"Elsa a retrouvé le sourire"
C’est sur cette voie, à la croisée de l’histoire et de la fiction, que Gabriel Berthod, nous emmène dans son roman Elsa a retrouvé le sourire, récemment paru.
La première pierre de ce long cheminement est son origine iséroise, où, très jeune, notre invité découvre Rose Valland, laquelle est originaire de St Etienne de Saint Geoirs .
Gabriel Berthod, passionné d’histoire et d’art contemporain, nous a ainsi expliqué son parcours qui, de Vinay à Bruxelles, en passant par l’IEP de Grenoble, l’a amené à rendre hommage à la femme la plus décorée de France, Rose Valland . Historienne d’art, résistante et capitaine de l’armée française, cette humble Iséroise a participé au sauvetage et à la récupération de plus de 45 000 œuvres d’art, avec la complicité du directeur des Monuments Nationaux, Jacques Jaujard.
Avec autant de simplicité que d’aisance, sans déflorer son roman, G. Berthod évoque le contexte historique de l’occupation allemande et la volonté des nazis de se constituer un trésor de guerre pour financer leur armement.
Ce pillage qui commença par un espionnage systématique des œuvres d’art à Paris, centre mondial du marché d’art, fut suivi de destructions, confiscations et spoliations que Rose Valland notait secrètement la nuit.
Depuis plus de 70 ans, la quête des toiles se poursuit, menée par différentes institutions, comme les musées nationaux de récupérations (MNR), créés à la fin de la guerre et le Comité d’ Indemnisation des Victimes des Spoliations (CIVS)
Lire ce roman, c’est comprendre les dessous d’une extraordinaire histoire de spoliation et d’une exceptionnelle quête à la recherche des œuvres disparues.
L.B.
Soirée prestigieuse pour la rentrée lycéenne !
20 septembre : Florence et Thierry Experton nous accueillent à Cossey dans leur belle demeure du XVIIème. Pas moins de 50 personnes (dont 14 messieurs) se pressent autour de nos hôtes,admirant au passage les superbes jardins de la propriété et le fort Comboire. Le ciel est clair, la vue imprenable.
Le plaisir des retrouvailles est manifeste d’autant que nous avons la chance de compter parmi nous : Isabelle Guilbert, la fondatrice du club, et Henri-Pierre, son époux, tous deux reconvertis dans le Bordelais en vignerons émérites.
Mais place au spectacle ! L’heure du théâtre sonne et c’est avec Maupassant que nous entamons la saison 2016. Deux comédiennes pétillantes, appartenant à la troupe « Monnaie de singe » font resurgir pour nous l’univers du XIXème. Elles nous replongent avec tante Lison (dont on parlait comme d’ «une cafetière» ou d’ «un sucrier»), dans les intérieurs de l’époque. Elles mettent en lumière, avec humour, les travers et les critères sclérosés de la noblesse ou de la bourgeoisie provinciales. C’est drôle, c’est enlevé mais souvent grinçant ! L’univers de Maupassant est bien
caustique et nous rions, un peu jaune, des petitesses de l’humanité.
Vient alors le temps des agapes et de la dégustation de la cuvée Olympe, fruit du labeur de nos amis. Toutes papilles en alerte, nous nous émerveillons du résultat obtenu et nous réjouissons de cette belle réussite.
Il n’est si bonne compagnie qui ne se quitte et après les libations, nous redescendons de l’Olympe pour retrouver « Les lumières de la ville ».
Escapade gourmande à Virieu
Dernière rencontre de la saison 2015/2016 : sortie champêtre et récréative, qui s’annonçait
malheureusement sous de très mauvais auspices ! Le ciel nous menaçait de ses foudres, mais, pluie
du matin n’arrête pas… les Lycéennes !
Nous étions donc 30 au rendez-vous de Virieu pour découvrir « Bigallet, le roi du citron pressé ».
Cette entreprise locale, vieille de 144 ans, est bien connue pour sa citronnade et ses sirops de qualité
appréciés jusqu’à Dubaï. Plus de 51 variétés s’offrent à nous.
16-06-16
Mais Bigallet est aussi liquoriste. Outre l’arquebuse et le génépi, les crèmes et alcools de fruits, nous
avons pu goûter le « china-china » liqueur d’orange découverte et mise au point par un liquoriste
amoureux qui avait oublié sur le feu, et pour les charmes de Dame China, son chaudron de cuivre !
L’amour fait des miracles, même dans les alambics !
Les effluves des cuves aromatiques avaient contribué à nous mettre en joie et en appétit et c’est
chez Patrick et Elisabeth Rigaux (ancienne Lycéenne) que nous nous sommes installées pour piqueniquer.
Le soleil, grand seigneur, contribua avec les hôtes de ces lieux, à rendre ce
moment délicieux.
Un grand merci à tous et à chacun de nous avoir permis de terminer cette année
lycéenne de si agréable manière. D. VDB

