"Un univers étonnant"

sans_titre-4.pngC’est autour d’un café que Mélanie Bourdon nous explique son parcours et son travail.
Après une dizaine d’années dans la brocante, elle commence à créer des objets en fil de fer, en feutre, et enfin, en papier mâché ! Dans sa boutique, nous décou- vrons un bestiaire plus vrai que nature : lièvres, moutons, cochons, vaches... à côté de corsets d’antan ou de champignons! Six mois sont parfois nécessaires pour créer une œuvre : modelage, séchage, ponçage, apprêt, peinture et vernis ! Beaucoup de talent pour cette jeune artiste, dans un univers merveilleux ! Et l’après-midi, Charline Chargelègue, une autre ar- tiste spécialisée dans le trompe-l’œil, nous a aussi reçues très affablement dans son lumineux atelier. Elle a toute une palette de talents. En résumé, une journée très chaleureuse dans les Terres qu’on dit « Froides ».
Michèle Auger et Emma Champenois


Accueil du club de Troyes: Le Lyceum: « Un vivier de talents » Salut les artistes!

Nous avons eu le plaisir et la chance d'accueillir dans nos montagnes huit lycéennes troyennes, dont la présidente actuelle et trois past- présidentes (excusez du peu !).
En ce joli début de printemps, nous leur avons fait découvrir « la ville aux trois roses »: l’une pour l’évêque, l’autre pour le Dauphin et la troisième pour les Grenoblois. Nous n’avons pu faire autrement que d’évoquer quelques figures emblématiques : Lesdiguières, Napoléon et Stendhal. Nous nous sommes un peu attardées sur les places, par ce beau soleil : la place St-André, celle de l’ancien palais de justice, la plus belle, la place Victor-Hugo, la plus vaste, et la place Grenette, la plus vivante. La symbolique était évidente : trois roses, trois hommes célèbres, trois places, et ce pour nos amies de... Troyes, forcément!
Le soir, nous étions en condition, le spectacle pouvait commencer. C’est Agnès qui nous a offert le cadre propice à l’évocation des souvenirs. La chaîne de Belledonne servait de toile de fond au théâtre de la guerre. Marie-Odile nous a rendues sensibles aux émotions de la petite fille qu’elle était, faisant resurgir du passé l’innocence face à l’innommable.
Comment dire « papa » à ce monsieur inconnu ? Le piano rendait plus vibrante encore l’intensité de la fragilité. Merci à elle et à Germaine Gemayel de nous avoir offert ce grand moment puisque nous remontions le fil du temps, il n’y avait qu’un pas à franchir pour retrouver à Vizille, les sans-culottes et le musée de la Révolution Française. La guide était jeune, passionnée et passionnante, le parc magnifique et ensoleillé, les cygnes noirs et blancs au rendez-vous.
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Que demander de plus ? Mais une remise en forme s’imposait pour le soir, car un autre spectacle nous attendait. Nous sommes donc allées prendre les eaux à Uriage. Quel ne fut pas notre dépit en constatant que l’eau miraculeuse sentait l’œuf pourri... Un petit coup de « bandit-manchot » gagnant ragaillardit, heureusement, nos énergies !
C’est dans le théâtre de Françoise, entre cour et jardin, que se sont produites 4 talentueuses comédiennes. Le rire était, cette fois, au rendez-vous et nous ne saurions dire ce qui, des situations, de personnages, des mimiques ou des mots nous a le plus amusées. C’était tellement juste, tellement vrai, tellement décalé qu’on ne pouvait que s’esclaffer ! La présentation des saynètes, spectacle dans le spectacle, valait elle aussi le détour. Inutile de parler du repas, du gratin dauphinois et des desserts ! Muriel regrette bien que les techniques modernes de communication ne transmettent pas les odeurs !
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Pour finir en beauté, nous n’avons pas négligé de visiter le site de Saint-Laurent et son musée archéologique, trace vive du passé, à ciel ouvert ou presque.
Vous voyez bien que nous faisons honneur au Lyceum. Nous sommes des amies gourmandes, dynamiques, sensibles, drôles, inventives, cultivées et accueillantes. J’avais oublié, nous sommes aussi... des artistes !
Danièle Vandenbussche


Lille: la remontée vers les racines Quand le soleil n’est pas que dans le cœur !

