Die Brücke, un « Pont » lancé vers le futur

art_nucleart.png Nous nous sommes retrouvées, 21 Lycéennes, le 25 avril, autour de l’exposition « Die Brücke », au musée de Grenoble. Ainsi nommé par ses membres fonda- teurs, le mouvement « Die Brücke », est un « Pont » lancé vers le futur, vers un art dégagé de tout académisme. Les princi- paux auteurs de ces formes et de ces idées se nomment Kirchner (ci-dessus A la ter- rasse du café, 1914), Heckel, Nolde, Pech- stein, Schmidt-Rottluff... Ces 120 œuvres, en provenance de Berlin, nous ont donné l’occasion de retracer l’histoire du premier mouvement d’avant-garde allemand, en nous permettant une approche de cette période foisonnante.
Caroline Mignot


Vœux 2012 : sacrée soirée!

Quel succès que cette soirée des vœux au Lyceum!
Comme lors de la soirée de rentrée en septembre, nous avons toujours un grand plaisir à nous retrouver ; en ce dé- but janvier, il s’agit de s’offrir des vœux traditionnels de santé, de bonheur etc. Ce soir-là, pour le Lyceum, c’est une soirée privilégiée...
Cela tient bien sûr à l’accueil de notre hôtesse Catherine Wimez (ci-dessus)
qui nous offre sa maison avec, en plus, toute sa gentillesse, son sourire, sa géné- rosité. Et puis, nous sommes entre femmes et donc nous savons que les vœux échan- gés parlent des petits bonheurs, des grandes joies de la vie, qui comporte aussi ses peines et ses lourdeurs.
Cela tient aussi à l’animation préparée cette année par Danièle Robineau qui nous a embarquées avec ses contes vers de douces images et bien des rêves... et
puis Françoise Vergely nous a enchan- tées et fait sourire, rire même avec un texte si bien dit de Boris Vian : « Ne vous mariez pas les filles, ne vous mariez pas... »
Cela tient enfin au buffet magnifique préparé par chacune, arrosé de cidre, vin, champagne et qui s’est clôturé avec plus de 13 desserts !
Chacune est repartie avec son plat vide et un petit présent tiré au sort...
Anne Oudet
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Sous leur petit bibi, quelques jolies amies

Apéritif printanier et" chapeauthèque" chez Lucile.
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De l’Islam aux Canuts : Retrouvailles à Lyon

A l’invitation de Christiane Rolet et sous la houlette de Sophie Genis, huit Grenobloises ont rencontré une « petite » douzaine de Lycéennes lyonnaises dans le jardin de l’ancien cloître du musée, ce 21 avril dernier, par une belle matinée printanière. Nous allons toutes ensemble suivre la visite guidée de l’exposition Le Génie de l’Orient, l’Europe moderne et les arts de l’Islam, au musée des Beaux-Arts. Notre guide a bien su mettre en évidence le rôle de l’art dans le monde industriel du 19e siècle, et comment tous les objets venant des arts de l’Islamont alimenté la pensée des artistes et collectionneurs à cette époque d’- expansion coloniale. Si à la fin du 18e siècle les oeuvres ne sont que des documents étudiés scientifiquement, leur dimension artistique est vite prise en compte et influence le monde artistique européen tout au long du 19e, dans tous les domaines de la décoration, de la peinture et architecture. Plus récemment encore, des peintres comme Matisse ou Paul Klee y puisent aussi leur inspiration. De traboules en escaliers Après un agréable moment de papotages au restaurant réservé par Sophie, nous attendait à la Croix- Rousse une nouvelle guide qui nous explique, avec beaucoup de détails plus intéressants les uns que les autres, la vie des Canuts. La longue descente du boulevard de la Croix-Rousse jusqu’au quai de la Saône, nous fait découvrir de traboules en escaliers, de cours d’immeubles en petites places, la vie des ouvriers de la soie, les Canuts, aux 18e et 19e siècles. Bien sûr l’histoire contée rend hommage aussi aux hommes célèbres de cette époque comme Jacquard, l’inventeur du métier à tis-ser à cartes perforées, ou le général Claude Martin qui, célèbre, après sa mort, donnera son nom à plusieurs lycées dont LaMartinière ou le comte Hilaire de Chardonnet, inventeur de la soie artificielle. Près du quai Saint-Vincent, la visite se termine devant la fresque des Lyonnais célèbres, trompe-l’oeil où Mourguet nous montre son Guignol mais Saint-Exupéry ne regarde que sa rose… Après nos remerciements à Christiane Rolet et à Sophie, nous avons quitté Lyon en nous faufilant dans les bouchons, il était déjà 18h passées ! Cette rencontre nous a permis, encore une fois, de consolider nos relations amicales. Danièle Arnaud-Richard


