Cousu main , la chirurgie à l'hôpital de Grenoble : du scalpel au robot

Dédié à la conservation et la valorisation du patrimoine hospitalier, le Musée grenoblois des sciences médicales à l'hôpital, créé en 1992, s'est installé dans l'ancienne chapelle des Tuberculeux, appelée aussi chapelle de l'Asile des Vieillards, du nom de l'ensemble pavillonnaire dans lequel elle se situe.

Cette exposition relate l'évolution de la chirurgie à l'hôpital de Grenoble.

Avec enthousiasme et passion, Sylvie Bretagnon, responsable du musée en charge des affaires culturelles du CHU Grenoble Alpes et François Moutet, chirurgien de la main, nous ont guidées dans cette formidable aventure humaine, nous permettant de mesurer le chemin parcouru et d'apprécier l'amélioration des conditions de prise en charge du patient.

Au début du XXème siècle, la main reste l'outil prépondérant de l'acte opératoire. L'organisation d'espaces dédiés et le perfectionnement d'instruments adaptés aux techniques contribuent au développement de la chirurgie hospitalière.

A Grenoble, au XVe siècle, les pèlerins reçoivent l'hospitalité dans les maisons de bienfaisance. En 1627, les maisons hospitalières sont réunies en un seul établissement charitable : l'Hôpital Notre Dame. En 1680 les religieux de l'ordre de St Jean de Dieu fondent l'hôpital St Etienne, futur hôpital militaire. Les femmes gravement malades sont envoyées à l'hôpital Sainte-Marthe.

Afin de faire régner l'ordre, mendiants et prostituées sont regroupés et enfermés dans les bâtiments de l'hôpital Notre-Dame établi comme Hôpital Général. En 1793, les trois hôpitaux sont réunis et on voit enfin l'émergence d'espaces dédiés à la chirurgie.

La chirurgie est une histoire ancienne : des pièces archéologiques attestent que l'amputation et la trépanation sont déjà pratiquées au Néolithique.
Dès l'antiquité, des instruments retrouvés dans les ruines de Pompéi témoignent de connaissances en chirurgie.
En occident, les dissections cadavériques sont rares et vont laisser les médecins dans l'ignorance anatomique jusqu'au XIIIe siècle.
Au XVIe et XVIIe siècles, les médecins, des clercs lettrés préconisent des indications thérapeutiques reléguant la chirurgie à un rang inférieur. La pratique de la chirurgie est confiée à des laïcs plus manuels : les inciseurs, les opérateurs ambulants et les chirurgiens barbiers.
En 1539, le barbier Hugues Reynier est engagé comme chirurgien des pauvres pour :
"Raser, panser les plaies et les blessures et pratiquer les saignées".

Deux ans plus tard Claude Port, opérateur ambulant est appelé pour :
"Coupper ung petit enfant et luy oster une grosse pierre de gravelle "

En 1543, André Vésale fait entrer l'anatomie dans la modernité.
Grace à ses travaux, Ambroise Paré fait progresser le geste chirurgical. C'est un homme de terrain, chirurgien des rois et des champs de batailles.
Il est désigné comme : " Roi des chirurgiens et chirurgien des rois"

La chirurgie progresse mais deux obstacles persistent : l'infection des plaies et la douleur.
Au cours du XVIIIe siècle, Louis XIII autorise les religieux de la charité à exercer la médecine et la chirurgie dans une quarantaine des hôpitaux du royaume.
Un chirurgien et un professeur d'anatomie de l'ordre de St Jean de Dieu viennent à Grenoble pour :" traiter, panser et médicamenter " les pauvres de l'hôpital Notre-Dame.

Contre rémunération, dans le cadre de l'hôpital général, les chirurgiens pratiquent :" Des saignées, des opérations sur les hernies et parfois des amputations".

Ne dit on pas à l'époque : "La chirurgie est un sport dangereux".

A cette même époque, le pouvoir royal organise l'enseignement. En 1731, Louis XV fonde à Paris l'Académie royale de chirurgie, une institution pour diffuser les connaissances et former des chirurgiens.

En 1761, en raison de ses travaux, Paul-François Varillon reçoit le titre de chirurgien en chef de l'hôpital de Grenoble.

En 1782, une école de chirurgie s'ouvre à Grenoble. Début XIXe siècle l'école de médecine est créée, intégrant l'enseignement de la chirurgie.

Au XIXe siècle, l'Hôpital Hospice de Grenoble devient aussi le lieu d'enseignement de la chirurgie.
Ces chirurgiens attachés à l'hôpital enseignent aussi au sein de l'école secondaire de médecine créée en 1806.
Au cours de cette époque les actes opératoires sont : "Des réductions de fractures fermées et de luxations, les ablations de tumeurs, des débridements de hernies étranglées, des trachéotomies quelques rares trépanations, les opérations sur les yeux et des amputations".

Des découvertes majeures marquent cette époque : l'anesthésie (1846) et l'asepsie (1874) ainsi que les travaux de Louis Pasteur. C'est le signal d'une nouvelle aire de la chirurgie.

