La Journée des Talents

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Rosa Bonheur

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Assemblée Générale du 8 novembre 2022 à l'Hôtel Lesdiguières

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Compte rendu de l’Assemblée Générale du Lyceum de Grenoble du mardi 8 novembre 2022

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« Contes au pays d’Arcadie »

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Programme Novembre-Décembre 2022

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L'Atelier d'Hervé Frumy

C’est, caché dans l’arrière-cour du 25 Cours Berriat, que se trouve l’atelier d’Hervé Frumy loin des rumeurs de la rue avec un petit air de campagne. L’artiste s’est installé ici il y a 22 ans dans un ancien atelier de vitraux.

Ingénieur de formation, Hervé Frumy est tout à la fois graphiste, illustrateur, désigner. Responsable de la communication du Musée Dauphinois pendant plus de 20 ans, il est encore actuellement directeur artistique de la revue Alpe depuis ses origines.

  Sa passion de transmettre l’a amené à collaborer pour des livres, affiches, scénographies d’exposition auprès de compagnies de danse et de théâtre, compagnies lyriques, musées et parcs nationaux ou régionaux.

  Son travail de graphiste, dès le début de sa carrière, l’a naturellement conduit vers le monde des affiches. Affiches que nous connaissons bien pour les avoir vues ces dernières années sur les murs de Grenoble : Musée Dauphinois, la Fabrique Opéra, le Festival Olivier Messiaen, le festival International du film de montagne, festivals de littérature ou de poésie ailleurs en France.

   « L’affiche doit être conçue pour être vue, pour être un appel au spectacle ou à l’exposition mais ne doit en aucun cas faire l’histoire de l’expo ». D’où un travail de recherche très subtil pour attirer le regard du passant et lui envoyer un message : travail dans le choix des couleurs, vives souvent pour capter le regard, de l’orange , du rose ou du bleu… mais aussi quelquefois des couleurs tout en dégradé pour donner, par exemple, des ambiances de scène , dans le choix minutieux et érudit des éléments mis en toile de fond pour évoquer le sujet, dans le choix des matériaux : collages, utilisation de la brosse chinoise et de l’encre de chine… Hervé Frumy accorde une importance particulière à la mise en scène du personnage central : son regard doit être toujours de face afin d’établir le contact avec celui qui regarde.

  Parallèlement à la réalisation des affiches, il s’exprime également dans la scénographie et la signalétique de bâtiments publics : Musée Champollion, Musée de l’Ancien Evêché, Bibliothèque Yacine, Musée de la Houille blanche, d’imprimerie de la Bibliothèque de Grenoble, la façade vitrée de l’hôpital à Strasbourg…

 C’est également un artiste qui contribue par son art à la valorisation du patrimoine naturel de la région : signalétique des lieux de mémoire dans le Vercors, des pistes de fond du Vercors, sculpture au col du Mont Cenis …et qui par sa connaissance des filières de production, sa curiosité des nouvelles techniques l’ont conduit à proposer des éléments urbains : panneaux de vitesse modérée, totems pour mesurer la qualité de l’air…

 Artiste talentueux aussi dans ses dessins et ses peintures, il a édité plusieurs ouvrages sur ses chères montagnes alpines : Le tour du Mont Blanc, Une nuit au sommet du mont Aiguille… et une collection de livres éducatifs pour faire découvrir le monde animal des montagnes aux jeunes enfants. A travers de belles photos, de belles illustrations des textes simples, ces ouvrages ont pour objectif de stimuler l’imagination des enfants et de les éveiller au monde passionnant des animaux de la montagne.

Nous avons toutes été subjuguées par cet artiste talentueux aux multiples facettes et séduites par cet homme tout en simplicité, porté par la volonté de transmission et de la relation humaine. Belle rencontre.

C’est, caché dans l’arrière-cour du 25 Cours Berriat, que se trouve l’atelier d’Hervé Frumy loin des rumeurs de la rue avec un petit air de campagne. L’artiste s’est installé ici il y a 22 ans dans un ancien atelier de vitraux.

Ingénieur de formation, Hervé Frumy est tout à la fois graphiste, illustrateur, désigner. Responsable de la communication du Musée Dauphinois pendant plus de 20 ans, il est encore actuellement directeur artistique de la revue Alpe depuis ses origines.