Journée de fin d’année à Virieu
Visite des Etablissements des sirops et liqueurs Bigallet, suivie de la projection d’un film et d’un apéritif, offert par la Maison ;
Une occasion unique de découvrir les nouveautés de cette « maison » de tradition dauphinoise.
Club cinéma
*« Paysage dans le brouillard » 1986,( 2h08 minutes) film grec de Théo Angelopoulos :
Voyage (initiatique) de deux enfants qui décident de quitter leur mère pour aller retrouver leur père (hypothétique) en Allemagne. Ils font de multiples rencontres, bonnes ou mauvaises, au cours de leur voyage et errent jusqu’à la frontière. C’est presque un conte.
Mode et jeux d'apparence dans la Venise du XVIII ème
Soline Anthore Baptiste, doctorante en histoire moderne, passionnée de Venise et de tissus anciens a axé son propos et son exposé sur la mode féminine au XVIIIème siècle dans la Sérénissime. Trois bonnes raisons, parmi d’autres, de rassembler 24 Lycéennes, tout ouïe, dans la maison si accueillante de Françoise A. :
*La mode, quel meilleur stimulant pour les femmes que nous sommes !
*Le XVIIIème, siècle où les femmes ont joué un rôle particulièrement important dans les Salons !
*Venise, ville emblématique s’il en est, symbole de rêve, de mystère et de création !
A travers les regards croisés d’un dramaturge, Carlo Goldoni, et d’un peintre, Pietro Longhi, tous deux vénitiens, elle aborde de façon originale ce thème, lieu des stratégies féminines, et son rôle dans l’évolution des mentalités. La plume et le pinceau se croisent et se complètent pour brosser un tableau assez exact de ce qu’il convenait de porter.
« Panier » et « corps à baleine » étaient indispensables pour remodeler le corps féminin. Le cône affinait la taille, le panier donnait du volume et de l’assise à la silhouette. Il restait à ajuster « l’andrienne », robe emblématique du XVIIIème. Deux critères magnifiaient le tout : le noir et la référence à la France. Cette robe, sublime mais très mal commode, était remplacée par « la polverina » à capuchon pour le voyage.
Point d’élégance sans accessoires ! Citons « le golié », ruban d’étoffe pour le cou, la coiffe, et surtout les manchettes. La dentelle de Flandres avait toutes les préférences ! N’oublions pas les fleurs dans les cheveux ou à la naissance de la gorge (un petit flacon rempli d’eau les maintenait fraîches) et l’éventail de… France, comme il se devait !
Enfin le maquillage : très blanc pour le teint et rouge vraiment carmin pour les pommettes !
Il va de soi qu’une dame de qualité maîtrisait l’art de la conversation, révélateur d’un certain hédonisme. Elle devait être accompagnée dans ses déplacements par un sigisbée, sorte de chaperon masculin. Etre à la mode coûtait si cher que des lois somptuaires avaient été votées pour limiter les conséquences désastreuses des dépenses engagées.
Au-delà de ces critères ou de ces impératifs se joue bien autre chose : le besoin d’intégration, de reconnaissance et parallèlement celui de démarcation. Les femmes, comme les hommes, ont un curieux rapport à la mode ; elle leur confère un statut, leur permet à la fois de se fondre dans la masse et de se singulariser. Cela aurait-il beaucoup changé ?
Le bon sens populaire prétend qu’à la mode rien ne déguise, mais n’avons-nous pas besoin justement d’être déguisés pour jouer notre rôle dans la comédie humaine ? D.VDB

Soirée -conférence
Soline Anthore, doctorante en histoire, spécialiste de la mode italienne aux XVII et XVIII èmes siècles présentera le sujet suivant :
« De Goldoni à Longhi, des femmes à la mode dans la Venise du XVIIIème siècle »
Une belle occasion de découvrir ce mystérieux univers !
MADE IN ROMANS , UNE AFFAIRE QUI MARCHE !
Jour de pluie dans la zone commerciale de Romans, mais festival d’informations et de couleurs dans le magasin d’usine : Made in Romans. Pour nous permettre de comprendre la philosophie de cette entreprise, Emmanuelle BENOIT, passionnée et passionnante, a d’abord évoqué l’univers de la chaussure à Romans.
Après les tanneurs installés au XVème siècle, les premiers chausseurs apparaissent au XIXème : au fil du siècle les usines succèdent aux premiers ateliers. Les années 50 sont le témoin du succès de célèbres fabricants comme Charles Jourdan et Stéphane Kelian. En 1990, fin du conte, début des grandes délocalisations, l’industrie de la chaussure s’effondre, et avec elle, l’économie de la région.
Au début du siècle, des optimistes, engagés et actifs, créent une association : ARCHER. Celle-ci met toute son ardeur à donner des possibilités d’emplois à des personnes en difficulté. De fil en aiguille, vingt pôles d’activités et 2000 personnes bénéficient de cette association.
Made in Romans, atelier de fabrication de chaussures de qualité, entièrement faites à Romans, avec des produits de base d’origine régionale, est le dernier défi relevé par le groupe. Associé à d’autres petites entreprises, cet atelier qui fabrique 5000 paires par an, a contribué à redonner à Romans son titre de «capitale de la chaussure».
Un tour des ateliers complète cette toile de fond. Toutes sortes de sensations, souplesse des cuirs aux incroyables couleurs, odeurs de colle rythment de brèves rencontres avec les ouvriers travaillant aux différents postes : coupe, piquage, assemblage et bichonnage.
Notre charmante cicérone, a su transmettre sa passion, tant pour les hommes que pour les techniques et les matériaux, voilà peut-être le secret de cette bien sympathique entreprise.

L’après-midi est consacré au Musée International de la Chaussure. Le voyage se poursuit au fil des siècles et des continents… L.B.
Marcher LYCEUM c’est avoir en permanence le sourire à la pointe de la botte, c’est inventer chaque jour son allure, c’est marcher au soleil les jours gris, c’est quatre pas dans le bonheur. (D’après Jean Claude Carrière, au musée de la chaussure)



