EMBARQUEMENT IMMEDIAT POUR LA GUYANE
Chez Danielle et Alain Bourgeat, c’est à un voyage immobile en Guyane que nous convie MaO , afin d’y découvrir ce département qu’elle arpente depuis 20 ans maintenant, pour y retrouver sa fille et aussi pour son plaisir.
Cette terre d’immigration, voulue ou forcée, est connotée très négativement en métropole : la pluie, la pauvreté, les vestiges de l’esclavage ou du bagne ne sont pas vraiment compensés par la découverte de l’or ou le lancement de la fusée Ariane à Kourou.
MaO ne manque pas de nous mettre en condition favorable en nous montrant de très belles photos de toucans colorés, de fleurs de fromager, de « reine de la nuit », sublime et éphémère, de marchés pittoresques, de visages expressifs de créoles burinées ou d’habitations étonnantes aux tags pleins d’humour et de poésie.
Bien sûr quand on arrive en Guyane on est « sur une autre planète » ! Les couleurs, les senteurs, les bruissements incitent au rêve et mettent tous les sens en éveil…
Sa Ka maché la Gwian ? Autrement dit : comment ça va, la Guyane ?
Si on retrace l’histoire de cette terre, on s’aperçoit qu’elle est faite d’échecs successifs.
Depuis le XVIème siècle des colons, en mal de survie ou de liberté, ont tenté de s’y installer dans des « habitations » nécessitant une main d’œuvre d’esclaves. Les noirs issus des « fonds de cale » des navires négriers passant par les Antilles, y cultivent l’indigo, le manioc, la canne à sucre… Maltraités et exploités sans vergogne, ils sont considérés comme des « meubles » par le code noir. Les stigmates resteront indélébiles.
Avec les colons arrivent aussi les Jésuites qui tentent d’évangéliser les Amérindiens.
Les missionnaires fondent de petites colonies (les Arawaks, les Wayanis, les Palikurs) mais ils seront bientôt rappelés en Europe, trop tôt pour avoir ancré durablement leur enseignement.
La publicité mensongère, présentant la Guyane comme l’Eldorado, incitera de nombreux sujets de Louis XV à s’embarquer, mais ces voyages mal préparés tourneront au désastre humanitaire. Sur 18 000 candidats au voyage, 12 000 périront !
Pendant La Révolution française les prêtres réfractaires seront envoyés en Guyane et y périront en martyrs de leur foi .
*En 1848, l’affranchissement des esclaves constituera un véritable désastre pour ce pays, en manque cruel de bras non rémunérés pour cultiver les plantations.
*1853 : date de la découverte d’une énorme pépite d’or qui va cristalliser tous les rêves et amener sur cette terre quantité de brigands sans foi ni loi. D’énormes tueries ensanglanteront le pays et déboucheront sur une contrebande effrénée qui n’a pas cessé aujourd’hui. Plus de 40% de la production aurifère part encore aux clandestins !
*De 1855 à 1939 on installera un bagne à Cayenne où seront déportées 80 000 personnes dont Dreyfus et Seyznek ! Ceux qui purgent une peine supérieure à 8 ans seront assignés à vie à rester sur place, après leur libération. Les autres, libérés sans un sou vaillant, n’auront d’autre solution que d’accepter les tâches les plus serviles et les plus misérables.
Le travail est ici symbole de servitude, blanche ou noire, tout est un ! On n’est pas éloigné du « trepalium » latin, instrument de torture dans l’antiquité.
En 1946 la Guyane devient département français, mais les Guyanais restent écartelés entre leur nationalité (française) et leur identité (guyanaise).
La fusée Ariane et le pas de tirs de Kourou, s’ils font la fierté des autochtones, ne masquent pas les difficultés profondes de toutes les communautés : Amérindiens, Créoles, Chinois, Hmong, Blancs cayennais, missionnaires et métros qui se côtoient en ces lieux.
Pour votre édification : sur 250 000 habitants, on compte 50 000 sans-papiers !
Les Guyanais sont champions toutes catégories des tristes records, liés à la pauvreté et à la corruption. Pourtant, curieusement c’est le département où l’on note la plus forte consommation de champagne !
Et même si parfois « La Guyane, ça vous bagne » lorsque vous évoquez, parmi les animaux les plus inquiétants : les serpents, les mygales velues, ou les crapauds repoussants, pensez en contrepoint à la picolette, ce petit oiseau enchanteur dont le propriétaire ne se sépare jamais.
Ce pays au lourd passé, qui se sent un peu délaissé parfois, mais qui vibre au chant de la pluie ou d’un oiseau, ne peut être que fascinant et mérite d’être mieux connu !
