journée à Romans

les-chaussures-.jpg *10h30 à 12h : Visite guidée d’un atelier de fabrication de chaussures, « Made in Romans »
*Déjeuner sur place, conditions données ultérieurement
*14h30 à 16h : visite guidée du Musée International de la Chaussure : 4000 ans d’histoire de cet accessoire, de l’antiquité à nos jours, à travers les continents.


Assemblée générale internationale du Lyceum Amsterdam, 8/9 mai 2016

amsterdam-2.jpg Après le mariage de notre fils Joep qui s’est déroulé par chance (!) aux Pays-Bas, me voilà le lundi 9 mai aux aurores dans un train en direction d’Amsterdam.
En plein centre de la ville, sur le Dam, se trouve l'hôtel Krasnapolsky, lieu privilégié et très élégant qui accueille l’A.G. Internationale du Lyceum.
Aux Pays-Bas, il y a trois clubs : Amsterdam, Groningen et Nijmegen et ce sont leurs membres qui ont organisé, de concert, le 33e congrès International avec un pré et un post congrès.
Le thème retenu était :
« Rencontre avec les Néerlandais : en dessous, sur et au-dessus du niveau de la mer ».
Après un accueil chaleureux et des rencontres avec des Lycéennes « all over the world », les choses sérieuses commencent. Des conférences se succèdent avec des titres comme :
" L'histoire des Pays-Bas et le modèle Polder," par le professeur Maarten Prak,
" L'origine et le travail des agences de l'eau aux Pays-Bas," par Ariane Hoog, comte de l'agence de l'eau de Amstel, Gooi en Vecht.
"La technique de la lutte contre l'eau" par David van Raalten, directeur de la compagnie ARCADIS.
" L'architecture et l'eau," par Sjoerd Soeters, architecte.
" La peinture néerlandaise et le miroir des cieux" par Cécile Bosman, Conservatrice du Musée National Maritime d’Amsterdam.
Deux Lycéennes néerlandaises nous ont également captivées :
An Moonen nous a raconté l'histoire des quilts néerlandais ( 1650-1950), en a parlé avec beaucoup d'enthousiasme. Elle a écrit 6 livres sur ce sujet et nous a montré quelques specimens de sa collection personnelle. (quilt = patchwork)
Margreet Graaff nous a lu quelques poèmes de sa composition, très accessibles, suite d'expériences et de souvenirs. A l'occasion de ses 80 ans elle a publié un recueil de 40 poèmes : «Voyage d'une vie".

Si je déroule le film des événements, lundi après-midi a eu lieu l’Assemblée Générale. Ingrid Von Rosen a été réélue présidente avec comme vice-présidentes Joyce Young, pour l'hémisphère Sud et Muriel Hannart, pour l'hémisphère Nord.
Christina Bernstrom Lundberg et Marianne Grenholm sont respectivement secrétaire et trésorière.
Le rapport moral et le rapport financier ont été approuvés.

Je me suis inscrite pour le "Home Hospitality", et le lundi soir j’ai été chaleureusement accueillie par Cordelia Davies Blackburn sur le Keizersgracht pour un dîner avec des Lycéennes françaises, de Troyes, Fontainebleau, Paris, Orléans. Ce fut une soirée très réussie.

Mercredi, retour à Grenoble après des journées pleines des belles rencontres. Bien fatiguée mais contente, j’ai apprécié cette première expérience, qui montre bien la dimension internationale de notre Lyceum.
Marijke Jansen


