Journée avec le club de Lyon

10h30 musée Dini:
« Les lyonnais rencontrent l’Orient » : Dès le début du XIXe siècle, des artistes développent un goût commun pour l'Orient.

Les Lyonnais sont fascinés d'emblée, du fait de l'ouverture vers les pays au sud de la France par le Rhône (Maroc, Algérie, Grèce) et vers la Chine et le Japon via l'antique route de la soie où les artistes de la région lyonnaise sont passés entre 1840 et 1930.

Chacun représente l'âpreté du désert, la sensualité et l'opulence des femmes des harems, le pittoresque des scènes de rues colorées : la rencontre de la chaleur et de la lumière.

14h :visite des cours et des maisons de la renaissance de Villefranche.


Exposition Sigmar Polke

14084_559_jeux-d-enfants-mnam-cgp-am1989-644.jpgSix mois avant le MoMA, le musée de Grenoble expose Sigmar Polke
Un artiste qui interroge la peinture et qui la met « sens dessus dessous »
En ce 22 janvier 2014, nous étions une vingtaine à vouloir découvrir la peinture de Sigmar Polke. Peintre allemand étrange et inclassable, originaire de Silésie (Pologne), il fonde le « Réalisme Capitaliste » en réponse au Pop Art américain. Peu connu du grand public français, il est pourtant immédiatement identifiable par l’usage qu’il fait de la photographie. Il grossit le cliché et étire la trame jusqu’à en obtenir une sorte de transmutation.
Ce qui caractérise Polke, protestant rebelle, c’est la dualité. Dualité de la peinture à la fois figurative et abstraite, dualité de la démarche entre la magie et la toxicité. Il associe et confronte le dessus et le dessous, l’apparence et le réel, le noir et la couleur, la photographie et la peinture.
C’est un peintre foisonnant par la multiplicité des techniques et des inspirations, un alchimiste qui se joue des métaux et des minéraux, un homme qui pose, à travers la peinture, des questions existentielles. Hallucinogène révèle cette quête de spiritualité immanente. Il cherche les secrets qui régissent mélanges et dissolutions.
Si l’on s’arrête devant les 11 photos des montagnes australiennes, les Olgas , ce sont les failles qui s’imposent, immenses fentes humaines, transitions entre le visible et l’invisible. Et c’est à L’origine du monde de Courbet que Polke semble faire référence.
De la photo, il tente de saisir la trame, la quintessence, en la grossissant au maximum. Il étire les pixels et il reproduit sur la toile les points, comme des amibes, qu’il déforme ou qu’il associe à des incursions colorées.
Et si l’on se cache les yeux, comme dans le tableau Mains, on accède à une autre perception des choses qui fait appel à l’intériorité.
Polke est aussi le peintre de la couleur, forte et violente. Dans le tableau Lapis-Lazuli II, il utilise sur grand format le bleu de la pierre semi-précieuse, réservé aux madones de Fra Angelico. Le noir est aussi très présent. A travers Homme noir, il met en lumière ce que l’homme a de plus profond et de plus violent en lui, de moins contrôlé aussi. La référence à Goya est manifeste. Mais la peinture, il la démystifie, elle n’est que matière, et il la renvoie à sa matérialité. Il peut peindre sur toutes sortes de supports : un tissu, une couverture, une gaze qui laisse passer l’arrière-plan, le châssis étant aussi présent que la toile.
Chez Polke, abstraction et figuration cohabitent et semblent réconciliées. Et les peintures « tramées » qu’il offre à notre regard prouvent à quel point le regard est subjectif et l’apparence trompeuse. « On voit bien ce que c’est », telle est la formule inscrite sur une autre toile, mais comment faut-il interpréter ce message ?
Peintre subversif et corrosif, il pose la question du sens. Question fondamentale. Sens de la peinture, sens de l’image, sens de la représentation, sens de la vie.
Et c’est ainsi qu’il nous laisse « sens dessus dessous » !
Danièle Vandenbussche


Exposition : « Les Lyonnais rencontrent l’Orient »

En ce 30 Janvier, les Lyonnaises retrouvent les Grenobloises à Villefranche au musée Dini pour l’exposition : « Les Lyonnais rencontrent l’Orient »