AG de le Fédération-Bretagne-octobre 2011

D’une A.G. à l’autre…
Les Lycéennes en CÔTES D’ARMOR
240 Lycéennes se sont retrouvées à SAINT-BRIEUC le 12 Octobre 2011 pour l’A.G. nationale annuelle.
La grève générale, annoncée pour cette date, n’a pas arrêté 10 Grenobloises qui ont mis en place un plan « B », pour rejoindre la Bretagne quoi qu’il en soit. Dès le 11 Octobre, la moitié d’entre elles était sur place. Le crachin était au rendez-vous, les hôtesses-Lycéennes également. Le mardi a été consacré à la découverte de SAINT-BRIEUC, une ville de granit rose un peu « rugueuse » à première vue, mais dont la cathédrale-forteresse rappelait, à qui l’aurait oublié, que cette terre a fait l’objet de bien des rivalités et de bien des convoitises. Les Présidentes des clubs français se sont réunies dès l’après midi, avec les déléguées de clubs, pour un sérieux « briefing ». Le mercredi, les choses sérieuses devaient commencer. C’est à Saint-Quay-Portrieux que 240 Lycéennes, venues de 14 clubs différents (y compris Saint-Barthélemy) se sont retrouvées avec un plaisir évident, si l’on en croit le niveau sonore.
Après les remerciements d’usage, Eltje BRILL, la Présidente internationale, venue tout spécialement pour nous des PAYS-BAS, a ouvert la séance. C’est ensuite Muriel HANNART, notre Présidente nationale, qui a rappelé les objectifs du Lyceum en insistant, tout particulièrement, sur 3 points : *L’ouverture à l’International à favoriser/*Les rencontres et échanges interclubs à multiplier (au moins 2 par an)/*La visibilité du Lyceum à renforcer. Pour ce faire, elle propose de créer un prix littéraire, spécifique au Lyceum, réservé à la littérature enfantine, qui chaque année récompenserait une femme écrivain. (1800€ lui seraient attribués)
Après une petite pause-café-crêpes, Muriel, avec l’énergie et le dynamisme qu’on lui connaît, a octroyé 3 mn à chaque Présidente régionale pour présenter, en images, les activités et spécificités de son club. Il faut dire que l’intervention de Christine CHABORD, Présidente de Grenoble, a tout particulièrement retenu l’attention des auditrices, dans la mesure où elle a mis l’accent sur l’importance des moyens de communication à l’intérieur du club : l’usage de l’informatique, l’édition d’un programme sur papier et le fameux « L » à elles, objet de toutes les convoitises !
Ces exposés nous ont permis de voir ce que les autres vivent et mettent en place ; c’est un vivier dans lequel puiser selon les besoins. Un repas convivial nous a ensuite réunies, afin que nous puissions continuer à faire connaissance et à échanger nos expériences. Nous nous sommes ensuite égaillées dans la nature, qui sur le chemin des douaniers, qui sur celui des peintres (SIGNAC, BOUDIN, Berthe MORISOT), qui sur celui des Résistants qui, pendant la guerre, recueillaient les pilotes anglais et les parachutistes pour les acheminer « par les nuits les plus longues » vers la Grande-Bretagne.
Il nous restait à nous faire « les plus belles » pour nous rendre à la NOË-VERTE en LANLOUP où nous attendait une Lycéenne, propriétaire des lieux, avec un petit groupe de danses folkloriques et les incontournables binious ! Dans ce superbe manoir breton, restauré avec goût et amour pendant près de 30 ans, Martine BOUTBIEN nous a ouvert toutes les portes, y compris celles de son appartement privé pour une soirée de gala inoubliable.
Un repas gastronomique attendait les quelque 350 convives du Lyceum ! Ce fut un grand moment !
La journée suivante a été consacrée à la découverte de la région de Paimpol où les centres d’intérêt sont multiples. Le soleil s’étant mis en frais, certaines ont choisi d’arpenter la lande bretonne et d’admirer le cap FREHEL, célèbre par le panorama grandiose qu’il offre et par ses couleurs. D’autres ont opté pour l’île de BREHAT ; l’ombre de Pierre LOTI et des « Pêcheurs d’Islande » plane en ces lieux. Tout rappelle ici le lourd tribut payé à la mer ! D’autres enfin se sont tournées vers le patrimoine historique et ont visité l’abbaye de BEAUPORT. C’est un superbe témoignage de la capacité des moines du 13ème siècle à concilier les exigences du temporel et du spirituel, de la terre et de la mer, de l’érudition et du pragmatisme. Il faut dire que la guide a beaucoup contribué à la magie de la découverte. On ne saurait passer sous silence le château de La ROCHE JAGU et ses jardins classés « remarquables » pour les techniques raisonnées mises en œuvre.
Nous ne perdons pas de vue que l’objectif de ces rencontres, outre le plaisir du dépaysement, est d’échanger nos expériences et nos projets afin de faire prospérer le Lyceum et de le valoriser. Dans cette optique, lorsque nous envisageons d’accueillir une nouvelle Lycéenne, nous devons toujours nous poser deux questions : « Que peut-elle apporter au club ? » et « Se sentira-elle à l’aise au sein du groupe ? »
Muriel HANNART nous a rappelé que « c’est la qualité de notre présence qui rend nos clubs attractifs ».
En Bretagne, le charme a opéré et nous sommes restées, à un moment ou à un autre, prisonnières du cercle magique de la fée VIVIANE !
Nous ne saurions assez remercier nos hôtesses bretonnes qui se sont dépensées sans compter pour satisfaire au mieux les désirs et les besoins de chacune de nous. Celles qui ont ouvert leur maison l’ont fait avec beaucoup de gentillesse et de disponibilité.

