Conférence : le wokisme est-il un totalitarisme?
Notre conférence du 16 octobre au Cercle de l'Union Interalliée sur ce sujet d'actualité était animée par Nathalie Heinich. Celle-ci est sociologue émérite au CNRS, membre de l'EHESS, et a écrit de nombreux ouvrages de sociologie portant sur des thèmes variés comme les identités en crise, les ambivalences de l'émancipation féminine, la relation mère fille, ou encore l'histoire de la sociologie.
Récemment importé dans le vocabulaire français depuis l’Amérique du Nord, le « wokisme » demeure obscur aux yeux de beaucoup, tandis que, pour
ceux qui y sont exposés – notamment à l’Université et dans le secteur culturel –, il se repère immédiatement. A cette particularité s’en ajoute une
autre, moins évidente : il dissimule derrière des allures progressistes – la lutte contre les discriminations – des conceptions et des pratiques relevant du
totalitarisme. En cela, il renoue, sans que ses promoteurs ni même souvent ses détracteurs en soient conscients, avec une position politique familière
dans l’après-guerre, à savoir le stalinisme, mais qu’ignorent les nombreux jeunes tentés par cette mouvance aux allures novatrices.
Trois conséquences du wokisme :
- il oblige chacun à se définir comme appartenant à une communauté, avec un effet d'enfermement des individus dans un groupe, et mettant ainsi l'accent sur ce qui oppose les groupes d'individus plutôt que ce qui les rapprochent.
- il fait semblant de s'appuyer sur la science, mais s'appuie en fait sur de l'idéologie. Avec un effet d'appauvrissement des connaissances dans l'université et la recherche.
- par l'effet de la "cancel culture", il est un instrument de censure. Au nom de leurs convictions, leurs partisans empêchent les individus de s'exprimer.
Ce sont ces phénomènes qu’a éclairés cette conférence, en s’appuyant sur de multiples exemples, de façon à donner à la fois des clés pour en comprendre les fondements et des arguments pour mettre en évidence les menaces qu’il fait courir à la démocratie.
Soirée oenologie - vins de Nouvelle Zélande
Le 10 octobre, nous avons été accueillies chez une lycéenne pour une dégustation guidée par Aymeric, de vins de Nouvelle Zélande. Une soirée très animée et amicale à la découverte de ces vins, issus de cépages français, et que nous connaissions si peu.




Visite à l’Atelier des Lumières avec le club de Bâle
Après avoir déjeuné à deux pas de L’île de la Cité dans une fort jolie brasserie parisienne, Chez Julien, nous avons emmené nos amies Bâloises le 19 septembre après midi à l’Atelier des Lumières, ancienne fonderie du Chemin-Vert créée en 1835 et transformée en centre d’art numérique en 2018.
Nous avons bénéficié d’une double programmation : l’Egypte des Pharaons de Khéops à Ramsès II et les Orientalistes, Ingres, Delacroix, Gérôme... Nous avons d’abord remonté le temps et découvert l’Égypte des pharaons à travers les chefs-d'œuvre de cette civilisation mythique qui s’étend sur trois millénaires et fascine toutes les générations. Puis, au XIXe siècle, les portes de l’Orient se sont ouvertes pour nous faire découvrir les peintres occidentaux attirés par les mystères des terres lointaines. Un merveilleux moment de dépaysement et de magie assurés.






