AG de le Fédération-Bretagne-octobre 2011

D’une A.G. à l’autre…
Les Lycéennes en CÔTES D’ARMOR
240 Lycéennes se sont retrouvées à SAINT-BRIEUC le 12 Octobre 2011 pour l’A.G. nationale annuelle.
La grève générale, annoncée pour cette date, n’a pas arrêté 10 Grenobloises qui ont mis en place un plan « B », pour rejoindre la Bretagne quoi qu’il en soit. Dès le 11 Octobre, la moitié d’entre elles était sur place. Le crachin était au rendez-vous, les hôtesses-Lycéennes également. Le mardi a été consacré à la découverte de SAINT-BRIEUC, une ville de granit rose un peu « rugueuse » à première vue, mais dont la cathédrale-forteresse rappelait, à qui l’aurait oublié, que cette terre a fait l’objet de bien des rivalités et de bien des convoitises. Les Présidentes des clubs français se sont réunies dès l’après midi, avec les déléguées de clubs, pour un sérieux « briefing ». Le mercredi, les choses sérieuses devaient commencer. C’est à Saint-Quay-Portrieux que 240 Lycéennes, venues de 14 clubs différents (y compris Saint-Barthélemy) se sont retrouvées avec un plaisir évident, si l’on en croit le niveau sonore.
Après les remerciements d’usage, Eltje BRILL, la Présidente internationale, venue tout spécialement pour nous des PAYS-BAS, a ouvert la séance. C’est ensuite Muriel HANNART, notre Présidente nationale, qui a rappelé les objectifs du Lyceum en insistant, tout particulièrement, sur 3 points : *L’ouverture à l’International à favoriser/*Les rencontres et échanges interclubs à multiplier (au moins 2 par an)/*La visibilité du Lyceum à renforcer. Pour ce faire, elle propose de créer un prix littéraire, spécifique au Lyceum, réservé à la littérature enfantine, qui chaque année récompenserait une femme écrivain. (1800€ lui seraient attribués)
Après une petite pause-café-crêpes, Muriel, avec l’énergie et le dynamisme qu’on lui connaît, a octroyé 3 mn à chaque Présidente régionale pour présenter, en images, les activités et spécificités de son club. Il faut dire que l’intervention de Christine CHABORD, Présidente de Grenoble, a tout particulièrement retenu l’attention des auditrices, dans la mesure où elle a mis l’accent sur l’importance des moyens de communication à l’intérieur du club : l’usage de l’informatique, l’édition d’un programme sur papier et le fameux « L » à elles, objet de toutes les convoitises !
Ces exposés nous ont permis de voir ce que les autres vivent et mettent en place ; c’est un vivier dans lequel puiser selon les besoins. Un repas convivial nous a ensuite réunies, afin que nous puissions continuer à faire connaissance et à échanger nos expériences. Nous nous sommes ensuite égaillées dans la nature, qui sur le chemin des douaniers, qui sur celui des peintres (SIGNAC, BOUDIN, Berthe MORISOT), qui sur celui des Résistants qui, pendant la guerre, recueillaient les pilotes anglais et les parachutistes pour les acheminer « par les nuits les plus longues » vers la Grande-Bretagne.
Il nous restait à nous faire « les plus belles » pour nous rendre à la NOË-VERTE en LANLOUP où nous attendait une Lycéenne, propriétaire des lieux, avec un petit groupe de danses folkloriques et les incontournables binious ! Dans ce superbe manoir breton, restauré avec goût et amour pendant près de 30 ans, Martine BOUTBIEN nous a ouvert toutes les portes, y compris celles de son appartement privé pour une soirée de gala inoubliable.
Un repas gastronomique attendait les quelque 350 convives du Lyceum ! Ce fut un grand moment !
La journée suivante a été consacrée à la découverte de la région de Paimpol où les centres d’intérêt sont multiples. Le soleil s’étant mis en frais, certaines ont choisi d’arpenter la lande bretonne et d’admirer le cap FREHEL, célèbre par le panorama grandiose qu’il offre et par ses couleurs. D’autres ont opté pour l’île de BREHAT ; l’ombre de Pierre LOTI et des « Pêcheurs d’Islande » plane en ces lieux. Tout rappelle ici le lourd tribut payé à la mer ! D’autres enfin se sont tournées vers le patrimoine historique et ont visité l’abbaye de BEAUPORT. C’est un superbe témoignage de la capacité des moines du 13ème siècle à concilier les exigences du temporel et du spirituel, de la terre et de la mer, de l’érudition et du pragmatisme. Il faut dire que la guide a beaucoup contribué à la magie de la découverte. On ne saurait passer sous silence le château de La ROCHE JAGU et ses jardins classés « remarquables » pour les techniques raisonnées mises en œuvre.
Nous ne perdons pas de vue que l’objectif de ces rencontres, outre le plaisir du dépaysement, est d’échanger nos expériences et nos projets afin de faire prospérer le Lyceum et de le valoriser. Dans cette optique, lorsque nous envisageons d’accueillir une nouvelle Lycéenne, nous devons toujours nous poser deux questions : « Que peut-elle apporter au club ? » et « Se sentira-elle à l’aise au sein du groupe ? »
Muriel HANNART nous a rappelé que « c’est la qualité de notre présence qui rend nos clubs attractifs ».
En Bretagne, le charme a opéré et nous sommes restées, à un moment ou à un autre, prisonnières du cercle magique de la fée VIVIANE !
Nous ne saurions assez remercier nos hôtesses bretonnes qui se sont dépensées sans compter pour satisfaire au mieux les désirs et les besoins de chacune de nous. Celles qui ont ouvert leur maison l’ont fait avec beaucoup de gentillesse et de disponibilité.

