« Echappée belle » à Marseille
Concoctée avec amour et compétence par Agnès A. et Caroline M. notre échappée fut vraiment belle ! Nous avons eu la chance d’être accompagnées par Jacqueline Christolhomme, une guide hors du commun, soucieuse de nous faire connaître et apprécier cette ville si pittoresque, et tellement chargée d’Histoire. Nous avons été accueillies au MuHM par M. Malrait, l’un des fondateurs et le sauveur de ce musée d’histoire de Marseille. Nous le remercions vivement de nous avoir consacré temps et intérêt. Signalons qu’il est aussi le mari de la Vice-présidente, Monique Malrait fondatrice du L.C.I. de Marseille. Nous avons eu l’opportunité de partager un repas avec elle et avec la Présidente actuelle, ainsi qu’avec quelques Lycéennes marseillaises au vallon des Auffes. Nous n’avons pas manqué le désormais célèbre MuCEM, dont l’architecture et la conception nous ont vraiment séduites. L’aventure n’aurait pas été complète, si nous n’avions vogué, les cheveux au vent, sur les traces d’Edmond Dantès vers le château d’If, dont la sinistre renommée ne s’est pas démentie !
Et bien-sûr nous avons flâné dans le quartier du Panier et de la Vieille Charité pour un épisode mémorable de « Plus belle la vie » !
D.V

Marseille en 26 lettres
A ntiquité gréco-romaine, présente depuis 2600 ans
B rassette,( faire la), se promener bras dessus bras dessous
C agole, bière ou jeune femme ? Comme vous voulez !
D olium, les immenses amphores du Lacydon où l’huile et le vin étaient conservés
E uthymènes et Pythéas, deux grands marins massaliotes, explorateurs aux sixième et quatrième siècle, avant JC
F erry Boat, le légendaire bac qui traverse le Vieux Port
G ypsis et Protis, leur histoire d’amour est le mythe originel de la création de Phocée
H ôtel-Dieu, un des chefs d ‘oeuvre de l’architecture hospitalière du XVIIIème siècle, devenu en 2013 un hôtel de grand luxe
I les, celles d’If et du Frioul, pour rêver d’aventures
J acqueline, notre guide qui a su nous passionner
K la Ktastrophe, frôlée par Marie- Caroline, sur les pas d Alexandre Dumas
L acydon, la calanque à l’origine du vieux port, dans le jardin actuel du Musée d’ Histoire de Marseille
M HM , MuCEM , deux superbes musées ouverts en 2013
N otre-Dame de la Garde, la Bonne Mère qui domine et protège Marseille
O mbrière , on lève les yeux pour y voir son reflet
P ierre Puget, surnommé le Michel Ange français pour ses talents de peintre, sculpteur, dessinateur et architecte : son chef d’oeuvre est la chapelle de la Vieille Charité
Q ue de questions, avec ou sans réponses !
R udy Ricciotti, dont les passerelles et les résilles de BFUP nous ont enchantées.
S t Nicolas, le fort militaire où nous avons eu la chance de dormir
T riglyphe, avec lequel les anciens se faisaient la peau douce
U nanimité, face aux attraits de ce voyage
V ieux Port, le coeur de la ville depuis des siècles
W ouahou ! beaucoup mieux que « Plus belle la vie »
X lieux que nous n’avons pas visités
Y aura-t-il une autre escapade avec le lyceum ?
Z ‘est à envisager en Octobre 2015, pour l’AG !
Lucile Ballu (avec l’aimable complicité de Mao)

La grimace du monde
Ce 9 Avril, c’est une exposition très originale, « le Fantastique entre Bosch, Bruegel et la Bande Dessinée » que nous avons découverte, avec les explications de Caroline Champetier de Ribes.
Le couvent Ste Cécile qui l’accueille, constitue une parfaite image de son propos.
En effet la sobriété du cloître et la nouvelle modernité de la chapelle semblent faire écho aux oeuvres exposées, montrer leurs résonances avec des productions plus actuelles. Les diables, êtres hybrides, rayons lumineux de l’au-delà, mandorles, imaginés et peints par Jérôme Bosch, Pieter Bruegel, et d’autres artistes belges ou hollandais semblent revivre sur les planches des bandes dessinées de ces dernières décennies. Elles s’inspirent des mythes antiques et des légendes bibliques pour dire les peurs et les interrogations de notre époque. Le 9ème art prend le relais de cette forme d’imaginaire qui s’exprime dans la profusion des détails les plus fous et l’existence d’un code connu des lecteurs-spectateurs.
