Conférence-dîner « Dans un monde conflictuel , peut on penser la culture de la paix ? »
Avec Patrick Lecomte, Professeur des Universités et Vice-président de l’Ecole de la Paix.
RV à 18h30 à l’Hôtel Mercure de Meylan
Remise du Prix littéraire 2016 à la Maison Gagnon
Pour la seconde édition du Concours de Littérature Jeunesse destiné aux 8-10 ans, organisé par le LYCEUM, le club de Grenoble a recueilli six manuscrits. Ce prix littéraire est décerné tous les 3 ans. Il a pour objectif de promouvoir le talent des femmes.
Le 16 décembre 2015 se sont réunies pour désigner la meilleure nouvelle, autour de Michelle Tourneur, écrivain, notre fidèle présidente du jury :
- Marion Blanchard, éditrice aux Editions Glénat
- Emmanuelle Letourneur, professeur de lettres
- Bernadette Odasso, professeur des Ecoles
- et huit membres du Lyceum (soit 12 personnes au total)
Après un premier tour de table, deux manuscrits ont été rapidement sélectionnés : « Fleur de sables » et « Soirs de vacances chez Grand-mère ». Au final, après de vives discussions, « Fleur de sables » l’a emporté.
Blandine Rigollot, alias « Coquelicot », a su nous entraîner avec une belle poésie des mots et un très beau langage (la langue des contes comme l’a fait remarquer très justement Michelle Tourneur) vers un lieu bienfaisant où la recherche de l’amour du monde, de la beauté des êtres et de la nature a une part essentielle.
L’auteur(e) a reçu un chèque de 300 euros et entre maintenant en concurrence avec les lauréates de 11 autres clubs de France pour le prix national du LCI qui sera décerné à Paris le 17 Mars 2016.
Michelle Tourneur a rendu hommage aux 6 candidates pour avoir su exprimer tout l’amour et la ferveur qu’elles ont pour l’écriture.
Karine d’Inca, responsable du Printemps du Livre, a souligné, avec beaucoup de chaleur, combien elle était heureuse de nous recevoir en ces lieux, imprégnés de la présence de Stendhal, et qui s’accordaient si bien à ce genre d’événement. La soirée s’est poursuivie autour d’un buffet et les échanges avec les 4 candidates présentes ont été des plus enrichissants
M.A.
« TABLES ET FESTINS » : un régal pour les yeux et l’esprit !
C’est à un pur régal des yeux et de l’esprit que nous convie la Fondation Glénat, au couvent Sainte-Cécile, pour cette nouvelle exposition sur « l’hospitalité dans la peinture flamande et hollandaise et la bande dessinée ». Quarante « natures-tranquilles » plutôt que « mortes » nous invitent à une réflexion sur le sens et la symbolique donnés à la nourriture au 17ème siècle et à notre époque. Les peintres de « l’Age d’or » réalisaient de somptueux tableaux, accrochés dans l’entrée des demeures, comme autant d’offrandes préalables aux visiteurs. Ils annonçaient ainsi la richesse, les valeurs ou le mode de vie de leurs hôtes. Tables dressées ou tables défaites, repas austères ou plantureux, mets de carême ou de fête, tout nous invite à revisiter le sens donné à la nourriture. Entre les Flandres et la Hollande, Anvers et Amsterdam, l’Eglise catholique ou réformée, se jouent deux conceptions de la vie : l’épicurisme ou le stoïcisme, le plaisir ou la tempérance.
La réflexion sur la nature des plaisirs est ici omniprésente et la dualité inhérente à l’âme humaine transposée en images. S’opposent le temporel et le spirituel, l’éphémère et l’éternel, la ripaille et l’ascétisme. « Les gras et les maigres » de Francken parle de lui-même.
Au-delà de l’apparence se pose le problème de la Vanité, illustré par le tableau éponyme de van Son. Le luxe de l’orfèvrerie n’a d’égal que le raffinement des tissus ou des mets. « Là, tout n’est qu’ordre et… volupté »
Du 17ème au 21ème siècle, il n’y a qu’un pas, vite franchi par les auteurs de bande dessinée, qui revisitent, à leur manière, les thèmes universels illustrés avec tant de maîtrise par les peintres flamands. La dérision n’est jamais loin et « Le petit dîner entre amis autour d’un bocal » de Loustal, où les convives se délectent de poissons rouges juste sortis de l’eau, illustre cette volonté de pousser le trait jusqu’à l’absurde. Il fait écho, dans l’esprit, aux « Singes festoyant » de van Kessel.