Comment parler du Nord et de cette escapade à Lille quand on est soi-même originaire du pays? Comment dire son émotion et son plaisir à se retrouver chez soi? Ch’ti, pur « jus » (ainsi nomme-t-on le petit café) je vais essayer de vous raconter...
Sur 15 rescapées, (4 personnes ont dû déclarer forfait pour raisons sérieuses), la moitié des Grenobloises est originaire de « là-haut ». Finalement, ce n’est pas si loin, cinq heures de train, et le tour est joué!
Dès le quai de la gare de Lille, le ton est donné. Mi-Jo, notre guide-lycéenne, général-en-chef, et Véronique, son fidèle lieutenant, nous attendent de pied ferme. Pas question de batifoler, un programme d’enfer a été soigneuse-ment mis au point!
Un plongeon dans La Piscine :
Et là, c’est l’émerveillement avec La Piscine ! Nous plongeons directement dans la culture culinaire du pays: chicons, maroilles et la gourmandise du Général de Gaulle... les gaufres de chez Meert ! Temple art déco de la culture du corps, cette piscine édifiée en 1932 est devenue un musée. Elle recèle des trésors, mais en est un par elle-même. Construite comme une abbaye avec sa chapelle orientée, son jardin intérieur, elle surprend par sa nef, ses mosaïques et surtout ses vitraux. Elle apparaît d’une étonnante modernité sociale et esthétique. Elle conjugue à la fois, beauté, art, fonctionnalité et originalité.
Le Mongy, tramway local, dont le nom honore l’ingénieur qui l’a créé, nous ramène vers nos pénates. Chez d’accueillantes Lycéennes, des amis, en famille, ou à l’hôtel, nous apprécions l’hospitalité du Nord.
Lille fait la part belle aux femmes :
Parfaitement ponctuelles et disciplinées, nous remontons le cours du temps, à la rencontre du Vieux-Lille. Ville-carrefour, ville de culture, ville au passé agité, Lille fait la part belle aux femmes. Les trois Grâces surmontant l’édifice de La Voix du Nord, journal régional, et la Colonne de la Déesse témoignent du pouvoir de la gente féminine. Ce sont elles qui incitèrent les hommes à résister aux Prussiens par exemple.
Après la Vieille Bourse, nous sommes fascinées par le rang du Beauregard, la rue de la Monnaie et l’Hospice Comtesse ainsi que par Notre-Dame- de-la-Treille, cathédrale inachevée jus- qu’à ce qu’un audacieux architecte contemporain la pare d’une étrange façade de marbre, opaque à l’extérieur et lumineuse à l’intérieur, à l’image de la foi.
Un buffet flamand sur la Grand’place : la_grand_place.png
Malgré des influences diverses, l’architecture présente trois constantes : les matériaux et les couleurs, gris pour le grès, rouge pour la brique et blanc pour la pierre. Les décors abondent et on dit que « Lille a mis son buffet flamand sur la Grand-Place » tant les cartouches, les cariatides, les atlantes, les amours lillois sont présents.
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Mi-Jo a tant à nous montrer et à nous raconter et nous sommes si passionnées que nous n’avons même pas le loisir de papoter, ou si peu!
Un petit tour de métro nous permet de gagner rapidement Villeneuve d’Ascq et le LAM (musée d’art moderne). « Hasard objectif » ou
clin d’œil des Dieux et de la vie, je croise une cousine que je n’ai pas vue depuis plus de dix ans ! Lille réserve bien des surprises ! L’art brut, qu’une jeune guide nous fait découvrir avec passion, nous laisse un peu médusées, parfois touchées aussi, par ces « cousins » ch’ti du Facteur Cheval.
La soirée est consacrée au « Furet du Nord ». Jean-François Callens, le fils du fondateur, nous conte son histoire, celle d’une petite boutique provinciale deve- nue la plus grande librairie d’Europe. Quelques chiffres significatifs : née en 1936, elle accueille, grâce à ses 160 ven- deurs, sur 3 600 m2, 10 000 clients par jour. 25 000 personnes peuvent traverser le magasin les jours d’affluence. Ce « Furet » fait partie des lieux embléma- tiques de la ville et témoigne de son dynamisme. C’est le cas aussi de la pâtisserie Meert ou du restaurant L’Huîtrière.
Le lendemain, sous la houlette bien- veillante de Mi-Jo, nous arpentons le quartier Saint-Sauveur et découvrons d’autres trésors. Nous évoquons non sans nostalgie « les canchons dormoires » comme le célèbre « P’tit Quinquin », nous attardons devant l’œuvre du mura- liste, Pignon, qui représente les combats de coqs chers aux habitants, riches ou pauvres et pénétrons dans l’hôtel de ville, immense édifice de briques rouges au hall impressionnant, le fief de Martine Aubry. Il nous reste à découvrir l’Hermitage Gantois, ancien hospice
transformé en hôtel de luxe. Que dire encore de Lille ? On peut laisser aux vraies Grenobloises le soin d’en faire l’apologie, car même le soleil était au rendez-vous! Et pour maintenir les liens qui se sont tissés avec cette belle ville de drapiers et ses habi- tantes, nous lèverons désormais nos verres, en disant, comme Mi-Jo : «A l’amour, à l’amitié, que ça dure et que ça perdure ! »
Danièle Vandenbussche.
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Ambronay et Brou : Qui pourrait croire que si près de nous se trouvent de tels joyaux?