C’est ce à quoi s’est employée MaO, alternant informations historiques et brèves poétiques.
Pour clore cette soirée passionnante, un verre de ti punch à la main, nous aurions pu chanter comme les Créoles :
« Ba moin en ti bo, deux ti bo, trois ti bo, Doudou…
Pou soulagé coeu moin ! »
D.VDB 27.02.2018
CONFERENCE
Le docteur Abgrall-Montel (acupuncteur -homéopathe) et Marie-Jo Fourès, vous feront entrer dans l’univers des plantes.
Cette dernière, infirmière DE et herboriste, est à l'origine avec Jean Pierre Nicolas (ethnobotaniste) de la réhabilitation des plantes à usage médicinal. Elle a contribué au renouveau du jardin botanique de Daoulas et s'investit dans la transmission et la diffusion des connaissances ancestrales en herboristerie par la création avec son mari de l'association CAP SANTE et l'ouverture de l'école bretonne d'herboristerie (EBH).
plantes_lyceum-2.docx
C'est une femme créative qui a de nombreux projets dont elle pourra parler.
RV Monde des Chimères. Conférence suivie d'un repas
Documents joints
Lambert SUSTRIS, un ARTISTE de la RENAISSANCE
L’artiste peintre néerlandais Lambert Sustris (Amsterdam v. 1510-Venise 1568), formé aux Pays Bas, partit très tôt pour Rome, la Vénétie, Padoue, puis Venise à nouveau où il resta jusqu’à la fin de ses jours.
Une quinzaine de tableaux, provenant de collections particulières et de grandes institutions européennes, entourent Le Baptême du Christ du Musée des Beaux-Arts de Caen. L’exposition souhaite nous révéler les différentes influences qui ont amené cet artiste à créer une œuvre de grande qualité, très variée et au style personnel élégant, nous éclairer sur son apport artistique - à l’art du paysage notamment – et nous faire connaître le rôle d’importance qu’il joua dans les échanges culturels entre Pays-Bas, Italie et Allemagne.
A MIDI ENTRE AMIES
Pour celles qui le souhaiteraient, un déjeuner sera prévu au Café Mancel à 12 h, avant la visite de l’exposition ci-dessous. Pensez à le noter sur la grille des inscriptions. Elizabeth Poirier vous en donnera ensuite les détails.
Assemblée Générale Statutaire
Assemblée Générale, suivie d’un cocktail.
Présentation du rapport moral et financier, obligation statutaire.
JOURNEE DE LA FEMME JEUDI 8 MARS
Michelle Le Gren-Brieuc nous parlera de Marie Gouze, dite Olympe de Gouges, une femme de lettres française, devenue femme politique. Considérée comme une des pionnières du féminisme français, elle est l’auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
Parmi ses nombreux engagements, elle lutta pour l’instauration du divorce en faveur des femmes, de leurs droits civils et politiques et de l’abolition de l’esclavage des Noirs. Son indépendance d’esprit, son destin transgressif et ses écrits en font une des figures de la fin du 18ème siècle. Libre de mœurs, libre de pensée, elle meurt guillotinée à Paris le 3 novembre 1793.

Malgré de nombreuses pétitions à maintes reprises réitérées, le Panthéon ne lui sera pas accordé.
Rendez-vous à 10h à Domitys à Saint-Brieuc
Accord à coeur
Nous avons passé un moment privilégié, hors du temps, en ce jeudi frileux de février, avec mes amis du 3ème étage : Véronique et Marcel KLAJNBERG.
Marcel, guitariste de talent, accompagne avec beaucoup de sensibilité, depuis 10 ans, Françoise DESLANDE, une partenaire complice et facétieuse.
Ce concert privé correspond à leur 4ème programme, le précédent étant consacré à Jean Ferrat.
La titre du spectacle est révélateur du contenu : « Accord à cœur » puisque tous les textes parlent d’amour.
Dans ce cadre, ils nous ont offert 15 superbes chansons : de pures merveilles !
Souvenez-vous de : Au pays de ton corps… Que serais-je sans toi… L’arrière-saison… La nuit… Chanson pour toi… Le poète et la rose (Les enfants terribles)…
Et bien d’autres encore, empruntées au répertoire de Serge Reggiani, Barbara, Catherine Le Forestier, Maurice Fanon et, bien sûr, Jean Ferrat…
Nous avons rêvé… Nous aurions bien dansé…
C’était magique !
Merci, merci Françoise et Marcel !
Soirée musicale
Deux interprètes nous chanteront des chansons d’amour pour répertoire français. Vous êtes invitées à revoir nos classiques et pousser la chansonnette avec eux !
Cette soirée se terminera autour d’un buffet- bouchées approvisionné par chacune.