Au fil des « oh » et des « ah » admiratifs et étonnés, nous avons savouré ce rapprochement audacieux et convaincant.
Merci à la fondation Glénat qui montrait ainsi la continuité entre des auteurs et des époques apparemment bien différents.
Lucile Ballu
Un défilé de mode inattendu
Mercredi 2 Avril, par un temps radieux, Florence nous accueillait dans sa belle demeure de Cossey ancienne maison d’Albert Servien ; nous étions là pour rencontrer Colette Tabeling venue nous présenter son livre « Entre deux siècles, 20 ans de cinéma » dont l’originalité est d’offrir aux lecteurs les patrons des vêtements portés par les actrices les plus connues de leur temps.
Dans l’imposant salon, les petites tables dressées, les mannequins habillés de tenues variées nous promettaient tout de suite que le moment serait bien sympathique. L’exposé de l’auteure nous laisse toutes admiratives : elle a confectionné douze de ces robes des comédiennes qui s’illustrèrent dans des films devenus célèbres ; leurs patrons accompagnent son livre, pour celles qui voudraient un soir ressembler à Michèle Morgan dans « Quai des brumes » ...Emportées par toutes ces évocations - cinéphiles et haute couture - nous avons suivi Colette jusque dans son projet déjà engagé d’un deuxième livre. Fin des propos. Applaudissements. Nous allions passer à table… mais c’était sans compter avec nos lycéennes qui, s’approchant des robes, finissent par « craquer » et les enfilent prestement. Et ce fut soudain un formidable défilé de mode, applaudi et mitraillé : On pouvait ainsi voir Caroline en salopette de Béatrice Dalle (37,2 le matin), Catherine virevoltant avec la robe de Catherine Deneuve dans les Demoiselles de Cherbourg ; Michèle Auger avait 20 ans en Isabelle Adjani dans l’Été meurtrier, Marie Françoise se prenait pour Sophie Marceau dans la Boum et Béatrice Jay était sculpturale en robe rouge de Fanny Ardant ( 8 femmes ) Quel spectacle ! Séances de déshabillage, fous rires et photos… Cette fois nous passions à table où tout fut parfait, vin, plats, mousse au chocolat… Café en terrasse devant un jardin plein de promesses… Florence voulait nous accueillir au mieux et ce fut une réussite dont nous la remercions bien chaleureusement.
Anne Oudet

Journées interclubs
Gare de Grenoble le 24 mars. Munies d'une splendide pancarte « Lyceum » Béatrice et moi attendons la trentaine de participantes de la troisième édition des journées interclubs. Les présentations faites, on s'aperçoit que certaines n'ont pas hésité à franchir de longues distances pour y participer. 11 clubs sur 14 sont représentés. (La Présidente Nationale et 4 présidentes en exercice sont également parmi nous) Le premier atout de ces journées est là sous nos yeux. Elles vont nous offrir l'occasion de rencontrer un échantillon inespéré de Lycéennes.
A peine une heure plus tard les choses sérieuses commencent. Avec un brainstorming sur le thème de l'esprit « club ». A force de questionner l'identité de chacune, d'écouter le vécu des unes et des autres, des pistes se dessinent. L'amitié nationale et internationale président aux destinées de chaque club. « Le fait d'être en petit comité facilite les échanges » estime Béatrice. Échanges au cours desquels on apprend aussi bien que le club de Melbourne ne compte pas moins de 1000 membres, qu'à Grenoble le bulletin du Lyceum, notre fameux « L » à Elles, est un cas unique en France. Peut-être ferons-nous des émules !
Des différents propos émis on retiendra aussi, que certaines attirent l'attention de la salle sur la nécessité de ne pas se cantonner aux qualités purement intellectuelles et professionnelles des adhérentes. « Il nous faut regarder autour de nous, l'esprit et le coeur en éveil » indiquent plusieurs membres du Bureau National.
Les « anciennes » recommandent aux « nouvelles » d'adhérer aux différents ateliers proposés : ciné, lecture, bridge ou autre chose. « On se retrouve en petit comité, on se connaît mieux et ça marche » Dont acte.
A la fin de ces journées on s'est ouvert à l'international, on a fait connaissance avec les autres clubs, on a rencontré d'anciennes responsables. On s'est rapproché d'une Lilloise ou d'une Orléanaise, en se promettant de se retrouver à la prochaine Assemblée Générale. Et ce qui ne gâte rien on a passé 24 heures agréables à la redécouverte de notre ville et de son patrimoine.
