Journées Inter-clubs
Gare de Grenoble le 24 mars. Munies d'une splendide pancarte « Lyceum » Béatrice et moi attendons la trentaine de participantes de la troisième édition des journées interclubs. Les présentations faites, on s'aperçoit que certaines n'ont pas hésité à franchir de longues distances pour y participer. A part Caen, Marseille et … saint Barth, tous les clubs sont représentés. Le premier atout de ces journées est là sous nos yeux. Elles vont nous offrir l'occasion de rencontrer un échantillon inespéré de lycéennes.
A peine une heure plus tard les choses sérieuses commencent. Avec un brain storming sur le thème de l'esprit club. A force de questionner l'identité de chacune, d'écouter le vécu des unes et des autres, des pistes se dessinent. L'amitié nationale et internationale, président aux destinées de chaque club. « Le fait d'être en petit comité facilite les échanges » estime Béatrice. Echanges au cours desquels on apprend aussi bien que le club de Melbourne compte pas moins de 1000 membres, qu'à Grenoble le bulletin du Lycéum L à Elles, est un cas unique en France. Peut-être ferons nous des émules !
Des différents propos émis on retiendra aussi, que certaines attirent l'attention de la salle sur la nécessité de ne pas se cantonner aux qualités purement intellectuelles et professionnelles des adhérentes. « Il nous faut regarder autour de nous l'esprit et le cœur en éveil » indiquent
plusieurs membres du bureau national.
Les « anciennes » recommandent aux « nouvelles » d' adhérer aux différents ateliers proposés, ciné, lecture, bridge ou autre chose. « On se retrouve en petit comité, on se connaît mieux et ça marche » Dont acte.
A la fin de ces journées on s'est ouvert à l'international, on a fait connaissance avec les autres clubs, on a rencontré d'anciennes responsables, on s'est rapproché d'une Lilloise ou d'une Orléanaise, en se promettant de se retrouver à la prochaine assemblée générale. Tout en passant 24 heures agréables à la redécouverte de notre ville et de son patrimoine.
En espérant que les autres lycéennes repartent satisfaites de leur séjour à Grenoble.
Club cinéma
La Bête humaine de Renoir – 1938 – 1 h.40
Lantier, conducteur de locomotive, tombe éperdument amoureux de la femme d'un sous-chef de gare impliquée dans un meurtre commis sur la ligne Saint-Lazare-Le Havre.
Exposition "Voir midi à sa porte"
Notre département de l'Isère est parmi les plus riches en cadrans solaires conservés.
Le Musée Dauphinois met en scène ce patrimoine singulier, à la fois populaire et savant.
L'exposition s'attarde aussi sur l'histoire scientifique de la mesure du temps: voilà une occasion de remettre nos pendules à l'heure!

La Fabrique Opéra de Grenoble rayonne, fait des émules et essaime…
Soirée de prestige pour le Lyceum au Mercure Meylan avec Patrick Souillot
Prestigieuse, cette soirée du 19 Février le fut par ses intervenants : le très charismatique Patrick Souillot, chef de l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble, créateur du concept de la Fabrique Opéra, Olivier Boulet, administrateur et bras droit du Maître et Benjamin Molleron, responsable du développement national et violoniste !Prestigieuse, elle l’était aussi par les convives : 5 Présidentes (Excusez du peu !) s’étaient déplacées. Les clubs de Lyon, Orléans, Paris et Grenoble, ainsi que l’A.F.F.D.U. étaient ainsi représentés.Prestigieuse, elle l’était enfin par le public, passionné et enthousiaste, sans lequel rien n’est possible !
Et c’est de ce constat, « frappé au coin du bon sens » qu’est parti Patrick Souillot. Pour pouvoir continuer à exercer longtemps ce métier de chef d’orchestre qui le passionne, il faut initier un public jeune qui fera des émules. Son pari ? Amener à l’opéra 10 000 personnes en 4 représentations ! Les freins sont puissants. L’opéra est vu comme « un musée ». Le lieu intimide, la langue étrangère bloque l’émotion, et le prix retient l’élan. La solution s’impose d’elle-même. Il faut associer les jeunes à la création. Les lycées et les instituts de formation jouent le jeu. Les lycéens sont fiers de participer à un spectacle de qualité et de pouvoir le montrer à leur famille ou à leurs amis. Le talent et le mérite de Patrick Souillot sont de réussir cette gageure : produire un spectacle musical, reconnu par ses pairs, en fédérant des éléments totalement disparates. 450 jeunes travaillent toute l’année sur ce projet, et, pour recruter 8 solistes, il n’en auditionne pas moins de 150.
