Visite dans le Vexin avec nos amies Baloises
Le deuxième jour de la visite de nos amies bâloises s’est donc déroulé dans le Vexin normand.
La matinée était destinée à la visite de Lyons-la-Forêt sous la direction d’une guide-conférencière, que nous avons retrouvée sous la halle du XVIIe siècle.
Au gré d’une déambulation dans les rues de ce très beau village typique aux maisons normandes d’antan en briques roses à pans de bois, ont été évoquées certaines des personnalités qui ont séjourné dans ce lieu idyllique, comme Isaac Benserade, célèbre poète à la cour de Louis XIV, Maurice Ravel, Camille Pissarro, Claude Chabrol…
Après quelques kilomètres en voiture dans une jolie campagne cultivée et fleurie, nous sommes arrivées à Bosquentin, où notre amie Véronique Matteoli nous attendait dans son charmant cottage, avec sa gentillesse habituelle, pour un délicieux lunch assis dans le jardin, sous un soleil radieux.
Bien que ce séjour fût enchanteur, il fallut le quitter pour se rendre à Gisors, où était prévue la visite du château-forteresse, dont un conférencier nous a expliqué la raison d’être et la fonction dans le monde anglo-normand des XI e et XII e siècles. Entraînées par celui-ci tout en haut du donjon construit sur une motte de terre spécialement édifiée pour le supporter et le rehausser, nous avons pu apprécier la situation privilégiée de la forteresse située sur la frontière séparant les possessions du Roi d’Angleterre, duc de Normandie, et celles du Roi de France. Après tous ces bons moments, il était l’heure de rentrer à Paris, puisque le programme de la journée n’était pas achevé…











Visite de Sauveterre-de-Guyenne
Qu’est-ce qu’une bastide ? Au Moyen-Age, les bastides constituaient des centres de peuplement et d’échanges commerciaux. Elles étaient destinées à regrouper des paysans, commerçants et marchands pour mettre en valeur des terres agricoles et à occuper un territoire convoité. Le commerce était donc le noyau de la vie de la bastide, ce qui explique l’emplacement central choisi pour la place du marché. L’église, secondaire mais bien présente au quotidien, était souvent construite sur une place située à l’est de la place centrale. Le plan de la bastide est une forme urbaine innovante, même si le tracé orthogonal de ses voies laisse penser aux formes urbaines grecques et gallo-romaines. Une bastide se compose, dans le sens de la longueur, de 1 à 8 rues, selon l’importance de la bastide. Une cité classique en damier possède au moins 4 rues parallèles.
Voici quelques caractéristiques propres à ces villes neuves du Sud-Ouest :
Une ville ou un village sur un terrain octroyé par un suzerain laïc ou religieux, voire les deux ; Un plan original sur la base d’un modèle unique en Europe ; L’existence d’un acte fondateur appelé la Charte des Coutumes et/ou des textes originels ; Un projet politique fondé notamment sur l’égalité des habitants, leur autonomie pour la gestion de la ville et aussi l’allègement du poids fiscal et juridique pour le suzerain.
La charte des coutumes
Il s'agit d'un contrat social qui organisait la vie de la communauté en délimitant les droits et devoirs de chacun. C'est une sorte de constitution avant l'heure !
Cela signifie aussi la fin de l’arbitraire fiscal : fiscalité précise, régulière et modérée. L'impôt foncier était lié à la dimension du terrain bâti et des terres cultivées (le cens), il y avait une taxe sur les marchandises (droit du leude) ... Les règles commerciales étaient identiques pour tous, et strictes : par exemple, les produits en vente étaient obligatoirement pesés au préalable, il était ainsi plus difficile d’escroquer les clients.
Source : Les bastides du Sud-Ouest : origines, vie quotidienne...coeurdebastides.com
La bastide de Sauveterre-de-Guyenne fut créée en 1281 par le roi d’Angleterre Edouard 1er. La ville est implantée sur une légère pente, à l’emplacement d’une motte fortifiée, le castellum de Salabaterra, lieu mentionné dès la fin du XIIème siècle. Elle est née d’un conflit féodal entre le damoiseau Jordan du Puch, l’abbé de Blasimon et le seigneur Gilles d’Escoussans au sujet de terres dont ils se prétendaient tous propriétaires. Pour régler la querelle, le roi s’approprie l’ensemble du territoire disputé pour y fonder une ville nouvelle. Une charte de coutumes est accordée en 1283. La ville est le siège d’une prévôté qui regroupe alors une dizaine de communes.
Sauveterre-de-Guyenne est construite sur le modèle typique des bastides. Entourée d’une enceinte dont il ne subsiste rien, en dehors de quelques fragments de murailles accrochés aux portes, elle possède quatre portes qui existent toutes encore : les portes Saubotte, Saint-Romain, Saint léger et de la Font (photos : les portes de Sauveterre-de-Guyenne en 1860 par Léo Drouyn





