Exposition au musée des Arts Décoratifs : l'intime, de la chambre aux réseaux

Les lycéennes ont pu visiter l'exposition : "l'intime, de la chambre aux réseaux" avec notre conférencière Catherine Coudert.

Elles ont embarqué pour un voyage fascinant au cœur de nos jardins secrets à travers une histoire de l’intime du XVIIIe siècle à nos jours !

470 œuvres, peintures et photographies, mais aussi objets d’art décoratifs, du quotidien et de design, révèlent comment l’intime a évolué. De la chambre vue par Henri Cartier‑Bresson ou Nan Goldin, des lits en fer forgé du xixe siècle au lit-clos des Frères Bouroullec, de la chaise percée à l’urinoir pour femmes, des objets de la toilette sèche à la salle de bain, de la beauté aristocratique à la consommation de masse, des livres licencieux aux sex-toys, du walkman aux réseaux sociaux et à l’influence, en passant par les outils de surveillance et de protection, l’exposition montre comment l’intime s’est imposé puis s’est profondément modifié. Les frontières entre privé et public sont devenues plus floues et poreuses et engendrent de nombreux débats.


Exposition le Surréalisme au centre Pompidou

Le 21 novembre, Les lycéennes ont découvert cette grande exposition de la saison, présentée au Centre Pompidou. La conférencière Catherine Coudert nous a orientées et expliqué le contexte de ces artistes, jeunes hommes et femmes qui ont vécu les 2 grandes guerres et recherché des modes de création nouveaux.

Né en 1924 avec la publication du Manifeste fondateur d'André Breton, le mouvement surréaliste associait peintures, dessins, films, photographies et documents littéraires. L’exposition organisée par thèmes présente les œuvres des artistes emblématiques du mouvement ( Max Ernst, René Magritte, Giorgio de Chirico, ...), avec une place importantes pour les femmes surréalistes (Leonora Carrington, Ithell Colquhoun, les photos de Dora Maar, Leonor Fini). Sont aussi présentées les figures littéraires inspiratrices (Lautréamont, Lewis Carroll, Sade...) et les principes poétiques qui structuraient l'imaginaire du mouvement (l'artiste-médium, le rêve, la pierre philosophale, la forêt., les cadavres exquis,..). De belles découvertes et une meilleure compréhension de ce mouvement si particulier !


Visite de l'hôtel de Pontalba, résidence officielle de l'Ambassadeur des Etats Unis en France

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Conférence – diner Évolution du marché́ de l’art ancien au cours des dernières années et perspectives

Lors d’un diner Conférence dans l’accueillant salon du Royal Saint Honoré, le 13 novembre 2024, Me Benoît Derouineau , commissaire-priseur, fondateur et associé de l’étude Daguerre, nous a parlé de l’évolution du marché́ de l’art ancien. Cette quatrième conférence de notre cycle d’histoire de l’art nous a permis de mieux comprendre la situation actuelle de ce marché.

Au travers de son expérience, riche de découvertes, Maitre Derouineau, nous a montré qu’il reste beaucoup de tableaux, meubles ou objets extraordinaires à découvrir –Les maisons, châteaux, granges et greniers français ont encore nombre de trésors souvent ignorés. Entre le chef-d’œuvre oublié depuis des générations, soudain redécouvert et désormais au Louvre, et celui jamais perdu de vue et pour lequel s’affrontent âprement les acheteurs, il existe un beau patrimoine qui suscite pourtant généralement peu d’enthousiasme auprès d’une nouvelle génération. Qu’en est-il vraiment ? Le mobilier et les tableaux anciens n’auraient-ils pas un bel avenir ? L’ouverture mondiale du marché, le soin des musées à enrichir leurs collections constituent néanmoins une ouverture pour révéler au public ces merveilles oubliées, même si les particuliers sont moins acheteurs, pour l’instant…


Musée Carnavalet - les grands décors parisiens, de Louis XIII à l'Art déco

Le 7 novembre, les lycéennes se sont retrouvées lors d’une jolie visite guidée du musée Carnavalet, pour découvrir les grands décors parisiens, de Louis XIII à l'Art déco.

Le musée, Créé en 1880 possède la plus grande collection au monde de décors intérieurs parisiens. La plupart d’entre eux furent récupérés à la suite de la destruction de grands hôtels particuliers, occasionnée par la poursuite des grands chantiers haussmanniens (on pense notamment à la percée du boulevard Saint- Germain, qui se termine dans les années 1920). De merveilleux décors ou salles reconstituées, telles qu’un splendide cabinet de travail du temps de Mazarin, un boudoir Louis XVI, ou encore un salon chinois de l’époque de Madame de Pompadour...


Conférence : le wokisme est-il un totalitarisme?

Notre conférence du 16 octobre au Cercle de l'Union Interalliée sur ce sujet d'actualité était animée par Nathalie Heinich. Celle-ci est sociologue émérite au CNRS, membre de l'EHESS, et a écrit de nombreux ouvrages de sociologie portant sur des thèmes variés comme les identités en crise, les ambivalences de l'émancipation féminine, la relation mère fille, ou encore l'histoire de la sociologie.

Récemment importé dans le vocabulaire français depuis l’Amérique du Nord, le « wokisme » demeure obscur aux yeux de beaucoup, tandis que, pour
ceux qui y sont exposés – notamment à l’Université et dans le secteur culturel –, il se repère immédiatement. A cette particularité s’en ajoute une
autre, moins évidente : il dissimule derrière des allures progressistes – la lutte contre les discriminations – des conceptions et des pratiques relevant du
totalitarisme. En cela, il renoue, sans que ses promoteurs ni même souvent ses détracteurs en soient conscients, avec une position politique familière
dans l’après-guerre, à savoir le stalinisme, mais qu’ignorent les nombreux jeunes tentés par cette mouvance aux allures novatrices.