Danièle VANDENBUSSCHE


Regards sur les Alpes

sans_titre_3.pngDu haut de nos montagnes, nous avons contemplé quatre siècles de littérature... et nous avons été fascinées !
Le fascicule distribué à l’entrée évoque avec précision et rigueur les quinze étapes de l’expo: du XVIe siècle à la fin du XIXe, mettant l’accent sur la vision d’abord empreinte de crainte, puis devenant au fil des siècles, plus scientifique, pour finalement conclure sur l’aspect ludique des loisirs de montagne que nous connaissons actuellement.
Etant Dauphinoise depuis des générations, j’ai choisi de vous faire partager mon émerveillement en contemplant ces gravures « colorisées » tour à tour saisis-santes de vérité et d’imaginaire poétique : le Mont-Aiguille tel que vous ne l’auriez jamais imaginé ! Lors de votre prochaine ascension (je m’adresse à Michèle et son groupe de marcheuses) méfiez-vous ! Vous risquez d’avoir la tête à l’envers... ou de rencontrer des dragons en quittant les murs de La Roche-sur-Foron ou des Echelles !
Nous nous sommes laissées séduire par l’émotion que les Alpes ont fait naître dans le cœur de nos écrivains et poètes: Rousseau et sa « Nouvelle Eloïse », Albert de Holler et « L’Ode sur les Alpes » et enfin les «Impressions sur les Alpes » d’Alexandre Dumas. La représentation des montagnes est souvent fantasmagorique, à la limite de la bande dessinée, ponctuée de petits personnages, cheminant en file indienne le long des crêtes enneigées, bizarrement vêtus et qui transportent de longues échelles afin de gravir les sommets et franchir les crevasses des glaciers. Parties de « Chamouni » nous sommes montées tout en haut de la mer de glace, saluant au passage le lièvre vêtu de blanc, le chamois aux pattes agiles, la marmotte au museau pointu et le tétras-lyre aux plumes grises. Sur le chemin du retour nous avons cueilli – par la pensée ! - ici et là, fleurs et airelles nous gardant bien de rencontrer ces fameux « Crétins des Alpes et autres Albinos » décrits par Horace Bénédict de Saussures.....Rassurez- vous, nous nous sommes méfiées et aucune d’entre nous n’a été contaminée ! La beauté fascinante de nos Alpes, révélée par cette exposition de documents patrimoniaux hors du commun, aidera les Lycéennes venues d’ailleurs, et qui les ont adoptées, à réaliser combien en s’en éloignant, on perd un peu de sa hauteur, mais aussi combien les cœurs bondissent d’émotion au retour, car, en contemplant les sommets, les yeux s’élèvent toujours vers le ciel.


