Journée à CHAMBERY
10H30 visite guidée au Musée des Beaux Arts
Déjeuner : lieu et prix à préciser
14H visite de Chambéry avec Caroline Champetier de Ribes sur le thème
"Reflets d'Italie" (architecture, sculpture etc...)
Club cinéma
Club Cinéma animé par Annie Marga
Suivi d'un buffet alimenté par chacune.
Thème de l'année : A la découverte du XIXème au travers de 5 films
"Madame de...." de Max Ophuls. (1953) avec Danielle Darrieux
Pour payer une dette de jeu, madame de... vend une paire de boucles d'oreilles
en forme de cœur que son mari lui a offerte.
"AVEC DELACROIX, le bouillonnement d'un siècle en mouvement"
Conférence par Michèle TOURNEUR, auteur de "La beauté m'assassine". Une méditation romanesque sur la peinture, le regard, l'invisible, l'amour.
Exposition LUSTUCRU
L'exposition retrace les campagnes de publicité de la marque Lustucru, les
objets dérivés et les affiches publicitaires.
Cette marque est né à Grenoble au XIXème siècle.
Rendez vous à 15h.
Visite de l'exposition Christofle
Ce jour-là, toutes les conditions étaient réunies pour que nous passions une journée de rêve : un magnifique soleil d'automne, une jolie lumière dorée qui baignait ce paysage superbe, le cadre enchanteur de ce château de Longpra, et 23 lycéennes grenobloises, bientôt rejointes par deux vaillantes Genevoises, en 2CV... mais sans GPS ! Sans oublier une guide passionnante (et passionnée !), pleine d'érudition, et aussi d'humour, ce qui ne gâche rien, qui nous a fait partager sa passion pour ce lieu magique !
Longpra, c'est d'abord, au XIIe siècle, une maison-forte entourée de douves, avec son pont-levis... douves et pont-levis qui existent encore ! En 1536, elle entre dans la famille Pascal, et ne subit aucune modification pendant deux siècles. En 1755, c'est un de ses descendants, Pierre-Antoine Pascalis de Longpra, qui entreprend des travaux qui dureront jusqu'à la Révolution... et qui engloutiront toute sa fortune ! Il fait construire une demeure raffinée, dans l'esprit néoclassique et le goût italien de la fin du XVIIIe siècle, mais avec un toit typiquement dauphinois, et tout en gardant une partie des bâtiments originels (où habite actuellement la famille). La cour d'entrée est entourée par ce que nous appellerions les communs, et que l'on nomme alors la "ferme rapprochée" : séchoir à noix, atelier des Hache (qui fabriqueront sur place de nombreux meubles et parquets, et même les portes), transformé maintenant en musée,...
Autour du château, les douves sont encore en eau ; Pierre-Antoine Pascalis avait prévu un jardin à la française, mais sa bourse est vide ! Qu'importe, ce sera un parc à l'anglaise... qui n'a d'anglais que le fait que ce n'est pas un jardin à la française !
En 1793, toute la famille sera arrêtée, et emprisonnée au couvent Ste Marie d'en-Haut (avec d'ailleurs Jean-François Hache !) ; ce sont les paysans de Longpra qui viendront réclamer la libération des Pascalis, dont ils n'ont jamais eu à se plaindre... et qui occuperont le château pendant l'absence des propriétaires, pour qu'il ne soit pas pillé, comme tant d'autres.
En 1840, le dernier des Longpra, sans descendant, lègue le domaine à sa nièce, qui avait épousé un Franclieu. Cette demeure est donc habitée depuis cinq siècles par la même famille, avec, de génération en génération, la volonté d'en faire un témoignage des siècles passés et de l'histoire de notre région.
Notre visite commence par la chapelle du XVIIIe siècle ; Longpra avait bien sûr son propre chapelain, qui descendait dire la messe en empruntant son propre escalier, avec sa rampe signée Jean-François Hache ! Sur l'autel trône le crucifix de Madame Elisabeth, soeur de Louis XVI... convoité par le conservateur du château de Versailles ; au-dessus, une très belle « Sainte Famille » attribuée à Pierre de Cortone. Dans la minuscule sacristie, quelques objets prêtés par le musée Christofle, en particulier une copie (Christofle garde une copie de tous les objets qu'il fabrique) du calice en forme de tulipe dessiné pour le pape Jean-Paul II, lors des J.M.J. à Paris !