Dès le début du XIXème siècle, Lyon s’ouvre sur les pays lointains : Maroc, Algérie, Grèce et sur la Chine et le Japon.
Le goût pour l’exotisme touche alors tous les arts : la peinture, la soierie, la scénographie de théâtre et l’opéra (Aïda de Verdi).
De nombreux peintres lyonnais comme Caire –Tonoir , Dufy , Migonney , Manguin sont fascinés par cet « ailleurs » et rapportent de leurs voyages les images de leurs observations et de leur ressenti .
Apparaissent alors dans la peinture de nouveaux éléments architecturaux : maisons mauresques, marabouts, minarets, de nouveaux thèmes comme le bain maure, de nouveaux fruits comme l’orange. De nouveaux thèmes sont évoqués : le pittoresque des scènes de rues colorées, la culture du pays en dessinant par exemple, les bijoux des femmes ou les tatouages à l’encre sur leur visage. Une nouvelle sensualité apparaît dans les toiles des Orientalistes avec les Odalisques.
Et que dire de la lumière ! Toutes les techniques sont utilisées pour la mettre à l’honneur : lumière filtrée par les moucharabiehs, utilisation du blanc pur pour évoquer la lumière chaude qui écrase les sujets ou la « réserve » (on laisse du blanc sur la toile) pour rendre un effet de lumière particulier... Et toutes ces teintes chaudes embrasent les toiles !
A travers ces quelques 200 tableaux, ce fut un voyage éblouissant, baigné de lumière, de chaleur et de couleurs et de surcroît accompagné par une guide de grande qualité.
Après un déjeuner bien sympathique, nous partons à la découverte des maisons et des cours de la ville.
Construite par Humbert au 12ème siècle, Villefranche devient très vite une cité-étape. Des échoppes, des tavernes, des aubergistes s’installent sur la Route de Bourgogne. La cité devient très prospère au 16ème siècle sous la domination des Bourbons, puis de la Couronne de France. Les maisons qui jusque là étaient en bois sont reconstruites en pierre avec balcons, escaliers à vis, dans l’esprit de la Renaissance.
Nous avons vu des accolades, des culots, des meneaux, des croisillons et même des colonnes torses spécifiques à Villefranche.

Nous avons eu plaisir à découvrir les ressources cachées de cette ville et à partager un beau moment d’amitié avec les Lycéennes de Lyon.
Michèle Auger


« Les Lyonnais rencontrent l’Orient » et les Lyonnaises rencontrent les Grenobloises !

capture_d_ecran_2014-06-04_a_16.38.32.pngLe musée Dini de Villefranche nous donne l’occasion de nous retrouver en ce 30 janvier pour découvrir l’exposition « les Lyonnais rencontrent l’Orient ».Dès le début du XIXème siècle, Lyon s’ouvre sur les pays lointains : Maroc, Algérie, Grèce et sur la Chine et le Japon. Le goût pour l’exotisme touche alors tous les arts : la peinture, la soierie, la scénographie de théâtre et l’opéra (Aïda de Verdi).
De nombreux peintres lyonnais comme Caire-Tonoir, Dufy, Migonney, Manguin… sont fascinés par cet « ailleurs » et rapportent de leurs voyages les images de leurs observations et de leur ressenti . Apparaissent alors dans la peinture de nouveaux éléments architecturaux : maisons mauresques, marabouts, minarets, de nouveaux thèmes comme le bain maure, de nouveaux fruits comme l’orange. De nouveaux thèmes sont évoqués : le pittoresque des scènes de rues colorées, la culture du pays en dessinant par exemple, les bijoux des femmes ou les tatouages à l’encre sur leur visage. Une nouvelle sensualité apparaît dans les toiles des Orientalistes avec les Odalisques. Et que dire de la lumière ! Toutes les techniques sont utilisées pour la mettre à l’honneur : lumière filtrée par les moucharabiehs, utilisation du blanc pur pour évoquer la lumière chaude qui écrase les sujets ou la « réserve » (on laisse du blanc sur la toile) pour rendre un effet de lumière particulier... Et toutes ces teintes chaudes embrasent les toiles !
A travers ces quelques 200 tableaux, ce fut un voyage éblouissant, baigné de lumière, de chaleur et de couleurs et de surcroît accompagné par une guide de grande qualité.
Après un déjeuner bien sympathique, nous partons à la découverte des maisons et des cours de la ville. Construite par Humbert au 12ème siècle, Villefranche devient très vite une cité-étape. Des échoppes, des tavernes, des aubergistes s’installent sur la Route de Bourgogne. La cité devient très prospère au 16ème siècle sous la domination des Bourbons, puis de la Couronne de France. Les maisons qui jusque-là étaient en bois sont reconstruites en pierre avec balcons, escaliers à vis, dans l’esprit de la Renaissance. Nous avons vu des accolades, des culots, des meneaux, des croisillons et même des colonnes torses spécifiques à Villefranche.
Nous avons eu plaisir à découvrir les ressources cachées de cette ville et à partager un beau moment d’amitié avec les Lycéennes de Lyon.
Michèle Auger


Club cinéma

le_festin_de_babette.jpgLe festin de Babette de Gabriel Axel – 1987 – 1 h.42
Pour échapper à la sordide répression de la Commune en 1871, Babette débarque un soir d'orage sur la côte sauvage du Jutland au Danemark. Elle devient la domestique des deux très puritaines filles du pasteur et s'intègre facilement dans l'austère petite communauté. Mais après quatorze années d'exil, elle reçoit des fonds inespérés qui vont lui permettre de rentrer dans sa patrie. Elle propose avant son départ de préparer avec cet argent un diner


Exposition Sigmar Polke

sigmar-polke-kandinsdingsda.jpgCette exposition présente des oeuvres, de 1980 à 2000, de ce peintre allemand inclassable Coloriste extraordinaire, Sigmar Polke est un électron libre auquel le Musée de Grenoble rend un hommage éclatant.
A ne pas manquer pour son originalité et pour l'opportunité exceptionnelle de cette exposition à Grenoble!