Une deuxième vie est possible... pour les tableaux et pour les cadres

sans_titre_4.pngCe jeudi 20 octobre, treize Lycéennes se retrouvaient, Grande rue à La Tronche, pour visiter les ateliers d'Isabelle Rollet, restauratrice de tableaux, et de Marie de Lara, restauratrice de bois doré. Si leurs deux ateliers sont contigus, ce n'est pas par pur hasard, mais par volonté de rapprochement, leurs activités étant totalement complémentaires. Isabelle Rollet accueille avec bienveillance et attention les tableaux venus de tous horizons, malmenés par la vie, les mauvaises conditions de stockage, l’humidité ou les...rats! Il lui faut d’abord protéger puis consolider l’objet avant de le « désosser » et de le réentoiler. C’est un travail long et minutieux, elle nous parle de « greffes », de masticage, de retouches, de colle de « peau de lapin », de pigments spéciaux, de peintures italiennes et, bien sûr, de l’importance de la lumière! Nous comprenons bien que sa vie est à la fois passionnante et passionnée. Marie de Lara travaille essentiellement sur le bois et souvent le bois sculpté. Elle peut intervenir exceptionnellement sur un autre support ; en ce moment, elle décore à la feuille d'or des œuvres en fer, d'un artiste grenoblois, Mathieu Fiat. Marie nous révèle sa technique de restauration avec tant de précision et de ravissement, qu’on en retient presque son souffle, pour ne pas faire voleter les feuilles d’or !
Après avoir dégraissé le bois, elle passe un enduit, fait de la « colle de lapin » magique, d’ail et de plâtre. Dix à douze couches peuvent être nécessaires. Elle applique ensuite un « bol d’Arménie », plus ou moins rouge. Elle pose enfin les feuilles d’or avant de s’attaquer à la patine! C’est, de toute évidence, l’amour de l’art et la passion qui l’animent ! Nous avons rencontré, en ces lieux, deux femmes-artisans, reconnues dans le milieu de la restauration pour leur compétence et leur savoir-faire. Elles ont su nous communiquer leur passion. Ce travail constitue une forme de renaissance pour les œuvres confiées.
Michèle Auger et Danièle Vandenbussche


« La maman des maçons » de Djenné au Mali

sans_titre5.png Le vendredi 7 octobre 2011, après avoir découvert et admiré les superbes parquets et les consoles Hache de la maison de l’International, nous avons eu la chance de profiter d’une conférence privée, animée par Evelyne Bertrand.
Depuis de nombreuses années Evelyne, peintre, graveur, photographe et grande voyageuse, consacre son temps et son énergie à Djenné et à la survie de l’architecture en terre crue. Spécialiste de l’Amérique latine, elle a eu un « coup de foudre », pour cette ville d’Afrique et ses constructions, classées au patrimoine mondial de l’humanité en 1988. Son projet est de créer une maison du patrimoine. Il s’agit tout d’abord de sauvegarder une technique de construction unique au monde, les « djenné ferey », utilisée sur place pendant dix siècles et abandonnée depuis les années 1930. Le second objectif est d’exposer, dans cette maison, le patrimoine architectural et l’artisanat d’art de la ville. L’essentiel est de faire connaître et de valoriser aux yeux des Maliens, eux-mêmes, ces savoir-faire ancestraux C’est un rude combat dont elle nous parle avec passion. Elle nous offre la projection privée d’un superbe diaporama, réalisé avec ses propres photos. Elle nous fait partager ses inquiétudes pour l’avenir, mais aussi son émerveillement devant les réalisations de ces maçons qui l’appellent maintenant : « Kadia Traoré » c’est-à-dire « la maman des maçons » Kadia Traoré étant la maman du seul vieux maçon qui, dans sa jeunesse, avait construit une maison entière en « djenné ferey ».
Ce projet a été reconnu d’utilité publique par le ministère français des Affaires étrangères qui lui a accordé une subvention couvrant la moitié des frais prévus. Reste à trouver l’autre moitié!
Danièle Vandenbussche


Evian, ville d’eaux et de plaisirs!

