MADE IN ROMANS , UNE AFFAIRE QUI MARCHE !
Jour de pluie dans la zone commerciale de Romans, mais festival d’informations et de couleurs dans le magasin d’usine : Made in Romans. Pour nous permettre de comprendre la philosophie de cette entreprise, Emmanuelle BENOIT, passionnée et passionnante, a d’abord évoqué l’univers de la chaussure à Romans.
Après les tanneurs installés au XVème siècle, les premiers chausseurs apparaissent au XIXème : au fil du siècle les usines succèdent aux premiers ateliers. Les années 50 sont le témoin du succès de célèbres fabricants comme Charles Jourdan et Stéphane Kelian. En 1990, fin du conte, début des grandes délocalisations, l’industrie de la chaussure s’effondre, et avec elle, l’économie de la région.
Au début du siècle, des optimistes, engagés et actifs, créent une association : ARCHER. Celle-ci met toute son ardeur à donner des possibilités d’emplois à des personnes en difficulté. De fil en aiguille, vingt pôles d’activités et 2000 personnes bénéficient de cette association.
Made in Romans, atelier de fabrication de chaussures de qualité, entièrement faites à Romans, avec des produits de base d’origine régionale, est le dernier défi relevé par le groupe. Associé à d’autres petites entreprises, cet atelier qui fabrique 5000 paires par an, a contribué à redonner à Romans son titre de «capitale de la chaussure».
Un tour des ateliers complète cette toile de fond. Toutes sortes de sensations, souplesse des cuirs aux incroyables couleurs, odeurs de colle rythment de brèves rencontres avec les ouvriers travaillant aux différents postes : coupe, piquage, assemblage et bichonnage.
Notre charmante cicérone, a su transmettre sa passion, tant pour les hommes que pour les techniques et les matériaux, voilà peut-être le secret de cette bien sympathique entreprise.

L’après-midi est consacré au Musée International de la Chaussure. Le voyage se poursuit au fil des siècles et des continents… L.B.
Marcher LYCEUM c’est avoir en permanence le sourire à la pointe de la botte, c’est inventer chaque jour son allure, c’est marcher au soleil les jours gris, c’est quatre pas dans le bonheur. (D’après Jean Claude Carrière, au musée de la chaussure)


journée à Romans
*10h30 à 12h : Visite guidée d’un atelier de fabrication de chaussures, « Made in Romans »
*Déjeuner sur place, conditions données ultérieurement
*14h30 à 16h : visite guidée du Musée International de la Chaussure : 4000 ans d’histoire de cet accessoire, de l’antiquité à nos jours, à travers les continents.
Conférence
10 mai à 18 h 45 :
conférence de Jean-Marc Ferrer au musée Adrien Dubouché
« Eugène Alluaud, du porcelainier au peintre de l’école de Crozant »

À l'occasion de l'exposition de la ville d'Éguzon consacrée à Eugène Alluaud, un ami intime d'Adrien Dubouché, Jean-Marc Ferrer donnera une conférence sur cet artiste-peintre et céramiste français. Né « dans un bloc de kaolin » comme il se plaît à le dire, Eugène Alluaud poursuivra la tradition familiale en achetant une manufacture avant de se consacrer à la peinture et s'illustrera lors du premier conflit mondial par des dessins aux thématiques militaires.
Assemblée générale internationale du Lyceum Amsterdam, 8/9 mai 2016
Après le mariage de notre fils Joep qui s’est déroulé par chance (!) aux Pays-Bas, me voilà le lundi 9 mai aux aurores dans un train en direction d’Amsterdam.
En plein centre de la ville, sur le Dam, se trouve l'hôtel Krasnapolsky, lieu privilégié et très élégant qui accueille l’A.G. Internationale du Lyceum.
Aux Pays-Bas, il y a trois clubs : Amsterdam, Groningen et Nijmegen et ce sont leurs membres qui ont organisé, de concert, le 33e congrès International avec un pré et un post congrès.
Le thème retenu était :
« Rencontre avec les Néerlandais : en dessous, sur et au-dessus du niveau de la mer ».
Après un accueil chaleureux et des rencontres avec des Lycéennes « all over the world », les choses sérieuses commencent. Des conférences se succèdent avec des titres comme :
" L'histoire des Pays-Bas et le modèle Polder," par le professeur Maarten Prak,
" L'origine et le travail des agences de l'eau aux Pays-Bas," par Ariane Hoog, comte de l'agence de l'eau de Amstel, Gooi en Vecht.
"La technique de la lutte contre l'eau" par David van Raalten, directeur de la compagnie ARCADIS.
" L'architecture et l'eau," par Sjoerd Soeters, architecte.
" La peinture néerlandaise et le miroir des cieux" par Cécile Bosman, Conservatrice du Musée National Maritime d’Amsterdam.
