JUMELAGE LAUSANNE
Rencontre avec nos amies suisses des 10,11 et 12 mai 2022
Christiane Ces, Jeannine Grellier, Catherine Jouvensal, Annie Marceau, Dominique Rietzler, Marie-Françoise Simonot ont pu se rendre à Lausanne, enfin !,
pour retrouver nos jumelles Lycéennes. Les nombreux échanges entre Ursula Geiselhart et Marie-Catherine Kleitz ont permis à notre délégation de
bénéficier d'un séjour agréable et passionnant.


Visites : Cathédrale de Lausanne

Chaplin's World à Vevey







Bords du lac Léman


Musée cantonal des Beaux Arts de Lausanne


Ces visites ont toutes été intéressantes, menées par des guides compétents... une belle découverte !
Les Repas : Café de Grancy, Place de la Palud, chez notre amie Marie-Jo, au port de Pully, ont tous été succulents et très animés.



Nous avons été particulièrement sensibles au nombre de Lycéennes de Lausanne qui se sont mobilisées pour nous entourer tout au long de ce séjour.
Jeannine Grellier
Gymnastique Holistique
Stage de gymnastique holistique mardi 15 et mercredi 16 février 2022
Elisabeth Kloetzer a proposé à notre Lyceum de Fontainebleau une activité encore inédite au sein de notre section : "Présentation et initiation à la Gymnastique Holistique ".
Nous nous retrouvâmes donc à dix (1), une fin d'après-midi au mois de novembre au domicile d'Elisabeth et Henri à Barbizon Odile Girault, professeur à l'école de Kinésithérapie de Reims, nous a fait un historique et une présentation de la Gymnastique Holistique associés à des exercices pratiques.
Deux heures passèrent ... nous étions captivé(e)s par Odile, sa sérénité, la clarté de son exposé. Ces heures écoulées furent suivies d'un dîner raffiné auquel certain(e)s avaient contribué, par l'auteur(e?) de ces lignes et d'autres pour qui ce fut une très agréable surprise. Ce fut une délicieuse soirée avec nos hôtes si attentionnés et l'harmonie qui règne dans nos réunions. Nous avons apprécié la soirée et étions prêtes pour notre initiation le lendemain.
Matinée du lendemain : à notre arrivée l'immense et lumineux salon-séjour d'Elisabeth et Henri, tous meubles ôtés, se vit transformé en salle de sport, tapis au sol et matériel "ad hoc" séance entrecoupée d'une pause/collation/bilan. L'enthousiasme fut tel que nos hôtes et Odile Girault proposèrent un stage de deux jours au mois de février, accueilli à l'unanimité des participantes.
Toujours choyées par Odile et nos hôtes, à la pause, nous décidions de nous retrouver les Lycéennes pour mettre en commun l' "exercice" que chaque participante avait bien intégré et de nous réunir pour les mettre en commun et les renouveler.
Peut-on l'écrire ? Le succès fut tel qu'un nouveau stage semble prévu pour le mois de novembre ...
Mais chut ... en attendant...
Nous remercions très vivement Elisabeth et Henri de leur accueil et de nous avoir offert l'opportunité de faire la connaissance d'Odile.
(1) Je laisse à votre bon soin le féminin ou le masculin parce que je n'ai pas oublié qu'au mois de novembre Jean-Paul était parmi nous.
Pour auteur ou auteure vous avez choix : écriture inclusive ou pas !
Un grand merci, Elisabeth, pour ce moment de découverte de la Gymnastique Holistique que j'ai beaucoup apprécié.
Catherine Jouvensal


