Marie Mathias sculpteur
Sculpteur, à Grenoble, depuis quelques décennies…
Après quinze ans de peinture et un peu de sculpture, Marie, installée dans un grand atelier au fond d’une cour au milieu des fleurs, exerce son art.
Toute petite déjà, nous dit-elle, elle jouait avec la terre de son Nord natal, mêlée de sable.
Sa recherche de comprendre et de ressentir l’humanité toute entière se transmet à ses mains qui façonnent sa pensée, à travers l’histoire du monde, au fur et à mesure des événements.
Rescapés, infiltrés, mais aussi bien ‘route du rhum’, ou appartenant à des ethnies différentes, ses personnages offrent une vision cosmopolite du monde, répondant aux désirs de la créatrice de mettre en forme l’Humain. La nativité, l’amour maternel sont également sources d’inspiration.
Foisonnement de créations qui nous interpelle, cette quête de vouloir montrer l’Homme dans sa pluralité nous étonne profondément.
Elle enseigne également dans un lycée de banlieue. Avec un professeur de Philosophie elle a dirigé ses élèves dans un travail de réflexion qui a abouti à la création d’une fresque exposée à Izieux, haut lieu de la déportation juive.
Marie nous dit ; « l’acte créateur est l’expression d’un mouvement du fond de l’être …le sens à donner à son existence ».
Tout simplement Bravo,Tout simplement merci.
MC P 16.05.2018
Du dessein au dessin « De Delacroix à Gauguin »
Invitation au voyage à travers 120 chefs d’œuvre du XIXème siècle
« De Delacroix à Gauguin » *
120 des plus belles feuilles sur les 2000 détenues par le musée de Grenoble ont été sorties des tiroirs pour être présentées au public, selon un parcours chrono-thématique. Encadrées pour la circonstance, elles retrouveront la sérénité de leurs écrins obscurs dans 3 mois.
Depuis 2008, c’est la 5ème exposition de ce type organisée par Guy Tosatto, le directeur du musée et le commissaire de l’exposition. Son objectif est de mettre en valeur les collections stockées dans les réserves.
Elles pourront bientôt, de ce fait, être consultées en ligne.
C’est en compagnie de nos amies lyonnaises que nous découvrons ce que certains considèrent comme des ébauches, des esquisses, au mieux des traces fugitives des œuvres abouties. Ce n’est qu’en 1789 que les termes dessein et dessin sont dissociés, l’un étant le préalable de l’autre. Mais il n’y a pas de réalisation sans projet ! Et, au XIXème, les projets abondent.
Siècle du foisonnement culturel et de l’éclectisme, il offre aux créateurs des possibilités infinies.
Nous cheminons du romantisme au réalisme, du réalisme à l’impressionnisme et au symbolisme. Aux détours de ce parcours parfois un peu sinueux, nous croisons Delacroix, Daumier, Corot, Jongkind, Puvis de Chavannes, Fantin-Latour, Gauguin et d’autres peintres ou dessinateurs moins célèbres mais parfois très talentueux.
Les voyages exotiques, pittoresques ou immobiles donnent naissance à des œuvres extrêmement variées. L’artiste se nourrit à de sources multiples : références au passé, au présent, au monde familier, à l’Italie ou à l’Orient visité ou rêvé. Le goût du voyage lointain n’exclut pas la recherche du pittoresque local ou la référence à la tradition et au patrimoine. Le dessinateur pose aussi un regard acéré sur le monde qui l’entoure et qu’il caricature avec talent.
Si le support habituel est le papier, les techniques sont diverses : craie, fusain, pastel, gouache aquarelle… Le rendu final n’est parfois pas très loin de celui de la peinture.
S’il fallait garder en mémoire quelques œuvres significatives, on pourrait citer par ordre chronologique :
*Etude de la draperie pour la Vierge du Sacré-Cœur de Delacroix pour le néoclassicisme.
*Les animaux musiciens de Granville pour la caricature.
*Femme italienne jouant du tambourin de Papety pour l’académisme.
*La Bourne à Pont-en-Royans de Vagnat pour le pittoresque.
*Torrent coulant entre les rochers de Doré pour le romantisme.
*Nymphe désarmant l’Amour de Corot pour le symbolisme.
*Pays-Bas de Jongkind pour le pré-impressionnisme.
*Terre délicieuse de Gauguin pour l’exotisme.