Deux Lycéennes néerlandaises nous ont également captivées :
An Moonen nous a raconté l'histoire des quilts néerlandais ( 1650-1950), en a parlé avec beaucoup d'enthousiasme. Elle a écrit 6 livres sur ce sujet et nous a montré quelques specimens de sa collection personnelle. (quilt = patchwork)
Margreet Graaff nous a lu quelques poèmes de sa composition, très accessibles, suite d'expériences et de souvenirs. A l'occasion de ses 80 ans elle a publié un recueil de 40 poèmes : «Voyage d'une vie".
Si je déroule le film des événements, lundi après-midi a eu lieu l’Assemblée Générale. Ingrid Von Rosen a été réélue présidente avec comme vice-présidentes Joyce Young, pour l'hémisphère Sud et Muriel Hannart, pour l'hémisphère Nord.
Christina Bernstrom Lundberg et Marianne Grenholm sont respectivement secrétaire et trésorière.
Le rapport moral et le rapport financier ont été approuvés.
Je me suis inscrite pour le "Home Hospitality", et le lundi soir j’ai été chaleureusement accueillie par Cordelia Davies Blackburn sur le Keizersgracht pour un dîner avec des Lycéennes françaises, de Troyes, Fontainebleau, Paris, Orléans. Ce fut une soirée très réussie.
Mercredi, retour à Grenoble après des journées pleines des belles rencontres. Bien fatiguée mais contente, j’ai apprécié cette première expérience, qui montre bien la dimension internationale de notre Lyceum.
Marijke Jansen
Conférence
Mardi 3 mai à 18 h
chez Lionel de Lumley et par Lionel de Lumley, 72 rue de Nazareth à Limoges :
« Quand les Limousins étaient des vignerons »

Conférence suivie d'un apéritif
Cimetière de Picpus
Rdv à 14h, place de la Nation, près du Pavillon d’octroi, à côté des colonnes de l’avenue du Trône.
L'un des endroits les plus secrets de la capitale, réservé aux seuls descendants des " guillotinés".
La Fayette en est l'hôte le plus célèbre. Pendant une heure, vous allez marcher dans l'histoire au milieu des fleurs et de la verdure.
Bureau
Présidente-Fondatrice : Hélène DESTAERKE
Membre d'honneur : Christine ASTRUC
- Présidente :
- Vice Présidente :Cécile LEURENT
- Secrétaire :SYLVIE DELEDALLE
- Trésorière : Florence PROUVOST
- Responsable des activités : Béatrice ROBYN
LE HAVRE, TERRE de MIGRATION
Naissance du Havre
Les destructions partielles du port d’Harfleur par les anglais au cours de la guerre de Cent ans, et l’envasement de celui d’Honfleur dont se plaignaient auprès du roi les marchands rouennais, amènent à considérer la création d’un nouveau port dans l’estuaire. Le 7 février 1517, François 1er charge une commission de trouver un “havre”, abri tant de guerre que de commerce, en baie de Seine. Par nécessité politique et économique le choix se porte sur le site du Havre de Grâce, (ex crique des Perroys) en rive droite de l’estuaire dans une zone très marécageuse. Les travaux sont entrepris, et le port utilisé dès octobre 1518.
Pour faciliter l’installation d’un premier bourg sur la paroisse Notre Dame et faire vivre le port, François 1er accorde aux habitants actuels et futurs, une exemption de taille et de franc salé. La première muraille d’entrée est construite. En 1541, le roi fait appel à l’urbaniste italien Bellarmato, qui a travaillé à Venise, pour agrandir la ville. Les quartiers St François, les Barre, et Leurre sont créés, les fortifications sont renforcées par des bastions triangulaires. En 1627 Richelieu fait reconstruire une citadelle. En 1778 Vauban accentue les pointes défensives et les fortifications. En 1787 la ville est restructurée vers l’est afin de créer trois bassins et un canal vers Harfleur. Au XXe s. les communes limitrophes, Ingouville, Ste Adresse, Le Perroys sont intégrées au Havre.
Un sujet de thèse inédit
François 1er, par l’édit de Villers-Cotterets en 1539, avait demandé la tenue de registres paroissiaux des baptêmes, prémices de recensement pour levée d’impôts afin de renflouer les caisses de l’Etat. La demande, renouvelée en 1579 par l’ordonnance de Blois, reste globalement peu efficace. Avant 1600 seulement 8 à 12% des paroisses les tiennent sauf dans la région de Rouen où ces registres paroissiaux des Baptêmes, Mariages et Sépultures sont tenus dans 85% des paroisses sur directive similaire de l’archevêque de Rouen, transmise à tout le clergé du diocèse, dès 1520. L’objectif est double : d’une part connaître l’âge des futurs prêtres pour ajuster leur rémunération, et d’autre part mieux appréhender les liens de parenté pouvant faire obstacle aux mariages. A partir de 1540 ses successeurs poursuivent la tâche en envoyant, chaque année dans les cures, des émissaires-contrôleurs pour rendre compte de leur tenue. La pointe du petit Caux et le Havre détiennent ainsi les plus vieux registres.
