NOUVEAU CLUB de RABAT
Du 3 au 6 avril : prise de contact avec le nouveau club de Rabat
Nous serons six lycéennes à vous représenter :
Anne Chabert, Carolyn Dandois, Béatrice Fix, Chantal Giraud, Thérèse Salmon, Nicole Toffolutti
LES AMISH
Les Amish : un peuple anachronique, énigmatique et fascinant par Monsieur Gérald ROVARC’H
Les Amish sont les membres d’une communauté religieuse pacifique qui veut vivre "à l’ancienne", de productions agricoles et d’artisanat, en dehors des technologies du monde moderne. Ils n’utilisent ni électricité, ni téléphone, ni voitures plus récentes que des carrioles tirées par des chevaux. Leurs vêtements, qui se doivent d’être modestes, sont souvent sombres, avec coiffe blanche d’organdi sur cheveux longs pour les femmes, barbes et chapeaux clairs pour les hommes.
Surtout implantée en Amérique du Nord, cette communauté a été fondée en Alsace à l’extrême fin du XVIIème siècle par Jakob Amman, pasteur anabaptiste.
"Tu ne te conformeras point à ce monde qui t’entoure" dit la première des "Ordnung", règles de l’ordre Amish.
Notre conférencier nous présentera leur vie quotidienne et les différents courants traversant le mouvement.
Conférence / goûter « Historique du Mont de Piété »
Anne Kolivanoff, conférencière, contera autour d'un bon goûter l’histoire du crédit municipal de Paris, plus familièrement appelé "Ma tante".
Journée à Uriage .
Monsieur Paul Allain nous recevra à son domicile pour évoquer la vie de son père, Pierre Allain.
Des rochers de Fontainebleau à l’Himalaya, Pierre Allain est considéré comme le pionnier de l’alpinisme français de haut niveau. Il est également un inventeur qui a révolutionné le matériel de montagne (sac de couchage en duvet, le mousqueton…).
12h30:déjeuner au Comptoir JOA ,restaurant du casino à Uriage .
Buffet à volonté 17 €
Balade jusqu’au château d’Uriage où Monsieur Allain retracera l’histoire de "l’École des cadres de la jeunesse d’Uriage "qui s’installe au château de septembre 1940 au 3 janvier 1943.
De père en fils, ou de pics en livres
Quelle sympathique rencontre que celle organisée par Anne chez Paul ALLAIN !
D’abord, le cadre : une des jolies maisons en bordure du parc d’Uriage, un peu désuète, avec un charme fou et très accueillante.
Notre hôte, Paul Allain, connaisseur de la montagne et ancien élève des Beaux Arts de Paris, aussi chaleureux que prolixe, sportif que cultivé, évoque avec admiration les multiples facettes de la personnalité de son père, Pierre Allain qui s’installa à Uriage dans les années 60 : une vie très bien remplie grâce à ses nombreux talents, son intelligence, sa curiosité, son ingéniosité mises au service de l’escalade, sa grande passion.
Pragmatique, celui qui fut considéré comme « le meilleur grimpeur de sa génération » mit au point les premières vestes en duvet en 1931, et de nombreux équipements
comme les mousquetons asymétriques en alliage léger, un descendeur, des chaussons d’escalade, désignés comme les « PA » par les grimpeurs avertis. De très nombreux livres, objets et photos, comme les paroles de son fils, le rendent présent dans cette maison où souffle l’esprit des deux hommes.
Pierre, le père, né en 1904, parcourt de nombreux massifs, des Alpes à l’Himalaya, ouvre des voies, recherche « les premières », fréquente nombre de physiciens et scientifiques de la région, travaille avec son père, mais aussi fabrique dans son garage les objets qui lui conviennent, avec des machines de son invention.
Ces machines, personne ne peut plus les voir, car une des passions de notre hôte les recouvre ! Effectivement, au fil des années, des courses en montagne et des circonstances, Paul ALLAIN s’est fait un prénom dans la vente des livres rares.
Et les voilà, les autres habitants de la maison ! 50 000 volumes l’occupent, peut être même plus l envahissant l’espace, du sol au plafond, rangés par sujets, mais aussi empilés un peu partout, sur plusieurs épaisseurs, de la cave au grenier.