Masterclass « Pierres précieuses » à la joaillerie Rouvenat
Lors de leur visite à Paris et de l'échange entre le club de Bâle et celui de Paris, nos amies bâloises, accompagnées de trois lycéennes parisiennes, se sont dirigées vers la Maison de joaillerie Rouvenat afin de suivre une masterclass sur les pierres précieuses.
Une belle endormie, que cette Maison Rouvenat datant de 1852 ! Son créateur, Léon Rouvenat, avait remporté de nombreux succès dans la seconde moitié du XIXe siècle, notamment lors d’expositions universelles, et avait fondé la première entreprise de joaillerie au monde. Il avait une cliente particulièrement prestigieuse : l’impératrice Eugénie. Mais faute de successeur, la Maison a disparu… pour renaître voilà deux ans ! Libre de droits, elle a en effet été reprise par des cadres de Cartier, qui présentent, dans le bel écrin du 416 rue Saint-Honoré, de superbes bijoux inspirés du Second Empire et réalisés sous le signe de la circularité : or et argent recyclés, pierres anciennes éventuellement retaillées et ornant des montures nouvelles.
La masterclass s’est déroulée en deux temps : après un bref exposé introductif sur l’histoire de la Maison, c’est un véritable cours que nous avons pu suivre : présentation des grandes familles de pierres, différentes tailles de pierres, choix de ces dernières… Tout un programme…
Ensuite, place aux travaux pratiques ! A partir d’éléments en or et en argent ainsi que de pierres fines, chaque « élève » pouvait tenter d’élaborer un bijou…
Certaines se sont lancées ; d’autres ont préféré essayer les différents bijoux exposés, s’extasier devant une bague arrivant tout juste de l’atelier, découvrir les vitrines consacrées aux bijoux des suffragettes tout en discutant autour d’un goûter avec nos très sympathiques hôtesses.
Ce fut un moment enchanteur, et nous sommes toutes ressorties avec des étoiles plein les yeux… et des idées de cadeaux à se faire offrir… ou à s’offrir !






Déjeuner de rentrée Présentation des Nouvelles et de partage avec notre club jumeau de Bale
Le déjeuner de rentrée du LCIP a eu lieu le 17 Septembre 2024, comme tous les ans au cercle de l’union interalliée.
La centaine de participantes (un record) s’est retrouvée pour accueillir 19 bâloises arrivées le matin même pour 3 jours de visite à Paris et aussi entourer nos 7 nouvelles entrantes aux profils riches.
Jumelées depuis 15 ans avec le club de Bâle, cette visite « anniversaire » symbolise tous les bons moments passés et à venir entre nos deux associations. Au programme : visite des joailliers Rouvenat, journée dans le Vexin, promenade dans l’île de la cité et moments de partage avec les parisiennes chez elles ou dans des lieux magiques comme celui du Salon Foch du cercle.
Nos 7 nouvelles entrantes ont ainsi pu apprécier ce qui fait la force du Lyceum, la qualité de ses femmes, l’international et l’amitié fidèle à travers le temps et le monde.
Une bien belle rentrée à l’image de notre club.












