1925 S’EXPOSE AU MUSEE DAUPHINOIS
GRENOBLE AU TEMPS DES LUMIERES
Flash back : 21 mai 1925. Paul Painlevé président du conseil, Paul Mistral premier maire socialiste de Grenoble, Auguste Perret architecte de renom, inaugurent en grande pompe l'exposition internationale de Grenoble, dans l'enceinte de l'actuel parc Mistral.
Ils cultivent tous les trois une moustache très IIIème République. 10000 exposants ont répondu à l'appel. Dans leurs rangs on remarque un village africain, des souks, un village alpin , les pavillons de plusieurs pays européens, une ferme modèle, le fameux palais de la Houille Blanche et la non moins célèbre tour Perret qui dresse ses tonnes de béton.
40000 AMPOULES
L'ensemble est baigné par le halo scintillant de la « fée électricité ». Pas moins de 40 000 ampoules s'allument à la tombée de la nuit, provoquant une «orgie de couleurs et de feu » que les Grenoblois viennent admirer en famille dès 21h. C'est Grenoble au temps des lumières.
Ces événements ont laissé peu de traces dans la mémoire collective des Grenoblois. Et pourtant...
Si vous voulez aujourd'hui comprendre pourquoi Grenoble vit encore sur sa réputation de ville de l'innovation et des technologies, il faut cheminer à travers le parcours concocté par les équipes du musée dauphinois, à l'occasion de l'exposition « Grenoble 1925. L'éloge de la modernité »
Ce chemin, une quinzaine de Lycéennes l'empruntaient jeudi dernier. Pour prendre, pendant près de deux heures, un grand bol d'air frais des années folles.
L'époque où tout était envisageable, où les idées naissaient...Celle de Paul Mistral était simple et révolutionnaire à la fois. Pour donner un nouveau souffle à sa ville il décide de s'appuyer sur l'industrie et le tourisme.
Pour faire revivre cette volonté, l'exposition met en scène des affiches publicitaires et touristiques superbes, des objets familiers, des statues, des films muets. Une façon ludique et interactive de faire découvrir au public grenoblois son patrimoine et de le sensibiliser à une urgence. Celle de la réhabilitation de la tour Perret.
Car le symbole de la modernité de Grenoble en 1925... tombe en ruine aujourd'hui !!.

La Résistance est-ce une affaire d’hommes ?
La Résistance est-ce une affaire d’hommes ?
Aux armes citoyennes ! et caetera …
En 1940 « elles n’étaient même pas citoyennes », puisque le droit de vote ne leur fut accordé qu’en 1944 et pourtant les femmes assumèrent toutes les tâches, ordinairement dévolues aux hommes, pendant les 5 années de guerre qui plongèrent la France dans le chaos.
C’est pour rétablir la vérité historique et aborder le problème de la Résistance sous un autre angle, que le Colonel Jean-Pierre Martin, historien militaire, membre de l’académie delphinale, retrace leur histoire et leur combat de 1940 à 1945.
Omniprésentes, les femmes anonymes portent témoignage comme elles ont résisté, « du seuil de la porte ». En retrait et souvent discrètes, elles ne furent que 10% à être honorées du titre de « Compagnon de la Libération » ou à obtenir la carte de « Combattant volontaire de la Résistance ». Pour mémoire, ce n’est qu’en 2015 que deux Résistantes eurent l’insigne privilège d’entrer au Panthéon : Germaine Tillon et Geneviève de Gaulle-Anthonioz (nièce du Général de Gaulle).
Leur rôle fut obscur mais essentiel ; elles se chargèrent de porter secours, protéger, soigner, renseigner, assurer des liaisons, détourner l’appareil d’état au profit de la Résistance et aussi… combattre ! Excusez du peu.
Entrer en Résistance constitue souvent pour elles une triple transgression : sociale, politique et ontologique.
Eternelles mineures, politiquement, socialement, juridiquement, elles ont pourtant joué un rôle majeur. « Nec domina, nec ancilla, sed socia ». (Ni maîtresse, ni servante, mais compagne)
On pourrait citer les noms de quantité de femmes admirables, engagées et souvent mortes en camp de concentration, mais c’est peut-être le personnage féminin de l’œuvre de Vercors : « Le silence de la mer » qui résume le mieux la volonté farouche et obstinée de celles qui ont tenu tête à l’envahisseur par les armes ou par le silence.
Je laisse à Malraux le soin de conclure : « Avec quoi ferait-on la noblesse d’un peuple, sinon avec celles qui la lui ont donnée ? »
D. VDB
Echappée à Bordeaux
20 Mars 2016
Echappée à Bordeaux
Huit lycéennes de Grenoble sont parties vers Bordeaux (Dominique, les deux Christine, Béatrice, Florence, Marijke, Catherine, Anne) ; quelle expédition ! cela paraît bien loin. Mais la longueur du voyage a vite été effacée par tout ce que nous avons vu , appris , ressenti auprès de nos amies Lycéennes dans cette belle région de vignes et cette ville qui s'allonge auprès de la Garonne, devenue grandiose et élégante au XVIIIème siècle et aujourd'hui modernisée, nettoyée et rendue à ses habitants qui savent l'apprécier et nous en parler avec conviction.