Danièle VANDENBUSSCHE


Regards sur les Alpes

sans_titre_3.pngDu haut de nos montagnes, nous avons contemplé quatre siècles de littérature... et nous avons été fascinées !
Le fascicule distribué à l’entrée évoque avec précision et rigueur les quinze étapes de l’expo: du XVIe siècle à la fin du XIXe, mettant l’accent sur la vision d’abord empreinte de crainte, puis devenant au fil des siècles, plus scientifique, pour finalement conclure sur l’aspect ludique des loisirs de montagne que nous connaissons actuellement.
Etant Dauphinoise depuis des générations, j’ai choisi de vous faire partager mon émerveillement en contemplant ces gravures « colorisées » tour à tour saisis-santes de vérité et d’imaginaire poétique : le Mont-Aiguille tel que vous ne l’auriez jamais imaginé ! Lors de votre prochaine ascension (je m’adresse à Michèle et son groupe de marcheuses) méfiez-vous ! Vous risquez d’avoir la tête à l’envers... ou de rencontrer des dragons en quittant les murs de La Roche-sur-Foron ou des Echelles !
Nous nous sommes laissées séduire par l’émotion que les Alpes ont fait naître dans le cœur de nos écrivains et poètes: Rousseau et sa « Nouvelle Eloïse », Albert de Holler et « L’Ode sur les Alpes » et enfin les «Impressions sur les Alpes » d’Alexandre Dumas. La représentation des montagnes est souvent fantasmagorique, à la limite de la bande dessinée, ponctuée de petits personnages, cheminant en file indienne le long des crêtes enneigées, bizarrement vêtus et qui transportent de longues échelles afin de gravir les sommets et franchir les crevasses des glaciers. Parties de « Chamouni » nous sommes montées tout en haut de la mer de glace, saluant au passage le lièvre vêtu de blanc, le chamois aux pattes agiles, la marmotte au museau pointu et le tétras-lyre aux plumes grises. Sur le chemin du retour nous avons cueilli – par la pensée ! - ici et là, fleurs et airelles nous gardant bien de rencontrer ces fameux « Crétins des Alpes et autres Albinos » décrits par Horace Bénédict de Saussures.....Rassurez- vous, nous nous sommes méfiées et aucune d’entre nous n’a été contaminée ! La beauté fascinante de nos Alpes, révélée par cette exposition de documents patrimoniaux hors du commun, aidera les Lycéennes venues d’ailleurs, et qui les ont adoptées, à réaliser combien en s’en éloignant, on perd un peu de sa hauteur, mais aussi combien les cœurs bondissent d’émotion au retour, car, en contemplant les sommets, les yeux s’élèvent toujours vers le ciel.