Dans cette jolie ville d'eaux, au bord du Léman, onze
Lycéennes ont rendez-vous avec Irina au Palais Lumière.
De sa voix chantante d'Europe de l’Est, elle nous fait découvrir les splendeurs des collections des princes de Lichtenstein, riches, passionnés d'art, mécènes avant l'heure. Ils ont réuni les chefs-d’œuvre de l'art baroque européen, dialoguant entre le Nord et le Sud. Pour la première fois en France, pas moins de 40 sculptures et 15 pièces de mobilier sont exposées: à nous les Rubens, Rembrandt, Brueghel, Canaletto...
sans_titre_2.pngJe reste rêveuse devant la jolie frimousse de la princesse Maria Francesca Von Lichtenstein, âgée de deux ans, endormie, les joues roses, les boucles dorées, serrant une poupée dans ses bras... on l'entend presque respirer ! Dans les dernières salles, nous faisons connaissance avec le style Biedermeier, à la technicité impeccable, qui plaît tant à la nouvelle bourgeoisie de l’époque.
Déjeuner ensuite sur la terrasse de l'Hôtel de la Plage, où nous nous régalons d'un délicieux fera et de ses petits légumes. Le lac est gris et calme. Au loin Lausanne brille de mille soleils. Comme il est bon de bavarder à bâtons rompus.
Dernière étape : Yvoire, joli village médiéval, abondamment fleuri, situé au bord du lac. Le plaisir ne serait pas total sans une dernière incursion dans le jardin de senteurs !


Au château de Beauplan, « poésie » rimait avec « harmonie »

sans_titre.pngLe 15 septembre 2011, Odile nous accueille au château de Beauplan dans une pièce où trône un superbe lit chinois. Là, nous dégustons les spécialités que les unes et les autres ont apportées. Les langues vont bon train! Nous avons tant de choses à nous raconter après l’été.
Nous nous installons ensuite dans le grand hall, au pied du bel escalier XVIIIe, sous le regard des ancêtres de la famille d’Agoult.
Et soudain! Un air de flûte se rapproche. La musicienne apparaît en haut des marches et descend l’escalier très lentement, telle une apparition qui nous enchante déjà. Quelle mise en scène!
Le spectacle peut commencer. Gilbert Dombrowsky comédien, interprète un texte de Saint-Exupéry: « Au centre du désert », extrait de «TerredesHommes»: un vol de nuit entre les astres et les étoiles, le crash en plein désert et l’errance vers d’éventuels sauveteurs. Hélène Girbal, flûtiste gracieuse, est la bonne fée musicienne qui veille sur le naufragé et l’encourage à ne jamais renoncer. Le texte nous fait redécouvrir
le talent de narrateur et de poète de l’auteur. Les musiques de Bach, Debussy, Tomasi, Varèse apaisent ou accentuent le rythme et la pression de la narration.
La mélodie s’arrête, mais son écho se prolonge dans nos têtes !


Chagall, un peintre “ivre d’images”