Oui, quel accueil partout où nous sommes passées de la part de nos hôtesses (en ville ou à la campagne, dans le Médoc, à Ruch)
Un tour en bus dans la ville, commenté et riche, nous donna tout de suite le tempo de ce petit séjour. Nous avons découvert les grandes avenues, les quais, le théâtre, les immeubles si élégants, l'histoire, les travaux de cette ville en pleine rénovation, la belle cathédrale, la mairie, les façades travaillées, les hautes fenêtres, et puis les terrasses, les cafés pris ensemble et l'amitié, l'intimité qui se nouent avec celles qui ont le même projet que nous.
Ensuite la journée passée dans le Médoc allait nous rendre imbattables sur la fabrication des tonneaux ; de la coupe du bois dans les grandes forêts de France jusqu'à la date gravée au laser sur le tonneau prêt à être vendu, toutes les étapes nous ont été expliquées et nous ont laissées sans voix, tant le travail est précis, si ancestral, si difficile et si professionnel. C'est surtout l'atelier de chauffe où le bois est brûlé, afin que les " douelles" prennent forme, qui nous a paru venir du Moyen- Âge. Après les tonneaux, déjeuner raffiné puis déambulation dans les caves pour nous expliquer la fabrication de ce fameux nectar qu'est le bordeaux.
Le soir- même, nous étions accueillies chez Sophie Johnston, présidente du club. Aidée par le Club Cuisine, elle avait dressé un superbe buffet coloré, original, délicieux ; nous étions reçues comme des amies proches. Les Bordelaises étaient venues nombreuses, les mets étaient fameux, l'accueil formidable.
Le lendemain, c'était au tour d'Isabelle Guilbert (ancienne présidente du club de Grenoble qui logeait si bien 4 Lycéennes) d'accueillir les Bordelaises et les Grenobloises.
Le soleil était de la partie ; la table dressée pour vingt deux convives ; le bon vin, les plats choisis et les gâteaux raffinés allaient clore ces moments chaleureux.
Le café pris au soleil, au milieu des vignes, nous avons laissé les Bordelaises sous un ciel maritime et nous avons repris notre route, un peu plus riches dans notre tête et notre cœur.
J'engage toutes celles qui le pourront à participer un jour à une telle rencontre.
MERCI à nos hôtesses et au Club de Bordeaux.
A.O.

Club cinéma
Yol (la permission)
Film turc et kurde (1h50 mn) réalisé par Yilmaz Guney et Serif Gören, Palme d’or à Cannes en 1982.
Cinq prisonniers turcs bénéficiant d’une permission rejoignent leur famille. Dans un pays répressif soumis aux coutumes archaïques, cette liberté éphémère n’engendrera que le drame.
Conférence-dîner « Dans un monde conflictuel , peut on penser la culture de la paix ? »
Avec Patrick Lecomte, Professeur des Universités et Vice-président de l’Ecole de la Paix.
RV à 18h30 à l’Hôtel Mercure de Meylan
Remise du Prix littéraire 2016 à la Maison Gagnon
Pour la seconde édition du Concours de Littérature Jeunesse destiné aux 8-10 ans, organisé par le LYCEUM, le club de Grenoble a recueilli six manuscrits. Ce prix littéraire est décerné tous les 3 ans. Il a pour objectif de promouvoir le talent des femmes.
Le 16 décembre 2015 se sont réunies pour désigner la meilleure nouvelle, autour de Michelle Tourneur, écrivain, notre fidèle présidente du jury :
- Marion Blanchard, éditrice aux Editions Glénat
- Emmanuelle Letourneur, professeur de lettres
- Bernadette Odasso, professeur des Ecoles
- et huit membres du Lyceum (soit 12 personnes au total)
Après un premier tour de table, deux manuscrits ont été rapidement sélectionnés : « Fleur de sables » et « Soirs de vacances chez Grand-mère ». Au final, après de vives discussions, « Fleur de sables » l’a emporté.
Blandine Rigollot, alias « Coquelicot », a su nous entraîner avec une belle poésie des mots et un très beau langage (la langue des contes comme l’a fait remarquer très justement Michelle Tourneur) vers un lieu bienfaisant où la recherche de l’amour du monde, de la beauté des êtres et de la nature a une part essentielle.
L’auteur(e) a reçu un chèque de 300 euros et entre maintenant en concurrence avec les lauréates de 11 autres clubs de France pour le prix national du LCI qui sera décerné à Paris le 17 Mars 2016.
