CATHEDRALE SAINT DENIS

HISTORIQUE

Cette église abbatiale s‘élève à l‘emplacement d‘un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de Saint Denis mort vers 250. Un mausolée aurait été élevé à cet endroit, que Sainte Geneviève aurait visité et transformé en chapelle gallo-romaine en 475.

L‘édifice fut agrandi progressivement, et Dagobert fut le premier roi à y être inhumé (636).

Elle devient nécropole royale sour le règne des Mérovingiens et des Carolingiens.

En 775 l‘église a son plan à 3 nefs, et fait 80 m de long sur 20 de large, avec une crypte.

L‘abbé Suger sera son principal rénovateur entre 1135 et 1144, pour mettre en valeur les reliques de Saint Denis. Il agrandit la vieille église carolingienne, ajoute les chapelles du choeur, la voûte est en croisée d‘ogives : début de l‘art gothique. A partir de Louis VI, les rois se rendent dans cette église pour lever l‘oriflamme avant de partir en croisade.

Par la suite, la nef est surélevée, les deux tours de la façade sont construites par Louis IX et sa mère Blanche de Castille. En 1267 le nouvel ensemble sépulcral est inauguré : lignage mérovingien et carolingien d‘une part, et capétien d‘autre part.

La révolution entraîne de profonds bouleversements : profanation des tombes de dizaines de rois, reines et princes, détérioration des gisants, pillage du trésor. Enfin Napoléon Ier en 1805  fait de l‘édifice le mémorial des 4 dynasties ayant régné. L‘ancienne abbaye qui la jouxte devient la maison d‘éducation de la Légion d‘Honneur.

Louis XVIII quant à lui fait ramener les restes éparpillés de ses prédécesseurs, et les regroupe dans la crypte, dans un ossuaire doté de plaques où sont inscrits les noms des personnages inhumés.

En 1966 la basilique devient cathédrale.

Cependant aujourd‘hui des infiltrations menacent les caveaux et monuments funéraires. La crypte des Bourbons est fermée et très détériorée.

DESCRIPTION RAPIDE

– Portail central roman (jugement dernier) restauré au XIX°.

– 108 mètres de long, 39 de large, 29 de haut.

– chevet légèrement surélevé.

– vitraux entièrement refaits au XIX° siècle.

– après 1285, tombeaux à effigies réalistes : Philippe III le Hardi et sa femme Isabelle d‘Aragon, Philippe VI de Valois et sa femme Blanche de Navarre, Charles V le sage et sa femme Jeanne de Bourbon, etc…

– Mausolées Renaissance : Louis XII et Anne de Bretagne, François Ier et Claude de France, Henri II et Catherine de Médicis, …

– tombeaux de la crypte royale : Louis XVI et Marie-Antoinette, Louis VII, Louis XVIII.

– et de nombreux tombeaux de princes et princesses de France, et de serviteurs de la monarchie comme Bertrand Duguesclin.

                                                                                                            Marie Maire

EXPOSITION PIONNIERES MUSEE DU LUXEMBOURG

Dans la période des années folles (1920-1927 environ), cette exposition met en avant le rôle des femmes dans le développement des mouvements artistiques de la modernité.

Ces femmes accèdent enfin aux grandes écoles d‘art réservées jusque là aux hommes, elles sont les premières à être reconnues comme artistes avec atelier et galerie.

Elles représentent des nus, et vivent leur sexualité au grand jour.


Citons : Tamara de Lempicka, Sonia Delaunay, Tarsila do Amaral, Chana Orloff, Romaine Brooks, Alice Halicka, …

Ainsi la garçonne est la figure iconique de cette période (cheveux courts, cigarette, robe géométrique), femme libérée qui gère des galeries ou maisons d‘édition, et s‘habille et se nomme comme elle l‘entend.

Leur vie et leur corps sont leurs outils d‘art et de travail.

Elles avaient été oubliées au cours de la crise économique et de la seconde guerre mondiale, et sont reconnues à leur juste titre par cette exposition.

Elles auront influencé des générations d‘artistes jusqu‘à nos jours.

                                                                                            31 mai 2022                    Marie Maire