Soirée musicale
Deux interprètes nous chanteront des chansons d’amour pour répertoire français. Vous êtes invitées à revoir nos classiques et pousser la chansonnette avec eux !
Cette soirée se terminera autour d’un buffet- bouchées approvisionné par chacune.
Visite guidée POP MUSIC 1967-2017_Graphisme et Musique
RV à 15h au Centre du Graphisme, Place de la Libération à Echirolles
L’exposition se propose, au fil des décennies, d’établir une typologie entre la musique et sa représentation graphique. Le contenant, aussi important que le contenu, se doit d’exprimer la musique et les intentions des musiciens. Les graphistes, les illustrateurs et les photographes ont ainsi des inspirations tous azimuts et puisent dans l’histoire de l’art, les innovations technologiques ou les autres cultures (Inde, Afrique, Caraïbes …)

Exposition, centre du graphisme
Quelle étrange exposition, un vrai kaléidoscope !
En fait, c’est un très sympathique propos qui nous emmène en voyage dans le temps, les cinquante dernières années, entre France, Grande Bretagne, et Etats unis. C’est aussi la première exposition de ce type, en France, fruit de la passion de Michel Bouvet , son créateur, pour le rock progressiste !
Voilà pour le contexte.
Aux murs, plus de 1300 pochettes de disques, de CD et enfin de néo Vinyles, en couleurs ou en noir et blanc, sobres ou psychédéliques, exprimant l’extraordinaire diversité de la création qui associe musiciens, graphistes, directeurs artistiques, photographes, producteurs et amateurs.
L’objet pochette a pris une extraordinaire ampleur à partir de cette fameuse année 1967 qui a vu éclore une nouvelle culture libérée et libératrice, à la recherche de tous les codes, de tous les possibles. Mais aussi chaque pochette raconte une histoire, une chanson, un procédé technique, des souvenirs, les nôtres, ceux de nos enfants et ceux de nos petits enfants.
Objet artistique, témoin d’une époque, de nouvelles techniques, ces 1300 pochettes nous parlent, nous font réfléchir et rêver, et s’associent ainsi parfaitement à toutes les possibilités musicales et graphiques qui ont marqué ces cinquante dernières années.
C’est peut être là une clef de cette expo : se laisser emporter dans ce monde foisonnant, une fantastique façon de nous ré-enchanter ! L.B.
A travers l'oeuvre de Dezeuze
Tel est le cheminement du visiteur qui s’aventure dans les méandres du parcours de cet artiste contemporain, né à Alès en 1942, aussi original qu’atypique !18 salles du musée de Grenoble lui sont consacrées pour une rétrospective d’envergure.
La formation de l’artiste est académique ; il possède de solides bases en dessin et en histoire de l’art. D’esprit cosmopolite, il se fait le défenseur du nomadisme et se nourrit d’influences diverses : espagnole, mexicaine, canadienne et américaine.
La question qu’il pose n’est pas nouvelle : L’art est-il bien une fenêtre ouverte sur le
monde ?
Le Châssis de bois vide, appuyé contre un mur donne le ton de sa recherche.
Le support de la toile est une création en soi, dans la mesure où il sous-tend l’oeuvre exposée. L’oeil garde sa liberté, traverse le cadre, comme on traverse le miroir pour entrer dans un autre univers.
Création de l’homo faber, il est la structure indispensable à toute existence, comme l’est le squelette au corps.
Daniel Dezeuze assume l’impopularité de cette création, comme celle des Echelles
modulables en bois souple, métaphores de la quête de l’homme et de l’artiste. Graphies dans l’espace, elles nous interrogent sur le pouvoir du vide, souvent générateur d’angoisse La Canisse enroulée, étalée sur le sol, enduite de bitume de Judée, nous laisse un peu perplexes.
Si l’on sait que ce novateur est à l’origine du mouvement Supports er Surfaces (1968-1972), on comprend mieux ce souci de liberté, d’absence de cadre, de limite, cette transgression permanente. Il s’inscrit dans une recherche de déconstruction de l’objet-tableau, à la fois peinture et sculpture. Les Portes, symboles de liberté ou d’enfermement, dégradées par ses soins, témoignent de cette volonté de revisiter notre quotidien avec notre besoin de sécurité ou d’évasion…
Il utilise successivement et indistinct échelles, claies, gazes, tarlatane, objets de
récupération tronqués et meurtris,réceptacles, valises... Que voi (que vois semble-t-il
demander à son interlocuteur-visiteur ? Est-ce une invitation au voyage artistique,
métaphysique ou spirituel ?