Michelle Tourneur a rendu hommage aux 6 candidates pour avoir su exprimer tout l’amour et la ferveur qu’elles ont pour l’écriture.
Karine d’Inca, responsable du Printemps du Livre, a souligné, avec beaucoup de chaleur, combien elle était heureuse de nous recevoir en ces lieux, imprégnés de la présence de Stendhal, et qui s’accordaient si bien à ce genre d’événement. La soirée s’est poursuivie autour d’un buffet et les échanges avec les 4 candidates présentes ont été des plus enrichissants
M.A.
« TABLES ET FESTINS » : un régal pour les yeux et l’esprit !
C’est à un pur régal des yeux et de l’esprit que nous convie la Fondation Glénat, au couvent Sainte-Cécile, pour cette nouvelle exposition sur « l’hospitalité dans la peinture flamande et hollandaise et la bande dessinée ». Quarante « natures-tranquilles » plutôt que « mortes » nous invitent à une réflexion sur le sens et la symbolique donnés à la nourriture au 17ème siècle et à notre époque. Les peintres de « l’Age d’or » réalisaient de somptueux tableaux, accrochés dans l’entrée des demeures, comme autant d’offrandes préalables aux visiteurs. Ils annonçaient ainsi la richesse, les valeurs ou le mode de vie de leurs hôtes. Tables dressées ou tables défaites, repas austères ou plantureux, mets de carême ou de fête, tout nous invite à revisiter le sens donné à la nourriture. Entre les Flandres et la Hollande, Anvers et Amsterdam, l’Eglise catholique ou réformée, se jouent deux conceptions de la vie : l’épicurisme ou le stoïcisme, le plaisir ou la tempérance.
La réflexion sur la nature des plaisirs est ici omniprésente et la dualité inhérente à l’âme humaine transposée en images. S’opposent le temporel et le spirituel, l’éphémère et l’éternel, la ripaille et l’ascétisme. « Les gras et les maigres » de Francken parle de lui-même.
Au-delà de l’apparence se pose le problème de la Vanité, illustré par le tableau éponyme de van Son. Le luxe de l’orfèvrerie n’a d’égal que le raffinement des tissus ou des mets. « Là, tout n’est qu’ordre et… volupté »
Du 17ème au 21ème siècle, il n’y a qu’un pas, vite franchi par les auteurs de bande dessinée, qui revisitent, à leur manière, les thèmes universels illustrés avec tant de maîtrise par les peintres flamands. La dérision n’est jamais loin et « Le petit dîner entre amis autour d’un bocal » de Loustal, où les convives se délectent de poissons rouges juste sortis de l’eau, illustre cette volonté de pousser le trait jusqu’à l’absurde. Il fait écho, dans l’esprit, aux « Singes festoyant » de van Kessel.
Cela nous incite à nous poser la question de notre rapport à la nourriture et à reconsidérer la place qu’elle tient dans notre vie sociale et personnelle…
D. VDB
LES FLUTES ENCHANTÉES
Flûtes à bec, alto, basse, ténor, appeau à piston, râpe, bol tibétain et sifflet d'enfant, les instruments étaient multiples au menu concocté par le Lyceum pour la traditionnelle cérémonie des vœux qui avait lieu cette année dans l'élégante demeure de Catherine Wimez.
Hélène, Laure et Isabelle, les concertistes, n'avaient pas choisi la facilité pour leur programme. Clément Janequin, des improvisations sur un texte de Messiaen et un auteur moderne allemand … de quoi parfois chagriner certaines oreilles imperméables à la musique contemporaine !
Mais c'était sans compter sur la « vitalité » de Mao et de son amical trio qui ont réussi à «mettre en scène » l'ensemble du répertoire proposé ce soir-là sur le thème des oiseaux. Une mini troupe bien à son affaire.
C'était comme si les pinsons, les fauvettes et les alouettes étaient venus se nicher au creux des arbres du jardin de Catherine. Avec leurs notes acidulées ou aiguës, leurs trilles et leur sifflement. Une trajectoire qui laissait aux néophytes l'occasion de mieux appréhender un univers musical dégagé de toute fioriture.
Dernière info glanée au cours de cette soirée avant de partager la galette : la maison d'Olivier Messiaen à Saint Théoffrey va devenir une sorte de Villa Médicis pour jeunes musiciens grâce au partenariat de la Fondation de France, de la Communauté de communes de la Matheysine et du Conseil départemental. Peut-être une idée de promenade pour les prochaines activités du Lyceum…

ciné-club
New-York-Miami de Frank Capra (1H45min) -1934
Ellie fuit son père millionnaire et décide de rallier New- York. Elle rencontre Pete, un journaliste dans le bus, qui comprend très vite qui elle est, son père ayant promis une récompense à qui la lui ramènerait. Peu à peu, alors que l’argent commence à leur faire défaut et qu’ils continuent de fuir en auto-stop, Ellie apprend à mieux connaitre Pete.