1925 S’EXPOSE AU MUSEE DAUPHINOIS

GRENOBLE AU TEMPS DES LUMIERES

Flash back : 21 mai 1925. Paul Painlevé président du conseil, Paul Mistral premier maire socialiste de Grenoble, Auguste Perret architecte de renom, inaugurent en grande pompe l'exposition internationale de Grenoble, dans l'enceinte de l'actuel parc Mistral.
Ils cultivent tous les trois une moustache très IIIème République. 10000 exposants ont répondu à l'appel. Dans leurs rangs on remarque un village africain, des souks, un village alpin , les pavillons de plusieurs pays européens, une ferme modèle, le fameux palais de la Houille Blanche et la non moins célèbre tour Perret qui dresse ses tonnes de béton.
40000 AMPOULES
L'ensemble est baigné par le halo scintillant de la « fée électricité ». Pas moins de 40 000 ampoules s'allument à la tombée de la nuit, provoquant une «orgie de couleurs et de feu » que les Grenoblois viennent admirer en famille dès 21h. C'est Grenoble au temps des lumières.
Ces événements ont laissé peu de traces dans la mémoire collective des Grenoblois. Et pourtant...
Si vous voulez aujourd'hui comprendre pourquoi Grenoble vit encore sur sa réputation de ville de l'innovation et des technologies, il faut cheminer à travers le parcours concocté par les équipes du musée dauphinois, à l'occasion de l'exposition « Grenoble 1925. L'éloge de la modernité »
Ce chemin, une quinzaine de Lycéennes l'empruntaient jeudi dernier. Pour prendre, pendant près de deux heures, un grand bol d'air frais des années folles.
L'époque où tout était envisageable, où les idées naissaient...Celle de Paul Mistral était simple et révolutionnaire à la fois. Pour donner un nouveau souffle à sa ville il décide de s'appuyer sur l'industrie et le tourisme.
Pour faire revivre cette volonté, l'exposition met en scène des affiches publicitaires et touristiques superbes, des objets familiers, des statues, des films muets. Une façon ludique et interactive de faire découvrir au public grenoblois son patrimoine et de le sensibiliser à une urgence. Celle de la réhabilitation de la tour Perret.

Car le symbole de la modernité de Grenoble en 1925... tombe en ruine aujourd'hui !!.
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La Résistance est-ce une affaire d’hommes ?

La Résistance est-ce une affaire d’hommes ?
Aux armes citoyennes ! et caetera …

En 1940 « elles n’étaient même pas citoyennes », puisque le droit de vote ne leur fut accordé qu’en 1944 et pourtant les femmes assumèrent toutes les tâches, ordinairement dévolues aux hommes, pendant les 5 années de guerre qui plongèrent la France dans le chaos.
C’est pour rétablir la vérité historique et aborder le problème de la Résistance sous un autre angle, que le Colonel Jean-Pierre Martin, historien militaire, membre de l’académie delphinale, retrace leur histoire et leur combat de 1940 à 1945.
Omniprésentes, les femmes anonymes portent témoignage comme elles ont résisté, « du seuil de la porte ». En retrait et souvent discrètes, elles ne furent que 10% à être honorées du titre de « Compagnon de la Libération » ou à obtenir la carte de « Combattant volontaire de la Résistance ». Pour mémoire, ce n’est qu’en 2015 que deux Résistantes eurent l’insigne privilège d’entrer au Panthéon : Germaine Tillon et Geneviève de Gaulle-Anthonioz (nièce du Général de Gaulle).
Leur rôle fut obscur mais essentiel ; elles se chargèrent de porter secours, protéger, soigner, renseigner, assurer des liaisons, détourner l’appareil d’état au profit de la Résistance et aussi… combattre ! Excusez du peu.
Entrer en Résistance constitue souvent pour elles une triple transgression : sociale, politique et ontologique.
Eternelles mineures, politiquement, socialement, juridiquement, elles ont pourtant joué un rôle majeur. « Nec domina, nec ancilla, sed socia ». (Ni maîtresse, ni servante, mais compagne)
On pourrait citer les noms de quantité de femmes admirables, engagées et souvent mortes en camp de concentration, mais c’est peut-être le personnage féminin de l’œuvre de Vercors : « Le silence de la mer » qui résume le mieux la volonté farouche et obstinée de celles qui ont tenu tête à l’envahisseur par les armes ou par le silence.
Je laisse à Malraux le soin de conclure : « Avec quoi ferait-on la noblesse d’un peuple, sinon avec celles qui la lui ont donnée ? »
D. VDB


Echappée à Bordeaux

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Echappée à Bordeaux

Huit lycéennes de Grenoble sont parties vers Bordeaux (Dominique, les deux Christine, Béatrice, Florence, Marijke, Catherine, Anne) ; quelle expédition ! cela paraît bien loin. Mais la longueur du voyage a vite été effacée par tout ce que nous avons vu , appris , ressenti auprès de nos amies Lycéennes dans cette belle région de vignes et cette ville qui s'allonge auprès de la Garonne, devenue grandiose et élégante au XVIIIème siècle et aujourd'hui modernisée, nettoyée et rendue à ses habitants qui savent l'apprécier et nous en parler avec conviction.