Il nous plonge avec la même facilité dans l’univers éthéré des gazes que dans celui plus destructeur des arcs et des arbalètes à la fois symboles de tension et de désastre.
Tension et dé-tension se répondent, comme se répondraient liberté et détention.
Cette oeuvre est extrêmement déroutante, elle nous oblige à remettre en cause nos valeurs et nos certitudes.
Le jeu des contradictions est permanent. Dezeuze se joue du vide et du plein, du léger et du dense, de la couleur et de l’aspect brut des objets.
S’inspirant du moyen-âge il explore le monde des laboratores avec
les objets de cueillette, des bellatores avec les armes et aussi des oratores avec les peintures qui perlent.
Notre oeil et notre esprit voltigent, hésitant à se fixer, comme les papillons et pavillons de cet esthète, aussi déstabilisant qu’imaginatif.
Si nous avons fait un détour Par une forêt obscure et si nous nous sommes parfois égarés dans le labyrinthe de Dezeuze, nous avons toujours perçu cette ouverture lumineuse que constitue la Création !
D.VDB
LE 24.01.2018
Exposition Daniel Dezeuze
*RV à 14h30 au Musée de peinture, Place Lavalette
En suivant une approche à la fois chronologique et thématique, cette exposition d’envergure rend compte de près de cinquante ans de création : depuis les premiers travaux du milieu des années 1960, avec une réflexion sur le statut de la peinture, de la représentation et de la mise à nu du tableau dit traditionnel, jusqu’aux dessins et sculptures les plus récents, qui renouent avec une palette plus vive. Chef de file du mouvement Supports /Surfaces Daniel Dezeuze est une grande figure de l’art contemporain.

club lecture
Emmanuelle Letourneur présentera :
Désert de Le Clezio
Deux récits en parallèle, celui de Nour, un jeune homme du désert, ’un homme bleu’ ’qui fuit vers le Nord pour éviter la confrontation avec le colonisateur chrétien et celui de Lalla, jeune fille avide de liberté, qui coule des jours miséreux mais heureux dans un bidonville.
Deux points communs : le désert et l’exil.
La soirée se terminera par un buffet - bouchées apporté par chacune.
Inscriptions auprès de Michèle Auger michauger@hotmail.fr
Accompagnement psychologique de victimes en cas d'attentat ou de catastrophe
Nous étions plus de 20 Lycéennes, accompagnées de quelques maris, à assister à la conférence du docteur Patrice Baro, psychiatre à l'hôpital de Grenoble et responsable de la cellule d'urgence médico-psychologique de l'Isère.
Comment traiter l'aide psychologique apportée aux victimes et proches, lors d'attentats ou de catastrophes, tel était le propos du conférencier, impliqué en première ligne lors de drames imprévisibles.
En France on s'est inspiré des pratiques des médecins militaires, spécialisés dans les névroses de guerre (Vietnam) et aussi de Freud (conversion hystérique)
En Isère, les risques sont importants : industriels (usine seveso), nucléaires, avalanches et autres…
Lors d'un attentat on vit le réel de la mort et il faut prendre en compte la
souffrance psychologique de chacun. L’important est de rassurer la victime d'abord par une présence même silencieuse, puis lui permettre de verbaliser son mal-être. Il est opportun de s'occuper des plus fuyants qui sont souvent les plus atteints. La première écoute s’avère primordiale.
Dans chaque département la présence d'une cellule médico-psychologique a été mise en place, doublée d’une cellule de crise au Ministère de la Santé.
Au quotidien on vit inconsciemment avec le sentiment d’immortalité. Et les victimes sont bouleversées par un terrible constat : la mort ne se maîtrise pas.
Cette cellule d'urgence agit comme interface avec la traumatologie de l'Arc Alpin. On peut citer pour mémoire l’avalanche qui s’est produite aux Deux-Alpes où 2 lycéens ont trouvé la mort.
Tous sont stressés, mais grâce à la parole libérée, on peut éviter des blessures sur le long terme.
Il faut noter le rôle actif de bénévoles formés à cet effet, car dans ce genre de situation la solidarité humaine est un puissant recours.