A événement exceptionnel,
affluence exceptionnelle;
les deux visites guidées,
organisées par Caroline ont à
peine suffi à répondre à la
demande des Lycéennes!
Il faut dire que l’exposition Chagall et
l’avant-garde russe est tout à fait exceptionnelle,
tant par le thème retenu, que
par la délocalisation à Grenoble, après
Tokyo et avant Toronto, ou par le choix
délibéré de la période présentée.
Lorsque le Centre Pompidou s’invite à
Grenoble, les amateurs de peinture se
pressent.
Né à Vitebsk en Biélorussie, issu d’une
famille pauvre juive hassidique, aîné de
neuf enfants, Chagall cumule de nombreux
handicaps pour assouvir sa passion
du dessin et de la couleur. Mais la
bourse modeste d’un mécène russe, lui
permet de s’installer à Paris en 1911,
où il rencontre de nombreux novateurs
comme Cendrars, Apollinaire, Robert
et Sonia Delaunay.
Tout au long de sa vie, il est partagé entre
la tradition juive, dont il est profondément
imprégné, et lamodernité à laquelle
il aspire avec d’autres, commeMatisse,
Kandinsky, Gontcharova ou Larionov. Il
sait, cependant, restituer unmonde intérieur,
à la fois riche et coloré, qui fait
référence à son univers d’enfant. Un village
d’enfants, proposé par le musée aux
scolaires, qui l’ont décoré, fait écho, par
ses couleurs et sa créativité à cet aspect de
sa personnalité.
La volonté de construire un monde
nouveau, qui est le propre du bouillonnement
culturel de l’époque, se matérialise,
dans cette exposition, par la reconstitution
du Club ouvrier, présenté à l’Exposition
des arts décoratifs de la ville de Paris en
1925. C’est un lieu d’information, symbolique
de la culture socialiste.
Quelques tableaux retiennent plus particulièrement
l’attention comme: Le Père,
Le Mort, La Noce, Le Marchand de bestiaux,
En avant, en avant.
« Ces compositions métaphoriques
révèlent un contenu spirituel
et émotionnel intense ».
Ce sont « des arrangements
d’images intérieures qui [le] possèdent
». Ils traduisent toute la
passion et la complexité de
l’âme juive russe tiraillée entre
désespoir et enthousiasme,
tradition et révolution!
On peut faire une place particulière
à l’oeuvre Double portrait
au verre de vin (ci-contre)
qu’ont choisie les conservateurs
pour la plaquette de
l’exposition. Chagall, juché
sur les épaules d’une Bella
particulièrement sensuelle,
lève son verre à l’enfant
annoncé. Facétieux, il lui
occulte un oeil, comme un chagall.jpg
clin d’oeil au spectateur.
Mieux qu’un long discours,
ce tableau résume sa passion
pour la femme, pour la couleur
et pour la vie!
Danièle Vandenbussche


De l’Islam aux Canuts : Retrouvailles à Lyon

A l’invitation de Christiane
Rolet et sous la houlette
de Sophie Genis, huit
Grenobloises ont rencontré une
« petite » douzaine de
Lycéennes lyonnaises dans le
jardin de l’ancien cloître du
musée, ce 21 avril dernier, par
une belle matinée printanière.
Nous allons toutes ensemble suivre la
visite guidée de l’exposition Le Génie
de l’Orient, l’Europe moderne et les arts
de l’Islam, au musée des Beaux-Arts.
Notre guide a bien su mettre en évidence
le rôle de l’art dans le monde
industriel du 19e siècle, et comment
tous les objets venant des arts de l’Islamont
alimenté la pensée des artistes
et collectionneurs à cette époque d’-
expansion coloniale.
Si à la fin du 18e siècle les oeuvres ne
sont que des documents étudiés scientifiquement,
leur dimension artistique
est vite prise en compte et influence le
monde artistique européen tout au
long du 19e, dans tous les domaines
de la décoration, de la peinture et architecture.
Plus récemment encore,
des peintres comme Matisse ou Paul
Klee y puisent aussi leur inspiration.
De traboules en escaliers
Après un agréable moment de papotages
au restaurant réservé par Sophie,
nous attendait à la Croix-
Rousse une nouvelle guide qui nous
explique, avec beaucoup de détails
plus intéressants les uns que les autres,
la vie des Canuts.
La longue descente du boulevard de
la Croix-Rousse jusqu’au quai de la
Saône, nous fait découvrir de traboules
en escaliers, de cours d’immeubles
en petites places, la vie des
ouvriers de la soie, les Canuts, aux
18e et 19e siècles. Bien sûr l’histoire
contée rend hommage aussi aux
hommes célèbres de cette époque
comme Jacquard, l’inventeur du
métier à tis-ser à cartes perforées, ou
le général Claude Martin qui,
célèbre, après sa mort, donnera son
nomà plusieurs lycées dont LaMartinière
ou le comte Hilaire de
Chardonnet, inventeur de la soie artificielle.
Près du quai Saint-Vincent, la visite
se termine devant la fresque des Lyonnais
célèbres, trompe-l’oeil où
Mourguet nous montre son Guignol
mais Saint-Exupéry ne regarde que sa
rose…
Après nos remerciements à Christiane
Rolet et à Sophie, nous avons
quitté Lyon en nous faufilant dans les
bouchons, il était déjà 18h passées!
Cette rencontre nous a permis, encore
une fois, de consolider nos relations
amicales.
Danièle Arnaud-Richard


