"Vie de chercheuse"

synthetic-molecules.jpgConférence-déjeuner avec Laurence Lafanechère directeur de recherches au CNRS.
Directrice d'un Groupement de Recherche « criblage biologique de petites molécules» en vue de progrès sur le cancer, les maladies cardiovasculaires...
Rendez vous à 11h30


L’avenir de l’eau: utopie ou réalité?

Quelle place tient-elle? dans notre vie de tous les jours, dans l'économie de notre pays et du monde?
Autant de questions à se poser sur l’eau.
Jacques Tcheng, directeur de la Régie des Eaux de Grenoble, nous en a parlé avec la précision et la conviction de l’expert qu’il est. À l’aide d’exemples concrets, il a pointé sa répartition inégale dans le monde, son gaspillage et autour des puits mais aujourd’hui ce sont des risques de guerres internatio- nales qui sont à craindre...
Pour revenir à notre Dauphiné, il nous a révélé que la gestion de notre eau est confiée à une multitude d’organismes dont les compétences sont inégales. Un gaspillage important de la ressource et des financements en découle, avec, pour conséquence, désordre et opacité. Ce qui est plus grave, c’est que ce désordre et cette opacité sont à l’origine de dérives.
Heureusement nous nous sommes consolées autour de brochettes de pois- sons qui, eux, n’avaient pas frayé en eaux troubles!
Danielle Bourgeat


PORT-ROYAL et SACLAY

10 h 30 visite du musée national de l’Abbaye de Port-Royal-des-Champs, où est relatée l’histoire du domaine et celle de la doctrine Janséniste : "Tout ici respire Dieu, la paix, la vérité" écrivit Jean Racine.
Après le déjeuner, nous serons accueillis par le gendre de Marie-France Juhel, à Saclay, à 14 h30, pour la visite du département de la recherche en biologie.


THEATRE

mardi 13 novembre à 20 H 30 au Théâtre de l’Union :

DREFUS, DEVOS

Il était une fois un Monsieur qui avait un œil baignant dans un réel absurde nous contant pendant des lustres en baccarat de folles anecdotes lumineuses. Je me suis dit voilà ma dote et mon antidote "l'Artiste" fut le détonateur et je vais tenter de faire naviguer cette planche sur la mer houleuse de son talent et de suivre son rythme magique en l'interprétant. Je m'attaque à un maître du mot motivé par l'émotion qu'il me transmet à chaque moment ... c'est le mot de la fin. JcD .
Une belle-mère, un poussin dans son gros ventre, la lune qui ne cesse de venir et de repartir, un pianiste primitif, un mille-feuille, Jésus est-il de retour. .. Jean-Claude Dreyfus rend visite à Raymond Devos. Son petit pied-à-terre dans l’imaginaire est le bistrot idéal où l’on disserte de tout et de rien, surtout de rien. Quitter ce monde en trois dimensions pour entrer dans celui sans dimension aucune. Quelques mots de Devos, des mots que l’on retrouve avec gourmandise, d’autres inédits. Chez Devos il y a tant de trésors cachés qui restent à découvrir. Jean-Claude Dreyfus Magicien, Jongleur, Musicien, Chanteur lui rend un vibrant hommage sans interdits. C.C.

Auteur - Raymond Devos
Mise en scène - Christophe Corëia
Comédien(ne) - Jean-Claude Dreyfus
Musique - Thomas Février
Production - Http://20h40.com/jean-claude-dreyfus
Durée 1h15
Pays France

AVEC JEAN-CLAUDE DREYFUS


EXPOSITION "PIERRE SOULAGES"

au MUSEE DES BEAUX ARTS

Avec le LYCEUM CLUB de GRENOBLE

Responsable : Ghislaine Anding, Olga Quinaux


EXPOSITION "PIERRE SOULAGES"