De nombreuses répétitions avec l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble et les choristes s’imposent, souvent dans les lieux les plus improbables (gymnases et salles diverses). Et ne croyez pas que ce Chef exigeant transige sur la qualité. Pas un bémol ne lui échappe et il ne tolère aucune fausse note !
L‘équilibre de la construction repose sur 4 piliers : un lieu populaire (le Summum), des établissements scolaires qui jouent le jeu (Argouges, Prévert et d’autres), une narration en français, et un modèle économique qui a fait ses preuves. C’est pour cette raison que la Fabrique Opéra a mis en place « une franchise associative portée par une structure nationale ».
Il faut savoir qu’un opéra traditionnel est financé à 80% par le contribuable et que la Fabrique Opéra s’autofinance, elle, par ses recettes propres, à 80% environ !
Bien-sûr cette réussite laisse rêveur ! Etre capable de rassembler 10 000 spectateurs payants pour présenter : Carmen, Aïda, Nabucco ou bientôt les Contes d’Hoffmann, cela tient du miracle ! D’autres villes vont relever le défi, avec l’aide de Grenoble, comme Annecy et peut-être Orléans, Strasbourg ou Marseille… Mais dans chaque cas il faut un « porteur de projet » bien enraciné dans le tissu local, capable de constituer une équipe, hétéroclite et cependant homogène. Pour faire chanter de concert : 8 solistes, 120 choristes, accompagnés de 80 musiciens, la compétence d’un chef d’orchestre de talent s’impose. Mais pour produire un opéra avec des jeunes et des bénévoles et ce, avec un budget serré, il est indispensable d’avoir, en plus d’un réel charisme, une baguette magique !
Chapeau l’artiste et « en avant la musique » !
Danièle Vandenbussche

La Fabrique Opéra de Grenoble
La Fabrique Opéra de Grenoble rayonne, fait des émules et essaime…
Soirée de prestige pour le Lyceum au Mercure Meylan avec Patrick Souillot
Prestigieuse, cette soirée du 19 Février le fut par ses intervenants : le très charismatique Patrick Souillot, chef de l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble, créateur du concept de la Fabrique Opéra, Olivier Boulet, administrateur et bras droit du Maître et Benjamin Molleron, responsable du développement national et violoniste !Prestigieuse, elle l’était aussi par les convives : 5 Présidentes (Excusez du peu !) s’étaient déplacées. Les clubs de Lyon, Orléans, Paris et Grenoble, ainsi que l’A.F.F.D.U. étaient ainsi représentés.Prestigieuse, elle l’était enfin par le public, passionné et enthousiaste, sans lequel rien n’est possible !
Et c’est de ce constat, « frappé au coin du bon sens » qu’est parti Patrick Souillot. Pour pouvoir continuer à exercer longtemps ce métier de chef d’orchestre qui le passionne, il faut initier un public jeune qui fera des émules. Son pari ? Amener à l’opéra 10 000 personnes en 4 représentations !
Les freins sont puissants. L’opéra est vu comme « un musée ». Le lieu intimide, la langue étrangère bloque l’émotion, et le prix retient l’élan. La solution s’impose d’elle-même. Il faut associer les jeunes à la création. Les lycées et les instituts de formation jouent le jeu. Les lycéens sont fiers de participer à un spectacle de qualité et de pouvoir le montrer à leur famille ou à leurs amis. Le talent et le mérite de Patrick Souillot sont de réussir cette gageure : produire un spectacle musical, reconnu par ses pairs, en fédérant des éléments totalement disparates. 450 jeunes travaillent toute l’année sur ce projet, et, pour recruter 8 solistes, il n’en auditionne pas moins de 150. De nombreuses répétitions avec l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble et les choristes s’imposent, souvent dans les lieux les plus improbables (gymnases et salles diverses). Et ne croyez pas que ce Chef exigeant transige sur la qualité. Pas un bémol ne lui échappe et il ne tolère aucune fausse note !
L‘équilibre de la construction repose sur 4 piliers : un lieu populaire (le Summum), des établissements scolaires qui jouent le jeu (Argouges, Prévert et d’autres), une narration en français, et un modèle économique qui a fait ses preuves. C’est pour cette raison que la Fabrique Opéra a mis en place « une franchise associative portée par une structure nationale ».