  Sa passion de transmettre l’a amené à collaborer pour des livres, affiches, scénographies d’exposition auprès de compagnies de danse et de théâtre, compagnies lyriques, musées et parcs nationaux ou régionaux.

  Son travail de graphiste, dès le début de sa carrière, l’a naturellement conduit vers le monde des affiches. Affiches que nous connaissons bien pour les avoir vues ces dernières années sur les murs de Grenoble : Musée Dauphinois, la Fabrique Opéra, le Festival Olivier Messiaen, le festival International du film de montagne, festivals de littérature ou de poésie ailleurs en France.

   « L’affiche doit être conçue pour être vue, pour être un appel au spectacle ou à l’exposition mais ne doit en aucun cas faire l’histoire de l’expo ». D’où un travail de recherche très subtil pour attirer le regard du passant et lui envoyer un message : travail dans le choix des couleurs, vives souvent pour capter le regard, de l’orange , du rose ou du bleu… mais aussi quelquefois des couleurs tout en dégradé pour donner, par exemple, des ambiances de scène , dans le choix minutieux et érudit des éléments mis en toile de fond pour évoquer le sujet, dans le choix des matériaux : collages, utilisation de la brosse chinoise et de l’encre de chine… Hervé Frumy accorde une importance particulière à la mise en scène du personnage central : son regard doit être toujours de face afin d’établir le contact avec celui qui regarde.

  Parallèlement à la réalisation des affiches, il s’exprime également dans la scénographie et la signalétique de bâtiments publics : Musée Champollion, Musée de l’Ancien Evêché, Bibliothèque Yacine, Musée de la Houille blanche, d’imprimerie de la Bibliothèque de Grenoble, la façade vitrée de l’hôpital à Strasbourg…

 C’est également un artiste qui contribue par son art à la valorisation du patrimoine naturel de la région : signalétique des lieux de mémoire dans le Vercors, des pistes de fond du Vercors, sculpture au col du Mont Cenis …et qui par sa connaissance des filières de production, sa curiosité des nouvelles techniques l’ont conduit à proposer des éléments urbains : panneaux de vitesse modérée, totems pour mesurer la qualité de l’air…

 Artiste talentueux aussi dans ses dessins et ses peintures, il a édité plusieurs ouvrages sur ses chères montagnes alpines : Le tour du Mont Blanc, Une nuit au sommet du mont Aiguille… et une collection de livres éducatifs pour faire découvrir le monde animal des montagnes aux jeunes enfants. A travers de belles photos, de belles illustrations des textes simples, ces ouvrages ont pour objectif de stimuler l’imagination des enfants et de les éveiller au monde passionnant des animaux de la montagne.

Nous avons toutes été subjuguées par cet artiste talentueux aux multiples facettes et séduites par cet homme tout en simplicité, porté par la volonté de transmission et de la relation humaine. Belle rencontre.


Les enfants trouvés du Dauphiné aux XVIIIe et XIXe siècles

 Qui dit « trouvés » dit, forcément, exposés dans la rue et… abandonnés !

Nos références culturelles vont immédiatement au petit Rémi de « Sans-famille » d’Hector Malot ou à Cosette des « Misérables » de Victor Hugo. De tous temps, les enfants indésirables étaient déposés aux portes des hospices, sur les parvis des églises, avant que ne soient créés « les tours » (lieux de dépôt dans le mur) afin qu’ils soient rapidement protégés. L’administration des hospices de l’Isère les plaçait ensuite chez des nourrices mercenaires dans les contrées montagneuses du Dauphiné. La consultation des registres d’archives des paroisses, de l’hôpital de Grenoble, des actes administratifs et des procès d’Assises permet au conférencier d’établir un lien de cause à effet entre l’existence des tours, créés en 1811, et le nombre d’enfants trouvés et recueillis. Leur placement avait nécessairement un coût qui a valu à ces malheureux d’être déplacés vers d’autres régions.