Cela nous incite à nous poser la question de notre rapport à la nourriture et à reconsidérer la place qu’elle tient dans notre vie sociale et personnelle…
D. VDB
LES FLUTES ENCHANTÉES
Flûtes à bec, alto, basse, ténor, appeau à piston, râpe, bol tibétain et sifflet d'enfant, les instruments étaient multiples au menu concocté par le Lyceum pour la traditionnelle cérémonie des vœux qui avait lieu cette année dans l'élégante demeure de Catherine Wimez.
Hélène, Laure et Isabelle, les concertistes, n'avaient pas choisi la facilité pour leur programme. Clément Janequin, des improvisations sur un texte de Messiaen et un auteur moderne allemand … de quoi parfois chagriner certaines oreilles imperméables à la musique contemporaine !
Mais c'était sans compter sur la « vitalité » de Mao et de son amical trio qui ont réussi à «mettre en scène » l'ensemble du répertoire proposé ce soir-là sur le thème des oiseaux. Une mini troupe bien à son affaire.
C'était comme si les pinsons, les fauvettes et les alouettes étaient venus se nicher au creux des arbres du jardin de Catherine. Avec leurs notes acidulées ou aiguës, leurs trilles et leur sifflement. Une trajectoire qui laissait aux néophytes l'occasion de mieux appréhender un univers musical dégagé de toute fioriture.
Dernière info glanée au cours de cette soirée avant de partager la galette : la maison d'Olivier Messiaen à Saint Théoffrey va devenir une sorte de Villa Médicis pour jeunes musiciens grâce au partenariat de la Fondation de France, de la Communauté de communes de la Matheysine et du Conseil départemental. Peut-être une idée de promenade pour les prochaines activités du Lyceum…

ciné-club
New-York-Miami de Frank Capra (1H45min) -1934
Ellie fuit son père millionnaire et décide de rallier New- York. Elle rencontre Pete, un journaliste dans le bus, qui comprend très vite qui elle est, son père ayant promis une récompense à qui la lui ramènerait. Peu à peu, alors que l’argent commence à leur faire défaut et qu’ils continuent de fuir en auto-stop, Ellie apprend à mieux connaitre Pete.
Constance Smedley Evening
The beautiful home of Françoise AYMOZ was barely vast enough to seat the numerous members of the Grenoble Lyceum Club in their best array for a Christmas-time theatrical rendering of part of the Frank Hatt play devoted to the events leading up to the founding of the Club at the beginning of the XXe century.
Having installed many delicious treats in the kitchen for later enjoyment, the excitably chattering group finally quietened to listen spellbound to five actresses who had practised hard over many weeks to present this interesting play. Françoise AYMOZ, Anne OUDET, Dominique DESOUTTER, Lucile BALLU & Mao TOURMEN brought to life the courage and tenacity
of a young lady who ignored her own physical handicaps to attain her dream of creating an International Club for working women to meet and share their intellectual and artistic interests. She had to fight against a certain family reticence against this innovative project, quite unheard of in those strict puritanical victorian days, but her enthusiasm eventually charmed her family and friends into supplying the necessary finance. She unremittingly worked at extending the range of these cultural and artistic meetings to other towns and countries practically all around the world.
Enthusiastic applause rewarded the theatrical troupe, before all minds turned to tasting the dishes provided by the imaginative and sometimes adventurous members. Much of the food was a Frenchified improvement on English dishes, so that even if unfamiliar, all was enjoyed.
Florence EXPERTON had even had the bright idea of bringing some "crackers" and a Christmas Pudding, typically festive treats essential to Christmas time in England, but quite unknown to most of the group.
They participated gaily in the singing and amusement, which culminated in the setting alight of the Christmas Pudding.
Midnight chimed an unwelcome end to a delightful evening which put everyone in festive mood for the Christmas season.
Congratulations to all,
Merry Christmas and a Happy New Year!
Monica
(Nombreuses étaient les Lycéennes en tenue festive qui se sont retrouvées chez Françoise Aymoz au soir du 16 décembre. Elles étaient venues faire honneur à la représentation d'un extrait de la pièce de Frank Hatt au sujet de la fondation du Lyceum Club par Constance Smedley à Londres au début du XXe siècle.
