


Devant une assemblée attentive d’une soixantaine de lycéennes, Flavie Durand-Ruel
a présenté la carrière de Mary Cassatt, impressionniste américaine, et ses liens avec le marchand
d’art Paul Durand-Ruel dont la conférencière est l’arrière-arrière petite-fille.





Née en 1844 en Pennsylvanie dans une famille américaine fortunée d’origine française, Mary Cassatt va vivre entre France et Etats-Unis. Elle se formera à la Pennsylvania Academy of the Fine Arts mais aussi à Paris. Exposée aus Salons de 1872 et 1874, elle est refusée à ceux de 1875 et 1877. C’est alors que Degasqui l’a remarquée, l’encourage à exposer à la 4ème exposition des peintres impressionnistes en 1879. Comme Berthe Morisot, elle se rapprochera alors de ce mouvement artistique. Elle fait également la rencontre de Paul Durand-Ruel qui défend l’école de Barbizon et est persuadé du talent des impressionnistes. Il leur achètera d’ailleur quelque 400 tableaux.
Mary Cassatt s’illustre dans les portraits d’enfants souvent avec leur mère et elle excelle à sublimer la quotidienneté des scènes par sa touche spontanée et sa science des couleurs. A ceux qui critiquent la banalité voire la miévrerie des tableaux, on peut objecter que, forte de son féminisme, elle présnte la femme comme transmettrice du savoir ainsi que le montre la fresque du Pavillon des Femmes, hélas perdue aujourd’hui, dans laquelle les femmes cueillent les fruits de la connaissance .
Fascinée par les estampes japonaises, elle se formera également à la gravure dans les années 90. Elle va jouer aussi un rôle de passeur entre France et Etats-Unis et cherche à faire rentrer les tableaux – pas seulement les impressionnistes – dans les musées américains
C’est alors qu’elle introduit Paul Durand-Ruel dans le milieu des rciches industriels qu’elle connait, relançant la carrière du marchand d’art une galerie à New-York. Par exemple, c’est grâce à eux et à leurs conseils avisés, que la richissime Madame Havemeyer, amie d’enfance de mary, va constituer sa collection. Charles Haviland, bien connu des Limougeauds, achètera quant à lui, en 1884 le tableau intitulé « Bonne et enfant au jardin » lequel sera exposé à New-York en 1895. Les relations entre la peintre et le marchand d’art, si elles connaissent parfois des tensions, resteront néanmoins empreintes d’amitié jusqu’à la fin.
Malheureusement, Mary va predre peu à peu la vue et elle séteindra dans sa propriété de l’Oise au Mesnil-Théribus en 1926.




Texte de NIcole Labbe
Photos de Béatrice Theillaud