En ce petit matin brumeux du 11 janvier, nous sommes 11 à partir à leur découverte...
Chance incroyable, c’est Alain Brunet lui-même, le président du centre culturel de rencontre d’Ambronay, qui nous gui- de. Il nous fait découvrir l’abbatiale du IXe siècle, le cloître et le complexe destiné aux jeunes artistes. Il nous parle avec passion du festival de musique ancienne et baroque qui a lieu chaque année en septembre. Il nous fait partager projets et espoirs! Il multiplie les anecdotes sur les familiers des lieux: le Père Bilis et Marc Minkowski , tous deux passionnés de musique. Visiblement cette abbaye est habitée et vivante. C’est un lieu de culte et de culture, les deux termes étant si proches. Nous restons émerveillées par la superbe Pieta qui, chose inhabituelle, tient le Christ sur son bras gauche. Les cellules des moines sont restaurées avec tant de goût et de luxueuse simplicité qu’on y ferait bien un petit séjour. Un très bel escalier en béton moulé, d’un modernisme absolu vaut, à lui seul, le déplacement.
Après le purisme, un joyau du gothique flamboyant du XVIe siècle nous attend : le monastère royal de Brou. Dans la pierre, et à travers elle, s’écrit l’histoire d’amour de Marguerite d’Au- triche et de son époux, Philibert le Beau, disparu alors qu’elle n’avait que 24 ans. Elle fait édifier ce somptueux mausolée oùle«M»etle«P»entrelacés dansla pierre, racontent les liens qui les unis- sent. En entrant, nous sommes saisies par la sobriété de la nef, dépourvue de vitraux et d’ornements. Le jubé, sculpté comme une dentelle de Bruges, marque le contraste avec le chœur qui, lui, est surplombé de vitraux colorés et meublé de stalles, richement sculptées. Ecrin, pour les trois mausolées de marbre : Marguerite et Philibert ont le visage tourné l'un vers l'autre pour l'éternité.La devise de Marguerite: « Fortune In- fortune Fortune » et la manière dont el- le l’a illustrée dans cette réalisation, nous laissent quelque peu médusées.
Nous terminons cette journée par l’ex- position consacrée à Daniel Sarrabat, peintre lyonnais de la fin du XVIIe siècle.
Béatrice Cordonnier et Danièle Vandenbussche
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La Maison de parents : le “Doigt de l’homme”

sans_titre-2.png Tel est le joli nom que porte l'une des 16 chambres de "la maison des parents" que nous avons pu visiter en avant-première, le 16 janvier 2012.

maison_des_parents.png C’est le 3 février, en effet, que La fondation Ronald McDonald inaugure, officiellement, ce lieu d’accueil, situé derrière l’hôpital « Couple-Enfant ». Il est destiné aux parents dont un enfant est hospitalisé au CHU de Grenoble. C’est l’équipe soignante de l’hôpital qui décide des personnes qui peuvent solliciter leur admission dans cette « Maison ». Elle est fonction de la pathologie, de la durée de l’hospitalisation de l’enfant, de l’éloignement et des ressources de la famille. Chaque chambre coûte 10 € par nuit, et ce pour deux à quatre personnes. Pilotées par Ivan Tiberghien, le président de l’association « Des Vallées et des cœurs », nous découvrons ce lieu de vie et de convivialité. Chacun doit s'y sentir "comme à la maison". La salle à manger, comme la superbe terrasse, se prêtent aux rencontres. La salle de télé et la bibliothèque permettent aux familles d’échanger et de dire leurs soucis ou leurs espoirs. Une blanchisserie offre la possibilité à chacun d’entretenir son linge.

Il y a déjà neuf « Maisons de Parents » en France, et l’on ne peut qu’être admiratif devant la fonctionnalité, la recherche esthétique et la qualité de la réalisation. Les matériaux répondent aux préoccupations éco-responsables de notre époque et ce sont des entre- prises locales qui ont été privilégiées. Nous avons rencontré, là, un couple de jeunes parents, dont le bébé hospi- talisé en service de néonatalogie, ne pesait que 1,4 kg, et qui attendaient de pouvoir le rapatrier à Gap, lorsque son état le permettrait. Les cernes de la maman et le sourire confiant du papa disaient, mieux qu’un long discours, le bien-fondé et l’utilité de cette « Maison de Parents » !

