hôtel de Rohan, dans le quadrilatère des Archives nationales. Les quatre pièces remontées – antichambre, chambre, salle à manger, grand salon –, en partie meublées par le Mobilier national, offrent un magnifique échantillon de la splendeur des arts décoratifs parisiens à la charnière des styles Louis XV et Louis XVI.









Exposition Suzanne Valadon-Centre Pompidou
Le Centre Pompidou consacre actuellement une monographie à Suzanne Valadon (1865-1938)- « Artiste emblématique et audacieuse, l’une des plus importantes de sa génération. À la marge des courants dominants de son époque – le cubisme et l’art abstrait sont en germe alors qu’elle défend avec ardeur la nécessité de peindre le réel – elle place le nu, féminin comme masculin, au centre de son œuvre, représentant les corps sans artifice ni voyeurisme ».
Catherine Coudert, conférencière a permis aux Lycéennes de (re)découvrir cette étonnante exposition de tableaux et d’archives, rarement exposés, le 20 janvier au centre Pompidou. L’artiste était une femme libre et pionnière et ses oeuvres sont variées.











Hôtel de Charost, résidence de l’Ambassadeur du Royaume-Uni en France
Ce Mardi 14 janvier Les lycéennes ont pu visiter ce magnifique bâtiment lieu de résidence de l’ambassadeur du Royaume-Uni à Paris. Cet hôtel fut conçu par Antoine Mazin, entre 1722-1725, pour Armand de Béthune-Sully, deuxième duc de Charost et construit rue du Faubourg St Honoré.
En 1803, Il fut vendu à la princesse Pauline Borghèse, sœur de Napoléon Bonaparte et devint le centre d'une cour brillante.
En 1814, la princesse résidant à Naples, vend l’hôtel à Arthur Wellesley, duc de Wellington, nouvellement nommé ambassadeur britannique en France, qui l’acquiert au nom du roi George III, afin d’y installer une ambassade permanente.
Depuis cette date, l'hôtel de Charost est la résidence de l’ambassadeur britannique à Paris.








Exposition Rodin Bourdelle, corps à corps
Le 7 janvier, les lycéennes du LCIP ont pu visiter l'exposition Rodin Bourdelle au musée Bourdelle, accompagnées du conférencier Guillaume Peigné.
Antoine Bourdelle (1861-1929) admira Auguste Rodin (1840-1917), de vingt ans son aîné. Il travailla pendant quinze années comme praticien, chargé de tailler des marbres pour Rodin. Le maître perçut en cet héritier, volontiers indocile, un « éclaireur de l’avenir ».
Parallèles, souvent superposées, leurs trajectoires méritent assurément une grande exposition. À travers plus de 160 œuvres, dont 96 sculptures, 38 dessins, 3 peintures et 26 photographies, la confrontation donne à voir, avec une ambition et une ampleur inédites, les fraternités et réciprocités comme les divergences et antagonismes de deux créateurs, de deux univers plastiques, porteurs des enjeux majeurs de la modernité.
Neveu d’un tailleur de pierre et fils d’un ébéniste, Antoine Bourdelle apprend très tôt le travail de la matière. Auguste Rodin fait connaissance avec l’œuvre de son cadet au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts de 1892. Assailli de commandes, Rodin fait alors travailler une dizaine de praticiens, et sollicite Bourdelle.
Entre 1893 et 1907, Bourdelle taille une dizaine de marbres pour Rodin dans ses ateliers (actuel musée Bourdelle), aidé de ses propres praticiens et élèves. Désireux d’être davantage qu’un simple exécutant, il propose notamment de le seconder auprès des fondeurs. De son côté, Rodin soutient le jeune sculpteur, notamment pour le Monument aux combattants de Montauban, marqué par l’expressivité rodinienne.
En 1902 apparaissent les premières tensions : Bourdelle tarde trop à tailler Ève et propose pour le buste de Rose Beuret une composition rejetée par Rodin. Pourtant leur collaboration dure encore quelques années. En mars 1908, Bourdelle peut enfin écrire : « J’ai en ce moment beaucoup de travaux. Je n’ai plus besoin de travailler pour Rodin. Je vends beaucoup. »
Cette exposition très riche a passionné nos lycéennes, qui ont également profité de l'éclairage du conférencier.








Exposition Caillebotte : "peindre les hommes"
L'exposition présentée au musée d'Orsay à l'automne 2024 prend pour sujet la prédilection de Gustave Caillebotte (1848-1894) pour les figures masculines et les portraits d’hommes, et ambitionne d’interroger la modernité si radicale des chefs-d’œuvre de l’artiste au prisme du nouveau regard que l’histoire de l’art porte sur les masculinités du XIXe siècle.
Les lycéennes du LCIP ont pu suivre cette exposition le 18 décembre avec la conférencière Marie de Leusse.
Dans sa volonté de produire un art vrai et neuf, Caillebotte prend pour sujet son environnement immédiat (le Paris d’Haussmann, les villégiatures des environs de la capitale), les hommes de son entourage (ses frères, les ouvriers travaillant pour sa famille, ses amis régatiers, etc.) et en fin de compte sa propre existence. Répondant au programme « réaliste », il fait entrer dans la peinture des figures nouvelles comme l’ouvrier urbain, l’homme au balcon, le sportif ou encore l’homme nu dans l’intimité de sa toilette. À l’époque du triomphe de la virilité et de la fraternité républicaine, mais aussi de première crise de la masculinité traditionnelle, la nouveauté et la puissance de ces images questionnent aussi bien l’ordre social que sexuel. Au-delà de sa propre identité, celle de jeune et riche célibataire parisien, Caillebotte porte au cœur de l’impressionnisme et de la modernité une profonde interrogation sur la condition masculine.
L’exposition, composée d’environ 70 œuvres, réunit les plus importants tableaux de figures de Caillebotte mais aussi de pastels, dessins, photographies et documents.









Conférence : "Notre cerveau au quotidien"
Le 3 décembre a eu lieu au Cercle de l'Union Interalliée une conférence sur le thème du cerveau au quotidien.
C'est la neuropsychologue Sylvie Chockron qui nous fait partager les découvertes sur le cerveau.
Cette passionnante conférence nous a éclairées sur le fonctionnement de notre cerveau dans nos actions quotidiennes.
Une séance de questions réponses puis un cocktail ont clôt cette session, dans la bonne humeur.