A partir de ces sources, il y avait d’autant plus de place pour une thèse sur la population de cette région que l’historiographie ne retrouvait pas d’étude préalable sur la population en Seine Maritime au XVIe s.
Ont ainsi été dépouillés 250 000 actes des registres paroissiaux de 49 communes jointives du petit Caux, représentant 372 km2, et 65 000 personnes lors de la Révolution. Manquent cependant les informations concernant les huguenots/protestants/réformés qui ne figurent pas sur ces registres catholiques alors qu’ils étaient nombreux au XVIe s.
Contexte historique local
La première moitié du XVe s. est marquée par de nombreux conflits avec les Anglais qui massacrent la population des villages et ruinent les abbayes. Un début de repeuplement est observé à partir de 1475 en provenance des régions voisines, Picardie, Rouen, Basse Normandie, ceinture parisienne. Le nombre de feux passe de 528 en 1473 à 834 en 1494.
La deuxième moitié du XVIe s. est marquée par les guerres de religion : protestants du parti huguenot pro-anglais, contre catholiques. Entre 1559 et 1565, quand la ville du Havre est aux mains des Anglais, plus aucun registre catholique n’est tenu.
Relation ville-campagne
Autour de la ville du Havre s’installe une ceinture nourricière faite de vergers, petits bois, bosquets, pâturages avec bovins, ovins, volaille, et cultures maraîchères. Les paysans des environs participent aux corvées de curage des fossés et viennent au grand marché de la ville écouler leurs produits. Entre la ville et cette ceinture, se trouvent des espaces intermédiaires, agrégats modestes formant des “faux bourgs” ou des hameaux hors, installés le long d’une voie, et regroupant une activité artisanale. En attestent les noms de rues : des brasseurs, des tanneurs, des moulins, des laiteries etc.
Mouvements de population
En 1587, des cauchois fuient la misère devant les invasions anglaises ; il arrive qu’ils demandent ensuite une lettre de rémission (de pardon) au roi pour être autorisés à revenir dans leur village.
Minorités religieuses
Les huguenots protestants de la religion réformée ne sont pas recensés
Les juifs semblent avoir été très peu nombreux, malgré l’existence d’une rue aux juifs.
Les horsains
Ce sont les étrangers à la région, en l’occurrence au pays de Caux.
Des bretons maçons sont arrivés en 1517 pour la construction du port ; ils sont 8 sur 53 dès la deuxième semaine des travaux, puis 200 sur 365. Des échanges commerciaux s’instaurent avec les villes des côtes bretonnes pour le sel, et avec Lorient pour la compagnie des Indes. En 1840, la colonie bretonne représente 10% de la population du Havre. Actuellement 25% de la population du Havre aurait un ancêtre breton !
Les migrations “forcées”
Les contacts avec les Maures/barbares sont établis dès la fin du XVe s, avec la découverte des Canaries. De 1571 à 1588, plus de 100 voyages sont recensés entre le Havre et les Canaries. En 1628, 95 marins havrais sont même retenus captifs par les corsaires barbaresques. Entre 1560 et 1680, seulement 900 individus seraient entrés par le Havre. Il s’agit d’une migration d’appoint, marginale ne représentant en 1793 que 1% de la population havraise L’esclavage n’est pas dans la mentalité du normand qui a conscience au contraire de la dignité équivalente de tous les hommes. Au cours des 2deux siècles, seulement 175 baptêmes d’africains sont notifiés, mais paradoxalement sans qu’aucun acte de mariage ou de sépulture correspondant, ne soit retrouvé ensuite.
Des individus dits nègre, indien, maure, négriton, mulâtre, barbare, sont cités. Ils pouvaient avoir été “prélevés“ et protégés par un navigateur, ou bien avoir été libérés par des marins havrais lors de pillages de navires hollandais et anglais les retenant comme esclaves. Ils s’insèrent et deviennent “truchement” c’est à dire interprète, soldat, matelot, cordonnier, charpentier, cuisinier, marchand limonadier, aubergiste, serviteurs/servantes près de l’élite des gens de mer ou de l’aristocratie locale.
Aux XVIIe et XVIIIe s, le commerce des noirs qui prospère à la Rochelle, Nantes, et Lorient, gagne cependant le Havre. Plus de 100 000 africains sont déportés vers les Antilles à l’issue de 190 voyages au seul départ du Havre.
La région normande a profité de toutes les voies commerciales établies grâce au port du Havre. Elle a été protégée de la disette malgré une exposition aux tempêtes, épidémies et dévastations dans l’arrière-pays. M.Th.B
Le Boulogne des années trente
Hôtels particuliers, immeubles Art Déco, néo-classiques ou modernes, de Le Corbusier à Mallet-Stevens, vous découvrirez avec étonnement et ravissement une ville labellisée « Ville d'art et d'histoire » au cours d'une visite d'environ 1h30 qui vous passionnera.