C’est à ce sujet que l’historien, Bernard François, juriste de formation, consacre un ouvrage qui fait référence en la matière. Cette compilation a nécessité 3 ans de recherches qui concernent essentiellement l’Oisans ; de la « micro histoire », selon certains ! Mais l’intérêt d’un tel travail est autant historique que généalogique, juridique ou civilisationnel ! Que nous dit-il de la place de la femme, de l’homme, de l’enfant, dans une société traditionnellement catholique, où la fille-mère était une fille perdue et son enfant, le fruit du vice ou du péché ?

A ces enfants dépourvus de filiation, il fallait un patronyme, c’est ce dont se charge l’officier d’état civil au gré de son imagination. Les noms de lieu sont privilégiés ainsi que les anagrammes. Tout un jeu de « cousinages » qui permet parfois de retrouver les parents biologiques. L’anonymat, s’il est fréquent, n’est pas systématique, car on trouve parfois un billet ou un certificat de baptême dans les langes de l’enfant, la mère espérant peut-être le récupérer plus tard. Ces enfants abandonnés connaissent leurs origines à la différence des enfants trouvés. Il faut savoir que les femmes infanticides risquaient d’être condamnées à mort par pendaison et qu’elles devaient dénoncer leur séducteur, afin de lui demander assistance. L’hospice pouvait se substituer à elles pour requérir contre le père. C’est ce qu’avait prévu la Révolution. Mais Napoléon avait ensuite interdit la recherche de paternité pour ne pas multiplier les « bâtards » et c’est Gustave Rivet qui mettra 27 ans à réformer cette législation injuste. Le problème de la filiation et de la reconnaissance accordée à tous les enfants : légitimes ou illégitimes a traversé l’histoire de l’humanité et continue à faire débat.

Bien des vies ont été brisées et continuent à l’être. Les arguments ne sont pas toujours très nobles et beaucoup de femmes ont été victimes de prérogatives que les hommes se sont octroyées. La contraception d’une part, et les recherches sur l’ADN d’autre part, ont permis aux femmes, aux enfants et aux hommes également, de gagner en reconnaissance et en liberté.

5/10/05 D.VDB.-F.L


Moly Sabata, Rencontres Lyceum Lyon et Grenoble

L'histoire de MOLY SABATA

29 septembre 2022.

Autour d’une délicieuse collation, les lycéennes échangent joyeusement, heureuses de se retrouver pour aborder avec nos guides l’histoire de Moly Sabata.

Beaucoup d’entre nous la connaissaient pour avoir vu la très intelligente exposition du musée de l’Evêché « Vivre le cubisme à Moly Sabata » et Claire Alexandre nous livre quelques repères à travers mille anecdotes sur cette résidence d’artistes fondée par Albert Gleizes en 1923 dans un esprit de recherche du Beau dans sa simplicité, le retour aux techniques premières, le savoir-faire des artisans (poterie, tissage ..) et la transmission des acquis . Pierre David, lui, nous parle longuement du fonctionnement de l’actuelle résidence, son accueil sur invitation, son action avec ses partenaires et de son devenir prometteur.                                                      

Visite de l’exposition ‘Millefleurs’, thème cher à l’esprit du fondateur, interprété par des artistes invités en résidence. (Avec un tableau de Juliette Roche, épouse d’Albert Gleizes)

Puis visite de l’atelier de la potière, l’australienne Anne Dangar qui continua à perpétrer l’esprit de son mentor. Arrivée en 1930 à Sablons, entièrement conquise par sa philosophie, elle se tourne vers la céramique, apprend la technique des potiers-artisans des environs et va créer une œuvre d’une grande richesse de décors qui va subjuguer amateurs et collectionneurs. « La Miss » comme on l’appelle familièrement, va être l’élément vital de Moly Sabata jusqu’à sa mort en 1958.

Nous avons un aperçu des jardins, autrefois entretenus par les artistes eux même, seul demeurent les ruches…

Située au bord du Rhône, dans un lieu autrefois de roselières, cette grande résidence fut un relais de bateliers. »

 Ceux-ci travaillaient « les pieds dans l’eau » d’où le nom de cet endroit : 

moly sabata  = les savates mouillées !

Les lycéennes, en connaisseuses, ont trouvé leur bonheur à la Moly-Shop (les bougeoirs ont fait fureur) nous avons quitté cette belle ambiance artistique hors du commun pour la retrouver très vite sur notre lieu de déjeuner : le château Peyraud.