Oui, quel accueil partout où nous sommes passées de la part de nos hôtesses (en ville ou à la campagne, dans le Médoc, à Ruch)

Un tour en bus dans la ville, commenté et riche, nous donna tout de suite le tempo de ce petit séjour. Nous avons découvert les grandes avenues, les quais, le théâtre, les immeubles si élégants, l'histoire, les travaux de cette ville en pleine rénovation, la belle cathédrale, la mairie, les façades travaillées, les hautes fenêtres, et puis les terrasses, les cafés pris ensemble et l'amitié, l'intimité qui se nouent avec celles qui ont le même projet que nous.

caves_du_medoc.jpgEnsuite la journée passée dans le Médoc allait nous rendre imbattables sur la fabrication des tonneaux ; de la coupe du bois dans les grandes forêts de France jusqu'à la date gravée au laser sur le tonneau prêt à être vendu, toutes les étapes nous ont été expliquées et nous ont laissées sans voix, tant le travail est précis, si ancestral, si difficile et si professionnel. C'est surtout l'atelier de chauffe où le bois est brûlé, afin que les " douelles" prennent forme, qui nous a paru venir du Moyen- Âge. Après les tonneaux, déjeuner raffiné puis déambulation dans les caves pour nous expliquer la fabrication de ce fameux nectar qu'est le bordeaux.

Le soir- même, nous étions accueillies chez Sophie Johnston, présidente du club. Aidée par le Club Cuisine, elle avait dressé un superbe buffet coloré, original, délicieux ; nous étions reçues comme des amies proches. Les Bordelaises étaient venues nombreuses, les mets étaient fameux, l'accueil formidable.

Le lendemain, c'était au tour d'Isabelle Guilbert (ancienne présidente du club de Grenoble qui logeait si bien 4 Lycéennes) d'accueillir les Bordelaises et les Grenobloises.
Le soleil était de la partie ; la table dressée pour vingt deux convives ; le bon vin, les plats choisis et les gâteaux raffinés allaient clore ces moments chaleureux.

Le café pris au soleil, au milieu des vignes, nous avons laissé les Bordelaises sous un ciel maritime et nous avons repris notre route, un peu plus riches dans notre tête et notre cœur.
J'engage toutes celles qui le pourront à participer un jour à une telle rencontre.

MERCI à nos hôtesses et au Club de Bordeaux.
A.O.
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Club cinéma

yol_grd.jpgYol (la permission)
Film turc et kurde (1h50 mn) réalisé par Yilmaz Guney et Serif Gören, Palme d’or à Cannes en 1982.

Cinq prisonniers turcs bénéficiant d’une permission rejoignent leur famille. Dans un pays répressif soumis aux coutumes archaïques, cette liberté éphémère n’engendrera que le drame.


Conférence-dîner « Dans un monde conflictuel , peut on penser la culture de la paix ? »

Avec Patrick Lecomte, Professeur des Universités et Vice-président de l’Ecole de la Paix.
RV à 18h30 à l’Hôtel Mercure de Meylan