De l’escalade à la littérature, Paul ALLAIN nous a emmenées dans ses passions avec beaucoup d’aisance et de générosité : de beaux moments de partage et de transmission.
Si vous voulez en savoir un peu plus, prévoyez donc une escapade au parc d’Uriage, où notre hôte exerce le métier de bouquiniste chaque week-end, ou bien lisez Alpinisme et Compétition , ou plus technique , L’Art de l’Alpinisme écrits par Pierre ALLAIN.
L.B, 05. 04.2018
Club de lecture Soirée Prix littéraires
*RV à 18h chez Dominique Boulet 10 ,Chemin de la Revirée Corenc
Les prix littéraires de 2017 vous seront présentés par des Lycéennes. Venez nombreuses.
A l’issue de la présentation, un buffet salé sucré approvisionné par chacune.
Fabrique Opéra avec Carmen
Carmen de Georges Bizet avec l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble sous la direction de Patrick Souillot et le Choeur de la Fabrique Opéra de Grenoble.
Depuis plus d’un siècle, Carmen dans sa robe étincelante et fatale, victime et prédatrice, captive les foules qui tombent sous son charme.
Sur la ROUTE du SEL et des ÉPIDÉMIES
[*"Sur la route du sel et des épidémies. Merveilles des chapelles peintes du Haut pays Niçois ; ND des Fontaines, ‘la Sixtine des Alpes du Sud’"*], par Claude-Mathilde MONET.
"Méconnues largement des foules qui se pressent sur les plages de Nice ou à son fameux Carnaval, ce ne sont pas moins de 400 chapelles décorées de fresques qui sont éparpillées dans les vallées de l’arrière-pays niçois : vallée de la Vésubie, vallée de la Tinée, vallée du Var ou encore de la Roya. Des artistes itinérants et italiens, venus de Florence, de Venise ou du Piémont, ont offert leur talent à cette région difficile d’accès, souffrant de la peste, de la famine, du feu, des orages et cherchant à implanter des chapelles, bastions de protection, refuges et lieux d’invocation. Canavesio et Baleison sont les principaux peintres".
A la découverte du Street Art à Grenoble
Après-midi printanière pour découvrir charmes et secrets du Street Art.
Ce mouvement, apparenté aux cultures émergentes comme le rap et le hip hop, est né aux Etats Unis, à New York et Los Angeles, dans les années 70. C’est environ vingt ans plus tard qu’il est apparu à Grenoble avec l’artiste Ernest Pignon, Ernest dont la fresque initiale a été entièrement refaite il y a deux ans.
Si cette forme d’expression se développe dans de nombreuses villes, Grenoble offre une particularité, la création par la galerie Space Junk de l’unique festival annuel consacré au Street Art.
Cet événement permet aux artistes de de se faire connaitre, de s’exprimer, et surtout leur donne un cadre légal. En effet, la galerie trouve des lieux et obtient les autorisations de propriétaires pour que des murs ou portes de garage puissent ainsi devenir les supports des oeuvres. C’est aussi un moyende doter la ville et les communes avoisinantes de cet original patrimoine urbain.
Au fil de notre promenade, nous avons pu découvrir une vingtaine d’artistes d’âge, de nationalités, de renommées, de styles et de techniques très différents. Tous les formats, supports et associations sont permis ainsi qu’une certaine insolence irrévérencieuse, comme l’exprime une formule accompagnant une femme en prière « Au nom du pire, du twitt et du safari".
Presque tous accordent une grande importance au lettrage ou Writting dont l’histoire occupe une fresque de 70 mètres rue Humbert II et signent leur oeuvre d’un "blaz », ou marque de reconnaissance. Et aucun artiste n’apprécie d’être « toyé », autrement dit que son oeuvre soit cachée ou recouverte par des tags ou ajouts intempestifs .
Il est clair aussi qu'au delà des différences, cette forme d’expression exprime un regard assez critique sur les maux de nos sociétés et de l’empathie pour ceux qui en souffrent comme cette magnifique Africaine du très jeune Grenoblois SNEK.
La nature est aussi un thème très présent, comme le montrent les baleines du duo suisse NEVERCREW ou le vol des martinets du Chinois DALISTE.
Nouveau medium, à la portée de tous les regards, le Street Art nous offre un reflet de notre société où se côtoient « le pire » mais aussi souvent le meilleur !
28.03.2018 - L.B.