Nous espérons que les autres Lycéennes sont reparties satisfaites de leur séjour à Grenoble.
Véronique Souchon

Journées Inter-clubs
Gare de Grenoble le 24 mars. Munies d'une splendide pancarte « Lyceum » Béatrice et moi attendons la trentaine de participantes de la troisième édition des journées interclubs. Les présentations faites, on s'aperçoit que certaines n'ont pas hésité à franchir de longues distances pour y participer. A part Caen, Marseille et … saint Barth, tous les clubs sont représentés. Le premier atout de ces journées est là sous nos yeux. Elles vont nous offrir l'occasion de rencontrer un échantillon inespéré de lycéennes.
A peine une heure plus tard les choses sérieuses commencent. Avec un brain storming sur le thème de l'esprit club. A force de questionner l'identité de chacune, d'écouter le vécu des unes et des autres, des pistes se dessinent. L'amitié nationale et internationale, président aux destinées de chaque club. « Le fait d'être en petit comité facilite les échanges » estime Béatrice. Echanges au cours desquels on apprend aussi bien que le club de Melbourne compte pas moins de 1000 membres, qu'à Grenoble le bulletin du Lycéum L à Elles, est un cas unique en France. Peut-être ferons nous des émules !
Des différents propos émis on retiendra aussi, que certaines attirent l'attention de la salle sur la nécessité de ne pas se cantonner aux qualités purement intellectuelles et professionnelles des adhérentes. « Il nous faut regarder autour de nous l'esprit et le cœur en éveil » indiquent
plusieurs membres du bureau national.
Les « anciennes » recommandent aux « nouvelles » d' adhérer aux différents ateliers proposés, ciné, lecture, bridge ou autre chose. « On se retrouve en petit comité, on se connaît mieux et ça marche » Dont acte.
A la fin de ces journées on s'est ouvert à l'international, on a fait connaissance avec les autres clubs, on a rencontré d'anciennes responsables, on s'est rapproché d'une Lilloise ou d'une Orléanaise, en se promettant de se retrouver à la prochaine assemblée générale. Tout en passant 24 heures agréables à la redécouverte de notre ville et de son patrimoine.
En espérant que les autres lycéennes repartent satisfaites de leur séjour à Grenoble.
La Fabrique Opéra de Grenoble rayonne, fait des émules et essaime…
Soirée de prestige pour le Lyceum au Mercure Meylan avec Patrick Souillot
Prestigieuse, cette soirée du 19 Février le fut par ses intervenants : le très charismatique Patrick Souillot, chef de l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble, créateur du concept de la Fabrique Opéra, Olivier Boulet, administrateur et bras droit du Maître et Benjamin Molleron, responsable du développement national et violoniste !Prestigieuse, elle l’était aussi par les convives : 5 Présidentes (Excusez du peu !) s’étaient déplacées. Les clubs de Lyon, Orléans, Paris et Grenoble, ainsi que l’A.F.F.D.U. étaient ainsi représentés.Prestigieuse, elle l’était enfin par le public, passionné et enthousiaste, sans lequel rien n’est possible !
Et c’est de ce constat, « frappé au coin du bon sens » qu’est parti Patrick Souillot. Pour pouvoir continuer à exercer longtemps ce métier de chef d’orchestre qui le passionne, il faut initier un public jeune qui fera des émules. Son pari ? Amener à l’opéra 10 000 personnes en 4 représentations ! Les freins sont puissants. L’opéra est vu comme « un musée ». Le lieu intimide, la langue étrangère bloque l’émotion, et le prix retient l’élan. La solution s’impose d’elle-même. Il faut associer les jeunes à la création. Les lycées et les instituts de formation jouent le jeu. Les lycéens sont fiers de participer à un spectacle de qualité et de pouvoir le montrer à leur famille ou à leurs amis. Le talent et le mérite de Patrick Souillot sont de réussir cette gageure : produire un spectacle musical, reconnu par ses pairs, en fédérant des éléments totalement disparates. 450 jeunes travaillent toute l’année sur ce projet, et, pour recruter 8 solistes, il n’en auditionne pas moins de 150.
De nombreuses répétitions avec l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble et les choristes s’imposent, souvent dans les lieux les plus improbables (gymnases et salles diverses). Et ne croyez pas que ce Chef exigeant transige sur la qualité. Pas un bémol ne lui échappe et il ne tolère aucune fausse note !