Akhenaton, homme de lumière

Le pharaon Akhenaton,
descendant de la XVIIIe
dynastie fut-il un visionnaire,
un fou, un homo,
un iconoclaste?
Le docteur Keddari, ami de Clotilde
Munch et égyptologue passionné, nous
répond par un film lumineux lors de sa
conférence du jeudi 7 avril; défilent sur
fond d'écran des images de la Bible de
Chagall et pour nos oreilles la
merveilleuse musique de François-René
Duchable.
Las de la suprématie du clergé d'Amon,
tout puissant, il impose Aton comme
dieu unique en expliquant l'univers à
partir d'un principe unique à la fois
physique et spirituel: la lumière. Il transmet,
avec sa femme Néfertiti, sa doctrine
oralement, le clergé c'est lui! Il
s'installe entre la Haute et Basse
Egypte à Tell el Arma. Mais, cantonné
dans sa ville, il ne devient pas le
prophète de toute l'humanité et le
clergé d'Amon reprendra ses droits. Il
meurt durant les vendanges de l'an
17, atteint par la maladie de Marfas
(hyperlaxité des membres)
A-t-il été l'inventeur ou le précurseur
du monothéisme? En fait Aton n'est
en rien transcendant, il n'est pas dieu,
c'est presque une religion sans Dieu
une philosophie purement naturaliste
et il est impropre de parler de
monothéisme.
Marie-Françoise Paturle akhenaton.jpg


3 Jours en Provence

La Provence, un programme très alléchant, et nous voilà vingt et unes lycéennes en route pour une escapade de 3 jours. Pour plus de convivialité, nous avons choisi de voyager à bord de deux minibus.

titre_provence.jpg Première étape, Saint Paul de Vence. Une visite privée de la Fondation Maeght nous attend. Nous découvrons l'histoire de cette Fondation qui est l'histoire d'une famille, les Maeght , galeristes, éditeurs d'art mais avant tout amis des artistes. Braque, Giacometti, Miro et bien d'autres leur ont rendu cette amitié par leurs œuvres qui ornent les jardins et les bâtiments de la Fondation. Et en conclusion de cette visite, nous avons été invitées à visiter la Colombe d'Or, autre lieu mythique de St Paul.

dscn0745.jpgEn fin de journée, Lisbeth, la sœur de Jacqueline, nous a magnifiquement reçues chez elle, dans la superbe villa d'Andon, sise sur les hauteurs de Grasse au milieu de jardins idylliques. Somptueux dîner, agréable conversation, puis c'est l'heure de se retirer, pour certaines chez Lisbeth, pour d'autres dans un gîte tout proche.

dscn0937.jpgLe lendemain, visite guidée de la vieille ville de Grasse. Puis nous nous rendons chez le parfumeur Gallimard. Devant l"orgue" à parfum, guidées par des monitrices, nous apprenons ce qu'est la note de tête, la note de cœur et le corps du parfum. Essais, choix, dosages des divers composants permettent à chacune de fabriquer son propre parfum. Et, comme il se doit, nous donnons un nom à notre création que nous emportons précieusement.

Nous rejoignons Nice, où, sur les hauteurs de Cimiez , c'est d'abord la visite du musée Matisse, puis celle des jardins et du monastère.

La journée se termine par un délicieux repas gastronomique dans le village fortifié de Bar-sur-Loup.

Riche programme aussi pour le troisième jour. En route pour La Napoule, où nous visitons le château, idéalement situé en bord de mer, qui abrite les œuvres du sculpteur américain Henry Clews.

Sur la route du retour, notre dernière étape est pour l'abbaye cistercienne du Thoronet, chef d'œuvre d'un style roman austère où l'absence totale de décoration souligne la pureté des lignes. Notre guide nous fait expérimenter l'acoustique exceptionnelle de ces voûtes en nous chantant… des mélodies corses. Inattendu mais du plus bel effet.

3 jours pleins de moments de charme, de découvertes, d'amitié chaleureuse que nous voulions partager avec vous toutes.