Conférence L’Europe face à la crise migratoire
Fondateur de l'Institut Français des Relations Internationales, M. Thierry de Montbrial nous fera partager sa vision de cette crise migratoire d'une ampleur exceptionnelle, et nous dira quelles réponses nous pouvons y apporter.
Musée de l’Homme
Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Le Nouveau musée de l'Homme, à travers un parcours didactique remarquable, nous fera découvrir l'articulation entre sociétés et environnements.
À la fois musée et lieu citoyen, il est entièrement consacré à l'Homme dans toutes ses dimensions.
GALANTERIE et EROTISME dans la SCULPTURE à CAEN
En compagnie de Monsieur Jean Rémy, guide-conférencier de l’Office de Tourisme de Caen, vous découvrirez des femmes coquettes dénudant leur poitrine, des hommes assez impudiques exhibant leur anatomie et des scènes, à la fois moralisatrices et osées … jusque dans nos églises !
Mode et jeux d'apparence dans la Venise du XVIII ème
Soline Anthore Baptiste, doctorante en histoire moderne, passionnée de Venise et de tissus anciens a axé son propos et son exposé sur la mode féminine au XVIIIème siècle dans la Sérénissime. Trois bonnes raisons, parmi d’autres, de rassembler 24 Lycéennes, tout ouïe, dans la maison si accueillante de Françoise A. :
*La mode, quel meilleur stimulant pour les femmes que nous sommes !
*Le XVIIIème, siècle où les femmes ont joué un rôle particulièrement important dans les Salons !
*Venise, ville emblématique s’il en est, symbole de rêve, de mystère et de création !
A travers les regards croisés d’un dramaturge, Carlo Goldoni, et d’un peintre, Pietro Longhi, tous deux vénitiens, elle aborde de façon originale ce thème, lieu des stratégies féminines, et son rôle dans l’évolution des mentalités. La plume et le pinceau se croisent et se complètent pour brosser un tableau assez exact de ce qu’il convenait de porter.
« Panier » et « corps à baleine » étaient indispensables pour remodeler le corps féminin. Le cône affinait la taille, le panier donnait du volume et de l’assise à la silhouette. Il restait à ajuster « l’andrienne », robe emblématique du XVIIIème. Deux critères magnifiaient le tout : le noir et la référence à la France. Cette robe, sublime mais très mal commode, était remplacée par « la polverina » à capuchon pour le voyage.
Point d’élégance sans accessoires ! Citons « le golié », ruban d’étoffe pour le cou, la coiffe, et surtout les manchettes. La dentelle de Flandres avait toutes les préférences ! N’oublions pas les fleurs dans les cheveux ou à la naissance de la gorge (un petit flacon rempli d’eau les maintenait fraîches) et l’éventail de… France, comme il se devait !
Enfin le maquillage : très blanc pour le teint et rouge vraiment carmin pour les pommettes !
Il va de soi qu’une dame de qualité maîtrisait l’art de la conversation, révélateur d’un certain hédonisme. Elle devait être accompagnée dans ses déplacements par un sigisbée, sorte de chaperon masculin. Etre à la mode coûtait si cher que des lois somptuaires avaient été votées pour limiter les conséquences désastreuses des dépenses engagées.
Au-delà de ces critères ou de ces impératifs se joue bien autre chose : le besoin d’intégration, de reconnaissance et parallèlement celui de démarcation. Les femmes, comme les hommes, ont un curieux rapport à la mode ; elle leur confère un statut, leur permet à la fois de se fondre dans la masse et de se singulariser. Cela aurait-il beaucoup changé ?
Le bon sens populaire prétend qu’à la mode rien ne déguise, mais n’avons-nous pas besoin justement d’être déguisés pour jouer notre rôle dans la comédie humaine ? D.VDB

Soirée -conférence
Soline Anthore, doctorante en histoire, spécialiste de la mode italienne aux XVII et XVIII èmes siècles présentera le sujet suivant :
« De Goldoni à Longhi, des femmes à la mode dans la Venise du XVIIIème siècle »
Une belle occasion de découvrir ce mystérieux univers !
LE LINGE ANCIEN
Passionnée depuis l’enfance par le textile, Carole Maillard a hérité de sa grand-mère maternelle, blanchisseuse, l’amour du beau linge et du vêtement ancien. Elle a acquis, au fil du temps, une collection importante de linge ancien qui repose dans des armoires depuis plusieurs dizaines d’années. Régulièrement, elle sort quelques pièces afin de les regarder. Chacune possède son histoire ; elle vous fera partager la joie éprouvée à chaque fois qu’elle a découvert ses différents trésors, pièces exceptionnelles pour certaines ou plus simples, certaines en bon état, d’autres beaucoup moins. Elle déroulera pour vous le fil de cette histoire, avec un dé, une aiguille et du fil.
MADE IN ROMANS , UNE AFFAIRE QUI MARCHE !
Jour de pluie dans la zone commerciale de Romans, mais festival d’informations et de couleurs dans le magasin d’usine : Made in Romans. Pour nous permettre de comprendre la philosophie de cette entreprise, Emmanuelle BENOIT, passionnée et passionnante, a d’abord évoqué l’univers de la chaussure à Romans.
Après les tanneurs installés au XVème siècle, les premiers chausseurs apparaissent au XIXème : au fil du siècle les usines succèdent aux premiers ateliers. Les années 50 sont le témoin du succès de célèbres fabricants comme Charles Jourdan et Stéphane Kelian. En 1990, fin du conte, début des grandes délocalisations, l’industrie de la chaussure s’effondre, et avec elle, l’économie de la région.
Au début du siècle, des optimistes, engagés et actifs, créent une association : ARCHER. Celle-ci met toute son ardeur à donner des possibilités d’emplois à des personnes en difficulté. De fil en aiguille, vingt pôles d’activités et 2000 personnes bénéficient de cette association.
Made in Romans, atelier de fabrication de chaussures de qualité, entièrement faites à Romans, avec des produits de base d’origine régionale, est le dernier défi relevé par le groupe. Associé à d’autres petites entreprises, cet atelier qui fabrique 5000 paires par an, a contribué à redonner à Romans son titre de «capitale de la chaussure».
Un tour des ateliers complète cette toile de fond. Toutes sortes de sensations, souplesse des cuirs aux incroyables couleurs, odeurs de colle rythment de brèves rencontres avec les ouvriers travaillant aux différents postes : coupe, piquage, assemblage et bichonnage.
Notre charmante cicérone, a su transmettre sa passion, tant pour les hommes que pour les techniques et les matériaux, voilà peut-être le secret de cette bien sympathique entreprise.