Visite virtuelle immersive à Notre Dame
Eternelle Notre-Dame
Le jeudi 19 septembre, nous avons proposé à nos amies Bâloises, une expédition immersive de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en réalité virtuelle, à travers le temps et l’espace.
Impatientes de savoir ce que cache cet énigmatique intitulé, nous nous retrouvons, à 10H30, dans l’espace dédié à cette visite, sous le parvis de la cathédrale. Regroupées par 4, nous recevons notre équipement, un sac à dos relativement lourd et des lunettes très spéciales ! Après les multiples réglages et tâtonnements, ( nous ne sommes pas des expertes en ce domaine), nous partons sur les pas d’un personnage virtuel. Nous le suivons au long d’un sentier qui s’éclaire sur le sol . Nous ressemblons à des zombies lumineux, notre nom s’affichant au-dessus de nos têtes. Gare à celle qui s’éloigne du parcours fléché, rappel à l’ordre jusqu’à ce qu’elle rejoigne le troupeau !
Nous vivons ensuite en immersion totale l’histoire de la Cathédrale depuis sa création, il y a plus de 860 ans. A l‘initiative de Maurice de Sully, évêque de Paris, la première pierre fut posée en 1163.
Toujours à la suite de notre guide, nous accédons à des endroits habituellement fermés au public. Il nous regroupe sur une petite plate-forme et, hop, en quelques secondes, nous voilà dans les tours de la cathédrale à 69 m de hauteur. Nous nous serrons prudemment les unes contre les autres pour ne pas dépasser la limite de la plate-forme ! Gare au vide, sensibles au vertige s’abstenir. Nous voyons la nef se déployer sous nos yeux, face aux magnifiques rosaces. Heureusement les balustrades des balcons fictifs nous retiennent !
Puis visite de la magnifique charpente en chêne, les compagnons y travaillent, nous veillons à ne pas les déranger et nous nous penchons avec précaution pour ne pas nous cogner aux poutres ! Nous découvrons les techniques de construction. Attention à la marche, nous montons vers le magnifique bourdon de la cathédrale. Vue extraordinaire sur Paris.
Nous retrouvons le plancher des vaches et admirons au passage les importants travaux de restauration de Viollet-le-Duc.
La visite se termine, aux portes de la Cathédrale. Une fois nos lunettes enlevées, nous ouvrons les yeux sur un espace bétonné aux dimensions modestes !
Ce fut une expérience étonnante et spectaculaire ! 45 mn d’un voyage dans le temps, à la fois spirituel, symbolique et artistique, totalement créé numériquement.
Tellement crédible que l’on se surprend à craindre de tomber dans le vide, à monter des escaliers inexistants, à esquiver des murs imaginaires et à s’excuser si on bouscule un personnage virtuel ... On a beau se raisonner, on oublie que nous n’avons pas quitté le sol. C’est une réussite totale, on approche les décors et l’architecture, de très près, ce qui est généralement interdit.
L’inauguration est prévue le 7 décembre 2024 , l’occasion de confronter la version réelle et la version virtuelle !





Visite dans le Vexin avec nos amies Baloises
Le deuxième jour de la visite de nos amies bâloises s’est donc déroulé dans le Vexin normand.
La matinée était destinée à la visite de Lyons-la-Forêt sous la direction d’une guide-conférencière, que nous avons retrouvée sous la halle du XVIIe siècle.
Au gré d’une déambulation dans les rues de ce très beau village typique aux maisons normandes d’antan en briques roses à pans de bois, ont été évoquées certaines des personnalités qui ont séjourné dans ce lieu idyllique, comme Isaac Benserade, célèbre poète à la cour de Louis XIV, Maurice Ravel, Camille Pissarro, Claude Chabrol…
Après quelques kilomètres en voiture dans une jolie campagne cultivée et fleurie, nous sommes arrivées à Bosquentin, où notre amie Véronique Matteoli nous attendait dans son charmant cottage, avec sa gentillesse habituelle, pour un délicieux lunch assis dans le jardin, sous un soleil radieux.
Bien que ce séjour fût enchanteur, il fallut le quitter pour se rendre à Gisors, où était prévue la visite du château-forteresse, dont un conférencier nous a expliqué la raison d’être et la fonction dans le monde anglo-normand des XI e et XII e siècles. Entraînées par celui-ci tout en haut du donjon construit sur une motte de terre spécialement édifiée pour le supporter et le rehausser, nous avons pu apprécier la situation privilégiée de la forteresse située sur la frontière séparant les possessions du Roi d’Angleterre, duc de Normandie, et celles du Roi de France. Après tous ces bons moments, il était l’heure de rentrer à Paris, puisque le programme de la journée n’était pas achevé…











