Soirée des voeux
Rencontre festive et culturelle
« Elle, Lui : A Cœur et à Cris »
A l’origine de cette rencontre littéraire et musicale, il y a 3 lectrices férues de littérature : Adélina, Nicole et Véronique, qui veulent faire connaître la culture populaire italienne, celle de leurs origines. Après avoir choisi comme thème fédérateur, l’exil, elles s’orientent ensuite vers celui des relations homme/femme.
Mais il manquait une dimension à ce projet littéraire : la musique !
Par hasard, par chance et par bonheur, il y a Lucien et sa guitare. Lucien, c’est la musique incarnée !
Et puis, il y a Patrizia à la voix puissante, colorée, chaude et vibrante. L’ensemble était constitué !
Franck et son accordéon, Nino et son piano électrique les rejoignent bientôt ainsi que d’autres lecteurs. Antoine, Geneviève et Michel, séduits par leur projet, complètent ce groupe d’amateurs passionnés.
Ce sont donc 10 intervenants qui, en cette soirée des vœux, nous ont parlé, à travers la littérature et la musique, d’amour et « d’un rêve de complétude à jamais impossible ».
A travers des auteurs comme Quignard, Ernaux, De Lucca, Cohen, Ferney, Pagano, Singer, Roth, Reza, Grenouillet et d’autres, ils ont évoqué explicitement ou en filigrane les tourments, les dérives ou les joies de l’amour. La vision proposée, avec ses bonheurs et ses peines, n’était pas toujours très optimiste, mais chacun sait qu’« on ne met pas l’amour dans une boîte » , comme l’a déclaré avec beaucoup d’humour une Lycéenne.
La soirée s’est déroulée fort agréablement, autour d’un somptueux buffet. Françoise et Bernard Grand-Dufay nous avaient ouvertes toutes grandes les portes de leur maison, avec la générosité et l’élégante simplicité qui les caractérisent. L’amitié et le champagne ont favorisé des discussions chaleureuses et animées sur quantité de sujets, y compris les choix de textes et leur tonalité.
Puisse notre année lycéenne être à l’image de cette soirée ; à la fois festive, amicale, culturelle, riche d’échanges et de découvertes !
D VDB – le 17.01.17
Or gris et Art Déco
Si on lève un peu les yeux lorsqu’on se promène à Grenoble, on ne peut qu’être séduit par le somptueux spectacle que constituent les montagnes. Mais c’est à une autre découverte que nous convie Caroline Roussel-Champetier, notre guide, à savoir l’Art Déco, style propre aux années 1920.
Nos amies lyonnaises nous rejoignent en début d’après-midi, après la visite de l’exposition Fantin-Latour et un déjeuner en terrasse au restaurant du musée.
Il s’agit, sous un soleil estival, d’observer l’architecture grenobloise. Nous déambulons d’un pas alerte, le nez en l’air, sous la houlette de notre guide.
Départ : Maison du tourisme. Arrivée : rue Thiers. Itinéraire : rue de la République, boulevards Rey et Gambetta et, bien-sûr, cours Jean Jaurès. C’est là qu’on trouve le plus de traces de l’Art Déco et aussi de l’Art Moderne.
Pas moins de 2 heures à scruter, souvent en haut des façades : les balustres, les garde-corps, les ornements variés et les matériaux divers. Au passage, ne manquez pas la très belle façade de l’immeuble situé entre Monoprix et la place Grenette (même s’il s’agit d’un tout autre style) où l’on retrouve les têtes des propriétaires. Vanitas vanitatum…
C’est Louis Vicat, qui dès 1818 fait des recherches sur le ciment hydraulique, fasciné par les réalisations romaines. Le béton moulé et le béton armé, dont il modifie la composition, font bientôt la fortune et la renommée de la ville au début du siècle.
Nous observons, grâce à lui, de nombreuses nuances de gris (mais pas 50 !), puisque c’est bien d’or gris qu’il s’agit ici.
De l’Exposition universelle à Paris, à l’Exposition internationale sur la houille blanche et le tourisme à Grenoble, en 1925, il n’y a qu’un pas que nous franchissons allègrement.
Quatre réalisations restent emblématiques de la ville : le Garage hélicoïdal que nous avons la chance de visiter grâce à Christine C., la Tour Perret, le Palais des glaces et l’Immeuble du gymnase, devant lequel nous faisons une halte bienfaisante. Ce grand paquebot aux lignes arrondies, tout de blanc vêtu vient juste d’être réh abilité. Ces réalisations sont signalées comme appartenant au Patrimoine du XXème siècle.
A Grenoble tous les styles se côtoient et s’enchevêtrent. Mais ce qui permet d’identifier l’Art Déco, à coup sûr, ce sont, outre les matériaux disparates, les lignes arrondies et les pans coupés, les toits-terrasses, les bow-windows, les oculus et l’ornementation florale avec une prédilection pour les roses et les tournesols. Les ouvrages en ferronnerie, balcons et garde-corps, ainsi que les portes sont tout à fait remarquables.
