VISITE DE LA BOURSE DE COMMERCE
Dans le cadre du programme "A la découverte du Lyceum"* a été proposée le vendredi 26 novembre la visite guidée de la Bourse de Commerce-Pinault Collection suivie d’un dîner dans une brasserie du quartier.

Que retenir de cette soirée?

En premier lieu, il faut aller visiter ce monument emblématique du patrimoine parisien et magnifiquement restauré par l’architecte japonais Tadao Ando à qui François Pinault confie tous ses projets muséaux comme le Palazzo Grassi et la Punta della Dogana à Venise. C’est spectaculaire et magnifique. Je vous invite à aller sur le site du musée (https://www.pinaultcollection.com/fr/boursedecommerce) mais retenez que cette restauration repose sur l’idée du dialogue entre le passé et le présent, le patrimoine et l’art moderne, l’artiste et le visiteur.
Ensuite, à moins d’être férue et connaisseuse d’art contemporain (ce que j’admets bien volontiers ne pas être), il faut être "guidée" ce que notre conférencière, Catherine Coudert a fort bien fait mêlant à sa réelle expertise sur le sujet, anecdotes et points de vue. Se voir expliquer David Hamons artiste africain-américain change le regard sur des oeuvres provocantes où les transformations d’objets du quotidien sont autant d’allégories sur la société américaine. Pour ce premier accrochage d’ouverture, Catherine Coudert a aussi choisi de nous expliquer la célèbre statue-bougie d’Urs Fisher et les artistes figuratifs présentés à l’étage. Vous aurez compris, il faut voir ces collections (renouvelées tous les 6 mois) mais faites ces visites avec un "guide". Cela change tout!
Dernier point, un bon "tuyau" à partager: dîner au Bistro des Victoires délicieusement rétro, parisien et sympathique…et imbattable quant au rapport qualité-prix. C’est là que membres du clubs et leurs invités se sont retrouvés pour un moment d’amitié très joviale.
Pascale ANDERSON Mair
Soirée Oenologique

Les vins de Sancerre, blanc et rouge, ont remporté les suffrages des participantes à la première soirée “oenologie” du club, talonnés par deux outsiders bien différents et inattendus: un Muscadet-sur-lie, vif et gouleyant et un Coteaux-du-Layon, moelleux à souhait.
La première soirée du cercle animée par Véronique Plessier Chauveau et son fils Aymeric, sommelier et négociant, porte sur la découverte des vins de Loire: 4 vins blancs et 2 vins rouges.
Peut-être vous ne nous croyez pas, mais ce cercle est une affaire sérieuse, nous sommes là pour apprendre!
Après la présentation générale de cette vaste région viticole qui part de la Loire “bourguignonne” et coule jusqu’à l’estuaire nantais et l’évocation de ces nombreux cépages dont le sauvignon (sancerre blanc), le pinot noir (sancerre rouge), le cabernet franc (chinon) le chenin (coteaux-du-layon) et le melon de Bourgogne (muscadet), Aymeric nous a donné les bases de la dégustation à savoir et dans cet ordre: l’examen visuel, l’examen olfactif et l’examen gustatif.
Comme le dit si bien notre amie Svetlana Desmé “les amateurs de vin sont des gens formidables” et nous avons passé une soirée intéressante, animée et joyeuse tout en consommant modérément. En dégustation, on ne finit pas son verre, on jette beaucoup…enfin pour certaines!
Soyons honnête nous avons encore du travail avant de manier le bon vocabulaire et qualifier l’équilibre, la longueur, la complexité ou l’expression d’un vin…mais nous sommes studieuses…continuerons notre formation au début de l’année prochaine en abordant le bordelais. Le cercle se réunit tous les deux mois chez une lycéenne et “étudie” une région ou un type de vin. Christiane Farry a eu pour cette première la gentillesse de nous accueillir dans son joli appartement et cette intimité contribue à l’ambiance amicale. Un grand merci à Christiane pour son hospitalité raffinée.
Ce cercle réservé aux membres du LCIP a été proposé à des invités intéressées par le club dans le cadre du programme “Découverte”. Il reste encore quelques places au sein du groupe Œnologie, n’hésitez pas à vous rapprocher de Véronique Plessier-Chauveau pour plus d’informations.
Pour votre information complète voici la liste des vins dégustés accompagnés d’idées de mets