Danièle Vandenbussche


Arc-Nucléart: « Sauvés du temps, sauvés des eaux »

Tel fut le thème de la conférence proposée par l’AFFDU en ce 25 janvier 2012. Qui n’a pas entendu parler des bateaux vikings découverts en Scandinavie? Ou encore du Vasa, le fameux navire amiral suédois qui coula le jour même de son lancement et qui, 333 ans plus tard, fut sorti presque intact des eaux du port de Stock- holm? Ces découvertes prestigieuses ont donné un nouvel élan à la recherche et permis la mise au point de procédés modernes de traitements des bois gorgés d’eau. Mais sait- on qu’en France au cours des dernières décennies, ces découvertes archéologiques sub- aquatiques ont été nombreuses, importantes et variées, allant des pirogues néolithiques auxbateauxcorsairesduXVIIIe siècle?Etqu’unlaboratoirepionnierdansledomainedu traitement des embarcations et des objets gorgés d’eau se trouve à Grenoble? Arc-Nucléart! C’est un atelier de conservation-restauration d’objets du patrimoine en matériaux organiques de toutes époques et de toutes provenances. Il est né en 1970 de la volonté d’appliquer la technologie de l’irradiation gamma à la conservation du patri- moine culturel. Ses domaines d’interventions vont de la fouille jusqu’au musée, en par- ticulier:
• intervention sur des sites archéologiques pour conseils et extractions des vestiges en bois gorgés d’eau de grandes dimensions; • conservation et restauration de matériaux organiques. Parmi les sites et objets remarquables concernant les bois gorgés d’eau, citons:
• Charavines, où pas moins de 5 000 objets ont été traités, sans oublier les trois pi- rogues ; • La momie de Ramsès qui a subi un traitement au rayonnement gamma; • Marseille, son port antique et les épaves de la place Jules-Verne.
Et d’autres encore... comme de nombreux parquets Hache! Maintenant, si vous le souhaitez, ce sont vos trésors qui pourront requérir les soins d’Arc- Nucléart! Odile Séguie


Die Brücke, un « Pont » lancé vers le futur

art_nucleart.png Nous nous sommes retrouvées, 21 Lycéennes, le 25 avril, autour de l’exposition « Die Brücke », au musée de Grenoble. Ainsi nommé par ses membres fonda- teurs, le mouvement « Die Brücke », est un « Pont » lancé vers le futur, vers un art dégagé de tout académisme. Les princi- paux auteurs de ces formes et de ces idées se nomment Kirchner (ci-dessus A la ter- rasse du café, 1914), Heckel, Nolde, Pech- stein, Schmidt-Rottluff... Ces 120 œuvres, en provenance de Berlin, nous ont donné l’occasion de retracer l’histoire du premier mouvement d’avant-garde allemand, en nous permettant une approche de cette période foisonnante.
Caroline Mignot


Vœux 2012 : sacrée soirée!

Quel succès que cette soirée des vœux au Lyceum!
Comme lors de la soirée de rentrée en septembre, nous avons toujours un grand plaisir à nous retrouver ; en ce dé- but janvier, il s’agit de s’offrir des vœux traditionnels de santé, de bonheur etc. Ce soir-là, pour le Lyceum, c’est une soirée privilégiée...
Cela tient bien sûr à l’accueil de notre hôtesse Catherine Wimez (ci-dessus)
qui nous offre sa maison avec, en plus, toute sa gentillesse, son sourire, sa géné- rosité. Et puis, nous sommes entre femmes et donc nous savons que les vœux échan- gés parlent des petits bonheurs, des grandes joies de la vie, qui comporte aussi ses peines et ses lourdeurs.
Cela tient aussi à l’animation préparée cette année par Danièle Robineau qui nous a embarquées avec ses contes vers de douces images et bien des rêves... et
puis Françoise Vergely nous a enchan- tées et fait sourire, rire même avec un texte si bien dit de Boris Vian : « Ne vous mariez pas les filles, ne vous mariez pas... »
Cela tient enfin au buffet magnifique préparé par chacune, arrosé de cidre, vin, champagne et qui s’est clôturé avec plus de 13 desserts !
Chacune est repartie avec son plat vide et un petit présent tiré au sort...
Anne Oudet
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Sous leur petit bibi, quelques jolies amies

Apéritif printanier et" chapeauthèque" chez Lucile.
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Sortie de fin d’année

bourget.jpgLe lac du Bourget.
Promenade sur le lac, pique-nique et surprise.