Même les « vraies » Grenobloises sont étonnées par la richesse de leur ville en ce domaine.
Désormais lorsque nous nous promènerons en ces lieux, nous n’oublierons pas de lever la tête !
D.VDB avec la complicité de C.M. 16/05/2017
Visite ‘’ Grenoble Art Déco’’
Dans la continuité du thème des Années Folles, proposé cette année par le club de lecture et le
club cinéma, une visite ‘’Grenoble Art Nouveau’ ’enrichira cette thématique sur le plan
architectural.
RDV à 14h devant la poste Rue de la République.
Rencontre avec Emma Louis
LE JOUR OU JE N' AI PAS TUE MON PERE UN RUDE ROMAN PSYCHOLOGIQUE
Pour la première fois le Lyceum accueillait, lors d'un petit déjeuner littéraire, Emma Louis.
Journaliste de talent, écrivain, poétesse, elle a plus d'une corde à son arc et a même écrit, en son temps, un opéra-ballet préfacé par Monseigneur Matagrin....
Elle nous présentait mercredi son dernier livre « le jour où je n'ai pas tué mon père » un rude roman psychologique.
Avec sa légendaire retenue et la passion qu'elle met en toute chose, Emma nous a embarquées dans son univers. Un univers fait de plongées au plus profond des ténèbres et de lumineuses renaissances.
Pour résumer en quelques mots son ouvrage, on peut dire qu'il a pour thème principal l'enfance maltraitée. Mais pas seulement. Certes le héros placé très jeune sous l'autorité de la Protection de l'Enfance, souffrira une bonne partie de sa vie de l'absence d'amour maternel. Il se fera du mal à lui même et... aux autres. Avant de trouver la rédemption.
Du livre il faut aussi retenir l'écriture au couteau d'Emma, qui ne cesse de tailler dans la vie, ses malheurs et ses bonheurs aussi.
Il faut du temps parfois pour apprivoiser Emma, souvent mystérieuse derrière ses verres teintés.
Mais quand elle découvre chez les autres, écoute et bienveillance, s'engage alors un échange fait de chaleur et de sincérité.
C'est ce que l'on a ressenti, semble-t-il, au cours du débat qui a permis à l'assistance d'entrouvrir un instant le monde de l'auteur.
V.S. - 12.05.2017
Rencontre avec une auteure
Emma Louis, journaliste pendant toute sa carrière, est également l’auteur de divers ouvrages dont un roman ‘’Entre ciel et terre ‘’qui a reçu le prix de l’Alpe.
Son oeuvre compte aussi des recueils de poèmes et des ouvrages historiques.
Elle nous parlera de son dernier livre ‘’Le jour où je n’ai pas tué mon père ‘’, ouvrage paru au printemps dernier.
Cette rencontre se déroulera autour d’un petit déjeuner chez Véronique.
Michelle Tourneur : "La Ballerine qui rêvait de littérature"
Pour la troisième fois, nous avons la chance et le plaisir d’accueillir Michelle Tourneur, écrivain et scénariste. Après La beauté m’assassine et Cristal noir, elle vient nous présenter, avec la grâce et la sensibilité qui la caractérisent, son nouveau roman paru chez Fayard : La ballerine qui rêvait de littérature. L’appartement natal de Stendhal se prête tout particulièrement à cette rencontre.
L’auteur met en scène une sorte de « Pas de deux », fait d’approches et d’esquives, de frôlements et de fuites entre deux personnages : Victor et Marie, meurtris par la vie, privés de leur public et dans l’incapacité d’exercer leur talent. Lui, brillant professeur de littérature parce qu’il se retrouve à la retraite, sans y avoir vraiment pensé et elle, prima ballerina, parce qu’un grave accident survenu à la fin d’une représentation du Lac des Cygnes l’a éloignée de la danse. Le parisien épris de la capitale et la danseuse cosmopolite se rencontrent à Arras, ville et lieu improbables, réunis par de luxueuses malles stockées dans un hangar. Ces malles pourraient contenir les livres de Victor, son seul trésor, ou les accessoires de la ballerine, maintenant inutiles. Elles sont là, mystérieuses et secrètes, telles les dépositaires d’un trésor préservé ou d’un lointain passé…
S’engage alors un curieux ballet, où chacun avec pudeur et retenue se livre et se protège. Victor a été amputé de la vibration du féminin par le départ de Melissa qu’il a passionnément aimée, Marie, de la littérature pour se vouer, sous l’emprise de maîtres intraitables, à la danse.
Le Grave de la littérature fait contrepoids au Léger de la danse et c’est dans un échange surprenant que va se nouer un pacte qui redonne de la densité et du sens à leur existence. L’un souhaite découvrir le vaporeux, le mousseux, le fluide, contenus dans les jolis tiroirs recouverts de cuivre de la boutique de lingerie féminine tenue par Marie. L’autre voudrait être initiée à la littérature dont elle a été privée au profit de la danse. Le contrat : « Un tiroir, contre un texte !»