Cette liste, très subjective, ne donne qu’un aperçu de la diversité des œuvres, les influences se croisent et s’enchevêtrent, rendant difficile toute classification.
Et même si cette visite guidée a été « un peu rude » selon l’expression pertinente d’une lycéenne, le grand mérite de cette exposition est de nous faire passer dans les coulisses de la création. L’artiste jette sur le papier le ressenti de l’instant, une impression fugitive qu’il souhaite prolonger, c’est son âme qu’il livre au spectateur. Mieux que dans une peinture aboutie, du croquis transpirent souvent l’authenticité et la vie.
Le 14.05.2018
Exposition au Musée de peinture « De De lacroix à Gauguin »
Cette exposition de 120 dessins, chefs-d’oeuvre des réserves du Musée, s’efforce de couvrir tous les courants qui traversent le XIXème siècle, du Romantisme aux prémices du Symbolisme: les voyages en Orient ou en Italie, la question des artistes confrontés à la guerre, le réalisme ou encore la sensibilité au paysage.
Fantin-Latour , Puvis de Chavannes,Corot,Delacroix,Gauguin,Jongking,Charles de Châtillon.
Ciné-Club
The Servant (Le Messager), drame britannique de Joseph Losey, sorti en Avril 1964, est une version restaurée en 2014, avec Dirk Bogarde, Sarah Miles, James Fox(1h55min.)
A Londres, Tony, un aristocrate jeune et brillant, vivant dans une luxueuse demeure du XVIIIième siècle, engage Hugo Barrett comme domestique.
Ce dernier se révèle être un valet modèle, travailleur et intelligent.
Suzanne, la fiancée de Tony, n’apprécie pas le comportement de Barrett, lui trouve quelque chose de malsain…
Musée ArHome
Le Musée ArHome retrace l’histoire des établissements Araymond-- inventeur du bouton pression à la fin du 19ième siècle, activité étroitement liée à la ganterie-- devenus une multinationale, aujourd’hui leader européen de la fixation automobile.
Visite gratuite de 1h30.
Cinq générations au service de la fixation et de l’innovation

Accueilli(e)s par 2 charmantes retraitées de l’entreprise A RAYMOND, nous avons pu saisir rapidement l’âme de cet univers que ces bénévoles incarnent : le savoir-faire et l’humain. Entreprise-phare de Grenoble, cette multinationale ne compte pas moins de 7000 salariés répartis dans 25 pays.
L’histoire commence en1886 avec le jeune mécanicien : Albert-Pierre Raymond et se poursuit jusqu’à nos jours à travers Achille, Albert-Victor, Alain et maintenant Antoine…
A l’origine spécialisée dans les boutons destinés aux bottines ou aux gants, cette entreprise n’a cessé d’innover dans le domaine de la fixation. Le superbe meuble qui ne compte pas moins de 500 petits tiroirs, placé dans l’entrée du musée, vous convaincra de la multiplicité des modèles offerts.
Le vécu de cette entreprise nous est raconté à travers les objets et les machines. Depuis toujours les hommes n’ont cessé d’innover pour nous rendre le quotidien plus commode.
Quelques dates ont permis une évolution positive :
*1901 : Apparition du bouton-fermoir à ressort utilisé dans la lingerie et les vêtements féminins.
*1935 : Création de la fermeture à glissière Vitex, concurrencée par la fermeture Eclair.
Invention de l’agrafe pour carrosserie automobile.
*1971 : Premier bouton-pression en plastique.
*1994 : Raccord encliquetable utilisé dans les circuits de carburant et de refroidissement des voitures. Etc.
Les domaines concernés sont multiples : vêtement, automobile, univers médical entre autres…
Pour exemple : Plus de 400 pièces de nos voitures sont produites par l’entreprise AR.
Cette dernière détient 1600 brevets actifs et consacre 6% de son budget à la recherche. Les innovations naissent souvent d’un besoin formulé par le client et d’une capacité à y répondre techniquement. « Un des grands talents des gens qui ont conduit cette entreprise à travers le monde, c’est d’avoir su reconnaître les bonnes idées ». A.R.
Les sites de production se répartissent dans le monde entier, mais Grenoble est restée le port d’attache de cette famille implantée au départ cours Berriat, lieu du musée industriel ARhome.
« Cette belle histoire, celle d’une formidable aventure humaine » n’aurait pas été possible, certes, sans les cinq A. Mais ce qui semble essentiel aux yeux des dirigeants, et d’Alain Raymond en particulier, ce sont les êtres qui l’animent. « L’entreprise ne vaut que par les gens qui sont dedans » déclare-t-il.