L'accompagnement humain, discret et professionnel constitue une aide inestimable.
C'est sur cette note d’espoir que s’est achevée la soirée par un
chaleureux apéritif dans le salon accueillant de Nadine.
O.S
16.01.2018.
Soirée Conférence ‘’ En cas d’attentat ou de catastrophe à Grenoble…’’
*RV à 19 h chez Nadine Aubert 4, place Vaucanson
Le docteur Patrice Baro, psychiatre à ‘l’hôpital de Grenoble et responsable de la cellule d’urgence médico psychologique de l’Isère, nous parlera de l’organisation des secours en cas d’attentat ou de catastrophe sur Grenoble, des retentissements psychologiques chez les victimes mais aussi chez leurs proches, et de la façon dont s’organise l’aide psychologique apportée aux victimes dans l’urgence et dans le temps.
Un verre de bienvenue vous sera offert lors de votre arrivée.
Soirée ouverte aux conjoints.
Inscriptions avant le 6 Janvier auprès de Michèle Auger michauger@hotmail.fr
Soirée des Vœux avec la Compagnie Créabulle
*RV à 18h30 chez Catherine Wimez, 7ter Rue Fetola Fontanil
« Grivoises, bourgeoises, les femmes de Maupassant « avec la Cie Créabulle.
Un duo de comédiennes, tour à tour, maitresses, prostituées ou canotières volages, nous embarque dans une valse des sentiments et des passions.
Participation :12€
A l’issue du spectacle, buffet approvisionné par chacune. Ne pas apporter de desserts, les galettes sont offertes par le club.
Inscriptions avant le 2 Janvier auprès de Catherine Wimez catherinewimez@wanadoo.fr

Soirée des voeux
« Grivoises, volages, bourgeoises, épouses, maîtresses, canotières : les femmes et MAUPASSANT »
Quand on évoque Maupassant, quelques titres viennent à l’esprit : La Maison Tellier 1881, Une Vie 1883, Le Horla 1887… romans ou nouvelles dans lesquels se côtoient naturalisme et fantastique.
Mais c’est dans un autre univers que nous plonge la compagnie Créabulle en cette soirée de janvier 2018, réservée aux vœux.
Anne-Sophie Galinier et Stéphanie Maurin, comédiennes professionnelles, nous entraînent dans le monde de ce disciple de Flaubert et de Schopenhauer, à la fois léger et caustique, sensible et pessimiste. La ronde des femmes se forme sous nos yeux, dans toute sa diversité et sa complexité, avec leurs obligations, leurs désirs et leurs besoins, souvent contradictoires.
Se succèdent trois tableaux révélateurs de cette fin du XIXème siècle : les bourgeoises dans leur souci de respectabilité et de passion, les filles de petite vertu dans leur recherche du plaisir, et les canotières à la fois grivoises et avant-gardistes par leur appétit de la vie.
Ce qui les rapproche, c’est tout à la fois leur quête d’amour souvent déçue et leur mépris ou leur dégoût des hommes. « J’ai besoin d’être aimée, ne serait-ce que par un chien » dira l’une d’elles.
Tous les textes proposés sont extraits des œuvres de Maupassant, vaste puzzle savamment recomposé et éclairé avec talent par les soins du régisseur. La musique, le choix des costumes et les voix off enregistrées nous aident à resituer chaque saynète dans un univers spécifique.
Mais outre l’aspect plaisant et sarcastique du propos, on se rend compte que Maupassant pose des questions très actuelles.
Les femmes sont-elles des poulinières ?
Ont-elles droit au plaisir ?
Peuvent-elles dire non ?
Comment réussissent-elles à concilier respectabilité et passion, désir et mépris ?
L’amour et le plaisir sont au cœur du spectacle et traduisent bien les besoins du jouisseur et du bon vivant qu’était Maupassant.
Mais c’est à d’autres plaisirs que s’adonneront les Lycéennes à la fin du spectacle, se retrouvant devant un buffet raffiné pour échanger de bons voeux. Elles deviseront à loisir sur leur condition, leurs projets, leurs soucis et aussi leurs joies.
Tout cela, orchestré avec maestria par Catherine, notre hôtesse, aussi attentive qu’efficace.
Cela nous permet, pour illustrer cette soirée consacrée à Maupassant, de souscrire à la formule de Julien Clerc :
« Femmes, je vous aime ! »
D.VDB

