27-28 NOVEMBRE 2024



18 lycéennes du Lyceum Club International du Limousin sont allées à Paris pour visiter au Centre Pompidou l'exposition "Les 100 ans du surréalistes avec Dali, Magritte, Ernst, Miro et bien d'autres artistes. Avant la pièce de théâtre, elles ont diné au Bouillon Julien, dans un restaurant historique à la Décoration Art Nouveau. Au Théâtre Libre elles ont assisté à la représentation de la pièce "Le Cercle des Poètes Disparus", qui a reçu 2 Molières en 2024 avec dans le rôle de John Keating l'acteur Stéphane Freiss. Le lendemain, une viste privée et guidée de la Collection Borghèse au Musée Jacquemart-André a enchanté nos lycéennes. Aorès s'être restaurées au restaurant Salon de Thé Le Nélie ou au Rose Bakery , elles ont pu faire une visite du berceau historique restauré après douze ans de travaux de la Bibliothèque National de France, ancien palais du Cardinal Mazarin.








Texte de Béatrice Theillaud, Photos de Marie-Jo Lapouge et de Dominique Bordesoulle
Exposition : Tarsila do Amaral, peindre le Brésil moderne
Le 27 novembre, les lycéennes du LCIP ont pu visiter l'exposition : Tarsila do Amaral, peindre le Brésil moderne au musée du Luxembourg, en compagnie de la conférencière Catherine Coudert.
Figure centrale du modernisme brésilien, Tarsila do Amaral (1886-1973) est la créatrice d’une œuvre originale et évocatrice, puisant dans les imaginaires indigéniste, populaire et moderne d’un pays en pleine transformation.
À Paris, dans les années 1920, elle met son univers iconographique à l’épreuve du cubisme et du primitivisme, avant d’initier, à São Paulo, le mouvement « anthropophagique », prônant la « dévoration », par les Brésiliens, des cultures étrangères et colonisatrices, comme forme à la fois d’assimilation et de résistance.
Ses paysages aux couleurs vives laissent alors la place à des visions insolites et fascinantes, avant qu’une dimension plus ouvertement politique n’apparaisse dans ses toiles des années 1930. Le gigantisme onirique et la géométrie presque abstraite de ses dernières compositions ne font que confirmer la puissance d’une œuvre ancrée dans son temps et toujours prête à se renouveler.
Venant combler un manque de reconnaissance de l’artiste en Europe et présentant quelques aspects inédits de son œuvre, cette rétrospective nous a invitées au cœur du Brésil moderne et de ses clivages entre tradition et avant-garde, centres et périphéries, cultures savantes et populaires.









Le BELEM Conférence par Christelle Hugh de Larauze

Dans un amphithéâtre bien rempli par de nombreuses lycéennes, notre conférencière, Déléguée Générale de la Fondation Belem-Caisse d'Eparne, nous a retracé la vie de ce beau trois-mâts français construit en 1896 à Nantes avec une vocation de navire marchand pour les chocolats MENIER. BELEM signifie "Petite Bethléem". Il est resté navire de commerce et a été racheté par le Duc de Westminster qui l'a complétement transformé en yacht de luxe : cabines luxueuses avec salles de bain, salles de reception . Le brasseur GUINESS, marin passionné, en a fait un bateau pour des voyages au long cours avec sa famille. Il est désarmé en 1921. Puis en 1951, l'amateur d'art et historien Giorgio CINI en fait un navire école italien à Venise pour des jeunes orphelins. Il a été abandonné à l'Arsenal de Venise.
En 1979 , le Dr. Gosse, Président de la Fondation de Restauration des Voiliers et Jérôme Pichard, Action Mécénat de la Caisse d'Epargne le rachète et le font classer monument historique pendant l'Année du Patrimoine. C'est le début de la Fondation Belem- Caisse d'Epargne. C'est un navire école ouvert à tous et à des stages d'insertion de jeunes en difficulté (2.000 personnes par an), il a aussi pour vocation d'être un ambassadeur représentant la France : anniversaire de la statue de la Liberté à New-York, jubilé de la Reine d'Angleterre Elisabeth II à Londres et voyage de la flamme olympique d'Athènes à Marseille : 12 jours de traversée avec des jeunes de toutes les régions de France du 27 Avril au 8 Mai 2024.. C'est aussi un musée à quai : 80.000 visiteurs par an. La marque BELEM est déposée : le mécénat de la Caisse d'Epargne représente 50% de son financement, les restaurations coûtent très cher ainsi que l'équipage; En 2025 : une croisière du Maroc à la Scandinavie est prévue et en 2026 il sera présent au 250ème anniversaire des Etats-Unis.


Textes et photos de Béatrice Theillaud
Exposition au musée des Arts Décoratifs : l'intime, de la chambre aux réseaux
Les lycéennes ont pu visiter l'exposition : "l'intime, de la chambre aux réseaux" avec notre conférencière Catherine Coudert.
Elles ont embarqué pour un voyage fascinant au cœur de nos jardins secrets à travers une histoire de l’intime du XVIIIe siècle à nos jours !
470 œuvres, peintures et photographies, mais aussi objets d’art décoratifs, du quotidien et de design, révèlent comment l’intime a évolué. De la chambre vue par Henri Cartier‑Bresson ou Nan Goldin, des lits en fer forgé du xixe siècle au lit-clos des Frères Bouroullec, de la chaise percée à l’urinoir pour femmes, des objets de la toilette sèche à la salle de bain, de la beauté aristocratique à la consommation de masse, des livres licencieux aux sex-toys, du walkman aux réseaux sociaux et à l’influence, en passant par les outils de surveillance et de protection, l’exposition montre comment l’intime s’est imposé puis s’est profondément modifié. Les frontières entre privé et public sont devenues plus floues et poreuses et engendrent de nombreux débats.






Exposition le Surréalisme au centre Pompidou
Le 21 novembre, Les lycéennes ont découvert cette grande exposition de la saison, présentée au Centre Pompidou. La conférencière Catherine Coudert nous a orientées et expliqué le contexte de ces artistes, jeunes hommes et femmes qui ont vécu les 2 grandes guerres et recherché des modes de création nouveaux.
Né en 1924 avec la publication du Manifeste fondateur d'André Breton, le mouvement surréaliste associait peintures, dessins, films, photographies et documents littéraires. L’exposition organisée par thèmes présente les œuvres des artistes emblématiques du mouvement ( Max Ernst, René Magritte, Giorgio de Chirico, ...), avec une place importantes pour les femmes surréalistes (Leonora Carrington, Ithell Colquhoun, les photos de Dora Maar, Leonor Fini). Sont aussi présentées les figures littéraires inspiratrices (Lautréamont, Lewis Carroll, Sade...) et les principes poétiques qui structuraient l'imaginaire du mouvement (l'artiste-médium, le rêve, la pierre philosophale, la forêt., les cadavres exquis,..). De belles découvertes et une meilleure compréhension de ce mouvement si particulier !





















