Exposition Caillebotte : "peindre les hommes"
L'exposition présentée au musée d'Orsay à l'automne 2024 prend pour sujet la prédilection de Gustave Caillebotte (1848-1894) pour les figures masculines et les portraits d’hommes, et ambitionne d’interroger la modernité si radicale des chefs-d’œuvre de l’artiste au prisme du nouveau regard que l’histoire de l’art porte sur les masculinités du XIXe siècle.
Les lycéennes du LCIP ont pu suivre cette exposition le 18 décembre avec la conférencière Marie de Leusse.
Dans sa volonté de produire un art vrai et neuf, Caillebotte prend pour sujet son environnement immédiat (le Paris d’Haussmann, les villégiatures des environs de la capitale), les hommes de son entourage (ses frères, les ouvriers travaillant pour sa famille, ses amis régatiers, etc.) et en fin de compte sa propre existence. Répondant au programme « réaliste », il fait entrer dans la peinture des figures nouvelles comme l’ouvrier urbain, l’homme au balcon, le sportif ou encore l’homme nu dans l’intimité de sa toilette. À l’époque du triomphe de la virilité et de la fraternité républicaine, mais aussi de première crise de la masculinité traditionnelle, la nouveauté et la puissance de ces images questionnent aussi bien l’ordre social que sexuel. Au-delà de sa propre identité, celle de jeune et riche célibataire parisien, Caillebotte porte au cœur de l’impressionnisme et de la modernité une profonde interrogation sur la condition masculine.
L’exposition, composée d’environ 70 œuvres, réunit les plus importants tableaux de figures de Caillebotte mais aussi de pastels, dessins, photographies et documents.









Conférence : "Notre cerveau au quotidien"
Le 3 décembre a eu lieu au Cercle de l'Union Interalliée une conférence sur le thème du cerveau au quotidien.
C'est la neuropsychologue Sylvie Chockron qui nous fait partager les découvertes sur le cerveau.
Cette passionnante conférence nous a éclairées sur le fonctionnement de notre cerveau dans nos actions quotidiennes.
Une séance de questions réponses puis un cocktail ont clôt cette session, dans la bonne humeur.



Exposition : Tarsila do Amaral, peindre le Brésil moderne
Le 27 novembre, les lycéennes du LCIP ont pu visiter l'exposition : Tarsila do Amaral, peindre le Brésil moderne au musée du Luxembourg, en compagnie de la conférencière Catherine Coudert.
Figure centrale du modernisme brésilien, Tarsila do Amaral (1886-1973) est la créatrice d’une œuvre originale et évocatrice, puisant dans les imaginaires indigéniste, populaire et moderne d’un pays en pleine transformation.
À Paris, dans les années 1920, elle met son univers iconographique à l’épreuve du cubisme et du primitivisme, avant d’initier, à São Paulo, le mouvement « anthropophagique », prônant la « dévoration », par les Brésiliens, des cultures étrangères et colonisatrices, comme forme à la fois d’assimilation et de résistance.
Ses paysages aux couleurs vives laissent alors la place à des visions insolites et fascinantes, avant qu’une dimension plus ouvertement politique n’apparaisse dans ses toiles des années 1930. Le gigantisme onirique et la géométrie presque abstraite de ses dernières compositions ne font que confirmer la puissance d’une œuvre ancrée dans son temps et toujours prête à se renouveler.
Venant combler un manque de reconnaissance de l’artiste en Europe et présentant quelques aspects inédits de son œuvre, cette rétrospective nous a invitées au cœur du Brésil moderne et de ses clivages entre tradition et avant-garde, centres et périphéries, cultures savantes et populaires.









Exposition au musée des Arts Décoratifs : l'intime, de la chambre aux réseaux
Les lycéennes ont pu visiter l'exposition : "l'intime, de la chambre aux réseaux" avec notre conférencière Catherine Coudert.
Elles ont embarqué pour un voyage fascinant au cœur de nos jardins secrets à travers une histoire de l’intime du XVIIIe siècle à nos jours !
470 œuvres, peintures et photographies, mais aussi objets d’art décoratifs, du quotidien et de design, révèlent comment l’intime a évolué. De la chambre vue par Henri Cartier‑Bresson ou Nan Goldin, des lits en fer forgé du xixe siècle au lit-clos des Frères Bouroullec, de la chaise percée à l’urinoir pour femmes, des objets de la toilette sèche à la salle de bain, de la beauté aristocratique à la consommation de masse, des livres licencieux aux sex-toys, du walkman aux réseaux sociaux et à l’influence, en passant par les outils de surveillance et de protection, l’exposition montre comment l’intime s’est imposé puis s’est profondément modifié. Les frontières entre privé et public sont devenues plus floues et poreuses et engendrent de nombreux débats.






Exposition le Surréalisme au centre Pompidou
Le 21 novembre, Les lycéennes ont découvert cette grande exposition de la saison, présentée au Centre Pompidou. La conférencière Catherine Coudert nous a orientées et expliqué le contexte de ces artistes, jeunes hommes et femmes qui ont vécu les 2 grandes guerres et recherché des modes de création nouveaux.
Né en 1924 avec la publication du Manifeste fondateur d'André Breton, le mouvement surréaliste associait peintures, dessins, films, photographies et documents littéraires. L’exposition organisée par thèmes présente les œuvres des artistes emblématiques du mouvement ( Max Ernst, René Magritte, Giorgio de Chirico, ...), avec une place importantes pour les femmes surréalistes (Leonora Carrington, Ithell Colquhoun, les photos de Dora Maar, Leonor Fini). Sont aussi présentées les figures littéraires inspiratrices (Lautréamont, Lewis Carroll, Sade...) et les principes poétiques qui structuraient l'imaginaire du mouvement (l'artiste-médium, le rêve, la pierre philosophale, la forêt., les cadavres exquis,..). De belles découvertes et une meilleure compréhension de ce mouvement si particulier !