L‘équilibre de la construction repose sur 4 piliers : un lieu populaire (le Summum), des établissements scolaires qui jouent le jeu (Argouges, Prévert et d’autres), une narration en français, et un modèle économique qui a fait ses preuves. C’est pour cette raison que la Fabrique Opéra a mis en place « une franchise associative portée par une structure nationale ».
Il faut savoir qu’un opéra traditionnel est financé à 80% par le contribuable et que la Fabrique Opéra s’autofinance, elle, par ses recettes propres, à 80% environ !
Bien-sûr cette réussite laisse rêveur ! Etre capable de rassembler 10 000 spectateurs payants pour présenter : Carmen, Aïda, Nabucco ou bientôt les Contes d’Hoffmann, cela tient du miracle ! D’autres villes vont relever le défi, avec l’aide de Grenoble, comme Annecy et peut-être Orléans, Strasbourg ou Marseille… Mais dans chaque cas il faut un « porteur de projet » bien enraciné dans le tissu local, capable de constituer une équipe, hétéroclite et cependant homogène. Pour faire chanter de concert : 8 solistes, 120 choristes, accompagnés de 80 musiciens, la compétence d’un chef d’orchestre de talent s’impose. Mais pour produire un opéra avec des jeunes et des bénévoles et ce, avec un budget serré, il est indispensable d’avoir, en plus d’un réel charisme, une baguette magique !
Chapeau l’artiste et « en avant la musique » !
Danièle Vandenbussche

La Fabrique Opéra de Grenoble
La Fabrique Opéra de Grenoble rayonne, fait des émules et essaime…
Soirée de prestige pour le Lyceum au Mercure Meylan avec Patrick Souillot
Prestigieuse, cette soirée du 19 Février le fut par ses intervenants : le très charismatique Patrick Souillot, chef de l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble, créateur du concept de la Fabrique Opéra, Olivier Boulet, administrateur et bras droit du Maître et Benjamin Molleron, responsable du développement national et violoniste !Prestigieuse, elle l’était aussi par les convives : 5 Présidentes (Excusez du peu !) s’étaient déplacées. Les clubs de Lyon, Orléans, Paris et Grenoble, ainsi que l’A.F.F.D.U. étaient ainsi représentés.Prestigieuse, elle l’était enfin par le public, passionné et enthousiaste, sans lequel rien n’est possible !
Et c’est de ce constat, « frappé au coin du bon sens » qu’est parti Patrick Souillot. Pour pouvoir continuer à exercer longtemps ce métier de chef d’orchestre qui le passionne, il faut initier un public jeune qui fera des émules. Son pari ? Amener à l’opéra 10 000 personnes en 4 représentations !
Les freins sont puissants. L’opéra est vu comme « un musée ». Le lieu intimide, la langue étrangère bloque l’émotion, et le prix retient l’élan. La solution s’impose d’elle-même. Il faut associer les jeunes à la création. Les lycées et les instituts de formation jouent le jeu. Les lycéens sont fiers de participer à un spectacle de qualité et de pouvoir le montrer à leur famille ou à leurs amis. Le talent et le mérite de Patrick Souillot sont de réussir cette gageure : produire un spectacle musical, reconnu par ses pairs, en fédérant des éléments totalement disparates. 450 jeunes travaillent toute l’année sur ce projet, et, pour recruter 8 solistes, il n’en auditionne pas moins de 150. De nombreuses répétitions avec l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble et les choristes s’imposent, souvent dans les lieux les plus improbables (gymnases et salles diverses). Et ne croyez pas que ce Chef exigeant transige sur la qualité. Pas un bémol ne lui échappe et il ne tolère aucune fausse note !
L‘équilibre de la construction repose sur 4 piliers : un lieu populaire (le Summum), des établissements scolaires qui jouent le jeu (Argouges, Prévert et d’autres), une narration en français, et un modèle économique qui a fait ses preuves. C’est pour cette raison que la Fabrique Opéra a mis en place « une franchise associative portée par une structure nationale ».
Il faut savoir qu’un opéra traditionnel est financé à 80% par le contribuable et que la Fabrique Opéra s’autofinance, elle, par ses recettes propres, à 80% environ !
Bien-sûr cette réussite laisse rêveur ! Etre capable de rassembler 10 000 spectateurs payants pour présenter : Carmen, Aïda, Nabucco ou bientôt les Contes d’Hoffmann, cela tient du miracle !