Louis Pasteur
A la fin du XIXè siècle, les chirurgiens Léon Montaz et Jules Girard font valoir les idées hygiénistes et militent pour la construction d'un nouvel hôpital à l'extérieur de la ville.
En 1903, création d'une école d'infirmière.
En 1913, l'inauguration du nouvel hôpital sur la commune de La Tronche marque le tournant vers la modernité.
Les chirurgiens utilisent et perfectionnent de nouveaux moyens d'investigation et d'exploration des cavités internes. Les découvertes majeures de la transfusion sanguine (1907), la pénicilline (1928), puis d'autres antibiotiques après la seconde guerre mondiale, bénéficient à la chirurgie. La présence d'infirmières formées et diplômées ouvre de nouvelles possibilités thérapeutiques.

La suite de l'exposition fait état de:

  • l'essor de la chirurgie moderne à Grenoble après 1950 : de l'émergence des spécialités chirurgicales, aux raffinements des techniques chirurgicales à partir de 1980.
  • des disciplines à l'appui de la chirurgie : Anesthésie, réanimation, l'imagerie médicale, gestes médico-chirurgicaux assistés par ordinateur, le laboratoire d'anatomie…
  • des spécialités chirurgicales au CHU de Grenoble.

Que sera la chirurgie demain ?
Une chirurgie des 4 P : prédictive, préventive, participative et personnalisée…

Au final, la chirurgie bénéficie en soixante ans de progrès considérables, plus que pendant les 5000 ans d'histoire qui ont précédé.

Une exposition riche, passionnante à voir et à revoir sans modération !

F.L. 20-01-2022

Musée Grenoblois des Sciences Médicales, CHU de Grenoble rue du Musée 38043 La Tronche


Exposition Thierry MUGLER

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BULLETIN JANVIER - MARS 2022

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Galette des Rois

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Assemblée Générale du 18 janvier 2022

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Marche autour de la barre d'Etel

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Présentation de Catherine Joly 

Madame la présidente, chère Pascale, 

Madame la past-présidente, chère Isabelle, 

Madame la présidente d’honneur, chère Solange, 

Chères amies,

J’ai l’honneur et le grand plaisir de vous présenter Catherine Joly.

Même si cela peut prêter à sourire, je peux dire sans exagérer que Catherine est une vieille connaissance de Monique Muyard, de Marie-Thérèse Oudin et de moi-même, ses trois marraines dans les faits.

Nos premières rencontres datent d’environ 40 ans dans les couloirs du Sénat, puisqu’elle venait  parfois dîner ici même avec son mari, qui était l’un de nos proches collègues. À l’époque, ayant terminé ses études de droit, elle préparait un concours d’entrée dans l’administration de l’Assemblée nationale, concours qu’elle a réussi brillamment en 1983. 

Au sein de l’Assemblée nationale, Catherine a accompli une carrière exemplaire, jusqu’à devenir en 2014 directrice du service du compte rendu de la séance (le compte rendu publié au Journal officiel des débats de l’Assemblée nationale), et première femme à occuper ce poste.

Au cours de cette carrière intense, le rythme effréné des séances, les débats parfois houleux et les très longues nuits de travail ne semblaient pas avoir de prise sur elle. Quelle que soit l’heure de fin de la séance et donc le peu d’heures de sommeil, collègues, députés et ministres ont toujours vu apparaître le lendemain une femme élégante, au visage serein. 

Catherine est d’un naturel très aimable, toujours gaie et souriante. Elle est dotée d’une grande capacité d’adaptation, aime la convivialité et discute avec aisance et brio avec tout le monde. Celles d’entre vous qui ont eu l’occasion de la côtoyer au cours des dernières semaines, au ciné-club, au goûter de Noël, au musée Carnavalet ou à la conférence de Jean-François Clervoy, s’en sont d’ailleurs rendu compte. 

Voilà 3 ans, après 35 ans d’activité professionnelle, Catherine a choisi d’anticiper un peu son départ de l’Assemblée nationale afin de disposer enfin de temps pour elle sans risquer d’être rappelée pour une séance imprévue ou une session extraordinaire du Parlement. Elle ne manque pas d’idées pour s’occuper, car elle aime les voyages, notamment en Italie et en Espagne, le ski, la musique, notamment baroque, les spectacles de danse, de théâtre, les expositions, en un mot les activités culturelles, et elle conserve  bien sûr un goût prononcé pour la politique. 

Je ne peux terminer cette présentation sans vous conter une anecdote: en septembre 2018, Catherine déjeunait au restaurant Le Fumoir avec sa mère et son fils cadet, Nicolas. À un moment, sa mère attire son attention sur un groupe de femmes particulièrement élégantes. Catherine regarde… et découvre tout d’abord Monique Muyard, puis Marie-Thérèse Oudin au milieu de cette belle assemblée féminine. Il s’agissait en fait d’un déjeuner avec nos amies Lycéennes belges.

Je résume donc : une personne élégante et cultivée, qui aime les activités culturelles et la convivialité, et qui admire des Lycéennes avant même de connaître l’existence du Lyceum ! Je ne doute pas que vous serez d’accord avec moi : Catherine a toute sa place au sein du Lyceum Club International de Paris, et je lui souhaite d’être très heureuse avec nous. 

