Exposition : Tarsila do Amaral, peindre le Brésil moderne
Le 27 novembre, les lycéennes du LCIP ont pu visiter l'exposition : Tarsila do Amaral, peindre le Brésil moderne au musée du Luxembourg, en compagnie de la conférencière Catherine Coudert.
Figure centrale du modernisme brésilien, Tarsila do Amaral (1886-1973) est la créatrice d’une œuvre originale et évocatrice, puisant dans les imaginaires indigéniste, populaire et moderne d’un pays en pleine transformation.
À Paris, dans les années 1920, elle met son univers iconographique à l’épreuve du cubisme et du primitivisme, avant d’initier, à São Paulo, le mouvement « anthropophagique », prônant la « dévoration », par les Brésiliens, des cultures étrangères et colonisatrices, comme forme à la fois d’assimilation et de résistance.
Ses paysages aux couleurs vives laissent alors la place à des visions insolites et fascinantes, avant qu’une dimension plus ouvertement politique n’apparaisse dans ses toiles des années 1930. Le gigantisme onirique et la géométrie presque abstraite de ses dernières compositions ne font que confirmer la puissance d’une œuvre ancrée dans son temps et toujours prête à se renouveler.
Venant combler un manque de reconnaissance de l’artiste en Europe et présentant quelques aspects inédits de son œuvre, cette rétrospective nous a invitées au cœur du Brésil moderne et de ses clivages entre tradition et avant-garde, centres et périphéries, cultures savantes et populaires.









Exposition au musée des Arts Décoratifs : l'intime, de la chambre aux réseaux
Les lycéennes ont pu visiter l'exposition : "l'intime, de la chambre aux réseaux" avec notre conférencière Catherine Coudert.
Elles ont embarqué pour un voyage fascinant au cœur de nos jardins secrets à travers une histoire de l’intime du XVIIIe siècle à nos jours !
470 œuvres, peintures et photographies, mais aussi objets d’art décoratifs, du quotidien et de design, révèlent comment l’intime a évolué. De la chambre vue par Henri Cartier‑Bresson ou Nan Goldin, des lits en fer forgé du xixe siècle au lit-clos des Frères Bouroullec, de la chaise percée à l’urinoir pour femmes, des objets de la toilette sèche à la salle de bain, de la beauté aristocratique à la consommation de masse, des livres licencieux aux sex-toys, du walkman aux réseaux sociaux et à l’influence, en passant par les outils de surveillance et de protection, l’exposition montre comment l’intime s’est imposé puis s’est profondément modifié. Les frontières entre privé et public sont devenues plus floues et poreuses et engendrent de nombreux débats.






Exposition le Surréalisme au centre Pompidou
Le 21 novembre, Les lycéennes ont découvert cette grande exposition de la saison, présentée au Centre Pompidou. La conférencière Catherine Coudert nous a orientées et expliqué le contexte de ces artistes, jeunes hommes et femmes qui ont vécu les 2 grandes guerres et recherché des modes de création nouveaux.
Né en 1924 avec la publication du Manifeste fondateur d'André Breton, le mouvement surréaliste associait peintures, dessins, films, photographies et documents littéraires. L’exposition organisée par thèmes présente les œuvres des artistes emblématiques du mouvement ( Max Ernst, René Magritte, Giorgio de Chirico, ...), avec une place importantes pour les femmes surréalistes (Leonora Carrington, Ithell Colquhoun, les photos de Dora Maar, Leonor Fini). Sont aussi présentées les figures littéraires inspiratrices (Lautréamont, Lewis Carroll, Sade...) et les principes poétiques qui structuraient l'imaginaire du mouvement (l'artiste-médium, le rêve, la pierre philosophale, la forêt., les cadavres exquis,..). De belles découvertes et une meilleure compréhension de ce mouvement si particulier !












Conférence – diner Évolution du marché́ de l’art ancien au cours des dernières années et perspectives
Lors d’un diner Conférence dans l’accueillant salon du Royal Saint Honoré, le 13 novembre 2024, Me Benoît Derouineau , commissaire-priseur, fondateur et associé de l’étude Daguerre, nous a parlé de l’évolution du marché́ de l’art ancien. Cette quatrième conférence de notre cycle d’histoire de l’art nous a permis de mieux comprendre la situation actuelle de ce marché.
Au travers de son expérience, riche de découvertes, Maitre Derouineau, nous a montré qu’il reste beaucoup de tableaux, meubles ou objets extraordinaires à découvrir –Les maisons, châteaux, granges et greniers français ont encore nombre de trésors souvent ignorés. Entre le chef-d’œuvre oublié depuis des générations, soudain redécouvert et désormais au Louvre, et celui jamais perdu de vue et pour lequel s’affrontent âprement les acheteurs, il existe un beau patrimoine qui suscite pourtant généralement peu d’enthousiasme auprès d’une nouvelle génération. Qu’en est-il vraiment ? Le mobilier et les tableaux anciens n’auraient-ils pas un bel avenir ? L’ouverture mondiale du marché, le soin des musées à enrichir leurs collections constituent néanmoins une ouverture pour révéler au public ces merveilles oubliées, même si les particuliers sont moins acheteurs, pour l’instant…