D’autres villes vont relever le défi, avec l’aide de Grenoble, comme Annecy et peut-être Orléans, Strasbourg ou Marseille… Mais dans chaque cas il faut un « porteur de projet » bien enraciné dans le tissu local, capable de constituer une équipe, hétéroclite et cependant homogène. Pour faire chanter de concert : 8 solistes, 120 choristes, accompagnés de 80 musiciens, la compétence d’un chef d’orchestre de talent s’impose. Mais pour produire un opéra avec des jeunes et des bénévoles et ce, avec un budget serré, il est indispensable d’avoir, en plus d’un réel charisme, une baguette magique !
Chapeau l’artiste et « en avant la musique » !
Danièle Vandenbussche
GRENOBLE : «PLACE DES GRANDS HOMMES»...
Mardi 18 Février, 19h30 précises. On sonne. Agnès Jocteur-Montrozier vient ouvrir, un large sourire aux lèvres, et indique le salon. Déjà plus de vingt lycéennes s'y saluent avec la mine gourmande de celles qui vont partager un nouveau spectacle du club Lire et Dire et … un buffet bien garni.
« Mao est prête » entend-on. La troupe se faufile entre les chaises, dévisage l'auditoire pour faire le silence et se lance dans une version moins disco de « Place des Grands Hommes ». Le public ne décrochera pas un instant.
La balade dans les rues de Grenoble concoctée par Mao, Lucile et Danièle démarre avec Barnave, Philis de La Charce et Vaucanson, avant de faire étape chez Diodore Rahoult, Champollion et Stendhal. Au terme de la promenade on aura aussi rencontré Marie Reynoard, Xavier Jouvin, Jean- François Hache, Lesdiguières et Marie Vignon.
Il y a comme un lien entre ces différents portraits. Peut-être peut-on y voir le caractère propre du Grenoblois. Tenace, entreprenant, voire rebelle.
La déambulation le long des artères de la ville n'est pas dénuée d'humour. Chaque présentation d’un personnage illustre se termine par la même interrogation : « Qui suis-je ? ». Soumise à la question, la mémoire des Lycéennes n'est pas prise en défaut.
A ce Monopoly grenoblois peut-être aurait-il fallu ajouter une dernière case. Celle de l'avenue Jeanne d'Arc... comme pour rendre hommage à nos invitées d'Orléans !
Véronique Souchon
À la découverte du métier de commissaire aux comptes.
Il est toujours passionnant d’entendre quelqu’un parler de son métier quand il l’aime !
C’est ce qui nous attendait le lundi 11 février, à l’étage du café de la table Ronde où nous étions réunies (avec quelques conjoints) autour de Théodore Hannart.
Ce métier a été officialisé en 1867.C’est une profession libérale. Il y a, en France, 19 303 Commissaires aux comptes (dont 18% de femmes) ; environ 5 000 exercent en tant que société, les autres, en leur nom propre, en cabinet. Beaucoup sont experts-comptables mais d’autres ont simplement un certificat d’aptitude. L’autorisation d’exercer nécessite l’inscription sur une liste tenue par la cour d’appel. C’est devant cette cour, rattachée au ministère de la justice que l’impétrant prête serment.
Les Commissaires aux comptes remplissent une mission d’intérêt public ; ils certifient chaque année les comptes des sociétés anonymes, des autres sociétés par actions d’une certaine taille, de certaines associations loi 1901 et même, depuis peu, des hôpitaux, des syndicats professionnels, des comités d’entreprise et des universités.
Les comptes annuels, établis par les services internes des entreprises ou par leur expert-comptable, sont présentés par la direction au conseil d’administration. Ils sont certifiés par les CaC qui présentent aux membres de l’assemblée générale un rapport qui deviendra accessible au public après son dépôt au greffe du tribunal de commerce. Le rapport repose sur un audit visant à s’assurer que les comptes ne comportent pas d’anomalie significative.
Ce métier est exigeant. Il repose sur une déontologie : indépendance, intégrité, impartialité, probité, honneur. Indépendant de l’entreprise, extérieur à elle, rémunéré par elle, le CaC a un mandat de 6 exercices. Il est tenu au secret professionnel, engage sa responsabilité civile, pénale et disciplinaire. Il est soumis à un contrôle de qualité obligatoire sur les dossiers.
Après cet exposé sur sa profession, Théodore (Teddy) nous a proposé d’auditer ensemble les comptes de la Fédération des Lyceum clubs de France avec, bien sûr, l’autorisation de sa présidente, une certaine Muriel Hannart ! Petit exercice pratique qui a permis de reprendre brièvement les différents points de l’exposé, de poser quelques questions… avant d’aborder un très bon diner !
Béatrice Cordonnier