L’après-midi est consacré au Musée International de la Chaussure. Le voyage se poursuit au fil des siècles et des continents… L.B.
Marcher LYCEUM c’est avoir en permanence le sourire à la pointe de la botte, c’est inventer chaque jour son allure, c’est marcher au soleil les jours gris, c’est quatre pas dans le bonheur. (D’après Jean Claude Carrière, au musée de la chaussure)


journée à Romans
*10h30 à 12h : Visite guidée d’un atelier de fabrication de chaussures, « Made in Romans »
*Déjeuner sur place, conditions données ultérieurement
*14h30 à 16h : visite guidée du Musée International de la Chaussure : 4000 ans d’histoire de cet accessoire, de l’antiquité à nos jours, à travers les continents.
Conférence
10 mai à 18 h 45 :
conférence de Jean-Marc Ferrer au musée Adrien Dubouché
« Eugène Alluaud, du porcelainier au peintre de l’école de Crozant »

À l'occasion de l'exposition de la ville d'Éguzon consacrée à Eugène Alluaud, un ami intime d'Adrien Dubouché, Jean-Marc Ferrer donnera une conférence sur cet artiste-peintre et céramiste français. Né « dans un bloc de kaolin » comme il se plaît à le dire, Eugène Alluaud poursuivra la tradition familiale en achetant une manufacture avant de se consacrer à la peinture et s'illustrera lors du premier conflit mondial par des dessins aux thématiques militaires.
Assemblée générale internationale du Lyceum Amsterdam, 8/9 mai 2016
Après le mariage de notre fils Joep qui s’est déroulé par chance (!) aux Pays-Bas, me voilà le lundi 9 mai aux aurores dans un train en direction d’Amsterdam.
En plein centre de la ville, sur le Dam, se trouve l'hôtel Krasnapolsky, lieu privilégié et très élégant qui accueille l’A.G. Internationale du Lyceum.
Aux Pays-Bas, il y a trois clubs : Amsterdam, Groningen et Nijmegen et ce sont leurs membres qui ont organisé, de concert, le 33e congrès International avec un pré et un post congrès.
Le thème retenu était :
« Rencontre avec les Néerlandais : en dessous, sur et au-dessus du niveau de la mer ».
Après un accueil chaleureux et des rencontres avec des Lycéennes « all over the world », les choses sérieuses commencent. Des conférences se succèdent avec des titres comme :
" L'histoire des Pays-Bas et le modèle Polder," par le professeur Maarten Prak,
" L'origine et le travail des agences de l'eau aux Pays-Bas," par Ariane Hoog, comte de l'agence de l'eau de Amstel, Gooi en Vecht.
"La technique de la lutte contre l'eau" par David van Raalten, directeur de la compagnie ARCADIS.
" L'architecture et l'eau," par Sjoerd Soeters, architecte.
" La peinture néerlandaise et le miroir des cieux" par Cécile Bosman, Conservatrice du Musée National Maritime d’Amsterdam.
Deux Lycéennes néerlandaises nous ont également captivées :
An Moonen nous a raconté l'histoire des quilts néerlandais ( 1650-1950), en a parlé avec beaucoup d'enthousiasme. Elle a écrit 6 livres sur ce sujet et nous a montré quelques specimens de sa collection personnelle. (quilt = patchwork)
Margreet Graaff nous a lu quelques poèmes de sa composition, très accessibles, suite d'expériences et de souvenirs. A l'occasion de ses 80 ans elle a publié un recueil de 40 poèmes : «Voyage d'une vie".
Si je déroule le film des événements, lundi après-midi a eu lieu l’Assemblée Générale. Ingrid Von Rosen a été réélue présidente avec comme vice-présidentes Joyce Young, pour l'hémisphère Sud et Muriel Hannart, pour l'hémisphère Nord.
Christina Bernstrom Lundberg et Marianne Grenholm sont respectivement secrétaire et trésorière.
Le rapport moral et le rapport financier ont été approuvés.
Je me suis inscrite pour le "Home Hospitality", et le lundi soir j’ai été chaleureusement accueillie par Cordelia Davies Blackburn sur le Keizersgracht pour un dîner avec des Lycéennes françaises, de Troyes, Fontainebleau, Paris, Orléans. Ce fut une soirée très réussie.
Mercredi, retour à Grenoble après des journées pleines des belles rencontres. Bien fatiguée mais contente, j’ai apprécié cette première expérience, qui montre bien la dimension internationale de notre Lyceum.
Marijke Jansen