Musée Carnavalet - les grands décors parisiens, de Louis XIII à l'Art déco
Le 7 novembre, les lycéennes se sont retrouvées lors d’une jolie visite guidée du musée Carnavalet, pour découvrir les grands décors parisiens, de Louis XIII à l'Art déco.
Le musée, Créé en 1880 possède la plus grande collection au monde de décors intérieurs parisiens. La plupart d’entre eux furent récupérés à la suite de la destruction de grands hôtels particuliers, occasionnée par la poursuite des grands chantiers haussmanniens (on pense notamment à la percée du boulevard Saint- Germain, qui se termine dans les années 1920). De merveilleux décors ou salles reconstituées, telles qu’un splendide cabinet de travail du temps de Mazarin, un boudoir Louis XVI, ou encore un salon chinois de l’époque de Madame de Pompadour...













Conférence : le wokisme est-il un totalitarisme?
Notre conférence du 16 octobre au Cercle de l'Union Interalliée sur ce sujet d'actualité était animée par Nathalie Heinich. Celle-ci est sociologue émérite au CNRS, membre de l'EHESS, et a écrit de nombreux ouvrages de sociologie portant sur des thèmes variés comme les identités en crise, les ambivalences de l'émancipation féminine, la relation mère fille, ou encore l'histoire de la sociologie.
Récemment importé dans le vocabulaire français depuis l’Amérique du Nord, le « wokisme » demeure obscur aux yeux de beaucoup, tandis que, pour
ceux qui y sont exposés – notamment à l’Université et dans le secteur culturel –, il se repère immédiatement. A cette particularité s’en ajoute une
autre, moins évidente : il dissimule derrière des allures progressistes – la lutte contre les discriminations – des conceptions et des pratiques relevant du
totalitarisme. En cela, il renoue, sans que ses promoteurs ni même souvent ses détracteurs en soient conscients, avec une position politique familière
dans l’après-guerre, à savoir le stalinisme, mais qu’ignorent les nombreux jeunes tentés par cette mouvance aux allures novatrices.
Trois conséquences du wokisme :
- il oblige chacun à se définir comme appartenant à une communauté, avec un effet d'enfermement des individus dans un groupe, et mettant ainsi l'accent sur ce qui oppose les groupes d'individus plutôt que ce qui les rapprochent.
- il fait semblant de s'appuyer sur la science, mais s'appuie en fait sur de l'idéologie. Avec un effet d'appauvrissement des connaissances dans l'université et la recherche.
- par l'effet de la "cancel culture", il est un instrument de censure. Au nom de leurs convictions, leurs partisans empêchent les individus de s'exprimer.
Ce sont ces phénomènes qu’a éclairés cette conférence, en s’appuyant sur de multiples exemples, de façon à donner à la fois des clés pour en comprendre les fondements et des arguments pour mettre en évidence les menaces qu’il fait courir à la démocratie.
Soirée oenologie - vins de Nouvelle Zélande
Le 10 octobre, nous avons été accueillies chez une lycéenne pour une dégustation guidée par Aymeric, de vins de Nouvelle Zélande. Une soirée très animée et amicale à la découverte de ces vins, issus de cépages français, et que nous connaissions si peu.




Visite à l’Atelier des Lumières avec le club de Bâle
Après avoir déjeuné à deux pas de L’île de la Cité dans une fort jolie brasserie parisienne, Chez Julien, nous avons emmené nos amies Bâloises le 19 septembre après midi à l’Atelier des Lumières, ancienne fonderie du Chemin-Vert créée en 1835 et transformée en centre d’art numérique en 2018.
Nous avons bénéficié d’une double programmation : l’Egypte des Pharaons de Khéops à Ramsès II et les Orientalistes, Ingres, Delacroix, Gérôme... Nous avons d’abord remonté le temps et découvert l’Égypte des pharaons à travers les chefs-d'œuvre de cette civilisation mythique qui s’étend sur trois millénaires et fascine toutes les générations. Puis, au XIXe siècle, les portes de l’Orient se sont ouvertes pour nous faire découvrir les peintres occidentaux attirés par les mystères des terres lointaines. Un merveilleux moment de dépaysement et de magie assurés.