Polke « sens dessus dessous »

capture_d_ecran_2014-06-04_a_16.15.34.pngEn ce 22 janvier 2014, nous étions une vingtaine à vouloir découvrir la peinture de Sigmar Polke. Peintre allemand étrange et inclassable, originaire de Silésie (Pologne), il fonde le « Réalisme Capitaliste » en réponse au Pop Art américain. Peu connu du grand public français, il est pourtant immédiatement identifiable par l’usage qu’il fait de la photographie. Il grossit le cliché et étire la trame jusqu’à en obtenir une sorte de transmutation.
Ce qui caractérise Polke, protestant rebelle, c’est la dualité. Dualité de la peinture à la fois figurative et abstraite, dualité de la démarche entre la magie et la toxicité. Il associe et confronte le dessus et le dessous, l’apparence et le réel, le noir et la couleur, la photographie et la peinture.
C’est un peintre foisonnant par la multiplicité des techniques et des inspirations, un alchimiste qui se joue des métaux et des minéraux, un homme qui pose, à travers la peinture, des questions existentielles. Hallucinogène révèle cette quête de spiritualité immanente. Il cherche les secrets qui régissent mélanges et dissolutions.
Si l’on s’arrête devant les 11 photos des montagnes australiennes, les Olgas , ce sont les failles qui s’imposent, immenses fentes humaines, transitions entre le visible et l’invisible. Et c’est à L’origine du monde de Courbet que Polke semble faire référence.
De la photo, il tente de saisir la trame, la quintessence, en la grossissant au maximum. Il étire les pixels et il reproduit sur la toile les points, comme des amibes, qu’il déforme ou qu’il associe à des incursions colorées.
Et si l’on se cache les yeux, comme dans le tableau Mains, on accède à une autre perception des choses qui fait appel à l’intériorité.
Polke est aussi le peintre de la couleur, forte et violente. Dans le tableau Lapis-Lazuli II, il utilise sur grand format le bleu de la pierre semi-précieuse, réservé aux madones de Fra Angelico. Le noir est aussi très présent. A travers Homme noir, il met en lumière ce que l’homme a de plus profond et de plus violent en lui, de moins contrôlé aussi. La référence à Goya est manifeste. Mais la peinture, il la démystifie, elle n’est que matière, et il la renvoie à sa matérialité. Il peut peindre sur toutes sortes de supports : un tissu, une couverture, une gaze qui laisse passer l’arrière-plan, le châssis étant aussi présent que la toile.
Chez Polke, abstraction et figuration cohabitent et semblent réconciliées. Et les peintures « tramées » qu’il offre à notre regard prouvent à quel point le regard est subjectif et l’apparence trompeuse. « On voit bien ce que c’est », telle est la formule inscrite sur une autre toile, mais comment faut-il interpréter ce message ?
Peintre subversif et corrosif, il pose la question du sens. Question fondamentale. Sens de la peinture, sens de l’image, sens de la représentation, sens de la vie.
Et c’est ainsi qu’il nous laisse « sens dessus dessous » !
Danièle Vandenbussche


club lecture

"Boule de Suif "de Maupassant


Soirée des voeux

Quelle magnifique soirée !!!

Le lundi 13 janvier, nous étions 40 lycéennes réunies pour la soirée des vœux chez Agnès Arnaud. Dans ce très bel écrin, un magnifique bijou : le concert donné par le Trio con Brio.
Trois jeunes femmes issues du conservatoire de Lausanne, Justine Kulakova au violon, Luce Bosch au violoncelle et Francesca Negrotto Cambiaso au piano, qui ont mis en commun leur passion pour la musique.
Passion éclectique, intérêt pour toutes les musiques, le Trio con Brio nous a fait goûter l’harmonie aérienne de Mozart aussi bien que le rythme puissant des tangos argentins d’ Astor Piazzola.
Ces trois jeunes femmes nous ont séduites par leur talent, leur fraîcheur, leur enthousiasme et leur évidente complicité qui donnaient à leur trio sa si belle musicalité.

Un enchantement, un moment hors du temps, un moment de grâce.

La soirée s’ est poursuivie par un échange très intéressant avec les artistes autour de l’ excellent buffet préparé par les lycéennes dans la joie de nous retrouver .
Un très grand merci aux organisatrices et en particulier à Agnès et Laurent pour la chaleur de leur accueil.

Michèle Enrici