Nous avons eu le plaisir et la chance d’accueillir dans nos montagnes huit lycéennes troyennes, dont la présidente actuelle et trois past- présidentes (excusez du peu !).
En ce joli début de printemps, nous leur avons fait découvrir « la ville aux trois roses »: l’une pour l’évêque, l’autre pour le Dauphin et la troisième pour les Grenoblois. Nous n’avons pu faire autrement que d’évoquer quelques figures emblématiques : Lesdiguières, Napoléon et Stendhal. Nous nous sommes un peu attardées sur les places, par ce beau soleil : la place St-André, celle de l’ancien palais de justice, la plus belle, la place Victor-Hugo, la plus vaste, et la place Grenette, la plus vivante. La symbolique était évidente : trois roses, trois hommes célèbres, trois places, et ce pour nos amies de… Troyes, forcément!
Le soir, nous étions en condition, le spectacle pouvait commencer. C’est Agnès qui nous a offert le cadre propice à l’évocation des souvenirs. La chaîne de Belledonne servait de toile de fond au théâtre de la guerre. Marie-Odile nous a rendues sensibles aux émotions de la petite fille qu’elle était, faisant resurgir du passé l’innocence face à l’innommable.
Comment dire « papa » à ce monsieur inconnu ? Le piano rendait plus vibrante encore l’intensité de la fragilité. Merci à elle et à Germaine Gemayel de nous avoir offert ce grand moment puisque nous remontions le fil du temps, il n’y avait qu’un pas à franchir pour retrouver à Vizille, les sans-culottes et le musée de la Révolution Française. La guide était jeune, passionnée et passionnante, le parc magnifique et ensoleillé, les cygnes noirs et blancs au rendez-vous.

Que demander de plus ? Mais une remise en forme s’imposait pour le soir, car un autre spectacle nous attendait. Nous sommes donc allées prendre les eaux à Uriage. Quel ne fut pas notre dépit en constatant que l’eau miraculeuse sentait l’œuf pourri… Un petit coup de « bandit-manchot » gagnant ragaillardit, heureusement, nos énergies !
C’est dans le théâtre de Françoise, entre cour et jardin, que se sont produites 4 talentueuses comédiennes. Le rire était, cette fois, au rendez-vous et nous ne saurions dire ce qui, des situations, de personnages, des mimiques ou des mots nous a le plus amusées. C’était tellement juste, tellement vrai, tellement décalé qu’on ne pouvait que s’esclaffer ! La présentation des saynètes, spectacle dans le spectacle, valait elle aussi le détour. Inutile de parler du repas, du gratin dauphinois et des desserts ! Muriel regrette bien que les techniques modernes de communication ne transmettent pas les odeurs !


Pour finir en beauté, nous n’avons pas négligé de visiter le site de Saint-Laurent et son musée archéologique, trace vive du passé, à ciel ouvert ou presque.
Vous voyez bien que nous faisons honneur au Lyceum. Nous sommes des amies gourmandes, dynamiques, sensibles, drôles, inventives, cultivées et accueillantes. J’avais oublié, nous sommes aussi… des artistes !
Danièle Vandenbussche