| Muscadet Sèvres et Maine sur lie - Domaine de l’Epinay (cépage: melon de Bourgogne) | Fruits de mer |
| L’ Argonnette - Pierre Chauvin (cépage: chenin sec) | Apéritif, poisson et viande blanche en sauce |
| Sancerre blanc – Domaine de la croix St-Laurent (cépage: sauvignon) | Poisson en sauce, omelette aux champignons, jambon braisé au vin blanc et fromage de chèvre de la région |
| Coteaux-du-Layon – Pierre Chauvin (cépage: chenin) | Apéritif, foie gras, fromage persillé et dessert |
| Sancerre rouge – Vignoble Dauny - Romble (cépage: pinot noir) | Terrine de volaille, agneau, viande rouge, charcuterie, barbecue |
| Chinon Les Puys de Wilfrid Rousse (cépage: cabernet franc) | Volailles, veau et agneau |
"LES HEURES SILENCIEUSES" DE GAELLE JOSSE
"LES HEURES SILENCIEUSES“ DE GAELLE JOSSE.
Gaëlle JOSSE est née en 1960, après des études de droit et publie son premier roman „les heures silencieuses“ en 2010, salué par la critique et récompensé par de nombreux prix.
Nous citons un extrait d‘interview : "être auteur, c‘est avoir peu, beaucoup ou énormément de talent, et c‘est surtout beaucoup de travail. Mon processus d‘écriture est en 2 phases : une flèche est lancée, puis il y a l‘histoire, la narration; un monde de personnages qui émergent, prennent vie et nous surprennent. C‘est le premier jet, la phase créative la plus facile. Puis vient le travail des mots, des phrases, du rythme, de la ponctuation. Ensuite relire, relire, trouver le mot précis, l‘image, la bonne cadence de phrase tout en restant dans l‘intuition, la liberté et la spontanéité“.
Ce roman se déroule au XVII° siècle aux Pays-Bas, à l‘époque où la Compagnie des Indes est à son apogée.
Bref historique de la Compagnie des Indes :
Après les croisades, vient la suprématie des républiques italiennes aux XIII° et XIV° siècles. A la fin du XV° l‘Amérique et l‘Asie sont découvertes, promesses de commerce florissant.
Au XVI° Venise règne sur la Méditerranée. A la fin du siècle l‘Espagne fait le commerce d‘or, et l‘Eglise a une grande influence, qui bloque toute évolution.
Des espions néerlandais s‘introduisent dans les navires portugais, et les Pays Bas découvrent tout l‘intérêt des Indes. A la fin du XVII° la Compagnie des Indes voit le jour, elle contrôle le commerce des épices, des textiles , de l‘or, des peaux, du corail, du riz, de la soie...c‘est un état dans l‘état. C‘est le siècle d‘or, la première puissance commerciale du monde, et son essor s‘accompagne de la liberté de culte : le pays attire les érudits et les artistes, c‘est le centre du savoir, l‘église protestante se développe.
Dans la société, le rang social s‘établit sur les revenus et plus sur la naissance.
L‘épanouissement culturel est de plus en plus important. Le pays est un gigantesque atelier graphique qui attire les peintres de tous horizons à Amsterdam, La Haye, Delft, Haarlem, Utrecht, ..
On ne représente plus de thèmes religieux, mais des natures mortes : les intérieurs bourgeois dont le plaisir des sens se cache derrière les façades strictes.
Ainsi le peintre Emmanuel de Witte réalise t il plusieurs oeuvres majeures, dont „intérieur avec femme à l‘épinette“ (musée Boymans Rotterdam) qui servira d‘inspiration à G Josse.

L‘ouvrage :
Nous y voyons la description de la condition de la femme au XVII° siècle, soumise à son mari.
Le personnage principal, Magdalena Beyeren, est la fille d‘un administrateur de la Compagnie des Indes, et elle s‘intéresse beaucoup au travail de son père. Mais elle doit se marier et se consacrer à sa famille malgré son goût et son talent pour les affaires. Elle renonce à ses rêves, est discrète, réservée, sa maison est bien tenue. Elle écrit un journal intime. 4 de ses enfants sont morts en bas-âge.
Pieter, son mari, qu‘elle aime, ne veut pas qu‘elle meure en couches, il n‘aura donc plus de relations intimes avec elle. Elle est donc moralement abandonnée à 36 ans, seule dans sa grande demeure silencieuse. Elle éprouve des élans amoureux pour le professeur de musique de sa fille, mais s‘en défend. Elle est très mélancolique : „le cours de nos vies est semé de pierres qui nous font trébucher et de certitudes qui s‘amenuisent“.
Au XVII°, les femmes doivent obéissance à leur père puis à leur mari (qui est choisi par la famille). Ce sont des génitrices et des éducatrices. Les grossesses successives sont dangereuses, la mortalité infantile très élevée, pendant que les maris poursuivent les aventures extraconjugales en toute impunité (les femmes, elles, risquent le couvent dans les mêmes circonstances). La femme est assimilée aux serviteurs qui doivent allégeance au maître de maison.
Elles sont illettrées (en 1800 une loi interdit aux filles d‘apprendre à lire). La lutte des femmes pour évoluer et être reconnues sera longue, en France elles n‘obtiennent le droit de vote qu‘en 1944, en 1965 une épouse peut travailler sans l‘autorisation de son mari, la première femme au Panthéon sera admise en 1995, et avec son mari…
Les échanges nombreux et fructueux entre la France et Rabat se poursuivent sur cette condition féminine, en Europe et au Maroc, et son évolution.
M Aubry, C Caron, C Lapostolle, C Maitre, M Patouillet, C Robert, F Soulier.
MECENAT 2021
Mécénat 2021


Soutien au fonctionnement du 15ème village d’enfants à Gémozac (Charente-Maritime)
Leur mission est la prise en charge des fratries.