EN ROUE LIBRE dans l’art contemporain
C’est à cet état d’esprit que nous invite le musée de Grenoble pour un parcours quelque peu déstabilisant. 14 salles présentent des œuvres détenues dans les réserves, rarement montrées et regroupées par thèmes. Les titres eux-mêmes donnent le ton.
VOUS AVEZ DIT BIZARRE ? Comme c’est bizarre ! L’objectif, clairement énoncé, est de permettre au visiteur de se familiariser avec des formes parfois énigmatiques, étranges, surprenantes, belles ou laides, sérieuses, graves ou simplement drôles.
Grand prix de Peter Stämpfli (qui passe 50 ans de sa vie à peindre des pneus) annonce la couleur. Les objets les plus communs sont détournés et laissent le visiteur libre de son interprétation. Comme Le dragon à la queue nouée de Annette Messager, il a tout loisir de se libérer des genres conventionnels et de recréer un monde à sa mesure, réaliste ou onirique. Le puits de Cristina Iglesias nous plonge dans un univers aquatique fait de mouvement et de mystère. Le spectateur communie avec une nature revisitée.
Mais c’est avec Gilbert et George dans Blooded que nous pénétrons dans les arcanes de l’absurdité contemporaine. Ils se revendiquent comme : malsains, entre deux âges, déprimés, cyniques, vides, las, minables, pourris, rêveurs, grossiers insolents, arrogants, intellectuels, auto-compatissants, honnêtes, victorieux, travailleurs, réfléchis, artistiques, religieux, fascistes, sanguinaires, taquins, destructifs, ambitieux, pittoresques, damnés, obstinés, pervertis et bons.
« NOUS SOMMES ARTISTES. » Revendiquent-ils ! Tous ces qualificatifs peuvent s’appliquer, spécifiquement ou en globalité aux créateurs que nous approchons au cours de cette déambulation.
Les cadres vides d’Atopies de Jan Vercruysse remettent en cause les notions du dedans et du dehors, du vide et du plein. Quant au Hanging figure de Juan Munoz il dit son combat pour la vie ou sa résistance à l’inacceptable. LES OBJETS DU DELIT, comme TRAVELLING, nous plongent dans l’univers de la modernité et de l’image où la déshumanisation n’a rien à envier à la fiction.
Three shelves, Wine bootles de Tony Cragg vient en contrepoint à Landau de poupée, appareils photographiques, pour opposer les éléments de rebut aux savantes associations poétiques. On pourrait multiplier les exemples et les images à l’infini, tant cette exposition est à la fois dérangeante et révélatrice de notre univers en pleine mutation. Il y aurait tant à dire et à montrer encore, mais cela vous donnera peut-être envie d’aller découvrir Immeuble de Philippe Cognée, Camion-benne gris de Peter Klasen, ou Carrelage/Fauteuils roulants de Jean-Pierre Raynaud…
Citons, pour la fin et pour le clin d’œil, l’installation de Stephan Balkenhol : L’origine du monde. La référence à Courbet n’échappera à personne !
D.VDB et G.C.
Visite des nouvelles archives, à l’épreuve du temps.
Visite des nouvelles archives : à l’épreuve du temps.
On se souvient du temps, encore récent, où il fallait se rendre dans la petite rue Auguste - Prudhomme pour accéder aux 39 kms de documents conservés dans le bâtiment un peu vétuste des archives départementales. Il était, depuis 1958, le gardien de la mémoire de notre patrimoine écrit. Résultat, faute de place, il n’y avait plus de possibilité de continuer la collecte des documents. Ce qui est un comble pour des archives, dont le fonds se construit au jour le jour. Quant aux conditions de conservation, on est étonné d’apprendre que la température du bâtiment pouvait osciller entre 15 à 40 degrés....Alors que la norme ne doit pas dépasser les 18. On comprend mieux pourquoi le Département de l’Isère a décidé, dés 2018, d’édifier sur un terrain lui appartenant à Saint-Martin-d’Hères, rue Georges Pérec, de nouvelles archives, dans un imposant bâtiment dont le chantier a duré pas moins de deux ans et coûté 37 millions d’euros financés par le Département, avec une aide de l’Etat s’élevant à 3,4 millions d’euros.
Un empilement de papier Une vingtaine de lycéennes s’était donné rendez-vous mercredi 4 mai, pour partir à la découverte de ce solennel édifice articulé autour de quatre blocs, tous revêtus de béton teinté dans la masse. L’ensemble donne l’impression, très symbolique, d’un empilement de papier. A l’intérieur, un autre symbole très fort : l’époustouflante peinture de Philippe Cognée, « La tour des mémoires », dans des couleurs chaudes d’ocre et d’orange. Elle est percée de mille fenêtres, d’où semble s’échapper le savoir.
Sous la houlette d’Elise, diplômée de l’Ecole des Chartes, récemment nommée Conservatrice à Saint-Martin-d’Hères, la visite se révélait passionnante. De ses différents propos on retiendra, pour l’anecdote, que le déménagement de ce « 56 pièces de 200 m2 chacune » a nécessité six allers-retours de deux camions pendant six mois. Ce qui donne une idée de la richesse de nos archives qui ne se limitent pas au seul département de l’Isère, mais conserve aussi tout ce qui concerne l’ancienne province du Dauphiné.
De l’an 1000 aux centres de vaccination du Covid Parmi ces documents on peut trouver des cadastres, des actes d’état-civil, notariaux, des journaux, des livres, des photos. Le plus ancien, qui date de l’an 1000 environ, relate la vente d’une terre entre un seigneur et un monastère. Mais l’activité des centres de vaccination lors du Covid fait désormais aussi partie du patrimoine conservé. Les documents, avant d’intégrer cette cathédrale de papier ont tous suivi le même cheminement. Depuis le quai d’embarquement, jusqu’aux salles de versement et aux salles de tri, la sélection est sévère. Seuls 5 % des documents seront conservés. Avant d’atterrir pour les plus précieux dans les célèbres boites de l’entreprise Cauchard qui protègent du risque de feu et de l’eau.
A cet égard le rôle de l’archiviste est primordial. Il doit déterminer ce qui est important aujourd’hui et le restera pour des décennies. Il doit aussi tout mettre en œuvre pour faire traverser l‘épreuve du temps à ce qui mérite d’être conservé. Ainsi le colossal travail d’inventaire et de tri réalisé sur la correspondance des frères Champollion illustre mieux qu’un long discours l’essence même du métier d’archiviste. Pas moins de 12 000 lettres réunies en 60 volumes, échangées en partie au moment où Jean[1]François est sur le point de déchiffrer les hiéroglyphes. L’ultime étape est celle de la numérisation. Elle permettra de rendre publics tous ces documents et de les mettre en ligne. Avant de leur consacrer une exposition à l’automne.
4/05/22 V.S – F.