Il faut savoir qu’un opéra traditionnel est financé à 80% par le contribuable et que la Fabrique Opéra s’autofinance, elle, par ses recettes propres, à 80% environ !
Bien-sûr cette réussite laisse rêveur ! Etre capable de rassembler 10 000 spectateurs payants pour présenter : Carmen, Aïda, Nabucco ou bientôt les Contes d’Hoffmann, cela tient du miracle !
D’autres villes vont relever le défi, avec l’aide de Grenoble, comme Annecy et peut-être Orléans, Strasbourg ou Marseille… Mais dans chaque cas il faut un « porteur de projet » bien enraciné dans le tissu local, capable de constituer une équipe, hétéroclite et cependant homogène. Pour faire chanter de concert : 8 solistes, 120 choristes, accompagnés de 80 musiciens, la compétence d’un chef d’orchestre de talent s’impose. Mais pour produire un opéra avec des jeunes et des bénévoles et ce, avec un budget serré, il est indispensable d’avoir, en plus d’un réel charisme, une baguette magique !
Chapeau l’artiste et « en avant la musique » !
Danièle Vandenbussche
Accueil du club d'Orléans
Mardi 18 février soirée chez une lycéenne ou le club "Lire et Dire" nous présentera son spectacle "les rues de Grenoble".
Mercredi 19 : visite de Grenoble et expositions.
Le soir diner-conférence de "la Fabrique opéra" sur le montage et l’organisation des opéras créés chaque année par la LFO et le développement national du concept.
Intervenants : Patrick Souillot chef d’orchestre et directeur artistique, Olivier Boulet directeur administratif et financier et Benjamin Molleron directeur du développement.
GRENOBLE : «PLACE DES GRANDS HOMMES»...
Mardi 18 Février, 19h30 précises. On sonne. Agnès Jocteur-Montrozier vient ouvrir, un large sourire aux lèvres, et indique le salon. Déjà plus de vingt lycéennes s'y saluent avec la mine gourmande de celles qui vont partager un nouveau spectacle du club Lire et Dire et … un buffet bien garni.
« Mao est prête » entend-on. La troupe se faufile entre les chaises, dévisage l'auditoire pour faire le silence et se lance dans une version moins disco de « Place des Grands Hommes ». Le public ne décrochera pas un instant.
La balade dans les rues de Grenoble concoctée par Mao, Lucile et Danièle démarre avec Barnave, Philis de La Charce et Vaucanson, avant de faire étape chez Diodore Rahoult, Champollion et Stendhal. Au terme de la promenade on aura aussi rencontré Marie Reynoard, Xavier Jouvin, Jean- François Hache, Lesdiguières et Marie Vignon.
Il y a comme un lien entre ces différents portraits. Peut-être peut-on y voir le caractère propre du Grenoblois. Tenace, entreprenant, voire rebelle.
La déambulation le long des artères de la ville n'est pas dénuée d'humour. Chaque présentation d’un personnage illustre se termine par la même interrogation : « Qui suis-je ? ». Soumise à la question, la mémoire des Lycéennes n'est pas prise en défaut.
A ce Monopoly grenoblois peut-être aurait-il fallu ajouter une dernière case. Celle de l'avenue Jeanne d'Arc... comme pour rendre hommage à nos invitées d'Orléans !
Véronique Souchon
À la découverte du métier de commissaire aux comptes.
Il est toujours passionnant d’entendre quelqu’un parler de son métier quand il l’aime !
C’est ce qui nous attendait le lundi 11 février, à l’étage du café de la table Ronde où nous étions réunies (avec quelques conjoints) autour de Théodore Hannart.
Ce métier a été officialisé en 1867.C’est une profession libérale. Il y a, en France, 19 303 Commissaires aux comptes (dont 18% de femmes) ; environ 5 000 exercent en tant que société, les autres, en leur nom propre, en cabinet. Beaucoup sont experts-comptables mais d’autres ont simplement un certificat d’aptitude. L’autorisation d’exercer nécessite l’inscription sur une liste tenue par la cour d’appel. C’est devant cette cour, rattachée au ministère de la justice que l’impétrant prête serment.
Les Commissaires aux comptes remplissent une mission d’intérêt public ; ils certifient chaque année les comptes des sociétés anonymes, des autres sociétés par actions d’une certaine taille, de certaines associations loi 1901 et même, depuis peu, des hôpitaux, des syndicats professionnels, des comités d’entreprise et des universités.