MUSEE DES BEAUX ARTS

RESPONSABLE : OLGA QUINAUX


Exposition Soulages au Musée des Beaux-Arts de Lyon

« Noir, c’est noir »
C’est avec le plus grand empresse- ment que nous avons répondu favora- blement à l’invitation du club de Lyon, le 12 novembre. En une matinée, toutes les places disponibles, proposées par nos amies lyonnaises, s’étaient envolées! Soulages ne laisse pas indifférent et Pierre Lacôte, notre guide, a su rendre cette exposition inoubliable.
On ne peut s’empêcher de penser à la pièce de Yasmina Reza: « Art » où trois amis s’affrontent à propos de l’achat d’un tableau blanc, tout blanc, ou presque ! Ici la question serait : comment peut-on rendre sensibles les modulations de la lumière, à travers des œuvres noires? Bien-sûr, il y a le noir de fumée, le noir du goudron, le noir d’ivoire et l’« outrenoir » (comme il existe un bleu outremer). Et puis il y a toutes les connotations propres au noir, que chacun porte en soi.
On parle à propos de Soulages « de la lumière du reflet ». Il se joue des oppositions et des contrastes : le noir et le blanc, le mat et le brillant, le creux et le plein. Le geste est répétitif, comme sont répétitives les empreintes ou les traces laissées sur sa matière de prédilection : l’acrylique. Les bandes de tissu qu’il colle, créent une rythmique particulière, sorte de partition musicale, de variation née du jeu des verticales, des horizontales et des obliques. C’est le spectateur, dans sa mobilité, qui fait exister l’œuvre grâce à l’organisation de la lumière. L’éclairage est donc primordial et son réglage, affaire de spécialiste. Ainsi le noir se fait couleur et, au- delà du noir, apparaissent le bleu Guimet, ou sa complémentaire, l’orangé.
Pour Soulages ce qui est essentiel, c’est l’action et non le concept. Dans ses ta- bleaux, il n’y a pas de récit. Il se sent proche de l’artisan qui expérimente et qui se laisse surprendre par la matière, l’organisation, la lumière. Il aime l’effet de surprise !
Son objectif est atteint. Il ne lasse pas de nous surprendre et les vibrations qui émanent de ses œuvres sont le reflet de la lumière, de la matière, des lignes, et de ce que nous projetons de nous-mêmes dans cette symphonie...
Danièle Vandenbussche


Exposition "Edward Hopper"

Avec Hélène Norlöff
Pour la première fois à Paris, l’artiste américain Edward Hopper (1882-1967) fait l’objet d’une grande rétrospective. Ce peintre, surtout connu pour ses toiles des Etats-Unis, a commencé la peinture à Paris au tout début du 20ème siècle, avant de rentrer à New York et peaufiner son style, imbu de mélancolie, se concentrant sur la classe moyenne américaine.
Limitée à 20 personnes


GEMMOLOGIE

Quentin Labelle Loizillon, Expert en gemmologie, nous fera une conférence sur " l’évolution du bijou au cours du XXe siècle".


La caserne De Bonne : du rêve à la réalite

Quand on évoque à Grenoble la caserne De Bonne, on pense aussitôt aux trois bâtiments gris totalement réhabilités (après un combat acharné mené par les Grenoblois) qui encadrent la cour d’honneur, aux jets d’eau et aux espaces paysagers bien séduisants. On y associe la galerie commerciale et ses magasins franchisés comme«H&M»ou«LeVieuxCampeur». On oublie parfois qu’il s’agit d’une expérience-pilote qui avait pour ambition de créer un écoquartier au cœur de la ville. Neuf cents logements ont ainsi été édi- fiés ou rénovés, avec pour principes directeurs, la mixité sociale et le souci du développement durable.
Cet ensemble qui se veut vivant, conjugue, depuis 2008, la diversité so- ciale et générationnelle. Se côtoient, outre les logements traditionnels, des logements sociaux, pour 40 %, une résidence hôtelière, deux résidences étudiantes, des bureaux, un établissement pour personnes âgées et un foyer pour handicapés. On ne saurait oublier le cinéma d’art et d’essai, le Méliès, riche de trois salles et un hôtel quatre étoiles. Le plus remarquable est sans doute la volonté de construire ces bâtiments avec comme préoccupation majeure les performances énergétiques. Les immeubles adjacents fascinent par leur conception et leur diversité. Mais, puisqu’il y a un « mais », tout n’est pas parfait!
Alors que nous arpentons les rues, en ce 26 octobre, un habitant nous hèle pour nous faire part de ses griefs quant à cet écoquartier. Celui du coût, excessif selon lui, des charges injustifiées, des infiltrations d’eau dues à la nappe phréatique trop proche et surtout du manque de régulation thermique, plus de 32 degrés en été ! Si nous sommes séduites par ce pro- jet novateur et par le côté exemplaire des moyens mis en œuvre, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser que « l’enfer est, parfois, pavé de bonnes intentions ». Le combat de l’écologie n’est pas encore gagné, même dans les casernes .
Danièle Vandenbussche