Une deuxième vie est possible... pour les tableaux et pour les cadres

sans_titre_4.pngCe jeudi 20 octobre, treize Lycéennes se retrouvaient, Grande rue à La Tronche, pour visiter les ateliers d'Isabelle Rollet, restauratrice de tableaux, et de Marie de Lara, restauratrice de bois doré. Si leurs deux ateliers sont contigus, ce n'est pas par pur hasard, mais par volonté de rapprochement, leurs activités étant totalement complémentaires. Isabelle Rollet accueille avec bienveillance et attention les tableaux venus de tous horizons, malmenés par la vie, les mauvaises conditions de stockage, l’humidité ou les...rats! Il lui faut d’abord protéger puis consolider l’objet avant de le « désosser » et de le réentoiler. C’est un travail long et minutieux, elle nous parle de « greffes », de masticage, de retouches, de colle de « peau de lapin », de pigments spéciaux, de peintures italiennes et, bien sûr, de l’importance de la lumière! Nous comprenons bien que sa vie est à la fois passionnante et passionnée. Marie de Lara travaille essentiellement sur le bois et souvent le bois sculpté. Elle peut intervenir exceptionnellement sur un autre support ; en ce moment, elle décore à la feuille d'or des œuvres en fer, d'un artiste grenoblois, Mathieu Fiat. Marie nous révèle sa technique de restauration avec tant de précision et de ravissement, qu’on en retient presque son souffle, pour ne pas faire voleter les feuilles d’or !
Après avoir dégraissé le bois, elle passe un enduit, fait de la « colle de lapin » magique, d’ail et de plâtre. Dix à douze couches peuvent être nécessaires. Elle applique ensuite un « bol d’Arménie », plus ou moins rouge. Elle pose enfin les feuilles d’or avant de s’attaquer à la patine! C’est, de toute évidence, l’amour de l’art et la passion qui l’animent ! Nous avons rencontré, en ces lieux, deux femmes-artisans, reconnues dans le milieu de la restauration pour leur compétence et leur savoir-faire. Elles ont su nous communiquer leur passion. Ce travail constitue une forme de renaissance pour les œuvres confiées.
Michèle Auger et Danièle Vandenbussche


« La maman des maçons » de Djenné au Mali

sans_titre5.png Le vendredi 7 octobre 2011, après avoir découvert et admiré les superbes parquets et les consoles Hache de la maison de l’International, nous avons eu la chance de profiter d’une conférence privée, animée par Evelyne Bertrand.
Depuis de nombreuses années Evelyne, peintre, graveur, photographe et grande voyageuse, consacre son temps et son énergie à Djenné et à la survie de l’architecture en terre crue. Spécialiste de l’Amérique latine, elle a eu un « coup de foudre », pour cette ville d’Afrique et ses constructions, classées au patrimoine mondial de l’humanité en 1988. Son projet est de créer une maison du patrimoine. Il s’agit tout d’abord de sauvegarder une technique de construction unique au monde, les « djenné ferey », utilisée sur place pendant dix siècles et abandonnée depuis les années 1930. Le second objectif est d’exposer, dans cette maison, le patrimoine architectural et l’artisanat d’art de la ville. L’essentiel est de faire connaître et de valoriser aux yeux des Maliens, eux-mêmes, ces savoir-faire ancestraux C’est un rude combat dont elle nous parle avec passion. Elle nous offre la projection privée d’un superbe diaporama, réalisé avec ses propres photos. Elle nous fait partager ses inquiétudes pour l’avenir, mais aussi son émerveillement devant les réalisations de ces maçons qui l’appellent maintenant : « Kadia Traoré » c’est-à-dire « la maman des maçons » Kadia Traoré étant la maman du seul vieux maçon qui, dans sa jeunesse, avait construit une maison entière en « djenné ferey ».
Ce projet a été reconnu d’utilité publique par le ministère français des Affaires étrangères qui lui a accordé une subvention couvrant la moitié des frais prévus. Reste à trouver l’autre moitié!
Danièle Vandenbussche


Evian, ville d’eaux et de plaisirs!

Dans cette jolie ville d'eaux, au bord du Léman, onze
Lycéennes ont rendez-vous avec Irina au Palais Lumière.
De sa voix chantante d'Europe de l’Est, elle nous fait découvrir les splendeurs des collections des princes de Lichtenstein, riches, passionnés d'art, mécènes avant l'heure. Ils ont réuni les chefs-d’œuvre de l'art baroque européen, dialoguant entre le Nord et le Sud. Pour la première fois en France, pas moins de 40 sculptures et 15 pièces de mobilier sont exposées: à nous les Rubens, Rembrandt, Brueghel, Canaletto...
sans_titre_2.pngJe reste rêveuse devant la jolie frimousse de la princesse Maria Francesca Von Lichtenstein, âgée de deux ans, endormie, les joues roses, les boucles dorées, serrant une poupée dans ses bras... on l'entend presque respirer ! Dans les dernières salles, nous faisons connaissance avec le style Biedermeier, à la technicité impeccable, qui plaît tant à la nouvelle bourgeoisie de l’époque.
Déjeuner ensuite sur la terrasse de l'Hôtel de la Plage, où nous nous régalons d'un délicieux fera et de ses petits légumes. Le lac est gris et calme. Au loin Lausanne brille de mille soleils. Comme il est bon de bavarder à bâtons rompus.
Dernière étape : Yvoire, joli village médiéval, abondamment fleuri, situé au bord du lac. Le plaisir ne serait pas total sans une dernière incursion dans le jardin de senteurs !