MAGIE ARTISTIQUE ET MENTALISME

Passionné de magie et manipulation depuis l’enfance, Alban WILLIAM (nom de scène) nous a fait des démonstrations de tours (en donnant quelques « explications » destinées à nous faire croire que nous pourrions en faire autant!!)
Les magiciens-illusionistes étaient autrefois assimilés aux sorciers.
Cet art, non reconnu par le Ministère de la Culture, peut se répartir en grandes catégories :
- manipulations,
- magie générale,
- grandes illusions,
- magie comique,
- magie pour enfants,
- close-up,
- mentalisme.
Certains tours reposent sur la mémorisation de listes de mots, avec l’aide d’un complice.
Le mentalisme consiste à créer l’illusion de facultés paranormales : suggestion, psychologie, PNL (programmation neurolinguistique)… : le mentaliste fait croire qu’il lit dans les pensées du public (effet Barnum) et peut prédire l’avenir. Il peut amener les spectateurs à croire en ses pouvoirs, si bien que les escroqueries peuvent être nombreuses, et il faut bien différencier les faux médiums des artistes utilisant l’illusion de la force mentale. Ce sont des personnes qui ont étudié la psychologie, l’observation et la communication en plus des techniques de magie


. Marie MAIRE
LA TROUPE DE MOLIÈRE A DIJON ÉTÉS 1655-1657

Nicolas MIGNARD 1656 Molière dans le rôle de César
Jean-Baptiste POQUELIN, né en 1622, monte en 1643 une troupe de comédiens, « l’illustre Théâtre », en association avec 9 autres artistes dont 3 membres de la famille BEJART (dont Madeleine qui deviendra sa compagne).
Ils jouent au Jeu de Paume faubourg Saint Germain.
En 1644, il prend le nom de MOLIÈRE qui restera son nom d’auteur.
Des problèmes financiers poussent la troupe à tenter sa chance en province à l’automne 1646. Ils iront en Languedoc, à Grenoble, à Lyon, et à Dijon.
Les « grands » doivent soutenir financièrement une troupe, le Prince de Conti choisit Molière en 1653. En réalité ce sont les états du pays de Languedoc qui versent les subsides. Lyon est leur ville d’attache à partir de 1653, l’itinérance s’achève pratiquement.

-en 1655 à Dijon : leur succès est assez important. Malheureusement on ne connaît pas le répertoire joué, cependant il s’agirait plutôt de tragédies. Leur présence dans la ville est attestée par un acte de baptême d’un enfant né de comédiens de la troupe (18/07/1655 enfant BERTHELOT).

Été 1657 : pour se rapprocher du Duc d’Epernon, leur nouveau protecteur, gouverneur de Dijon (le Prince de Conti cesse son soutien). Des documents présents aux archives prouvent leur passage : demandes d’autorisations aux échevins pour jouer dans une salle (angle rue des Godrans et rue Musette). Ces derniers fixent les conditions des spectacles et le prix des places, ainsi que le montant que les troupes doivent verser aux pauvres. On suppose qu’ils jouent à Dijon la même programmation qu’à Lyon : « l’étourdi » (1655), « le dépit amoureux » (1657) avant de les produire à Paris.
Les règles échevinales ne sont pas respectées, il subsiste des documents : amendes infligées à la troupe, non payées et faisant l’objet de marchandages.
De retour à Paris, la troupe sera sous la protection de Philippe d’Orléans frère du Roi.
Jean-Baptiste POQUELIN décède le 17 février 1673 à Paris.
Cette conférence permet de mesurer le travail des archivistes, qui permet ainsi de prouver des faits historiques.
Marie MAIRE