Le château Peyraud

Accueillies par Danièl S., notre hôte, nous sommes reçues dans une fort belle salle à manger où nous allons « piqueniquer » laquelle fait partie des 17 pièces de réception du XVIIIème siècle en enfilade sur 57mètres de façade ! Apéritif, puis déjeuner par tables, nos lycéennes s’étaient dépassées en agapes plus délicieuses les unes que les autres.

Ce château a subi maintes épreuves : reconstruit, transformé, vendu, il appartient maintenant depuis deux générations à la famille qui nous reçoit avec tant de gentillesse.

 Vaste cour coté colline avec deux perrons, belle façade coté Rhône ouvrant sur une terrasse en jardin, ancien lavoir, réservoirs d’eau … nous avons là un aperçu de cette vaste demeure qui reste parfaitement entretenue et vivante.

 Marie, notre hôtesse, nous accompagne de salle en salle   tout en nous parlant de sa passion pour les costumes historiques. Et, pour notre grand plaisir, nous retrouvons dans la belle salle à manger une splendide collection de poteries venant de Moly Sabata.

Une bien belle après-midi que nous poursuivons vers l’église romane St Pierre, à Champagne.

L'eglise Saint Pierre de Champagne

Incontournable de l’Art Roman en Ardèche, l’église Saint Pierre de Champagne (environ du XIIème siècle) achève notre journée. Elle subit quelques dégradations au cours des guerres de Religion mais c’est l’agrandissement de la route royale qui amena la destruction de sa haute tour-porche, mutilation dont les cicatrices Tous les murs sont constellés de pittoresques modillons ou des pierres de réemploi à motifs figuratifs ou animaliers.

Des bas-reliefs, inspirées de scènes évangéliques ornent les trois portes de façades 

L’architecture intérieure est très sobre. L’appareillage qui joue entre la pierre et le ciment rythme la vision de cet édifice à l’allure monumentale

Les voutes tes des travées sont bâties sur trompe, en encorbellement, modèle unique en Ardèche.

Saint Pierre est à la fois abbatiale et paroisse, animée par la communauté des Chanoines réguliers de Saint Augustin, (beaux bâtiments conventuels en face de l’église)

Le mobilier est l’œuvre du sculpteur d’art sacré Gudji qui ne crée que de pièces uniques dans des matériaux précieux.

Ainsi s’est achevée cette journée très dense que les lycéennes de nos deux clubs ont vécue avec beaucoup d’intensité et d’amitié.


 Exposition JI-YOUNG DEMOL-PARK au Musée Hébert

Hommage coréen à la beauté des Alpes : un dépaysement assuré au musée Hébert

Il faudrait pouvoir commencer la visite de l’exposition proposée en ce moment au musée Hébert par… la dernière salle. Là où sur un cartouche on peut lire : « L’artiste allie le tracé énergique du bambou taillé, geste quasi calligraphique, à la douceur des lavis aqueux dont les nuances semblent infinies". Ji-Young Demol Park parvient à restituer avec une économie de moyens, la rudesse des montagnes, les gouffres vertigineux et les lumières évanescentes ». Voilà. Tout est dit.

Revenons cependant sur nos pas, avec les lycéennes qui visitaient mercredi, sous un soleil radieux, cette exposition. Et faisons connaissance de Ji-Young Demol Park, artiste coréenne qui vit à Annecy depuis vingt ans. Après des études sur l’art occidental dans son pays et une jeunesse tout entière consacrée au dessin, elle décide, une fois installée en France, de revenir à des choses très simples. Papier, eau, pigment vont être ses uniques outils pour peindre les formes puissantes de nos montagnes ...qui la fascinent totalement. Ce qui fait naître tout au long de ses œuvres un singulier métissage entre Asie et Occident.

Parfois elle emploie le sfumato, technique de Léonard de Vinci et les traces du contour des montagnes s’évaporent quasiment sur le tableau. Sur d’autres toiles elle n’hésite pas à laisser un tiers de l’espace en bas totalement nu, pour stimuler l’imagination du promeneur, qui a comme l’impression d’être happé par ce vide. On retrouve sur l’ensemble de ses oeuvres la même économie de moyens et le même sens du détail ainsi qu’une immense délicatesse. Le dépaysement est assuré. On est émerveillé.

21/09/2021