Déjeuner de rentrée Présentation des Nouvelles et de partage avec notre club jumeau de Bale
Le déjeuner de rentrée du LCIP a eu lieu le 17 Septembre 2024, comme tous les ans au cercle de l’union interalliée.
La centaine de participantes (un record) s’est retrouvée pour accueillir 19 bâloises arrivées le matin même pour 3 jours de visite à Paris et aussi entourer nos 7 nouvelles entrantes aux profils riches.
Jumelées depuis 15 ans avec le club de Bâle, cette visite « anniversaire » symbolise tous les bons moments passés et à venir entre nos deux associations. Au programme : visite des joailliers Rouvenat, journée dans le Vexin, promenade dans l’île de la cité et moments de partage avec les parisiennes chez elles ou dans des lieux magiques comme celui du Salon Foch du cercle.
Nos 7 nouvelles entrantes ont ainsi pu apprécier ce qui fait la force du Lyceum, la qualité de ses femmes, l’international et l’amitié fidèle à travers le temps et le monde.
Une bien belle rentrée à l’image de notre club.




Promenade dans le quartier Maubert
La soirée Découverte du LCIP du quartier Maubert ne pouvait pas mieux porter son nom !
Une « vraie » découverte pour nos « vraies » parisiennes qui ne connaissaient du quartier que la rue de Bièvre et souvent que de nom !
Alors ce fut une belle surprise de déambuler dans ce lacis de petites rues aux noms désuets (rue des grands degrés, rue du Fouarre…) qui souvent débouchent sur la seine, ses quais et bouquinistes et ont pour arrière-plan la Cathédrale de Paris.
Saviez-vous que le plus vieil arbre de Paris, un robinier faux-acacia planté en 1601 se situe Square René-Viviani face à l’Eglise grecque melkite catholique de Saint-Julien-le-Pauvre ? Que sur les quais on trouve l’ancienne pharmacie générale des hôpitaux de Paris ( l’Hôtel Dieu est en face et l’Ecole de médecine pas loin) ? que le quartier a été structuré autour des différentes universités médecine, arts et théologie mais aussi régions et nations ? Ces collectivités et les bâtiments qu’ils ont financés, achetés ou construits ont façonné le paysage de la rive gauche.
Un conseil : allez-y ! Vous pourrez aussi y faire vos courses car le marché et les magasins de bouche de la place Maubert sont reconnus et bien alléchants.



Exposition : "en jeu ! Les artistes et le sport"(1870-1930)
À l’occasion des Jeux Olympiques, le musée retrace l’histoire visuelle du sport entre 1870 et 1930 à travers plus d’une centaines d’œuvres
significatives provenant de collections publiques et privées d’Europe, des États-Unis et du Japon.
Les lycéennes de Paris ont pu visiter l'exposition le 6 juin avec la conférencière Marie de Leusse.
Cet événement montre comment le sport, les sports et les sportifs furent érigés en sujets de la modernité puis des avant-gardes. Alors que
Pierre de Courbertin inventait une version contemporaine des olympiades antiques, le sport connaissait une série de mutations dont les
artistes prenaient la pleine mesure. D’origine aristocratique et anglaise au XIXe siècle, le sport se développera, en se démocratisant, entre
spectacle et pratique, pour devenir au début du siècle suivant un loisir de masse. L’exposition s’attache à comprendre les enjeux éthiques
et les modalités esthétiques du regard porté sur les sports, non seulement par Monet, Degas, Caillebotte, Toulouse-Lautrec et Eakins, ou
Richer, Maillol et Rodin, mais aussi par Bellows, Lhote, Delaunay, Metzinger ou Gromaire, à la convergence de pratiques élitaires (équitation,
voile, escrime) et archaïques (lutte, boxe, jeux de balle), en s’interrogeant sur les significations métaphoriques de la figure héroïque de
l’artiste en sportif, que caractérisent la détermination, l’endurance et une forme de résistance.
Sept thèmes ont été évoqués spécifiquement :
- sport anglais, loisirs français
- internationalisation et démocratisation
- lieux de sport
- entrainements et performances
- femmes spectatrices et sportives
- culture du corps
- sport et spectacularisation
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