Musée Carnavalet - les grands décors parisiens, de Louis XIII à l'Art déco
Le 7 novembre, les lycéennes se sont retrouvées lors d’une jolie visite guidée du musée Carnavalet, pour découvrir les grands décors parisiens, de Louis XIII à l'Art déco.
Le musée, Créé en 1880 possède la plus grande collection au monde de décors intérieurs parisiens. La plupart d’entre eux furent récupérés à la suite de la destruction de grands hôtels particuliers, occasionnée par la poursuite des grands chantiers haussmanniens (on pense notamment à la percée du boulevard Saint- Germain, qui se termine dans les années 1920). De merveilleux décors ou salles reconstituées, telles qu’un splendide cabinet de travail du temps de Mazarin, un boudoir Louis XVI, ou encore un salon chinois de l’époque de Madame de Pompadour...













Soirée oenologie - vins de Nouvelle Zélande
Le 10 octobre, nous avons été accueillies chez une lycéenne pour une dégustation guidée par Aymeric, de vins de Nouvelle Zélande. Une soirée très animée et amicale à la découverte de ces vins, issus de cépages français, et que nous connaissions si peu.




Visite à l’Atelier des Lumières avec le club de Bâle
Après avoir déjeuné à deux pas de L’île de la Cité dans une fort jolie brasserie parisienne, Chez Julien, nous avons emmené nos amies Bâloises le 19 septembre après midi à l’Atelier des Lumières, ancienne fonderie du Chemin-Vert créée en 1835 et transformée en centre d’art numérique en 2018.
Nous avons bénéficié d’une double programmation : l’Egypte des Pharaons de Khéops à Ramsès II et les Orientalistes, Ingres, Delacroix, Gérôme... Nous avons d’abord remonté le temps et découvert l’Égypte des pharaons à travers les chefs-d'œuvre de cette civilisation mythique qui s’étend sur trois millénaires et fascine toutes les générations. Puis, au XIXe siècle, les portes de l’Orient se sont ouvertes pour nous faire découvrir les peintres occidentaux attirés par les mystères des terres lointaines. Un merveilleux moment de dépaysement et de magie assurés.






Visite virtuelle immersive à Notre Dame
Eternelle Notre-Dame
Le jeudi 19 septembre, nous avons proposé à nos amies Bâloises, une expédition immersive de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en réalité virtuelle, à travers le temps et l’espace.
Impatientes de savoir ce que cache cet énigmatique intitulé, nous nous retrouvons, à 10H30, dans l’espace dédié à cette visite, sous le parvis de la cathédrale. Regroupées par 4, nous recevons notre équipement, un sac à dos relativement lourd et des lunettes très spéciales ! Après les multiples réglages et tâtonnements, ( nous ne sommes pas des expertes en ce domaine), nous partons sur les pas d’un personnage virtuel. Nous le suivons au long d’un sentier qui s’éclaire sur le sol . Nous ressemblons à des zombies lumineux, notre nom s’affichant au-dessus de nos têtes. Gare à celle qui s’éloigne du parcours fléché, rappel à l’ordre jusqu’à ce qu’elle rejoigne le troupeau !
Nous vivons ensuite en immersion totale l’histoire de la Cathédrale depuis sa création, il y a plus de 860 ans. A l‘initiative de Maurice de Sully, évêque de Paris, la première pierre fut posée en 1163.
Toujours à la suite de notre guide, nous accédons à des endroits habituellement fermés au public. Il nous regroupe sur une petite plate-forme et, hop, en quelques secondes, nous voilà dans les tours de la cathédrale à 69 m de hauteur. Nous nous serrons prudemment les unes contre les autres pour ne pas dépasser la limite de la plate-forme ! Gare au vide, sensibles au vertige s’abstenir. Nous voyons la nef se déployer sous nos yeux, face aux magnifiques rosaces. Heureusement les balustrades des balcons fictifs nous retiennent !
Puis visite de la magnifique charpente en chêne, les compagnons y travaillent, nous veillons à ne pas les déranger et nous nous penchons avec précaution pour ne pas nous cogner aux poutres ! Nous découvrons les techniques de construction. Attention à la marche, nous montons vers le magnifique bourdon de la cathédrale. Vue extraordinaire sur Paris.
Nous retrouvons le plancher des vaches et admirons au passage les importants travaux de restauration de Viollet-le-Duc.
La visite se termine, aux portes de la Cathédrale. Une fois nos lunettes enlevées, nous ouvrons les yeux sur un espace bétonné aux dimensions modestes !
Ce fut une expérience étonnante et spectaculaire ! 45 mn d’un voyage dans le temps, à la fois spirituel, symbolique et artistique, totalement créé numériquement.
Tellement crédible que l’on se surprend à craindre de tomber dans le vide, à monter des escaliers inexistants, à esquiver des murs imaginaires et à s’excuser si on bouscule un personnage virtuel ... On a beau se raisonner, on oublie que nous n’avons pas quitté le sol. C’est une réussite totale, on approche les décors et l’architecture, de très près, ce qui est généralement interdit.
L’inauguration est prévue le 7 décembre 2024 , l’occasion de confronter la version réelle et la version virtuelle !