Trois conséquences du wokisme :

  • il oblige chacun à se définir comme appartenant à une communauté, avec un effet d'enfermement des individus dans un groupe, et mettant ainsi l'accent sur ce qui oppose les groupes d'individus plutôt que ce qui les rapprochent.
  • il fait semblant de s'appuyer sur la science, mais s'appuie en fait sur de l'idéologie. Avec un effet d'appauvrissement des connaissances dans l'université et la recherche.
  • par l'effet de la "cancel culture", il est un instrument de censure. Au nom de leurs convictions, leurs partisans empêchent les individus de s'exprimer.

Ce sont ces phénomènes qu’a éclairés cette conférence, en s’appuyant sur de multiples exemples, de façon à donner à la fois des clés pour en comprendre les fondements et des arguments pour mettre en évidence les menaces qu’il fait courir à la démocratie.


Soirée oenologie - vins de Nouvelle Zélande

Le 10 octobre, nous avons été accueillies chez une lycéenne pour une dégustation guidée par Aymeric, de vins de Nouvelle Zélande. Une soirée très animée et amicale à la découverte de ces vins, issus de cépages français, et que nous connaissions si peu.


Visite à l’Atelier des Lumières avec le club de Bâle

Après avoir déjeuné à deux pas de L’île de la Cité dans une fort jolie brasserie parisienne, Chez Julien, nous avons emmené nos amies Bâloises le 19 septembre après midi à l’Atelier des Lumières, ancienne fonderie du Chemin-Vert créée en 1835 et transformée en centre d’art numérique en 2018.

Nous avons bénéficié d’une double programmation : l’Egypte des Pharaons de Khéops à Ramsès II et les Orientalistes, Ingres, Delacroix, Gérôme... Nous avons d’abord remonté le temps et découvert l’Égypte des pharaons à travers les chefs-d'œuvre de cette civilisation mythique qui s’étend sur trois millénaires et fascine toutes les générations. Puis, au XIXe siècle, les portes de l’Orient se sont ouvertes pour nous faire découvrir les peintres occidentaux attirés par les mystères des terres lointaines. Un merveilleux moment de dépaysement et de magie assurés.


Visite virtuelle immersive à Notre Dame

Eternelle Notre-Dame

Le jeudi 19 septembre, nous avons proposé à nos amies Bâloises, une expédition immersive de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en réalité virtuelle, à travers le temps et l’espace.

Impatientes de savoir ce que cache cet énigmatique intitulé, nous nous retrouvons, à 10H30, dans l’espace dédié à cette visite, sous le parvis de la cathédrale. Regroupées par 4, nous recevons notre équipement, un sac à dos relativement lourd et des lunettes très spéciales ! Après les multiples réglages et tâtonnements, ( nous ne sommes pas des expertes en ce domaine), nous partons sur les pas d’un personnage virtuel. Nous le suivons au long d’un sentier qui s’éclaire sur le sol . Nous ressemblons à des zombies lumineux, notre nom s’affichant au-dessus de nos têtes. Gare à celle qui s’éloigne du parcours fléché, rappel à l’ordre jusqu’à ce qu’elle rejoigne le troupeau !

Nous vivons ensuite en immersion totale l’histoire de la Cathédrale depuis sa création, il y a plus de 860 ans. A l‘initiative de Maurice de Sully, évêque de Paris, la première pierre fut posée en 1163.

Toujours à la suite de notre guide, nous accédons à des endroits habituellement fermés au public. Il nous regroupe sur une petite plate-forme et, hop, en quelques secondes, nous voilà dans les tours de la cathédrale à 69 m de hauteur. Nous nous serrons prudemment les unes contre les autres pour ne pas dépasser la limite de la plate-forme ! Gare au vide, sensibles au vertige s’abstenir. Nous voyons la nef se déployer sous nos yeux, face aux magnifiques rosaces. Heureusement les balustrades des balcons fictifs nous retiennent !

Puis visite de la magnifique charpente en chêne, les compagnons y travaillent, nous veillons à ne pas les déranger et nous nous penchons avec précaution pour ne pas nous cogner aux poutres ! Nous découvrons les techniques de construction. Attention à la marche, nous montons vers le magnifique bourdon de la cathédrale. Vue extraordinaire sur Paris.

Nous retrouvons le plancher des vaches et admirons au passage les importants travaux de restauration de Viollet-le-Duc.

La visite se termine, aux portes de la Cathédrale. Une fois nos lunettes enlevées, nous ouvrons les yeux sur un espace bétonné aux dimensions modestes !

Ce fut une expérience étonnante et spectaculaire ! 45 mn d’un voyage dans le temps, à la fois spirituel, symbolique et artistique, totalement créé numériquement.

Tellement crédible que l’on se surprend à craindre de tomber dans le vide, à monter des escaliers inexistants, à esquiver des murs imaginaires et à s’excuser si on bouscule un personnage virtuel ... On a beau se raisonner, on oublie que nous n’avons pas quitté le sol. C’est une réussite totale, on approche les décors et l’architecture, de très près, ce qui est généralement interdit.

L’inauguration est prévue le 7 décembre 2024 , l’occasion de confronter la version réelle et la version virtuelle !