Le très grand tableau constitué par les visages des différents membres de cet univers, vaste mosaïque humaine, témoigne de l’importance et du rôle accordés à chacun.
Au mur figure cette très belle formule : « Chez Raymond, ce qui importe avant tout, c’est la relation »
De la relation à la fixation il n’y avait qu’un pas, aisément franchi ! 02.05.2018-D.VDB
Voyage à Aix en Provence Rencontre avec le Lycéum de Marseille.
Deux journées pour découvrir, en présence d’un guide, la ville d’Aix, son histoire, ses rues, ses hôtels particuliers, pour parcourir les expositions à l’Hôtel de Caumont, pour flâner sur les marchés et prendre un verre sur l’une des innombrables terrasses des cafés aixois.
Rencontre à Lyon avec le Lycéum de Lyon .
*RV à 11H30 , déjeuner dans une brasserie du centre ville en compagnie des lycéennes de Lyon, environ 20 €.
14h Visite guidée « Crimes & Faits divers »
Parcours insolite dans les rues du vieux Lyon sur des lieux de crimes et faits divers qui ont défrayé la chronique.
Prix 8€.
Journée à Uriage .
Monsieur Paul Allain nous recevra à son domicile pour évoquer la vie de son père, Pierre Allain.
Des rochers de Fontainebleau à l’Himalaya, Pierre Allain est considéré comme le pionnier de l’alpinisme français de haut niveau. Il est également un inventeur qui a révolutionné le matériel de montagne (sac de couchage en duvet, le mousqueton…).
12h30:déjeuner au Comptoir JOA ,restaurant du casino à Uriage .
Buffet à volonté 17 €
Balade jusqu’au château d’Uriage où Monsieur Allain retracera l’histoire de "l’École des cadres de la jeunesse d’Uriage "qui s’installe au château de septembre 1940 au 3 janvier 1943.
De père en fils, ou de pics en livres
Quelle sympathique rencontre que celle organisée par Anne chez Paul ALLAIN !
D’abord, le cadre : une des jolies maisons en bordure du parc d’Uriage, un peu désuète, avec un charme fou et très accueillante.
Notre hôte, Paul Allain, connaisseur de la montagne et ancien élève des Beaux Arts de Paris, aussi chaleureux que prolixe, sportif que cultivé, évoque avec admiration les multiples facettes de la personnalité de son père, Pierre Allain qui s’installa à Uriage dans les années 60 : une vie très bien remplie grâce à ses nombreux talents, son intelligence, sa curiosité, son ingéniosité mises au service de l’escalade, sa grande passion.
Pragmatique, celui qui fut considéré comme « le meilleur grimpeur de sa génération » mit au point les premières vestes en duvet en 1931, et de nombreux équipements
comme les mousquetons asymétriques en alliage léger, un descendeur, des chaussons d’escalade, désignés comme les « PA » par les grimpeurs avertis. De très nombreux livres, objets et photos, comme les paroles de son fils, le rendent présent dans cette maison où souffle l’esprit des deux hommes.
Pierre, le père, né en 1904, parcourt de nombreux massifs, des Alpes à l’Himalaya, ouvre des voies, recherche « les premières », fréquente nombre de physiciens et scientifiques de la région, travaille avec son père, mais aussi fabrique dans son garage les objets qui lui conviennent, avec des machines de son invention.
Ces machines, personne ne peut plus les voir, car une des passions de notre hôte les recouvre ! Effectivement, au fil des années, des courses en montagne et des circonstances, Paul ALLAIN s’est fait un prénom dans la vente des livres rares.
Et les voilà, les autres habitants de la maison ! 50 000 volumes l’occupent, peut être même plus l envahissant l’espace, du sol au plafond, rangés par sujets, mais aussi empilés un peu partout, sur plusieurs épaisseurs, de la cave au grenier.
De l’escalade à la littérature, Paul ALLAIN nous a emmenées dans ses passions avec beaucoup d’aisance et de générosité : de beaux moments de partage et de transmission.
Si vous voulez en savoir un peu plus, prévoyez donc une escapade au parc d’Uriage, où notre hôte exerce le métier de bouquiniste chaque week-end, ou bien lisez Alpinisme et Compétition , ou plus technique , L’Art de l’Alpinisme écrits par Pierre ALLAIN.
L.B, 05. 04.2018