Ces tiroirs secrets, ouverts les uns après les autres sont les gardiens des rêves, des aspirations, et aussi de l’âme de chacun.
Michelle Tourneur, par la magie de l’écriture, nous entraîne dans une féérie ; ballet où virevoltent de concert, la petite phrase musicale de Proust, les draps blancs de Garcia Marquez et la lingerie soyeuse et aérienne déployée par la ballerine.
A travers les références multiples, à la littérature, à la musique ou à la peinture, nous accédons à un autre monde, riche et foisonnant, une perception plus subtile des choses et des êtres.
On n’entre pas ‘’par hasard ‘’dans l’univers de Marie Scott Preaulx ou de Michelle Tourneur.
Le hasard n’existe pas. Ce qu’on appelle ‘’ hasard ‘’ est fait de synchronicité, de porosité, d’ouverture aux autres ou aux événements.
La vie nous envoie des signes (des cygnes !). C’est notre responsabilité de nous mettre en résonance, en disponibilité, pour les accueillir et accéder ainsi au Léger !
03-05-2017 D.VDB
Exposition Pic & Bulle
*RDV à 9h45 au Musée de l’Evêché 2, rue Très Cloitres
L’exposition explore pour la première fois le rapport de l’homme à la montagne dans la bande dessinée, à travers une sélection de planches originales, d’éditions rares et de reproductions de bandes dessinées exécutées par quatre-vingt-dix auteurs venus de tous horizons : France, Belgique, Japon, Etats- Unis.

Club de lecture
*RDV à 18h chez Caroline
Les lycéennes du Club de lecture vous invitent à venir à la présentation des Prix Littéraires de l’année 2016.
Venez nombreuses les entourer.
Ciné-Club
On achève bien les chevaux (2h) film américain, réalisé par Sydney Pollack, sorti en 1969,inspiré du roman du même nom de Horace McCoy,publié en 1935.
Au début des années 1930, en Californie, on se presse pour participer à l’une de ces
nombreux marathons de danse, organisé à travers le pays pour gagner des primes importantes,Robert et Gloria ont partie de ces candidats .
Fantin-Latour, le retour
« Je veux faire des chefs-d’œuvre […] c’est la seule chose qui peut faire consentir à vivre. »
Fantin-Latour trouve au musée de Grenoble, ville de sa naissance, un cadre privilégié pour l’exposition de ses toiles, de ses gravures et de sa collection de photos.
Surtout connu pour ses somptueuses natures mortes, ce peintre ne lasse pas de nous surprendre.
A la fois austère et exigeant, il fait preuve d’une sensibilité à fleur de peau. Totalement dévoué à son art, il accepte pour lui, tous les sacrifices, « car l’art est en dehors de la vie » déclare-t-il.
Sombre et souvent solitaire, Fantin-Latour s’adonne d’abord à l’autoportrait, terrain de recherche qui n’impose ni modèles ni contraintes extérieures. Il puise également son inspiration dans l’observation et la représentation des êtres familiers qui l’entourent, comme ses sœurs ou les membres de sa famille. S’il rend compte de leur intériorité avec beaucoup de justesse, il se place toujours à distance de son sujet.
Mais il rêve bientôt de grandes toiles rassemblant des artistes célèbres, témoins de son temps et en 1864 il peint L’hommage à Delacroix où, parmi d’autres, il se représente lui-même ainsi que Manet, Baudelaire ou Whistler. Il tente ensuite un Hommage à la vérité, qu’il détruira après son refus au SalonIl ne connaitra le succès dans ce genre très particulier, qu’avec Coin de table, remarquable entre autres choses, par la présence sulfureuse de Verlaine et Rimbaud.
Après avoir rendu hommage, à la peinture, à la vérité, à la poésie, il célèbrera également la musique et en particulier Berlioz et Wagner.
Parallèlement à ces grands formats, il réalise aussi de subtiles et ravissantes natures mortes
où s’expriment la délicatesse de sa sensibilité et son goût des harmonies. L’originalité des compositions et des cadrages comme dans Capucines doubles permet de les identifier à coup sûr. Son séjour en Angleterre lui offrira à la fois notoriété et aisance financière.
A la fin de sa vie, il donnera libre cours à sa fantaisie et à une imagination libérée, dans des fantaisies oniriques où il magnifiera le corps féminin. Sa collection de photographies de nus (plus de 1400 clichés) témoigne à la fois de son intérêt pour les femmes et sans doute de frustrations générées par une morale quelque peu austère.
Ecartelé entre la tradition et la modernité, les convenances et un érotisme refoulé, il pourrait illustrer la formule de Stevenson :
Docteur Fantin et Mister Latour
07.04.2017 - VDB

