À l’occasion des Jeux Olympiques, le musée retrace l’histoire visuelle du sport entre 1870 et 1930 à travers plus d’une centaines d’œuvres
significatives provenant de collections publiques et privées d’Europe, des États-Unis et du Japon.
Les lycéennes de Paris ont pu visiter l’exposition le 6 juin avec la conférencière Marie de Leusse.
Cet événement montre comment le sport, les sports et les sportifs furent érigés en sujets de la modernité puis des avant-gardes. Alors que
Pierre de Courbertin inventait une version contemporaine des olympiades antiques, le sport connaissait une série de mutations dont les
artistes prenaient la pleine mesure. D’origine aristocratique et anglaise au XIXe siècle, le sport se développera, en se démocratisant, entre
spectacle et pratique, pour devenir au début du siècle suivant un loisir de masse. L’exposition s’attache à comprendre les enjeux éthiques
et les modalités esthétiques du regard porté sur les sports, non seulement par Monet, Degas, Caillebotte, Toulouse-Lautrec et Eakins, ou
Richer, Maillol et Rodin, mais aussi par Bellows, Lhote, Delaunay, Metzinger ou Gromaire, à la convergence de pratiques élitaires (équitation,
voile, escrime) et archaïques (lutte, boxe, jeux de balle), en s’interrogeant sur les significations métaphoriques de la figure héroïque de
l’artiste en sportif, que caractérisent la détermination, l’endurance et une forme de résistance.
Sept thèmes ont été évoqués spécifiquement :
- sport anglais, loisirs français
- internationalisation et démocratisation
- lieux de sport
- entrainements et performances
- femmes spectatrices et sportives
- culture du corps
- sport et spectacularisation
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