                                                                                                                      Françoise Wiart


Michelle Deroure, 25 ans de Lyceum

Discours à Michelle Deroure : médaille 25 ans Lyceum

Madame la Présidente, Chère pascale,

Lorsque tu m’as demandé de dire quelques mots au sujet de Michelle Deroure pour ses 25 ans
passés au Lyceum, bien que je n’y sois entrée qu’en 2011, j’ai volontiers accepté, car l’Histoire
a ses clins d’œil et Michelle m’a aidée par ses écrits.
Je commencerai mon propos en disant : « Tous les chemins mènent au Lyceum »
Michelle est une femme cultivée et charmante. Je vous propose de partir en voyage avec elle à
20000 kms de Paris et 20 heures de vol. Attachez vos ceintures.
Originaire de l’Anjou, passée par les rues d’Assas et des St Pères, Michelle rencontre un homme
d’affaires qui l’emmène vivre au bout du monde : Djibouti, Nouvelle-Calédonie, Nouvelles
Hébrides devenues le Vanuatu, Wallis et Futuna, territoires que j’ai bien connus par sénateurs
interposés, car ils ont illustré mes plus belles nuits au service de la République. Quelques noms
me reviennent en mémoire : Lafleur, Ukeiwé, Loueckhote et notre, chouchou, Sosefo Makapé
Papilio, resté 27 ans sénateur de Wallis et Futuna...
Veuve dès l’âge de 39 ans, Michelle revient à Paris.
Six ans plus tard, en 1981, elle repart à Nouméa pour revoir sa belle-famille.
Là la magie de la Mélanésie opère : Michelle séduite par le président de la cour d’appel de
Nouméa, se remarie et se réinstalle en Calédonie, appréciant de nouveau la vie dans cette nature
luxuriante et les grands espaces de brousse, tels qu’on en trouve en Australie... et dans les
westerns américains.
Suivent des années à propos desquelles Michelle écrit : « J’ai aimé cette expérience, la beauté
des paysages et la gentillesse des Mélanésiens. »
Carrière oblige, en 1987, son mari est nommé président de la cour d’appel de Dijon.
Dijon pendant deux ans, là où Michelle découvre l’existence du Lyceum. Elle est invitée à
participer à un goûter très sympathique chez des Dijonnaises. Michelle écrit : « J’en retiens
l’idée. »
En 1989, retour définitif à Paris, la Cour de cassation pour son mari et les joies de sa famille
retrouvée pour Michelle.
Une amie Monique Taittinger lui parle alors du Lyceum, et pour l’attirer l’incite à
l’accompagner à la rencontre des Lycéennes de Londres.
En 1996, sous la présidence de la Comtesse Hélène de la Baume, Michelle entre au Lyceum
avec pour marraines Monique Taittinger et Viviane Theulet-Luzié, une amie de sa famille.
Puis, attirés sans doute par le beau temps du Midi, Michelle et son mari vivent la moitié de
l’année à Cannes...En 2011, j’entre au Lyceum. Subjuguée par sa présidente, Solange Descours, je participe à
toutes les activités à l’instar de Marie-France Juilliard, à laquelle je tiens à rendre hommage
émouvant, car elle m’a accompagnée avec une grande gentillesse dans mes premiers pas au
Lyceum.
Je vois beaucoup de visages que je ne connais pas.
Quelle stupéfaction, quand, un jour, j’aperçois dans ma rue le visage de cette femme cultivée,
et charmante, dont je vous parle et qui arrive raquette de tennis sous le bras !
Je m’avance vers elle et lui dis : je crois vous avoir rencontrée au Lyceum. Regrettant de ne pas
la voir plus souvent, j’engage la conversation. Michelle m’explique que, pour des raisons
familiales, elle ne peut pas participer autant qu’elle le voudrait aux activités du Lyceum.
En 2017, Michelle est seule. Je l’incite à nous rejoindre au cercle de marche du Ranelagh.
Là Élisabeth Germain la découvrant l’invite à participer à notre cercle de conversation anglaise.
Et nous partons ensemble dans le même train et le même hôtel aux AG à Troyes et à Bordeaux.
Et je l’espère bientôt à Caen...
L’amitié n’ayant pas d’âge ni de temps, je pourrais dire à la du Bellay :
Heureuse qui, comme Michelle a fait des beaux voyages
En s’aventurant jusqu’aux îles Salomon
et puis est retournée pleine d’usage et de raison,
Vivre auprès de ses amies du Lyceum le reste de son âge,
Michelle écrit beaucoup mieux que moi et ce sera ma conclusion :
« Si, dans mes premières années au club, je n’ai pas pu être très présente pour des raisons
familiales, je me suis bien rattrapée depuis ! ».
Je te remercie, chère Michelle, de ta précieuse amitié et suis très heureuse que notre présidente,
Pascale Anderson Mair, te remette aujourd’hui la médaille de tes 25 ans de présence au Lyceum.
AG le 3 février 2022
Monique Muyard


LA GAZETTE A LA PRALINE N°2

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