Cinq membres du Club de Grenoble avaient préparé avec talent la mise en scène de cette pièce qui retrace les efforts d'une jeune femme handicapée pour vaincre les réserves de sa famille et de son époque, afin de créer un club pour femmes souhaitant partager des intérêts culturels et artistiques.
Comme le thème de la soirée avait un parfum britannique, le buffet lui aussi s'inspirait, en mieux, des plats traditionnels anglais lors des fêtes de Noël. L'ambiance des chants et des traditions était chaleureuse, minuit a sonné trop tôt!)

SOIREE DE NOEL
« Constance Smedley, une femme étonnante et fantasque » : intermède théâtral qui rend hommage à la fondatrice du Lyceum et sera interprété par 5 lycéennes.

Ateliers créatifs de Noel
No comment !
Le plaisir et la joie des images parlent d’elles-mêmes
Et si vous voulez découvrir les pouvoirs magiques du fouet à pâtisserie,
Inscrivez-vous tout de suite aux Ateliers 2016 !!

O’Keeffe "The state of the Art"
L'Icône de la peinture américaine, Georgia O’ Keeffe est peu connue en France. Seul le Centre Pompidou possède un tableau de cette artiste qui a pourtant marqué l’art de son empreinte. Personnage androgyne, libéré et libertaire, elle incarne la femme moderne qui assume ses choix : celui d’un compagnon de 23 ans son aîné, Alfred Stieglitz, photographe connu et reconnu, à la fois mentor, pygmalion, complice, alter ego et même mari !
Les regards d’O’keeffe et de Stieglitz sur la peinture et la photographie se croisent et se complètent, se confortent aussi dans une approche très personnelle du monde et de leur environnement. C’est ce regard nouveau que Georgia O’keeffe pose sur la nature et les fleurs, la ville de New-York et les gratte-ciel, le désert et les ossements blanchis par le soleil du Nouveau Mexique.
Ce que l’on retient de cette œuvre, ce sont d’abord les fleurs ; immenses iris, cannas, amaryllis, pétunias, colorés et voluptueux dont la vibration magnétique évoque sans conteste la sexualité. Ils incarnent la femme dans ses méandres et ses secrets, dans son désir et son plaisir aussi.
Cette femme aimée et désirée retranscrit l’harmonie, la vibration et le mouvement par la couleur (qui n’est pas sans évoquer la palette de Sonia Delaunay). Tout est courbes et enroulements.
A ces courbes tellement féminines, on peut opposer le côté masculin de la verticalité. Verticalité et érection des gratte-ciel qui se jouent de l’ombre et de la lumière. Présentés en plongée ou en contre- plongée, ils symbolisent la modernité et la vitalité des grandes villes américaines. Le halo de la lune ou le faisceau lumineux d’un réverbère leur confèrent une magie indéniable. Le point lumineux qui émerge de l’ombre n’est sans doute pas sans relation avec la volonté d’abstraction qui sous-tend cette création.
Mais c’est dans le désert du Nouveau Mexique que Georgia O’keeffe retourne régulièrement pour trouver, avec l’horizontalité et l’immensité des paysages, un autre équilibre et une nouvelle source d’inspiration. Les ossements et les carcasses d’animaux, blanchis par le soleil, comme les fleurs voluptueuses de ses débuts, marquent les esprits. Ces squelettes issus du désert donnent matière à des constructions et créations inimitables, identifiables entre toutes.
Faut-il y voir le cheminement inéluctable d’une vie, depuis les turbulences et l’épanouissement de la jeunesse, jusqu’à la sagesse d’une vieillesse amputée du compagnon aimé ? D.VDB
Exposition
Visite guidée de l’exposition de la peintre américaine Georgia O’ Keeffe
« Georgia et ses amis photographes » : Icône de l’art américain et fruit d’une forte individualité, très influencée par la photographie moderne, son œuvre singulière et unique, puise ses sources dans la nature et se développe entre abstraction et figuration. L’exposition fait dialoguer ses peintures avec les images de ses amis photographes sur un ensemble de 80 œuvres.
RV à 15h15 au musée de Grenoble, Visite de 15h30 à 17h