Le premier brevet de Christofle était un brevet de bijoutier : aussi découvrons-nous enfin deux colliers, très modernes ; puis, dans une vitrine, le "caprice de l'émir" : un ensemble verre à bière, boîte à mouchoirs,... fabriqué pour le jet privé d'un émir, et d'un goût tout oriental !
Après cette visite bien remplie, nous allons nous restaurer dans une auberge très accueillante, qui nous sert un délicieux déjeuner... et nous nous y trouvons tellement bien que nous nous y éternisons un peu. Puis nous reprenons nos voitures pour aller voir l'église St Georges de Saint-Geoire, qui mérite bien un (tout) petit détour !
Patricia MARZLOFF
Nous faisons une dernière halte dans une brasserie artisanale, « La Dauphine », tenue par un jeune couple très sympathique qui nous parle avec passion du métier de brasseur. C’est la dame, Belge d’origine, qui assure l’élaboration des mélanges et la fermentation des céréales. Nous ne négligeons pas de faire provision de bières variées et en particulier de bière de Noël !
AG de la Fédération à Dijon
Nous étions 15 Lycéennes les 9 et 10 Octobre dernier à l’A.G. de Dijon et la moutarde ne nous est pas montée au nez, bien au contraire ! Une atmosphère des plus festives régnait ! Nous avons été accueillies au Conseil Général par Brigitte Charvolin, Présidente du Club dijonnais. La séance a été ouverte par Muriel Hannart, Présidente Nationale. Elle a insisté sur différents points :
- l’accompagnement des nouvelles recrues et le rôle des marraines
-les principaux piliers du Lyceum : amitié, réflexion, savoir, ouverture sur l’art et la culture, participation à la vie publique, connaissance des problèmes sociaux
-l’aspect structuré et très international du Club.
« Investissez-vous et organisez des rencontres avec les clubs étrangers » fut un de ses leitmotivs.
La soirée du 9, consacrée au diner de gala au château de Meursault, fut particulièrement originale, précédée d’une incursion dans les caves, parmi les énormes tonneaux et barriques remplis de crus uniques, aux arômes extraordinaires, suivie par un plantureux repas bourguignon. La journée du 10 fut consacrée aux visites. La majorité des Grenobloises a choisi les salines d’Arc et Senans.
A Salins les Bains, nous avons réalisé l’importance du sel autrefois et son rôle essentiel dans la conservation des aliments, principalement la viande et les poissons. L’ « or blanc » est si convoité que l’on déploie pour se l’approprier durablement de considérables moyens humains, techniques et militaires. C’est une longue histoire de luttes d’influence dans cette région si riche en sel gemme qu’est la Franche-Comté.
Il y a 215 millions d’années, la mer recouvrait la région et a laissé en disparaissant une énorme masse de sel dans ses profondeurs. On a creusé des puits depuis une galerie souterraine pour capter des eaux très salées que l’on a remontées, puis fait évaporer grâce au bois des vastes forêts environnantes. Salins avait une position privilégiée au carrefour de nombreuses routes entre les Flandres et l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne, sans oublier la Suisse ! C’était un peu l’équivalent du pétrole de nos jours. En 1678, elle devint manufacture royale et la gabelle devant être payée par tous, la répression y fut très sévère.
A Arc et Senans, grâce à ses relations avec La du Barry, favorite de Louis XV, Claude Nicolas Ledoux, architecte en vue, obtint la commande de l’usine des Salines. Sur la marche de cette usine, il n’apporte rien de très nouveau, et son exploitation passe pour un échec. Mais aujourd’hui, le XXème siècle la considère comme un chef d’œuvre d’architecture. La puissance de l’esprit de géométrie marque la nature de son empreinte, à la manière des grands monuments anciens. C’est une construction en demi-cercle, avec sa maison du directeur, « temple de la surveillance ». Ce bâtiment central représente l’absolue puissance royale ; elle lui confère la position de « l’œil omniprésent ». A l’arrière, des potagers furent créés pour offrir au personnel une distraction saine et morale ! Cet ensemble est magnifique : la coloration de la pierre varie avec l’heure du jour et crée de subtils jeux d’ombre et de lumière. Ledoux, influencé par Rousseau et la franc-maçonnerie nous a livré là une magnifique œuvre architecturale.
Odile Seguier