Remise du Prix littéraire 2016 à la Maison Gagnon

Pour la seconde édition du Concours de Littérature Jeunesse destiné aux 8-10 ans, organisé par le LYCEUM, le club de Grenoble a recueilli six manuscrits. Ce prix littéraire est décerné tous les 3 ans. Il a pour objectif de promouvoir le talent des femmes.
Le 16 décembre 2015 se sont réunies pour désigner la meilleure nouvelle, autour de Michelle Tourneur, écrivain, notre fidèle présidente du jury :
- Marion Blanchard, éditrice aux Editions Glénat
- Emmanuelle Letourneur, professeur de lettres
- Bernadette Odasso, professeur des Ecoles
- et huit membres du Lyceum (soit 12 personnes au total)
Après un premier tour de table, deux manuscrits ont été rapidement sélectionnés : « Fleur de sables » et « Soirs de vacances chez Grand-mère ». Au final, après de vives discussions, « Fleur de sables » l’a emporté.
Blandine Rigollot, alias « Coquelicot », a su nous entraîner avec une belle poésie des mots et un très beau langage (la langue des contes comme l’a fait remarquer très justement Michelle Tourneur) vers un lieu bienfaisant où la recherche de l’amour du monde, de la beauté des êtres et de la nature a une part essentielle.
L’auteur(e) a reçu un chèque de 300 euros et entre maintenant en concurrence avec les lauréates de 11 autres clubs de France pour le prix national du LCI qui sera décerné à Paris le 17 Mars 2016.
Michelle Tourneur a rendu hommage aux 6 candidates pour avoir su exprimer tout l’amour et la ferveur qu’elles ont pour l’écriture.
Karine d’Inca, responsable du Printemps du Livre, a souligné, avec beaucoup de chaleur, combien elle était heureuse de nous recevoir en ces lieux, imprégnés de la présence de Stendhal, et qui s’accordaient si bien à ce genre d’événement. La soirée s’est poursuivie autour d’un buffet et les échanges avec les 4 candidates présentes ont été des plus enrichissants
M.A.


« TABLES ET FESTINS » : un régal pour les yeux et l’esprit !

le_pain.jpgC’est à un pur régal des yeux et de l’esprit que nous convie la Fondation Glénat, au couvent Sainte-Cécile, pour cette nouvelle exposition sur « l’hospitalité dans la peinture flamande et hollandaise et la bande dessinée ». Quarante « natures-tranquilles » plutôt que « mortes » nous invitent à une réflexion sur le sens et la symbolique donnés à la nourriture au 17ème siècle et à notre époque. Les peintres de « l’Age d’or » réalisaient de somptueux tableaux, accrochés dans l’entrée des demeures, comme autant d’offrandes préalables aux visiteurs. Ils annonçaient ainsi la richesse, les valeurs ou le mode de vie de leurs hôtes. Tables dressées ou tables défaites, repas austères ou plantureux, mets de carême ou de fête, tout nous invite à revisiter le sens donné à la nourriture. Entre les Flandres et la Hollande, Anvers et Amsterdam, l’Eglise catholique ou réformée, se jouent deux conceptions de la vie : l’épicurisme ou le stoïcisme, le plaisir ou la tempérance.
La réflexion sur la nature des plaisirs est ici omniprésente et la dualité inhérente à l’âme humaine transposée en images. S’opposent le temporel et le spirituel, l’éphémère et l’éternel, la ripaille et l’ascétisme. « Les gras et les maigres » de Francken parle de lui-même.
Au-delà de l’apparence se pose le problème de la Vanité, illustré par le tableau éponyme de van Son. Le luxe de l’orfèvrerie n’a d’égal que le raffinement des tissus ou des mets. « Là, tout n’est qu’ordre et… volupté »
Du 17ème au 21ème siècle, il n’y a qu’un pas, vite franchi par les auteurs de bande dessinée, qui revisitent, à leur manière, les thèmes universels illustrés avec tant de maîtrise par les peintres flamands. La dérision n’est jamais loin et « Le petit dîner entre amis autour d’un bocal » de Loustal, où les convives se délectent de poissons rouges juste sortis de l’eau, illustre cette volonté de pousser le trait jusqu’à l’absurde. Il fait écho, dans l’esprit, aux « Singes festoyant » de van Kessel.
Cela nous incite à nous poser la question de notre rapport à la nourriture et à reconsidérer la place qu’elle tient dans notre vie sociale et personnelle…le_couteau.jpg
D. VDB