Les comptes annuels, établis par les services internes des entreprises ou par leur expert-comptable, sont présentés par la direction au conseil d’administration. Ils sont certifiés par les CaC qui présentent aux membres de l’assemblée générale un rapport qui deviendra accessible au public après son dépôt au greffe du tribunal de commerce. Le rapport repose sur un audit visant à s’assurer que les comptes ne comportent pas d’anomalie significative.
Ce métier est exigeant. Il repose sur une déontologie : indépendance, intégrité, impartialité, probité, honneur. Indépendant de l’entreprise, extérieur à elle, rémunéré par elle, le CaC a un mandat de 6 exercices. Il est tenu au secret professionnel, engage sa responsabilité civile, pénale et disciplinaire. Il est soumis à un contrôle de qualité obligatoire sur les dossiers.
Après cet exposé sur sa profession, Théodore (Teddy) nous a proposé d’auditer ensemble les comptes de la Fédération des Lyceum clubs de France avec, bien sûr, l’autorisation de sa présidente, une certaine Muriel Hannart ! Petit exercice pratique qui a permis de reprendre brièvement les différents points de l’exposé, de poser quelques questions… avant d’aborder un très bon diner !
Béatrice Cordonnier
A la découverte du métier de COMMISSAIRE AUX COMPTES.
Il est toujours passionnant d’entendre quelqu’un expliquer son métier quand il l’aime !
C’est ce qui nous attendait lundi 11 février, à l’étage du café de la table Ronde où nous étions réunies (avec quelques conjoints) autour de Théodore Hannart.
Ce métier a été officialisé en 1867.C’est une profession libérale. Il y a, en France, 19 303 Commissaires aux comptes (dont 18% de femmes) ; environ 5 000 exercent en tant que société, les autres, en leur nom propre, en cabinet. Beaucoup sont experts-comptables mais d’autres ont simplement un certificat d’aptitude. L’autorisation d’exercer nécessite l’inscription sur une liste tenue par la cour d’appel. C’est devant cette cour que CaC prête serment. L’institution à laquelle il est rattaché est le ministère de la Justice.
Les Commissaires aux comptes remplissent une mission d’intérêt public ; ils certifient chaque année les comptes des sociétés anonymes, des autres sociétés par actions d’une certaine taille, de certaines associations loi 1901 et même, depuis peu, des hôpitaux, des syndicats professionnels, des comités d’entreprise et des universités.
Les comptes annuels, établis par les services internes des entreprises ou leur expert-comptable, sont présentés par la direction au conseil d’administration. Ils sont certifiés par les CaC qui présentent aux membres de l’assemblée générale un rapport qui deviendra accessible au public après son dépôt au greffe du tribunal de commerce. Le rapport repose sur un audit visant à s’assurer que les comptes ne comportent pas d’anomalie significative.
Quand des difficultés apparaissent dans l’entreprise, le CaC déclenche une procédure d’alerte, visant à éviter les situations de cessation de paiement. Si les difficultés se confirment et avant qu’il soit trop tard le CaC informe le président du tribunal de commerce. Le CaC a une obligation de révélation des faits délictueux au procureur de la république si des fraudes sont relevées.
Ce métier est exigeant. Il repose sur une déontologie : indépendance, intégrité, impartialité, probité, honneur. Indépendant de l’entreprise, extérieur à elle, rémunéré par elle, le CaC a un mandat de 6 exercices. Il est tenu au secret professionnel, engage sa responsabilité civile, pénale et disciplinaire. Il est soumis à un contrôle de qualité obligatoire sur les dossiers.
Les CaC exercent selon des normes d’audit validées par le Haut Conseil du Commissariat aux comptes qui comporte douze membres, deux à trois CaC mais surtout des magistrats.
Il existe des Compagnies régionales et une Compagnie nationale des CaC qui regroupe les commissaires et les défend solidairement en cas de besoin.
Après cet exposé sur sa profession, Théodore (Teddy) nous a proposé d’auditer ensemble les comptes de la Fédération des Lyceum clubs de France avec, bien sûr, l’autorisation de sa présidente, une certaine Muriel Hannart ! Petit exercice pratique qui a permis de reprendre brièvement les différents points de l’exposé, de poser quelques questions… avant d’aborder un très bon diner !
Béatrice Cordonnier
